Architecture, l'esprit du lieu

Franchir le cap et s’adapter aux nouveaux modes

Par Nat Lecuppre, le 9 août 2024.
Image
DR

Le groupe d’ingénierie internationale setec a eu la volonté de s’adapter aux nouvelles méthodologies de travail et d’usages avec son nouveau siège régional à Lyon.

Pour ce projet, le groupe setec a fait appel à Upside pour le conseiller, l’accompagner et mener à bien ses évolutions de travail, réaliser les aménagements tout en identifiant l’immeuble et en négociant le bail avec Allianz REIM pour ses 8 410 m2 SUBL.

Les enjeux du projet.

setec souhaitait regrouper ses 18 filiales dans un seul bâtiment et accueillir ses effectifs en prévoyant une forte croissance de développement d’ici 2027, ainsi qu’offrir un cadre de travail adapté aux nouveaux usages. Le président du groupe, Michel Kahan, a voulu un flex office zen et progressif, appelé le Ready to flex. Il a demandé également un site représentatif de la marque favorisant un travail collaboratif entre tous. La convivialité était le mot d’ordre. L’aménagement devait renforcer l’ambition ingénieurs & citoyens.

Le site.

Le bâtiment #Corner à Lyon Part-Dieu détient les labels environnementaux BREEAM Very Good, BBCA Standard et R2S 2 étoiles. Avant l’emménagement, l’immeuble de 18 747 m2 a bénéficié d’une réhabilitation lourde. Le site propose divers services à ses usagers, dont setec (hôtesses d’accueil, conciergerie, food court, salle panoramique, vestiaires, douches, local à vélos, business lounge et salle de fitness).

Le Ready to flex.

En fait, à ce jour, le site dispose de 400 postes pour 400 collaborateurs. Soit un ratio de 1 poste pour 1 personne. Mais en 2025, il y aura 500 collaborateurs pour 400 postes, donc un ratio de 0,8 poste / personne. D’ici 2027, setec envisage 700 collaborateurs pour le même nombre de postes. Le ratio sera donc de 0,6 poste / personne. Des salles de réunion, des espaces informels, des bulles… permettent de se concentrer ou de s’isoler selon les besoins.

La transition aux nouveaux usages se fait en douceur car, jusqu’à présent, les collaborateurs étaient habitués aux bureaux individuels ou tout du moins à une place attitrée.

Le concept d’aménagement.

Les espaces ouverts sont pensés comme des cocons. On trouve des petits espaces végétalisés non traversants. Chacun se les approprie selon ses envies. L’identité de la marque est renforcée avec les partis pris d’aménagement. Le fil rouge est l’expertise avec des matériaux de l’ingénierie, le dynamisme avec des couleurs vitaminées et l’ambition citoyenne avec le réemploi du mobilier, l’usage de matériaux vertueux provenant du recyclage, l’encouragement aux mobilités douces…

Les lieux sont rythmés par les couleurs retenues. Les espaces de convivialité portent le drapeau de la maison avec le vert setec. Les échanges sont incités par les coloris jaune et bleu et le travail individuel par des coloris chaleureux et clairs. Une attention est portée à la signalétique et à la vitrophanie qui dynamisent les circulations. Le logo est réinterprété.

Confort et convivialité.

De grands espaces conviviaux sont créés et permettent de déjeuner en groupe. Tout au long de la journée, ils constituent des lieux de vie où l’on peut travailler. Les cloisons modulables les transforment si besoin en espaces de créativité. De nombreuses terrasses invitent les collaborateurs à faire une pause.

La nature au bureau.

Les jeunes collaborateurs étaient sensibilisés à la végétalisation. Les végétaux ont pris place et isolent les espaces des zones de passage. Les plantes sont même intégrées dans le mobilier.

Le projet a été effectué dans des temps records (14 mois), réalisé à Lyon avec une équipe Upside basée dans la capitale.

Le projet d’Upside répond aux attentes du président Michel Kahan et des collaborateurs. Il incarne l’image du groupe et de ses valeurs environnementales. Il est attractif et séduira les nouveaux talents de demain.

Galerie d'images (12)
    Partagez cet article autour de vous
    Facebook
    Twitter / X
    LinkedIn
    Pinterest
    E-mail

