Architecture, l'esprit du lieu

Le monde du travail par Sowen

Par Nat Lecuppre, le 24 mars 2025.
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© Romain Ricard

Sowen, entreprise d’aménagement intérieur, est toujours en veille des tendances et des innovations dans le secteur tertiaire.

La société scrute, décrypte, analyse et applique dans ses projets tout ce qu’elle juge performant et positif pour la Qualité de vie au travail (QVT). Sa conviction première : les bureaux doivent être une expérience à vivre qui incarne les valeurs de l’entreprise et son ADN. Pierre-Alexandre Pillet, fondateur de Sowen, souhaite faire partie des acteurs qui dessinent le bureau de demain. Pour lui, on ne doit plus utiliser le terme de QVT mais privilégier la notion d’expérience collaborateur, plus humaine et plus adaptée aux évolutions de la société.

Les modes de travail ont évolué très vite en peu d’années. Les codes ont été bouleversés, et les frontières ont pour ainsi dire disparu entre le travail chez soi, au bureau ou au café. L’après-Covid incite l’hybridation des modes de vies personnelle et professionnelle. Les jeunes générations pensent que les espaces de travail doivent encore évoluer. L’aménagement va y contribuer.

Les problématiques vont de pair. À savoir : comment donner envie de venir au bureau ? Comment gérer la fluidité d’espaces aux fonctions diverses ?

Pour Sowen, la conception ne doit plus être celle des bureaux traditionnels. Ces derniers doivent être davantage des lieux expérientiels qui mixent workstyle et lifestyle. Le bien-être des collaborateurs est mis au cœur du projet avec le même confort qu’à la maison, mais avec plus d’efficacité et d’équipements. Ils développent la créativité. Comme chacun cherche à être plus attractif, chaque société doit repenser son expérience collaborateur tout comme son expérience client avec la même attention et qualité. C’est la solution pour engager à long terme les collaborateurs, retenir les talents et développer l’entreprise.

Une démarche RSE forte.

L’écoresponsabilité est primordiale. Elle fait partie des engagements incontournables dans un projet. « Autrefois, nous avions comme interlocuteurs les directions financières, aujourd’hui ce sont les responsables RSE, la communication, les Ressources humaines et les directeurs généraux qui collaborent avec nous pour le projet, précise Pierre-Alexandre Pillet. Les bureaux sont devenus des outils RH et RSE. »

Une vitrine d’un savoir-faire.

Le Sowen Social Club inauguré en juin 2023 est un lieu ouvert sur son écosystème. Il allie espaces de vie et de travail. Ils sont source d’inspiration et de projection pour les clients de Sowen. Pour exemple de réalisations de Sowen avec cette méthodologie et philosophie des espaces de travail, nous avons les bureaux parisiens d’Arcelor Mittal, leader de l’acier.

C’est à Paris dans le 9e arrondissement qu’Arcelor Mittal a élu domicile pour une partie de ses équipes parisiennes. L’immeuble de la place de la Trinité a une superficie de 4 500 m2. Il accueille 250 collaborateurs.

Afin de refléter le savoir-faire du groupe, la matière est mise en avant. Il s’agit pour Sowen d’allier les matières aux hommes. L’esprit d’innovation d’Arcelor Mittal devait aussi être souligné. Mais avant tout, il fallait mettre en exergue le côté humain de la société. Les espaces imaginés offrent diverses possibilités de mode de travail. L’ambiance est chaleureuse et apaisante. L’accent a été mis sur l’innovation et les échanges. Selon les besoins, on a des espaces calmes et accueillants ponctués par des salles de réunion et des salons. Les lieux sont élégants et rythmés par des touches de modernité et de couleur.

L’ambiance conviviale renforce les valeurs humaines d’Arcelor Mittal. La cafétéria sous forme de bistrot parisien convivial fait écho au quartier animé. Elle favorise les interactions sociales et le partage culturel. Elle a été imaginée en adéquation avec les enjeux environnementaux. Les matériaux sont écoresponsables. On trouve par exemple des plans de travail à base de coquillages recyclés.

Le concept des bureaux d’Arcelor Mittal est une belle adaptation de l’expérience collaborateur que Sowen s’efforce de faire vivre à ses clients. Le design est toujours au service de l’humain.

