Architecture, l'esprit du lieu

Asaya Spa by Guerlain le nouvel écrin du bien-être

Par Sipane Hoh, le 6 janvier 2025.
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C’est au sein du prestigieux Rosewood São Paulo que nous pouvons découvrir la dernière réalisation du créateur Philippe Starck. Il s’agit d’Asaya Spa by Guerlain, un lieu singulier qui offre des solutions créatives pour le bien-être personnel dans un univers teinté de luxe.

Rosewood São Paulo occupe l’ancien hôpital Matarazzo Maternity, ainsi que l’étonnante tour-jardin verticale portant la griffe de l’architecte Jean Nouvel. Dans cette ville considérée comme l’une des plus peuplées au monde, Asaya Spa by Guerlain constitue une retraite singulière pour répondre à tous les besoins de sa clientèle. Dès l’entrée du Spa, les visiteurs sont immergés dans un monde unique qui rend hommage à l’artisanat brésilien. Des meubles d’origine locale accueillent ainsi des usagers enthousiastes, médusés par les nouvelles propositions. Les œuvres d’art soigneusement sélectionnées, dont une œuvre majestueuse signée de Fabiano Senk, peintre basé à São Paulo, complètent la sélection. Le lieu comprend sept salles de soins, un studio de remise en forme ultramoderne, un sauna et un hammam accompagnés de leurs vestiaires équipés. L’espace dédié à la remise en forme est composée à son tour de différentes pièces dédiées aux activités privées mais aussi collectives, comme les zones consacrées au yoga, au Pilates et à la guérison par le son. La Crystal Room constitue un espace exceptionnel, visuellement salutaire et vivifiant quant à son agencement mettant en avant une multitude de miroirs et des cristaux d’origine brésilienne. L’établissement honore la culture locale, favorise la durabilité, propose une gestion responsable des déchets et de l’eau tout en s’approvisionnant en matériaux ayant une empreinte carbone minimale. Asaya Spa by Guerlain est la destination qui joint l’utile à l’agréable !

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    Détail de la boutique Versace Paris
    Architecture un lieu

    Vivre un lieu avec émotion et curiosité

    Par Nat Lecuppre, le 26 janvier 2024
    Gwenaël Nicolas est un architecte et designer breton qui excelle dans le luxe en concevant des espaces singuliers et pleins d’émotions. Il aime vous faire vivre une expérience hors pair. Une mise en scène, une signature Il y a vingt-cinq ans, Gwenaël Nicolas a fondé son agence pluridisciplinaire, Curiosity, à Tokyo. Sa griffe : anticiper et révolutionner. Il redéfinit sans cesse le renouveau avec ingéniosité (produits, matériaux, identités…). Le design doit être fonctionnel en plus d’être beau. Mais il doit être aussi pensé bien en amont de sa réalisation. L’effet de surprise doit être le résultat de son travail. Avant de concevoir un projet, Gwenaël Nicolas imagine un décor émotionnel qui est le fruit d’un jeu entre les espaces et la lumière. Parmi ses réalisations, on compte des magasins de luxe (Fendi, Vuitton, Dolce & Gabanna…), des collections de mobilier (collection Seido pour Luxury Living…), des hôtels restaurants (Sorano Hotel…). Son art s’exerce dans tous les domaines où le design produits et graphique peuvent prendre naissance. Tout récemment, Curiosity vient de concevoir le nouvel univers de Versace Paris. Versace Paris La maison de mode italienne a fait appel à Curiosity pour son nouveau concept de boutique. L’objectif souhaité était de créer une toile qui exprimerait l’art visionnaire de Versace et son ADN. L’architecte a imaginé un décor avec une scénographie. Le client déambule dans les lieux comme au musée et découvre par séquence les créations. Une série de tableaux de vie est réalisée à partir des différentes collections Versace. Les lieux sont dynamiques et vivants. Les collections saisonnières sont une des cartes qui animent et renouvellent les espaces. La pièce maîtresse des lieux est le plafond de verre créé à partir du motif baroque de Versace. Il est en verre massif et signé du maître verrier Vistosi. Les reflets et réfractions du verre soulignent l’effet de surprise souhaité. Le décor transpose le client dans un espace intemporel d’excellence et plein de magie. Les matériaux sélectionnés sont purs et sobres. On trouve du marbre blanc et gris mais aussi des murs cannelés aux différents motifs. Le tout est une réinterprétation de la résidence de Gianni Versace. La boutique s’étend sur trois niveaux. Un escalier sculptural en marbre et en laiton permet d’y accéder. Différents univers Au rez-de-chaussée, on découvre l’univers des accessoires. Le premier étage est dédié à la femme avec la mode féminine, un salon pour les chaussures et la haute couture. Le sous-sol abrite la mode masculine. L’architecte a souhaité faire dialoguer le classicisme avec l’art abstrait. Pour cette raison, on retrouve des œuvres d’art moderne interprétant la tête de méduse. Versace Paris est une belle réussite qui vient se rajouter à la liste des réalisations exceptionnelles de Curiosity.
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    Cartier s’installe à SoHo

