Architecture, l'esprit du lieu

Hôtel Norman l’art de vivre à la parisienne

Abonnés
Par Sipane Hoh, le 2 avril 2025.
Image
© Mr Tripper

Innovation et créativité, harmonie des formes et singularité, matériaux nobles et fonctionnalité, le tout avec une pincée d’originalité, c’est Norman, l’hôtel parisien 5 étoiles signé Thomas Vidalenc.

Inspiré de l’univers de l’artiste et graphiste américain, éditeur de beaux livres et professeur de design graphique à Yale, Norman Ives, l’architecte Thomas Vidalenc redéfinit les codes de l’hôtellerie de luxe traditionnelle et livre à Paris une adresse située près des Champs-Élysées, le boutique-hôtel 5 étoiles Norman. Cette nouvelle adresse parisienne est une invitation au voyage, une envie d’ailleurs tout en demeurant un lieu intimiste et serein. Thomas Vidalenc est formel : à travers cet établissement, l’homme de l’art rend hommage à l’artiste qui fait partie des figures majeures du modernisme américain du milieu du XXe siècle. Ainsi, ce lieu unique, situé à deux pas de l’Arc de Triomphe, occupant l’angle de la rue Balzac et de la rue de Châteaubriand, propose un ensemble de services qui font sa particularité. Imaginé comme une destination à part entière, ce lieu ouvert sur la ville évoque un chaleureux appartement privé où chaque visiteur se sent comme à la maison. Norman est identifiable de loin grâce à sa façade en pierre, ses verrières en rondeur et ses balcons verdoyants. L’ensemble surmonté d’un dôme aux lignes élégantes affiche la sobriété et l’élégance. Le visiteur traverse un rideau en velours et se retrouve directement propulsé dans un salon bibliothèque avec cheminée. Ici, pas de réception traditionnelle ni de comptoir impersonnel, mais un intérieur aux teintes chaleureuses ponctué de canapés vintage et d’œuvres d’art bariolées. Dans cet univers hétéroclite, goûts et styles se croisent, par ici des objets de designers brésiliens, par là quelques pièces de mobilier fifties, un peu plus loin plusieurs tableaux américains des années 1970, une multitude d’éléments réunis qui se complètent et s’associent malgré leur disparité et leur provenance. Il en résulte une destination inaccoutumée mais affectueuse. Au rez-de-chaussée, dans le prolongement du salon et du restaurant, le visiteur découvre une cour intérieure privée conçue pour s’y installer ou pour y prendre un café ou déjeuner.

Galerie d'images (82)
    Partagez cet article autour de vous
    Facebook
    Twitter / X
    LinkedIn
    Pinterest
    E-mail

    Hôtel Norman

    9, rue Balzac

    75008 Paris

    Tél. : +33 (0)1 42 99 80 80

    www.hotelnorman.com

    Vidalenc Architectes

    21, rue de Longchamp

    75116 Paris

    Tél. : +33 (0)1 44 43 03 03

    www.vidalenc.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 59
    Image

    Hôtellerie

    Commander

    Numéro en cours

    Nº63

    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

    Couverture du NDA Nº63

    Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026

    Découvrir

    À découvrir
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Une escale hellénique dans la capitale