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    Talents

    L’Ensci Bis, le diplorama de la vie

    Par Anne-Marie Fèvre, le 19 janvier 2024
    À son annexe place de la Bastille, l’école a présenté 36 diplômes de design industriel et textile. Une occasion de saisir les engagements des jeunes élèves : féminisme, social, coopératif et… poésie. C’est grâce à une exposition des diplômes que l’on peut comprendre les préoccupations des jeunes, et la spécificité de l’Ensci-les Ateliers, École nationale supérieure de création industrielle. En avril, elle présentait Diplorama. Pour la première fois, ce huitième rendez-vous était présenté à l’Ensci Bis, place de la Bastille, à travers 36 propositions scénographiées par Andréa Racca et Tom garçon. Côté industrie, c’est Gilles Belley, designer, enseignant et commissaire qui fait le guide. Il met l’accent sur certains thèmes abordés. Le corps des femmes, leurs maladies spécifiques avec Projet Specul…s, décrypté par Mathilde Nguyen. Ou encore Nez à soi-Olfacto Gyneco, où Jeanne Chiche fait humer sans tabou les odeurs de vulve et de vagin, comme des messages du corps à sentir pour la prévention médicale. Il insiste aussi sur les démarches collectives, de Société coopérative du cycle, proposée par Romain Thouin, à Grève-cœur de Lou Garcia & Juliette printemps qui offrent des outils au service des manifestations syndicales. Audrey Pety décrypte son travail, Welcome to wonderful web archives, soit rendre présentables les innombrables archives du Web, avec un protocole de curation mené avec la BNF. Pour les textiles, sans la commissaire et enseignante Hélène Lemaire, on ne comprendrait pas la présence d’un petit pull Ready to telwear. Shin-Hye Lee imagine des vêtements pour le télétravail, entre confort et représentation à l’écran. Lucie Brudy, elle, s’intéresse à la poétique des couleurs neutres. Comme toutes ces 36 intentions sont intéressantes, on peut mieux les appréhender au sous-sol, où les créateurs et créatrices les expliquent en images, grâce aux vidéos conçues par Oscar Clermont. Et on y listera différents intérêts pour le sport, le corps, la biodiversité, l’écologie, la pénurie, le collectif, le féminisme, la basse résolution, la dyslexie, le Mistral, les terrils, le feu de bois, le soleil, la poésie… C’est réjouissant et bien mieux que les sondages pour cerner la jeunesse. Après le tremplin du Festival 100 % à la Villette, Diplorama a été le dernier événement de la célébration des 40 ans de l’Ensci. Elle s’est achevée le 7 avril avec Sans Parade ni Trompette, fête au Pavillon Villette qui a réuni joyeusement la communauté ENSCienne élargie. La 41e année ne sera pas pour autant moins riche en partenariats. L’école va développer ses deux chaires de recherche, l’Innovation publique1 et « S’entendre » (lire encadré). Côté formation continue, elle s’est associée à l’Eclozr de Rennes pour y développer un programme de son mastère spécialisé : Sustainable innovation by design. Pour Oriane Joucla, directrice adjointe de l’Eclozr, « cette première implantation de l’Ensci en région est une vraie chance pour la Bretagne ». Emmanuel Thouan et Nathanaël Delahaye, les codirecteurs pédagogiques de ce nouveau programme, valoriseront les compétences de la région : innovation territoriale, transition écologique, questions agricoles et industrielles. En mai, le Bis a aussi accueilli une recherche avancée sur les textiles archéologiques, 10 projets d’élèves-designers menés en partenariat avec le Design
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Franprix boosté par Oxygène

    Par Nat Lecuppre, le 12 février 2025
    Le groupe Casino fait appel à l’agence Intangibles Assets Design pour concevoir le nouveau concept de son enseigne Franprix, appelé Franprix Oxygène. L’objectif était de développer la commercialité, de renouveler l’expérience client et de faire de Franprix le meilleur voisin chez qui on aime faire ses courses. Façade, ambiance et parcours revus. La façade se dote d’une couleur complémentaire, un bleu ardoise, et d’une trame verticale qui soulignent l’identification du magasin. Une enseigne drapeau marque l’ouverture du lieu chaque jour. Une enseigne néon LED secondaire rappelle l’ADN commerçant de Franprix : courses, repas et services ! Le magasin s’ancre dans son environnement avec le design et le jeu graphique entre le numéro de la rue et le bardage. L’ambiance souhaitée est chaleureuse, dynamique et réconfortante. Les codes couleur retenus sont solaires et naturels. Les touches orange et beiges se marient avec les matériaux responsables (lames de bois recyclés…). Les plafonds sont en couleur et lumineux. Le carrelage blanc évoque la fraîcheur et la cuisine. L’orange affirme l’identité de Franprix. Le parcours client est repensé. Trois zones distinctes se succèdent. En entrant, la Zone Fresh est un véritable food hall dédié au frais à déguster. La Zone Market est dédiée aux courses pour la semaine. Et la Zone Caisse devient ultra marchande et servicielle. Acteur de la vie quotidienne. L’esprit bon voisin est cultivé. L’humain est remis au cœur du commerce de proximité. On trouve des caisses physiques assistées, les coups de cœur des équipes, les petites annonces entre voisins. Un dispositif est mis en place afin de recueillir les avis des clients. Une zone expo permet à un artiste du quartier d’exposer son œuvre. Une attention est portée à la signalétique. Le magasin devient communiquant. La signalétique crée des repères avec une théâtralisation des engagements RSE de Franprix. Les moments de consommation sont mis en avant (goûter, petit déj, apéro…). Une éco-conception est mise en place avec plus de 40 % de réemploi du mobilier (retail staging des gondoles). L’économie d’énergie est favorisée avec l’optimisation de la lumière naturelle, l’éclairage LED et une façade ouverte. La signalétique du magasin est en carton donc moins coûteuse et plus écologique. Des ateliers Workshop avec des franchisés ont permis de définir et de développer une offre plus diversifiée : une nouvelle marque sélection Franprix, les produits « meilleur rapport qualité prix », une formule midi à 5,50 euros (plat, dessert, boisson), une offre snacking variée, de la promo, des petits prix, une offre d’impulsion innovante et gourmande. Services et proximité. En tant que bon voisin, les services sont également mis à la page. Ils sont multiples (livraisons, casiers Vinted, location de biens en commun (rétroprojecteur, perceuse, petit électroménager…), gardiennage de clefs, bagagerie, station de recharge de vélo, prêts de caddies et de parapluie, bouquet de la semaine, etc. Le concept est modulable. Trois modèles sont proposés. On trouve le magasin de dépannage de 156 m2 comme au 276, avenue Daumesnil à Paris (12e), le magasin complémentaire de 272 m2 comme au 54, rue Belgrand (Paris 20e) et un magasin référent de plus de 450 m2 comme au 112, rue Cardinet (Paris 18e) et
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Louis Vuitton revu par Stéphanie Coutas