    Par Nat Lecuppre, le 18 octobre 2024
    C’est dans le quartier branché de SoHo à New York que la maison de haute joaillerie Cartier inaugure son nouvel espace de vente. Les lieux se répartissent sur quatre étages. Ils sont imaginés par l’agence française Studioparisien, fondée en 2013 par Romain Jourdan et Laurence B. Tardew. Pour Cartier, un de leurs tout premiers clients, parallèlement à la conception d’espaces, scénographies, corners ou boutiques à travers le monde, ils imaginent un mobilier inspiré de la panthère, icône de la maison de luxe. Ainsi, avec la complicité des Ateliers Jouffre, tapissiers d’excellence lyonnais, sont fabriqués sofa et fauteuil Panther. Cette création inédite a mis en lumière toute l’expertise et la complémentarité du jeune duo d’architectes d’intérieur et a su conforter, par ailleurs, Cartier dans le choix de confier à Studioparisien des projets plus ambitieux. Ainsi, avant Cartier Soho, ils ont réalisé en 2022 trois des cinq étages du 13 rue de la Paix, l’adresse parisienne historique. Ils ont pensé trois différents lieux dédiés respectivement à la manufacture, à la personnalisation et aux archives. Les espaces créés allient mémoire, influences culturelles et le dynamisme de Manhattan. Ils sont pensés pour plonger les visiteurs dans l’univers du luxe, la culture et la convivialité. Le parti pris architectural a été de concevoir un loft urbain avec une expérience de vente singulière et immersive à chaque niveau. Les lieux sont dans l’esprit de SoHo, à savoir animés et artistiques. L’art rythme les lieux. En entrant, les visiteurs découvrent une galerie d’entrée en matériaux bruts et précieux. Elle est le lien entre le passé et le présent. Les murs révèlent des œuvres d’art et plus précisément du pop art avec des créations de François Mascarello, mais aussi du street art. Le côté industriel qui caractérise le quartier est repris avec les colonnes en fonte et les murs de briques. Un escalier menant aux étages est doté d’une peinture murale magistrale représentant une panthère en mouvement, l’animal-totem de Cartier. « Nous avons privilégié la douceur et la féminité, en accompagnant nos dessins de lignes courbes pures, parfois ponctuées de quelques touches d’extravagance et de couleurs exprimées dans un grand mur décoratif panthère. » Studioparisien Un bar invite à une pause à l’étage, Tel un cocon, ses murs courbes sont recouverts de tissus, L’espace est reposant, intimiste et chaleureux. Au troisième étage, on découvre un loft aménagé comme un intérieur contemporain et lumineux. Des alcôves encastrées sont meublées de tables et canapés. Elles favorisent les échanges et la confidentialité. Telle une oasis de verdure en plein cœur de Manhattan, le rooftop avec sa végétalisation procure aux clients une bouffée d’oxygène de bien-être et de détente. Studioparisien a conçu un écrin qui met en valeur les collections de Cartier. Le design intérieur conjugue à merveille contemporanéité, intemporalité de la maison, courants artistiques et industriels de SoHo.
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    Ode à la joie au plaisir et à l’art à Nice

    Par Nat Lecuppre, le 4 décembre 2024
    Nice, berceau de la créativité et du talent artistique, accueille dans le quartier Riquier le onzième Mama Shelter de France. L’établissement est une invitation à la fête, à la gourmandise et à la surprise. Benjamin El Doghaïli, designer et responsable du studio de création des Mama Shelter, a trouvé son inspiration dans le passé artistique et l’histoire de la ville. « Je connaissais Nice surtout à travers les œuvres de nombreux peintres qui s’y sont installés, subjugués par sa lumière à nulle autre pareille, ses ciels marbrés de bleus, ses couleurs très italiennes. » Benjamin El Doghaïli L’établissement est situé à proximité du Vieux Port, du centre historique, du tramway qui dessert gare et aéroport. Le Mama Shelter de Nice se répartit sur trois immeubles. Un du début du XXe voit sa façade préservée. Il accueille les vacanciers, la clientèle d’affaires mais aussi les Niçois et les Niçoises. Les lieux se veulent comme tous les autres Mama Shelter, conviviaux, chaleureux, joyeux, des points de rencontres et d’échanges avec un cadre reprenant l’ADN de la ville où ils sont implantés, mais avec une touche de contemporanéité en plus. Le concept architectural. Pour ses décors, Benjamin El Doghaïli a été influencé par les palettes, les motifs, les sujets et les collages de Matisse. Il a repris aussi les oiseaux de Braque et les céramiques de Picasso (époque Vallauris). Pour renforcer l’ambiance méditerranéenne, le designer a pris en compte les décors du Sud avec le linge accroché aux fenêtres, les étals de marchés, les ruelles secrètes de la vieille ville… sans oublier les rires, les parfums, les cris. Il a joué avec les couleurs et est parti d’une toile blanche pour créer ses décors. Le blanc symbolisant les façades de la Méditerranée est devenu son fil conducteur dans ce projet. Le blanc est réhaussé de touches de couleur mais aussi de fresques peintes à la main. Le lobby est animé par de grandes glaces et ponctué d’immenses tentures de l’artiste Kate Mary. Benjamin El Doghaïli joue avec les matières, les matériaux et les coloris. Il marie le safran, l’ocre rouge, le bleu outremer, le vert olive niçois avec les palettes des impressionnistes. Il a fait appel à des artistes et des artisans pour agrémenter les lieux et surprendre. Avec Lola Mercier et Beniloys, il a parsemé les espaces de fruits, fleurs et légumes sur les colonnes réhaussées de chapiteaux en plâtre. Ces derniers sont fleuris selon les saisons avec des tournesols, de la lavande, du blé coquelicot… Ainsi, les lieux sont animés et changent au fil des mois de l’année. Ils sont semblables à une nature morte de Van Gogh. Au restaurant, un bar en bois d’olivier est posé sur des tommettes. Des sculptures lumineuses suspendues font un clin d’œil aux ruelles siciliennes lors des jours de processions religieuses. Pour la décoration des 102 chambres, on retrouve le blanc taloché aux murs. Les lieux ensoleillés par les rideaux ocre, un sol créé par l’artiste Laurelin Gaillot rappelant le pointillisme, les salles de bains en céramique rose poudré du sol au plafond… autant de détails pour renforcer le bien-être des hôtes. Benjamin, l’un des deux fils de Serge Trigano, a visité

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