Architecture un lieu

Lasvit, la tête dans les étoiles avec « It All Comes from Above. »

Par Laurent Denize d’Estrées, le 5 avril 2024.
Installation Cloud par Maxim Velčovský
Installation Cloud par Maxim Velčovský

La maison d’édition tchèque Lasvit, spécialiste des objets et luminaires en verre, présente pour la première fois Cloud, une installation artistique de grande ampleur imaginée par son directeur artistique Maxim Velčovský.

Cette fois-ci, c’est vers le ciel, ses nuages et ses étoiles, que s’est tourné Lasvit pour trouver l’inspiration. Le Magazine NDA a visité pour vous cette installation durant le salon Euroluce à Milan en juin dernier : It All Comes from Above (Tout vient d’en haut). Lasvit a trouvé ses plus belles sources d’inspiration dans la lumière diffusée par les nuages et dans « le chandelier » que forment les milliards d’étoiles qui tapissent le ciel nocturne. Puisant dans cet imaginaire, le directeur artistique de la maison, Maxim Velčovský, a conçu une installation luminaire interactive, en verre, intitulée Cloud, qui était la pièce maîtresse du stand de Lasvit. L’installation de Maxim Velčovský, Cloud, explore ainsi le lien entre individus et structure, et la manière dont les regards individuels convergent vers quelque chose qui les dépasse, qui nous transcende tous.

Lasvit a aussi dévoiler les dernières créations conçues en collaboration avec les designers Yabu Pushelberg (Miles) et les frères Campana, ainsi qu’une série de créations luminaires innovantes du studio LLEV, révolutionnaires par le recours au mycélium pour donner à chaque lampe sa forme finale.

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    Architecture, l'esprit du lieu

    Patrimoine et modernité un Tandem indissociable

    Par Nat Lecuppre, le 27 novembre 2024
    Groupama Immobilier, propriétaire d’un ensemble situé au 16, avenue de Messine et au 45, rue de la Bienfaisance à Paris (VIIIe), a décidé en 2022 d’en confier la restructuration à STUDIOS Architecture. L’objectif était de rendre ces deux immeubles attractifs et conformes aux attentes des utilisateurs. Situés entre le Parc Monceau et l’église Saint-Augustin, ce projet est idéalement placé pour séduire les futurs utilisateurs. Groupama Immobilier a fait appel à l’agence d’architecture STUDIOS pour reconcevoir ces deux immeubles et créer un lieu à l’élégance toute parisienne où fluidité et transparence invitent à la découverte. Ce projet tertiaire de 4 300 m2 appelé Tandem revoit les codes et les standards de la QVT (Qualité de Vie au Travail). Le concept de STUDIOS a été de revaloriser le site, en révélant le patrimoine architectural grâce à un dialogue subtil entre histoire et touches contemporaines. Un patrimoine réinventé. STUDIOS a mené un recyclage du bâti existant à travers une démarche techniquement complexe pour inscrire le site dans la ville et les usages de demain. L’hôtel particulier de 1875 à la magnifique façade (avenue de Messine) et l’immeuble des années 1920 (rue de la Bienfaisance) sont métamorphosés grâce à des interventions ciblées pour en révéler tous les atouts et créer un ensemble contemporain. Les solutions apportées répondent à plusieurs enjeux : reconnecter les lieux à la ville, végétaliser, imaginer un socle actif, transformer les cours intérieures et penser les lieux de travail dans les étages. Le rez-de-chaussée devient un socle animé qui relie les deux bâtiments. Les flux sont ainsi simplifiés. Deux entrées sont conservées et permettent de découvrir des halls lumineux conviviaux. On y trouve des salles de réunion et de formation ainsi qu’un workcafé qui invite à la détente et aux échanges. Ce dernier relie visuellement la rue et la cour intérieure.Avenue de Messine, STUDIOS révèle le porche historique, auparavant dédié à l’accès véhicules, en redessinant la séquence d’entrée en double hauteur dans une écriture contemporaine qui dialogue avec les éléments patrimoniaux. Rue de la Bienfaisance, la façade est ouverte en partie basse pour relier le site à la rue.La cour centrale est transformée : reconnectée aux espaces intérieurs, végétalisée et allégée des poutres existantes, elle devient un havre de paix, prolongement du hall Bienfaisance.Au deuxième étage sur cour, une galerie, doublée au rez-de-chaussée, relie les deux bâtiments. Sa nouvelle façade vitrée ouvre les espaces et fait le lien entre l’intérieur et l’extérieur.Le patio Messine est libéré et ses façades entièrement ouvertes pour laisser la lumière naturelle inonder les lieux. Les étages sont transparents à tous les niveaux. Au premier étage, le puit de lumière est fermé par une nouvelle verrière qui procure de la luminosité au hall créé en double hauteur. Intervention majeure du projet : la transformation d’une partie de l’ancienne toiture en zinc de l’hôtel particulier en terrasse végétalisée (170 m2) accessible à tous. Une nouvelle liaison est réalisée pour rejoindre la terrasse du bâtiment de la Bienfaisance. Ce rooftop de 360 m2 offre une vue panoramique sur les toits et les monuments de Paris. « Tandem illustre la nouvelle génération de bureaux. Situé au cœur de Paris, ancré dans son histoire,
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    Urbanisme