    Par Nat Lecuppre, le 16 octobre 2024
    L’art de vivre à la française continue à s’exporter avec les projets de l’architecte d’intérieur Stéphanie Coutas. Tout récemment, elle vient de signer un concept d’appartement-boutique pour Louis Vuitton. Un appartement-boutique. Le concept est inédit. Les lieux imaginés sont situés au Takashimaya SC à Singapour. Ce centre réunit toutes les marques de luxe, et la Maison Louis Vuitton se devait d’y être présente, mais aussi d’y marquer sa différence. Pour cela, le projet est confié à Stéphanie Coutas, qui conçoit un écrin sur mesure afin d’y présenter tous les univers de la maison (prêt-à-porter féminin et masculin, maroquinerie, haute joaillerie et haute horlogerie…). Une expérience singulière à vivre. L’appartement-boutique est chaleureux. Pour ces espaces, Stéphanie Coutas joue avec la délicatesse, la douceur, tout en rondeur avec un important travail de courbes. Celui-ci valorise l’architecture monolithique. Les intérieurs portent la griffe de l’architecte d’intérieur. Ils sont élégants, luxueux, raffinés et allient le savoir-faire artisanal. Les matériaux sélectionnés renforcent cette ambiance de luxe discret et de bien-être. Stéphanie Coutas nous plonge dans un univers inspirant de matières et de textiles. Le mobilier est créé pour les lieux par des artistes et designers français. L’architecte a souhaité faire vivre une expérience aux clients d’une totale immersion dans l’ADN de la maison. En entrant dans l’univers imaginé, on découvre des malles suspendues par des montgolfières. Les espaces exposent des pièces d’archives emblématiques de la maison, comme la malle à chapeau Monogram de 1924 qui a été restaurée. Chaque monogramme a été peint à la main. L’appartement-boutique est constitué d’un hall, d’une galerie et de trois salons. Le hall est un espace rythmé par des arches aux motifs singuliers. Il met en valeur les nouvelles collections de prêt-à-porter. Les murs décorés de bas-reliefs végétaux sont la signature de Stéphanie Coutas. La pièce maîtresse est le frangipanier en staff blanc qui fut inspiré de la cité-jardin de Singapour. Il figure à chaque coin de la pièce. Les feuilles et les tiges ont été façonnées à la main sur place. Au centre de la pièce, on retrouve la fleur de Monogram, symbolisant la Maison Louis Vuitton, dans le parquet en chêne et marqueterie de marbres (Serpeggiante Taj Mahal et Crema Marfil). Telle une arabesque, un liseré délicat argenté orne le plafond. Dans la galerie attenante, la collection « les Extraordinaires » avec des modèles Capucines en cuir est présentée. Bois et marbre se conjuguent. On trouve au sol des Louis Vuitton Monogram Flower en bois et des feuilles en marbre Serpeggiante Taj Mahal. Au plafond, le regard est attiré par un décor texturé avec un effet ondulant et hypnotique. Trois salons spacieux sont mis à disposition de la clientèle. Chacun a son ambiance et sa décoration. Le premier se singularise par ses murs en dégradé orange, « Singapore Sunset », réalisés sur place par l’Atelier Martin Berger. Les lieux sont élégants et dévoilent les dernières collections de prêt-à-porter féminin et de robes de soirée. Un mur en staff blanc tel un paravent reprend le motif du frangipanier. Le second dédié aux hommes est pensé pour captiver les sens et interpeller. Le revêtement des murs est texturé tel un

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