Architecture un lieu

Lasvit, la tête dans les étoiles avec « It All Comes from Above. »

Par Laurent Denize d’Estrées, le 5 avril 2024.
Installation Cloud par Maxim Velčovský
Installation Cloud par Maxim Velčovský

La maison d’édition tchèque Lasvit, spécialiste des objets et luminaires en verre, présente pour la première fois Cloud, une installation artistique de grande ampleur imaginée par son directeur artistique Maxim Velčovský.

Cette fois-ci, c’est vers le ciel, ses nuages et ses étoiles, que s’est tourné Lasvit pour trouver l’inspiration. Le Magazine NDA a visité pour vous cette installation durant le salon Euroluce à Milan en juin dernier : It All Comes from Above (Tout vient d’en haut). Lasvit a trouvé ses plus belles sources d’inspiration dans la lumière diffusée par les nuages et dans « le chandelier » que forment les milliards d’étoiles qui tapissent le ciel nocturne. Puisant dans cet imaginaire, le directeur artistique de la maison, Maxim Velčovský, a conçu une installation luminaire interactive, en verre, intitulée Cloud, qui était la pièce maîtresse du stand de Lasvit. L’installation de Maxim Velčovský, Cloud, explore ainsi le lien entre individus et structure, et la manière dont les regards individuels convergent vers quelque chose qui les dépasse, qui nous transcende tous.

Lasvit a aussi dévoiler les dernières créations conçues en collaboration avec les designers Yabu Pushelberg (Miles) et les frères Campana, ainsi qu’une série de créations luminaires innovantes du studio LLEV, révolutionnaires par le recours au mycélium pour donner à chaque lampe sa forme finale.

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    Architecture remarquable

    SAX, l’écrin du Lifestyle 7e

    Par Nat Lecuppre, le 26 septembre 2025
    En avril, après plusieurs années d’attente, le tout-Paris a pu assister, lors d’une soirée de festivités dans la continuité de celles des JO, à l’inauguration du SAX Hôtel. Avec cet établissement, après Soho House et Iconic à Nice, la Compagnie de Phalsbourg poursuit son développement dans l’hôtellerie luxury lifestyle. L’hôtel SAX Paris. Situé au 55, avenue de Saxe (Paris 7e), ce 5 étoiles est indéniablement d’ores et déjà parmi les dix lieux à voir et à vivre à Paris. Il est exploité sous la marque LXR Hotels & Resorts de la collection luxury et lifestyle du groupe Hilton. C’est sa première implantation en Europe. Le SAX reprend les valeurs chères à la Compagnie de Phalsbourg en alliant ses codes du luxe et sa vision plus lifestyle de l’hospitalité de très haute qualité. Avec son offre premium d’hébergement, de restauration, de fitness, spa et soins, il signe le renouveau de l’arrondissement chic et parisien. Un patrimoine chargé d’histoire. À proximité de la Dame de Fer, des invalides, de la Seine… le SAX est idéalement situé. Avant les travaux et depuis près d’un siècle, l’adresse emblématique du 55 avenue de Saxe était celle du central téléphonique Ségur, où des standardistes appelées les « demoiselles du téléphone » opéraient. Dès l’extérieur, l’établissement est ancré dans son identité et l’histoire de notre pays. L’immeuble en pierre de taille et briques rouges de 1899 a une architecture marquée. Sa façade néo-gothique avec ses frontons, trumeaux et bas-reliefs est habillée de cariatides au milieu d’arcades voûtées, de têtes de lion et du monogramme républicain. La Compagnie de Phalsbourg a su, avec des artistes, des designers, des décorateurs et ses équipes pluridisciplinaires, sous la direction artistique de Karine Journo du Studio de Compagnie de Phalsbourg, concevoir un véritable joyau dans un écrin au luxe discret. Visitons les lieux sans plus attendre ! Place aux artistes et décorateurs. Dans la vie, Philippe et Karine Journo soutiennent l’art. Rien de surprenant de découvrir des pièces d’artistes dans chaque recoin de l’établissement. En entrant dans l’hôtel et en traversant le hall, les hôtes sont happés par un jardin qui les transporte loin du bruit citadin. Une majestueuse œuvre sculpturale en cristal Lalique, Rockstone, signée Arik Levy et de son studio Art & Design Studio, les accueille, inspirée de la forme organique des rochers. Elle apporte une touche design au lieu inspiré des jardins à la française et créé par Claudia Ravnbo, directrice artistique de la Maison Ladurée et fondatrice du Studio Ravn. Claudia Ravnbo a créé les paysages du jardin qui invite les clients à une pause déjeuner ou à prendre un verre. L’ambiance chic est un clin d’œil à la Riviera. Les lieux sont dotés d’un bassin chauffé à 29° et d’un jacuzzi. Un véritable havre de paix. L’artiste de street art STO a eu pour mission de créer l’atmosphère du restaurant Le SAX, situé au rez-de-chaussée. STO rend hommage à l’histoire et reprend dans son œuvre l’emblème national ornant la façade. Il conçoit l’habillage du plafond avec une fresque La Liberté ainsi que la customisation des fauteuils. Pièce maîtresse des lieux. Effet wouah avec l’Iconic Galerie qui se situe à gauche
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Un nouveau leafting pour Pong