    setec

    97-101, boulevard Marius-Vivier-Merle

    69003 Lyon

    Tél. : +33 (0)4 27 85 48 00

    www.setec.fr

    Upside

    3, rue de Téhéran

    75008 Paris

    Té l. : +33 (0)6 74 88 83 61

    upside.paris

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 56
    Image

    Nouveaux concepts

    Commander

    Numéro en cours

    Nº63

    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

    Couverture du NDA Nº63

    Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026

    Découvrir

    À découvrir
    Image
    Urbanisme

    Beaumont, le maire, les architectes et les locataires

    Par Anne-Marie Fèvre, le 1 décembre 2023
    Sous les châtaigniers ardéchois ont poussé six Bogues, des logements sociaux. Écologie, autoconstruction, chantier participatif ont nourri cette démarche rurale pionnière entre élus, Nouveaux commanditaires, l’atelier Construire et les habitants. « En mai 1968, nous n’avions pas réussi à changer le monde. Alors, j’ai eu envie de créer mon petit monde à moi. » C’est ainsi qu’en 1974, Pascal Waldschmidt, polytechnicien né en 1949, quitte la ville pour s’installer à Beaumont et ses quatre hameaux : Le Blat, Sarrabasche, Issac et La Roche. Situé sur l’une des pentes du coteau cévenol de l’Ardèche du sud, ce cul-de-sac, déserté et en ruines, ne comptait plus que 162 habitants. L’ancien citadin vit là en communauté, ils retapent de vieilles maisons, s’orientent vers l’agriculture : élevage de chèvres, de cochons, et récolte de châtaignes… Mais la petite bande explose. Lui reste, avec sa femme, tout à son cocon rural. Le couple a des enfants, il va s’investir dans la vie locale pour l’école, lui devient conseiller municipal, puis maire de 2001 à 2020. Édile actif et implanté, il est à l’origine, avec le conseil municipal, de la construction de logements sociaux dans son village. Alors qu’une vie locale se ranime peu à peu à Beaumont, le déclin de l’agriculture et le vieillissement de la population ne permettent pas d’attirer de jeunes actifs. « Les jeunes n’avaient pas les moyens d’habiter là, explique Pascal Waldschmidt, la moitié des résidences sont secondaires, très chères, il n’y a pas de locatif privé. On a transformé trois ruines en logements, mais cela nous est revenu plus cher que du neuf. On a alors imaginé construire du neuf. On a acheté un terrain, une ancienne châtaigneraie à Blat, et on a élaboré un PLU ». Mais avec qui construire ? Il y a beaucoup d’heureux hasards à Beaumont, lieu de passage l’été. Les élus rencontrent une médiatrice des Nouveaux commanditaires de la Fondation de France (1), Valérie Cudel. Elle va accompagner ces apprentis maîtres d’ouvrage pour passer commande d’une œuvre d’art, ici un projet d’architecture. Après avoir exploré diverses pistes, ils se tournent vers l’atelier parisien Construire. Une première rencontre, fructueuse, a lieu avec Patrick Bouchain en 2008. Autour de Construire ensemble (2), ils se comprennent à merveille. Ils optent pour la conception de huit habitations. Le chantier sera aussi suivi par les architectes Loïc Julienne et Sébastien Eymard. Une banque d’eau C’est un système qui s’inspire des civilisations anciennes, dont les Perses. Il a fait ses preuves à Madagascar, grâce à Thierry Labrosse, un entrepreneur franco-malgache spécialiste de la dépollution d’eau. Il a inventé le REEPS, un réservoir d’eau enterré rempli de sable. Ce processus a vite intéressé Pascal Waldschmidt pour Beaumont. « Car on est juste en eau, explique-t-il, il y a 260 habitants, mais 1 200 en été. Et on n’a pas le droit de capter l’eau les sources ». La commune s’est lancée, la première en France, et a implanté l’été dernier cette « nappe phréatique artificielle » près du col des Cayres. L’eau de source est stockée et enterrée dans une bâche hermétique, le sable a été
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Cartier s’installe à SoHo