    Par Nat Lecuppre, le 7 juillet 2025
    Depuis quarante ans, la maison Mavrommatis fait découvrir la gastronomie grecque à Paris. Les trois frères chypriotes offrent une nouvelle destination dans la capitale avec leur nouveau flagship situé au 260, rue du Faubourg-Saint-Honoré dans le 8e arrondissement. Pour l’architecture intérieure de cette adresse, les propriétaires ont fait appel à l’architecte Régis Botta. Sa cuisine enchante les convives en ravivant, avec leurs plats et mézédès, leurs souvenirs de vacances chez les Hellènes. Mavrommatis célèbre l’art de vivre méditerranéen. Le fil rouge du projet de l’architecte Régis Botta est donc la Méditerranée. Les lieux répartis sur deux niveaux plongent les clients dans un environnement tout en rondeur et immersif. Au rez-de-chaussée, on découvre un espace traiteur et épicerie fine. On trouve également un petit espace pour se restaurer sur place. Au sous-sol, une cave à vin dévoile une sélection de vins grecs et chypriotes sélectionnés par la maison. Le concept architectural. Pour l’espace traiteur, Régis Botta revoit les codes de la maison Mavrommatis. Le bois et le vert de la marque deviennent davantage des clins d’œil à la terre natale des propriétaires. On a différentes nuances de vert (un vert des olives grecques, un vert des forêts de cyprès de Chypres…). Dès l’entrée de la boutique, tout est conçu avec harmonie et rondeur. Les murs se fondent avec le plafond. Les grandes vitrines de présentation réfrigérées des produits frais sont arrondies et organiques. L’utilisation du Corian® a permis d’obtenir cette forme courbe. Régis Botta reprend le thème de l’huile d’olive pour théâtraliser l’espace dotés de grands panneaux en verres teintés et un sol en mosaïques de verre aux tessons en forme d’olives. Un grand meuble à pâtisseries en verre et métal martelé vient compléter le mobilier mis en place ainsi que de larges étagères murales rétroéclairées. Un espace restauration. Pour pouvoir savourer les mets sur place, un petit espace restauration est créé. Il est situé dans la continuité de l’espace traiteur. C’est un espace avec un plafond vouté peint à la main de motifs naïfs et poétiques. La constellation dessinée invite à la rêverie. Elle est un clin d’œil à la Grèce avec le soleil et la Grande Bleue. L’architecte renforce cette ambiance méditerranéenne avec un grand voilage vaporeux, des cimaises en bois, des tables en pierre et des assises de couleur olive. Une cave d’exception. Au sous-sol, la cave est conçue comme un fût. Tel un sanctuaire, elle recèle une sélection de vins grecs. Une carte viticole au mur complète la découverte œnologique. Afin d’agrandir l’espace majestueux, l’architecte prend le parti de mettre un plafond en miroir. Les parois en bois sont sculptées de casiers et d’étagères rétroéclairées. Une table en travertin au centre de la pièce invite les hôtes à déguster les boissons. Une attention particulière portée à chaque détail, comme dans tous ses projets, Régis Botta a su faire de cette nouvelle adresse un repaire digne de Dionysos.
    Image
    L'événement

    25 ans pour la Galerie d’Architecture

    Par Sipane Hoh, le 4 août 2025
    Cette année, la Galerie d’Architecture de Paris fête ses 25 ans. Vingt-cinq ans d’expositions, de talents révélés, de projets découverts et de tables rondes passionnantes. Plus qu’un simple écrin, il s’agit d’une institution unique en son genre qui a su, au fil du temps, s’imposer dans le paysage culturel parisien. Gian Mauro Maurizio est le cofondateur et directeur de la Galerie d’Architecture. Il est épaulé par Muriel Svenstedt, la directrice adjointe, et Fanchon Pailler, la responsable des expositions. Le trio ne chôme pas, depuis les débuts il flaire les compétences, déniche les talents et réussit, à sa manière, à les mettre en avant. De ce fait, architectes, urbanistes et paysagistes, français ou étrangers, confirmés ou débutants, sont repérés, soutenus et remarqués. La Galerie d’Architecture constitue le lieu culturel où le visiteur, le touriste de passage, l’étudiant, l’amoureux d’architecture ou encore le professionnel découvre avec joie et sans chichis des plans, des images, des maquettes mais aussi des croquis, des illustrations, des photographies, des films et de multiples scénographies. Des projets réalisés, d’autres restés sans suite, des méthodes à suivre ou à explorer, une matériauthèque à tâter, des décors singuliers, des univers caractéristiques, des expositions toujours éphémères, mais des souvenirs qui ne tarissent jamais. C’est ça aussi la Galerie d’Architecture. L’espace neutre a su, d’année en année, s’adapter, se métamorphoser et s’affirmer. À chaque exposition son impact, à chaque scénario son lot de réussite ; ainsi, année après année, ce local situé au 11 rue des Blancs-Manteaux et le trio qui le fait vivre, a continué son ascension avec beaucoup d’humilité et une grande modestie. Aujourd’hui, vingt-cinq ans après, nous pouvons dire que la réussite est au rendez-vous !
    Image
    Urbanisme