    Par Nat Lecuppre, le 13 janvier 2025
    Pong, le mythique IGH du 15e arrondissement de la capitale a connu une reconversion totale signée des agences Calq et Bond Society pour le compte de Covéa Immobilier. L’immeuble situé au 42, rue Cambronne, datant des années 1970 et construit par l’architecte Marcel Roux, devient avec une réhabilitation de grande envergure un site mixte qui allie coliving, coworking et ERP. L’ancien siège social d’Adoma y avait pris adresse. Une restructuration remarquable. La façade en panneaux béton préfabriqué recouvre les différents volumes. L’édifice est constitué de trois volumes superposés. On trouve un socle émergeant légèrement de la rue, une barre et une tour. Ils se distinguent par des étages en joints creux. Chaque zone créée bénéficie d’espaces extérieurs. Les bureaux sont dans le volume horizontal. Le rez-de-chaussée est ouvert sur la ville. Les sous-sols sont revus et accueillent en double hauteur des activités ouvertes au public. Quant au volume vertical, il abrite des logements en coliving. Le site s’adapte aux nouveaux modes de vie. Pong propose aux jeunes actifs des usages de logements partagés et des espaces de travail en commun pour les jeunes entreprises. 1 100 m2 d’activités sont ouvertes au public (ERP 3e catégorie) avec un local associatif et pour un café. Espaces de coliving. Signés par Colonies, une startup, les espaces de coliving sont dans la partie supérieure, du R+5 au R+13. Un rooftop chapeaute le tout. L’agence Bond Society a accompagné Colonies pour mieux intégrer les nouveaux usages aux lieux. Les architectes ont proposé différentes strates d’intimité. Les espaces se répartissent en trois catégories. On a des espaces partagés avec les paliers, salle de sport, laverie…, des espaces semi-privés avec un salon séjour en commun dans les logements et espaces entièrement privés avec des appartements individuels. L’implantation des logements est faite autour du noyau du bâtiment. Le confort des résidents est pris en compte. Le plancher est renforcé, des cloisons acoustiques sont installées entre chaque chambre. Huit appartements en duplex sont imaginés. Ils proposent douze grandes chambres avec salle d’eau (16 à 32 m2) et sont dotés d’un espace de vie avec une loggia double hauteur. Certaines chambres possèdent un coin cuisine. Le mobilier a été dessiné par l’agence Bond Society et permet plus d’usages sur mesure (bureaux, rangements, assises…). L’offre de coliving est complétée de 30 % de logements intermédiaires à des loyers attractifs. Un incubateur de nouvelles technologies Les espaces de coworking ont été pensés comme un lieu d’échange entre différentes générations, multi-activités. Les trois premiers étages sont livrés bruts. Ils sont décloisonnés et dotés d’une hauteur sous plafond optimisée. Le +4 (en joint creux entre volumes) définit le squelette de l’architecture de Pong. De grandes baies vitrées le long de la façade laissent la lumière naturelle inonder les lieux tout comme au rez-de-chaussée. Au R+1, R+2 et R+3, les vues vers l’extérieur dès les paliers sont offertes grâce à la mise en place de châssis intérieurs toute hauteur dans les circulations. Place à des espaces extérieurs. Le rez-de-chaussée est vitré et apporte de la légèreté au volume en retrait. Il est entouré d’espaces végétalisés (2 000 m2) accessibles aux usagers. La nature est également présente au R+4 avec une immense terrasse
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    L'événement

