Architecture, l'esprit du lieu

Asaya Spa by Guerlain le nouvel écrin du bien-être

Par Sipane Hoh, le 6 janvier 2025.
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C’est au sein du prestigieux Rosewood São Paulo que nous pouvons découvrir la dernière réalisation du créateur Philippe Starck. Il s’agit d’Asaya Spa by Guerlain, un lieu singulier qui offre des solutions créatives pour le bien-être personnel dans un univers teinté de luxe.

Rosewood São Paulo occupe l’ancien hôpital Matarazzo Maternity, ainsi que l’étonnante tour-jardin verticale portant la griffe de l’architecte Jean Nouvel. Dans cette ville considérée comme l’une des plus peuplées au monde, Asaya Spa by Guerlain constitue une retraite singulière pour répondre à tous les besoins de sa clientèle. Dès l’entrée du Spa, les visiteurs sont immergés dans un monde unique qui rend hommage à l’artisanat brésilien. Des meubles d’origine locale accueillent ainsi des usagers enthousiastes, médusés par les nouvelles propositions. Les œuvres d’art soigneusement sélectionnées, dont une œuvre majestueuse signée de Fabiano Senk, peintre basé à São Paulo, complètent la sélection. Le lieu comprend sept salles de soins, un studio de remise en forme ultramoderne, un sauna et un hammam accompagnés de leurs vestiaires équipés. L’espace dédié à la remise en forme est composée à son tour de différentes pièces dédiées aux activités privées mais aussi collectives, comme les zones consacrées au yoga, au Pilates et à la guérison par le son. La Crystal Room constitue un espace exceptionnel, visuellement salutaire et vivifiant quant à son agencement mettant en avant une multitude de miroirs et des cristaux d’origine brésilienne. L’établissement honore la culture locale, favorise la durabilité, propose une gestion responsable des déchets et de l’eau tout en s’approvisionnant en matériaux ayant une empreinte carbone minimale. Asaya Spa by Guerlain est la destination qui joint l’utile à l’agréable !

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    Portlantis, né d’un contexte, le regard vers le large

    Par Sipane Hoh, le 4 février 2026
    Dans le port de Rotterdam, se trouve un monument hybride, ni officiellement un musée, ni véritablement un point d’information, mais un entre-deux monumental, une curiosité savante portant la signature de MVRDV. C’est aussi un manifeste architectural où le visiteur, avide de découverte, ne reste point sur sa faim. À 44 km à l’ouest du centre de Rotterdam, sur le terrain de la Maasvlakte 2 artificiellement gagné sur la mer, à l’extrémité occidentale du port, se dresse Portlantis. Dans ce paysage très caractéristique où se côtoient d’innombrables entrepôts, des grues, des paquebots et des containers, se tisse un décor spécifique encadré par une série d’éoliennes s’alignant en bord de mer. Entre séduction et étonnement le visiteur avance. Composée d’un empilement de cinq entités pivotant les unes sur les autres, la majestueuse structure et son ruban rouge écarlate galopant jusqu’au toit offre d’extraordinaires vues panoramiques sur le large, le littoral et le port. Livré en mars 2025, le projet, conçu par MVRDV, se veut être un centre d’accueil et un espace d’exposition entièrement dédié au port de Rotterdam, le plus grand port d’Europe. Pendant des siècles, la ville et son port ont grandi en parfait accord, mais c’est au XXIe siècle que le port amorce sa mutation et engage sa transition vers un fonctionnement durable et à faible consommation d’énergie. Cette fraction du territoire des Pays-Bas située à l’extrémité ouest du port a été choisie pour y ériger, selon ses instigateurs, une « machine à raconter les histoires ». Car des histoires, il y en a à raconter. Tout d’abord, la forme, ce n’est pas un hasard mais une réponse judicieuse aux activités qui s’y développent, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les différents étages, de forme carrée, sont orientés selon les fonctions spécifiques qui leur sont allouées. Tandis qu’au rez-de-chaussée une ouverture donnant vers l’ouest offre une vue surprenante sur les dunes, au quatrième étage les habitués du restaurant peuvent jouir des couchers de soleil sur la mer du Nord. À chaque étage sa perspective privilégiée et à chaque intérieur son point de vue encadré, le tout savamment élaboré. Au sein de ce gigantesque instrument culturel, le visiteur part à la découverte. Tout d’abord l’exposition permanente, conçue par Kossmanndejong, elle se déploie sur les trois niveaux intermédiaires tels des concepts dispersés dans un environnement industriel. Car à chaque niveau sa thématique qui dialogue avec certains éléments particuliers du port, vers lesquels donnent les ouvertures. Le cœur de l’édifice comprend un atrium de 22 mètres de haut qui fait, à lui seul, office d’espace d’exposition agrémenté par une sculpture cinétique suspendue ainsi qu’une maquette du port de Rotterdam qui prend place au rez-de-chaussée. Un plafond en miroir rend ce volume encore plus généreux. La monumentalité du lieu avec son contenu minimaliste rend l’ensemble encore plus captivant. Le visiteur peut accéder au toit gratuitement en empruntant un escalier extérieur qui lie les différents étages. La terrasse devient ainsi une joyeuse plateforme d’observation qui vient clore ce parcours quelque peu tortueux et offre des vues splendides à tous. Portlantis est un projet ludique et didactique. On y apprend une pointe d’histoire, on y
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    Une nouvelle jeunesse pour Nobilis

