Architecture, l'esprit du lieu

Le Spa Thermal O’balia, un héritage réincarné

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Par Sipane Hoh, le 10 avril 2026.
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© ailleurs.studio

À travers un projet sensible et caractéristique, l’architecte Amelia Tavella réinterprète l’héritage antique de Balaruc-les-Bains. Elle donne une nouvelle vie au Spa Thermal O’balia, l’unique station thermale de Méditerranée.

Située sur les rives de l’étang de Thau, la future station thermale croise l’ambiance des thermes antiques et sa situation singulière. Amelia Tavella a été mandatée pour mener à bien un projet complexe composé de la réhabilitation partielle, la démolition et l’extension des Thermes O’balia. L’ensemble comprend entre autres des espaces d’accueil, une boutique de soins, des espaces de soins individuels. L’eau occupe une place centrale dans ce projet à travers le Bain de la Déesse, un bassin thermal de 300 m² conçu pour apaiser corps et esprit, mais aussi le Village sauna qui abrite divers hammams, saunas et zones de détente. L’écrin architectural robuste, qui prend ses racines dans la géologie locale, révèle un cœur naturel où l’eau et la nature jouent à cache-cache. Dans un décor manié avec intelligence où rien n’est laissé au hasard, un véritable jardin botanique méditerranéen cohabite ainsi avec les sources pour offrir aux visiteurs une expérience unique en son genre. De ce fait, Balaruc-les-Bains, riche de vestiges romains tels que mosaïques, bustes et thermes enfouis, voit son patrimoine réinterprété avec tact par Amelia Tavella. Dans ce cadre enchanteur, les matériaux choisis et les formes architecturales rappellent les traces antiques.

« J’ai le désir de me lancer dans une quête de la mémoire de Maïmona, révélant depuis le sol, telle une archéologue, les traces de son passé. Le nouveau spa thermal sera une rencontre entre géologie et généalogie. Notre architecture vise à réinventer sans détruire, composant délicatement avec la structure existante : renaître sans renier. Elle suit les traces d’un passé récent et ancien. Le bâtiment existant nous sert ainsi de guide. L’architecture élancée de l’aile en bois est préservée, honorant le passé plus récent. Une greffe minérale, suivant les traces d’un temps plus ancien, adopte la topographie vers le rivage.

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    Architecture un lieu

    Extime, une nouvelle offre d’hospitalité aéroportuaire

    Par Nat Lecuppre, le 16 octobre 2023
    Tel le phénix, le Groupe ADP renaît de ses cendres avec sa nouvelle marque et offre appelée Extime, une expérience qui cible l’excellence. Elle va transformer le temps d’attente en moment qualitatif de plaisir, de confort et de vie. Le temps de l’excellence Extime a pour objectif l’excellence dans le service, le design et l’offre commerciale à l’aéroport, pour les voyageurs après le passage des contrôles. Une offre commerciale et de restauration prestigieuse s’adapte à chaque terminal. Une offre salons est proposée selon le type de passagers et d’aéroports. Le design des salles d’embarquement se réinvente selon les usages et les standards de confort. Une marque retail et d’hospitalité Les passagers redeviennent des hôtes que l’on soigne et comble de petites attentions. Extime fait partie du programme stratégique 2025 Pioneers du Groupe ADP. Cette nouvelle marque inaugure un modèle qui assure une qualité d’hospitalité, de durabilité et de performance. Le terminal 1 à Paris-Charles de Gaulle est le premier lieu inauguré en tant que Boutique Terminal. La source d’inspiration de cet espace est le boutique hôtel. Les zones réservées vont devenir des Boutiques Terminaux avec l’excellence d’une multitude de services et d’hospitalité. Ces Boutiques Terminaux s’associeront avec des partenaires prestigieux du luxe. L’offre de restauration est placée sous l’égide de chefs de renom. En plus du confort et du bien-être des passagers, Extime a aussi pour ambition d’augmenter le chiffre d’affaires par passager. Les lieux sont repensés design, à taille humaine et même hybrides avec un mobilier permettant différentes postures (allongées, droites…). L’offre commerciale est aussi culturelle et servicielle. Le concept retail se développe autour de trois axes : Extime Duty Free Paris, Extime Lounge et Extime JC Decaux. Le premier étend son offre autour des grandes catégories du Duty Free (la parfumerie, le tabac, les vins et spiritueux, la gastronomie et la confiserie). Le second offre des salons haut de gamme et multicompagnies. Les premiers salons Extime Lounge sont au Terminal 1 et Terminal 2BD de Paris CDG. Quant à l’offre publicitaire Extime JC Decaux, selon la validation des Autorités de la Concurrence, elle sera gérée par Extime Media. Au cœur du Duty free, 1 300 m2 dédiés à la beauté permettent aux plus prestigieuses maisons de signer leurs enseignes et leurs intérieurs (Louis Vuitton, Dior, Chanel, Bulgari, Hermès, Cartier, Gucci, Rolex, Lacoste, Longchamps, etc.). Une des plus belles vitrines françaises Extime Duty Free met en avant le savoir-faire et l’Art de Vivre à la française. Suivant un concept de Halle Parisienne, on y trouve les produits gastronomiques de maisons comme Pierre Hermé, Caviar House, la Maison du Chocolat… Un espace, appelé Comptoir, permet de déguster une planche de fromages, de charcuterie ou de produits de la mer. On peut même y prendre une coupe de la maison Ruinart. Les grandes maisons de spiritueux proposent leurs éditions rares et limitées et la cave à vins des crus exceptionnels. Le digital est pris en compte dans ce renouveau avec une market place : Extime.com ainsi qu’un programme de fidélité (Extime Rewards) pour récompenser
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Anbassa le temps d’un café