    Nager en eau bénite

    Par Nat Lecuppre, le 13 février 2026
    Autrefois, les églises constituaient le cœur du village, des espaces de rassemblement tout en étant des lieux de recueillement et de rituel. Avec le temps, leur fréquentation a énormément chuté. Beaucoup d’entre elles sont laissées à l’abandon. Ces édifices emblématiques sont de plus en plus remis au centre des projets urbains. Des villes choisissent de les transformer et de leur redonner une seconde vie. Cette idée n’est pas incongrue. Côté architectural, ces lieux sont adaptés par leurs volumes généraux et leurs hauteurs sous plafonds pour prévoir des espaces ventilés, baignés de lumière naturelle filtrée par des vitraux conservés, etc. De nouveaux usages sont envisageables. L’agence d’architecture MVRDV avec Zecc Architecten ont remporté un concours appelé « Eau bénite », qui concerne la transformation de l’église Saint-François d’Assise à Heerlen, aux Pays-Bas. Ce monument classé va devenir une piscine municipale tout en préservant ses éléments historiques.  Un projet hors pair Les lieux vont accueillir diverses activités grâce à une prouesse technologique architecturale : un sol réglable et polyvalent. On pourra se baigner et, lorsque le sol sera surélevé, l’espace deviendra plat pour être utilisé pour des événements culturels et sociaux. Un effet d’optique est imaginé. Il invitera les personnes à « marcher sur l’eau ». L’expérience visuelle sera rendue possible par une fine couche d’eau dans toute la zone combinée à un éclairage spécifique. Esthétique et histoire du lieu Le projet de 1 270 m2 allie tradition et modernité. Beaucoup d’éléments de l’histoire de l’église sont préservés. L’entrée conserve son rôle mais elle est revue. Clin œil au passé religieux, une marquise circulaire éclairée de nuit est installée. À l’intérieur, deux passages latéraux permettent l’accès aux vestiaires, au restaurant et à la piscine. Le bassin est prévu au centre de la nef. Les bancs en bois seront réutilisés et auront un double emploi : ils serviront d’assises pour les nageurs, et ceux qui placés derrière les parois vitrés deviendront des comptoirs pour les spectateurs. La chaire servira de poste d’observation pour les maîtres-nageurs.  Le plus grand défi à relever pour les architectes est de garantir un chauffage suffisant et durable pour la piscine dans ce lieu historique. Des parois vitrées isolantes entoureront le bassin et les bas-côtés. Elles protégeront les vitraux et les œuvres d’art de l’humidité. Un sol en mosaïque autour du bassin, signé d’artistes locaux, adressera un clin d’œil aux couleurs et matériaux existants. Le sol rendra hommage aux peintures murales des lieux. L’éclairage au-dessus de la piscine s’inspirera des anciens luminaires religieux et servira de lignes de nage. Le toit sera isolé pour diminuer la déperdition de chaleur. Les installations techniques garantiront un climat intérieur économiseur d’énergie. L’isolation se fera par l’extérieur pour préserver la maçonnerie intérieure. La couverture sera ensuite réinstallée. La charpente en bois est conservée et dotée de panneaux absorbants afin de renforcer l’acoustique. Les installations techniques seront cachées, intégrées avec des unités de traitement de l’air placées en sous-sol.  Ce projet est un très bel exemple de réutilisation créative des bâtiments historiques. Il répond aux besoins sociaux d’aujourd’hui. L’église devient un lieu de rassemblement moderne qui garde des traces de l’histoire de la ville tout en développant
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Zoku Porte de Clichy, un hôtel sans clichés