    Par Nat Lecuppre, le 18 octobre 2024
    C’est dans le quartier branché de SoHo à New York que la maison de haute joaillerie Cartier inaugure son nouvel espace de vente. Les lieux se répartissent sur quatre étages. Ils sont imaginés par l’agence française Studioparisien, fondée en 2013 par Romain Jourdan et Laurence B. Tardew. Pour Cartier, un de leurs tout premiers clients, parallèlement à la conception d’espaces, scénographies, corners ou boutiques à travers le monde, ils imaginent un mobilier inspiré de la panthère, icône de la maison de luxe. Ainsi, avec la complicité des Ateliers Jouffre, tapissiers d’excellence lyonnais, sont fabriqués sofa et fauteuil Panther. Cette création inédite a mis en lumière toute l’expertise et la complémentarité du jeune duo d’architectes d’intérieur et a su conforter, par ailleurs, Cartier dans le choix de confier à Studioparisien des projets plus ambitieux. Ainsi, avant Cartier Soho, ils ont réalisé en 2022 trois des cinq étages du 13 rue de la Paix, l’adresse parisienne historique. Ils ont pensé trois différents lieux dédiés respectivement à la manufacture, à la personnalisation et aux archives. Les espaces créés allient mémoire, influences culturelles et le dynamisme de Manhattan. Ils sont pensés pour plonger les visiteurs dans l’univers du luxe, la culture et la convivialité. Le parti pris architectural a été de concevoir un loft urbain avec une expérience de vente singulière et immersive à chaque niveau. Les lieux sont dans l’esprit de SoHo, à savoir animés et artistiques. L’art rythme les lieux. En entrant, les visiteurs découvrent une galerie d’entrée en matériaux bruts et précieux. Elle est le lien entre le passé et le présent. Les murs révèlent des œuvres d’art et plus précisément du pop art avec des créations de François Mascarello, mais aussi du street art. Le côté industriel qui caractérise le quartier est repris avec les colonnes en fonte et les murs de briques. Un escalier menant aux étages est doté d’une peinture murale magistrale représentant une panthère en mouvement, l’animal-totem de Cartier. « Nous avons privilégié la douceur et la féminité, en accompagnant nos dessins de lignes courbes pures, parfois ponctuées de quelques touches d’extravagance et de couleurs exprimées dans un grand mur décoratif panthère. » Studioparisien Un bar invite à une pause à l’étage, Tel un cocon, ses murs courbes sont recouverts de tissus, L’espace est reposant, intimiste et chaleureux. Au troisième étage, on découvre un loft aménagé comme un intérieur contemporain et lumineux. Des alcôves encastrées sont meublées de tables et canapés. Elles favorisent les échanges et la confidentialité. Telle une oasis de verdure en plein cœur de Manhattan, le rooftop avec sa végétalisation procure aux clients une bouffée d’oxygène de bien-être et de détente. Studioparisien a conçu un écrin qui met en valeur les collections de Cartier. Le design intérieur conjugue à merveille contemporanéité, intemporalité de la maison, courants artistiques et industriels de SoHo.
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    De nouveaux lieux de coworking : Hej!Workshop

    Par Nat Lecuppre, le 21 mai 2025
    Le premier site de Hej!Workshop implanté en France a été inauguré à la fin de l’année 2024 à Paris. Les lieux de coworking de 3 100 m2 sont situés dans le centre commercial Italie 2, dans le 13e arrondissement. Le lieu hybride est le fruit de l’alliance de l’investisseur promoteur Ingka Centres et d’un des leaders du coworking français, Morning. L’art de vivre scandinave se marie à l’art de travailler français. Ingka Centres est un acteur suédois qui facilite les rencontres avec la création de ses espaces en centres commerciaux. Il appartient au groupe Ingka dont fait partie également IKEA Retail et Ingka Investissements. Pour la réalisation du premier Hej!Workshop en France, Morning a eu en charge les travaux, l’aménagement et l’exploitation du site. Le concept Hej !Workshop existe depuis 2022 en Suède. Hej!Workshop Paris. Les lieux répartis sur trois étages disposent de postes de travail individuels, de 9 salles de réunion, de 14 phone boxes et de 4 espaces de rencontres informelles. Le fil rouge du concept d’aménagement est l’hospitality et le côté communautaire. Les espaces sont pensés pour encourager les échanges et la collaboration. Ils sont dédiés aux entreprises locales, aux entrepreneurs, aux indépendants et particuliers. L’adresse reprend les valeurs de Hej!Workshop, à savoir l’accessibilité, la durabilité et le bien-être. Le partage d’expériences en est la philosophie. L’avantage d’un lieu de travail comme celui-ci est une grande flexibilité côté contrat de location, et la présence d’un manager dédié à l’espace qui centralise les demandes et coordonne les services : salles de réunion, nettoyage, internet, organisation d’ateliers… Hej!Workshop et Morning s’occupent de tout pour que vous n’ayez que vos affaires comme préoccupation. Une large offre de services. Au sein du réseau d’espaces Morning, une multitude de services sont proposés (événementiel, coworking nomade, sport et bien-être, application smartphone, mobilier, domiciliation). Des contenus (conférences, webinars) et des animations culturelles mais aussi sportives sont organisés chaque semaine. Chacun peut accéder à des postes de travail et salles de réunion au gré de ses envies ou besoins. 60 sessions de sport sont dirigées par des coachs certifiés. Avec l’application Morning, la réservation des salles de réunion et l’inscription à des événements sont facilités. La domiciliation est possible pour transférer vos bureaux chez Morning. IKEA France a participé à ce projet et a meublé les espaces. Une ambiance « comme à la maison » est créée tout en répondant aux besoins des coworkers. Morning vous permet de personnaliser votre environnement de travail (aménagements spécifiques, location de mobilier supplémentaire, organisation d’événements…). Hej!Workshop et Morning ont pour ambition de faire de cet espace l’adresse de travail incontournable de la Rive gauche. Pour ceux qui se posent la question, Hej (prononciation « hey ») signifie bonjour en suédois. Désormais, le voile est levé sur ce nouvel acteur de coworking. À vous de le découvrir sans plus attendre !

    Laisser un commentaire

    vingt − 12 =