    Par Sipane Hoh, le 21 février 2025
    C’est l’histoire d’un bâtiment Art déco datant de 1935 situé à Pantin qui a été subtilement transformé par les architectes de l’Office Abrami Rojas pour accueillir une nouvelle enseigne : Anbassa. Un univers épuré aux arômes de café prend ainsi vie. Le concept a été créé en 2007 par Sylvain Chauvineau et Jacques Chambrillon, deux associés qui ont ouvert en 2011 une brûlerie à Melun. Vu le succès de leur entreprise, ils renouvellent l’expérience à Pantin. Anbassa, qui puise son nom dans la langue amharique et signifie « lion », s’installe ainsi à la place d’une ancienne compagnie d’assurances réalisée par l’architecte René Tanalias et classée Monument Historique. Une fois franchies les anciennes portes réhabilitées avec adresse, un monde épuré s’offre au visiteur. Bienvenue au royaume du café. Dans ce lieu savamment réhabilité, chacun peut à sa guise acheter, consommer mais aussi découvrir et s’instruire. Ce lieu énigmatique a été conçu par l’agence d’architecture italo-mexicaine Office Abrami Rojas (OAR) qui, après avoir mis à nu les murs et la structure porteuse, a revalorisé les anciennes coupoles en béton armé serties de verre, révélant des éléments exceptionnels jusque-là dissimulés. Au fond, le laboratoire, toujours visible grâce à ses grandes délimitations vitrées, sépare la zone de dégustation des bureaux. Les trois espaces qui se suivent retracent à leur tour l’histoire du breuvage. La torréfaction, la vente et la dégustation constituent ainsi le récit du lieu. Anbassa est plus qu’un banal lieu où se rendent les gens pour déguster un café, c’est une boutique doublée d’un laboratoire aux allures d’un mini musée qui promeut un rituel : celui d’un breuvage magique qui n’a cessé de se renouveler.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Le voyage sensoriel du restaurant CAAA by Pietro Catalano

    Par Sipane Hoh, le 7 mars 2025
    Situé en Suisse, à Lucerne, jouxtant la fameuse « Impulse Gallery », le restaurant CAAA by Pietro Catalano, réalisé avec habileté par l’agence d’architecture espagnole External Reference (Carmelo Zappulla), ressemble à une sculpture habitable, offrant à ses visiteurs une expérience sensible qui croise l’architecture, la technologie et la gastronomie. Le restaurant CAAA by Pietro Catalano découle de la collaboration innovante entre le chef Pietro Catalano reconnu pour ses créations gastronomiques innovantes et le savoir-faire d’External Reference. La collaboration entre l’architecte Carmello Zappulla et le chef cuisinier aux divers talents dévoile un écrin à l’architecture avant-gardiste qui offre aux usagers un beau plongeon aux confins de la gastronomie : s’inspirant des riches traditions culinaires de la région transalpine et de l’exceptionnel paysage avoisinant, External Reference a conçu un lieu qui rend hommage à la magnificence des Alpes. D’une superficie de 85 m² et pouvant accueillir jusqu’à 16 convives, la salle à manger du restaurant se caractérise par sa couleur blanche et ses traits épurés, accentués par le jeu savant des lumières chaudes. Ces dernières jouent un rôle très important dans la mise en valeur des différents mobiliers. Plus on se rapproche de l’obscurité, plus la transformation est féerique. Comme si le restaurant se réveillait grâce à l’ajustement des éclairages. La nuit tombée, l’ensemble prend ainsi les allures d’un cocon douillet au milieu des montagnes. Chaque meuble est conçu sur mesure, les chaises et les tables sont en bois de frêne, les sols en acier inoxydable, tandis que le bar du restaurant est fabriqué en verre et en marbre. Le plafond constitue l’autre curiosité qui interpelle. Dans sa recherche poussée, Externe Référence a analysé, en se servant de l’informatique, les morphologies des surfaces enneigées, afin de créer une structure qui prend forme à partir de l’étude numérique et vient tapisser convenablement le plafond. Cette investigation a donné naissance à un volume et des dimensions définis, permettant son impression 3D ultérieure. L’architecte raconte que, tel un puzzle, la surface était divisée en 63 pièces maniables, de 80 x 80 cm chacune, facilitant leur fabrication et assemblage ultérieur sur site. « Pour moi, le thème de l’intelligence artificielle est un moyen de remplacer cette capacité que les architectes ou les designers en général ont perdu, celle de dessiner à main levée. C’est un défi passionnant, car c’est un processus de pensée typiquement visuel traduit en mots qui a créé un récit que la machine peut comprendre », conclut Carmello Zappulla. Dans la phase finale, chaque pièce a été imprimée sur du bois de cellulose, un matériau recyclable obtenu à partir de résidus de déchets de bois, combinant des ingrédients naturels tels que la lignine, l’hémicellulose et la cellulose, une base d’une grande résistance qui sied parfaitement à une impression 3D de haute qualité. Rappelons que les divers éléments ont été imprimé par LAMÁQUINA, l’entreprise établie à Barcelone constituée d’une équipe de jeunes ingénieurs, chercheurs et experts en robotique. À Lucerne, l’approche pionnière d’External Reference, qui redéfinit constamment les limites de l’inventivité, croise l’univers créatif de Pietro Catalano et offre au visiteur un périple plein d’enrichissantes découvertes gustatives, olfactives et sensorielles. 

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