    Par Lionel Blaisse, le 5 février 2024
    En investissant les trois derniers étages du Stream Building conçu par PCA Stream, la jeune enseigne hôtelière néerlandaise Zoku 1 apporte son tribut et sa… tribu pour requalifier la Porte de Clichy. Ses 109 mini-lofts proposent aux travailleurs nomades des entreprises désormais itinérantes un hébergement et des aménités adaptés à leurs moyens et longs séjours en leur permettant de mêler loisirs et travail tout en voyageant léger. L’opérateur était associé dès la consultation au projet lauréat sis Porte de Clichy de Réinventer Paris, aux côtés de Philippe Chiambaretta, Hines, Covivio et Topager. Un bâtiment-métabolisme « Pensé selon des logiques circulaires pour répondre aux enjeux de la ville de demain, le Stream Building est un hub relationnel et productif qui dynamisera cette nouvelle centralité du Grand Paris en concentrant toutes les activités d’une vie urbaine intense, explique Philippe Chiambaretta. Il incarne un travail de co-conception et d’intelligence collective qui bouleverse les rapports traditionnels entre maîtrise d’œuvre et maîtrise d’ouvrage. Il a été l’occasion de relations inédites entre acteurs de la ville au sein du groupement : concept programmatique, modèle économique, traduction architecturale ayant été pensés de concert. Il en résulte une conception basée sur l’idée de métabolisme, dépassant la métaphore moderne de la machine pour celle du vivant. Le bâtiment est envisagé comme un organisme productif, qui transforme ses ressources selon des logiques circulaires de synergies entre ses espaces. » Constituant un socle actif en contact avec le quartier en mutation, son rez-de-chaussée accueille une brasserie, une sandwicherie, un bar à salade, deux épiceries et le Stream Café. Ce dernier commande avec convivialité l’accès aux cinq premiers étages de bureaux offrant des plateaux ouverts, lumineux et ultra flexibles. Les trois derniers niveaux hébergent la résidence hôtelière de nouvelle génération tandis que la toiture – exploitée par la start-up Topager, adepte de l’agrivoltaïsme – combine 400 m2 de panneaux photovoltaïques à un potager urbain de 300 m2. Afin de garantir sa réversibilité d’usage, son système constructif modulaire et évolutif repose sur une structure bois et des noyaux béton. La trame carrée unique de 3,60 m s’affichant en façade autorise une grande variété de programmes. Laissée apparente dans sa proue sur le périphérique, elle est revêtue dans les étages d’une enveloppe bioclimatique dont le traitement des baies vitrées diffère selon les orientations (double ou simple peau). Du no man’s land au nomads’ home Les global nomads ont de 25 à 40 ans, comptent plus de femmes que d’hommes, voyagent régulièrement pour affaires minimum cinq jours voire jusqu’à trois mois, sont pour la plupart issus des secteurs techniques et créatifs qu’ils y soient directeurs des ventes, responsables marketing, chefs de projets ou encore consultants. Jonglant avec les fuseaux horaires, ils ont impérativement besoin d’un wifi fiable et rapide. Pouvant travailler à n’importe quelle heure, ils n’ont pas pour autant renoncé aux loisirs et aux rencontres offerts par leurs multiples destinations. Dès 2009, Hans Meyer – cofondateur de la chaîne néerlandaise Citizen M – réalise qu’aucune offre spécifique d’hébergement ne répond aux attentes bien légitimes de cette nouvelle clientèle dont la pandémie a fait depuis exploser

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