    Par Nat Lecuppre, le 15 juillet 2025
    En ce début d’année, lors de Paris Déco Off, les aficionados de tissus d’ameublement et de papiers peints ont pu découvrir le nouveau showroom de Nobilis. L’adresse mythique du 38, rue Bonaparte, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris, a bénéficié d’une rénovation totale. En 1928, Adolphe Halard a ouvert sa boutique de tissus d’ameublement, au numéro 29 de la rue Bonaparte. Très vite, en s’entourant d’artistes de renom, Nobilis est devenu éditeur de tissus et de papiers peints. La maison a ensuite développé la fabrication de tapis et de mobilier. L’entreprise familiale est l’un des ambassadeurs du savoir-faire français et de l’élégance. Une nouvelle vitrine d’un savoir-faire L’adresse reprend l’ADN et toutes les valeurs chères à Nobilis, à savoir l’excellence et le raffinement. Les lieux ont été revus par Coralie Halard, architecte d’intérieur, ancienne directrice de style de la maison et mère du président actuel, Norman Halard. Elle avait imaginé le showroom il y a trente ans. Aujourd’hui, elle les revoit avec harmonie en alliant la luminosité, les matériaux nobles et la courbe. La pièce maîtresse est un escalier central qui fluidifie l’espace et apporte une note contemporaine aux lieux. Au rez-de-chaussée, un travertin blond se retrouve jusqu’aux encadrements des portes. Les meubles de travail ainsi que la banque d’accueil sont en bois clairs. Cette tonalité confère douceur et un côté chaleureux. Une mezzanine est créée et permet d’exposer plus de créations. La lumière a été travaillée pour valoriser toutes les collections exposées. Les univers imaginés pour valoriser les produits de la maison sont signés Eric Valéro, directeur artistique de Nobilis. L’ambiance est élégante et intemporelle. Celle-ci est renforcée par des objets rares, les décors des vitrines, salons et étages. Les deux vitrines du 29, rue Bonaparte renforcent l’expérience immersive du showroom. Deux univers distincts sont créés. Le premier est celui d’un appartement d’un collectionneur, amateur d’art italien, où l’esprit seventies se marie au baroque. L’ambiance est éclectique et sophistiquée. Le second est un voyage avec le glamour et l’insouciance de la dolce vita, dans le Capri des années 1960. C’est un clin d’œil à l’élégance méditerranéenne et à l’art de vivre. Une nouvelle page vient de s’écrire et fait de ce lieu une adresse parisienne incontournable.
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    Patrimoine et modernité un Tandem indissociable

    Par Nat Lecuppre, le 27 novembre 2024
    Groupama Immobilier, propriétaire d’un ensemble situé au 16, avenue de Messine et au 45, rue de la Bienfaisance à Paris (VIIIe), a décidé en 2022 d’en confier la restructuration à STUDIOS Architecture. L’objectif était de rendre ces deux immeubles attractifs et conformes aux attentes des utilisateurs. Situés entre le Parc Monceau et l’église Saint-Augustin, ce projet est idéalement placé pour séduire les futurs utilisateurs. Groupama Immobilier a fait appel à l’agence d’architecture STUDIOS pour reconcevoir ces deux immeubles et créer un lieu à l’élégance toute parisienne où fluidité et transparence invitent à la découverte. Ce projet tertiaire de 4 300 m2 appelé Tandem revoit les codes et les standards de la QVT (Qualité de Vie au Travail). Le concept de STUDIOS a été de revaloriser le site, en révélant le patrimoine architectural grâce à un dialogue subtil entre histoire et touches contemporaines. Un patrimoine réinventé. STUDIOS a mené un recyclage du bâti existant à travers une démarche techniquement complexe pour inscrire le site dans la ville et les usages de demain. L’hôtel particulier de 1875 à la magnifique façade (avenue de Messine) et l’immeuble des années 1920 (rue de la Bienfaisance) sont métamorphosés grâce à des interventions ciblées pour en révéler tous les atouts et créer un ensemble contemporain. Les solutions apportées répondent à plusieurs enjeux : reconnecter les lieux à la ville, végétaliser, imaginer un socle actif, transformer les cours intérieures et penser les lieux de travail dans les étages. Le rez-de-chaussée devient un socle animé qui relie les deux bâtiments. Les flux sont ainsi simplifiés. Deux entrées sont conservées et permettent de découvrir des halls lumineux conviviaux. On y trouve des salles de réunion et de formation ainsi qu’un workcafé qui invite à la détente et aux échanges. Ce dernier relie visuellement la rue et la cour intérieure.Avenue de Messine, STUDIOS révèle le porche historique, auparavant dédié à l’accès véhicules, en redessinant la séquence d’entrée en double hauteur dans une écriture contemporaine qui dialogue avec les éléments patrimoniaux. Rue de la Bienfaisance, la façade est ouverte en partie basse pour relier le site à la rue.La cour centrale est transformée : reconnectée aux espaces intérieurs, végétalisée et allégée des poutres existantes, elle devient un havre de paix, prolongement du hall Bienfaisance.Au deuxième étage sur cour, une galerie, doublée au rez-de-chaussée, relie les deux bâtiments. Sa nouvelle façade vitrée ouvre les espaces et fait le lien entre l’intérieur et l’extérieur.Le patio Messine est libéré et ses façades entièrement ouvertes pour laisser la lumière naturelle inonder les lieux. Les étages sont transparents à tous les niveaux. Au premier étage, le puit de lumière est fermé par une nouvelle verrière qui procure de la luminosité au hall créé en double hauteur. Intervention majeure du projet : la transformation d’une partie de l’ancienne toiture en zinc de l’hôtel particulier en terrasse végétalisée (170 m2) accessible à tous. Une nouvelle liaison est réalisée pour rejoindre la terrasse du bâtiment de la Bienfaisance. Ce rooftop de 360 m2 offre une vue panoramique sur les toits et les monuments de Paris. « Tandem illustre la nouvelle génération de bureaux. Situé au cœur de Paris, ancré dans son histoire,

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