    Le nouveau monde du futur TGV inOui

    Par Sipane Hoh, le 25 septembre 2025
    C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour le TGV inOui. Des aménagements novateurs, un design affuté, des couleurs avenantes et des services améliorés, le tout engendré par SNCF Voyageurs et Alstom en collaboration étroite avec les designers du groupe AREP et de l’agence japonaise nendo. Le résultat est tout simplement remarquable. Deux-mille personnes ont œuvré à la réussite de ce projet soutenu par l’État via l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et le SGPI (Secrétariat général pour l’investissement), le nouveau TGV inOui est conforme à toutes les attentes : modularité, modernité et maîtrise sont les mots d’ordre de la 5e génération de TGV. Ce serpent blanc qui file à la vitesse grand V est doté d’une multitude de bons procédés. Tout d’abord, sa modularité. En effet, le nombre de voitures de ce train ainsi que les divers espaces pourront être ajustés en fonction des besoins. De même, 20 % plus économe en énergie que ses prédécesseurs, grâce notamment à l’aérodynamisme, ce dernier-né prévoit 50 % d’économie de CO2 par rapport aux trains à grande vitesse premier niveau. Mais ce n’est pas tout : fabriqué avec 25 % de matériaux issus du recyclage (soit 100 tonnes), ce nouveau fleuron de l’industrie française, entièrement conçu et assemblé en France, est recyclable à 97 %, ce qui en fait le train à grande vitesse avec le bilan carbone le plus faible du marché. Le nouveau TGV se dote également d’une première mondiale, « le greffon », il s’agit d’une batterie de secours qui permet au train de continuer à circuler même en cas de panne de son alimentation électrique principale. Si les nouveautés sont nombreuses et les déclinaisons variées comme l’étaient les intentions, quid de la concrétisation ? Le design de ce TGV est le fruit de la collaboration des designers du groupe AREP et de l’agence japonaise nendo fondée par Oki Sato. Le flow incarne une expérience nouvelle dans l’environnement ferroviaire, il se fraye un chemin dans le paysage, un peu comme l’écoulement d’une rivière. Visible à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur, le concept reflète l’ambition écologique du train et l’engagement d’AREP pour un design post-carbone. Les formes douces inspirées des galets polis par l’eau se matérialisent dans les détails des sièges, du Bistro TGV inOui ou de la lampe. Le travail de la couleur est réfléchi, plus sombre sur la partie basse et plus claire au-dessus, quelques touches d’un jaune pétillant viennent redonner à l’ensemble un panache inattendu. Parcours faciles, matériaux nettoyables, luminosité adaptables et couleurs harmonieuses se croisent ainsi pour offrir une expérience inoubliable au bord de ce nouveau TGV inOui. L’un des changements majeurs consiste dans l’aménagement de la voiture-bar qui cède sa place au Bistro TGV inOui, conçu sur deux niveaux, avec une mezzanine conviviale et élégante. Tandis que la salle basse propose divers services liés à la restauration avec un nouveau concept d’épicerie en libre-service et des équipements permettant un parcours simplifié, la mezzanine imaginée comme un salon chaleureux et composée de 28 assises offre une variété de postures. Confort et bien-être sont au rendez-vous. Les nouveautés du futur TGV inOui se suivent et ne se

    Laisser un commentaire

    1 × 1 =