    Dans le labyrinthe du design 80

    Par Anne-Marie Fèvre, le 22 juin 2023
    Expositions et livres se bousculent pour célébrer la décennie qui a redéfini le design, de Nestor Perkal, Philippe Stark à Martin Szekely… Retour sur des carambolages foisonnants. Il y a toujours eu de sempiternels engouements pour le passé ! La nostalgie cette fois s’empare des années quatre-vingt, temps revisités comme légers, démocratiques, libres. Elles ont certes marqué la fin des dogmes idéologiques, ouvrant à la «complexité» du monde théorisée par Edgar Morin. C’est vrai qu’elles ont été exubérantes et festives ! Cependant ces années furent aussi mal aimées : années fric, frime, clip, pub, look, coke… Années fastes aussi de l’État partenaire de la culture, mais apparition du relativisme culturel, de l’individualisme, du libéralisme, de l’ultra-starisation, de la communication. «On nous Claudia Schiffer» chantera plus tard Souchon en guise de bilan en 1993. Cet «âge d’or» fut en plus percuté par le Sida, les SDF, Tchernobyl… Mais en 2022, période de toutes les sobriétés et angoisses, ces eigthies sont revues comme une extravagante embellie qui fait envie, chantée par Chagrin d’amour : «Chacun fait, fait, fait, C’qui lui plaît, plaît, plaît…» C’est particulièrement du côté des musées, galeries de design et de l’édition que le design fait un grand retour. Car à l’époque, redéfini, il explose. Le mot est enfin utilisé en France. Il est représenté par une star populaire, Philippe Starck, l’objet aussi quotidien que sa brosse à dents s’arrache en 1989 1. Nestor Perkal, un éclaireur Passons d’abord à Bordeaux. Au Musée des Arts Décoratifs (Madd), Nestor Perkal a été présenté en « éclaireur » jusqu’au 8 janvier, lui qui a si bien saisi cette période 2. Et cela tombe à pic, une première biographie lui est consacrée chez Norma 3 (voir encadré). Sa naissance en 1951 en Argentine, sa formation d’architecte à Buenos Aires, sa passion pour l’art cinétique, ses voyages d’Amérique du Sud à l’Italie… ont esquissé l’identité de l’homme qui arrive à Paris en 1982. «Éclaireur» donc car dès son arrivée, il expose, dans ses galeries près de Beaubourg et puis du Marais, les meubles et objets du mouvement milanais Memphis, puis ceux de jeunes créateurs comme Javier Mariscal, Nathalie Du Pasquier, George Sowden… L’exposition est introduite par ce talent de découvreur. Se dressent ensuite quelques-uns de ses meubles noirs, dont le bureau Azul qui fera reconnaître son travail de designer. Avec les pièces réjouissantes d’Algorithme, maison d’édition créée en 1987 autour du métal argenté, c’est en directeur artistique qu’il convie d’autres designers à innover. L’exposition opère un choix rigoureux d’œuvres parlantes. À chaque fois, une nouvelle pièce confirme la passion de Perkal pour les techniques artisanales. Il se penche sur bien des matériaux – cuir, verre, bois, tissus, miroir. En 1992, il collabore avec Lou Fagotin pour la collection Les Rivières. Où il ravive la tradition des feuillardiers, de la Creuse au Périgord, en clouant entre elles de simples branches de châtaignier. Toujours passeur, à Limoges, il dirige le CRAFT (Centre de recherche sur les arts du feu et de la terre) de 1992 jusqu’en 2009. Avec lui, artistes et designers

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