Architecture, l'esprit du lieu

STUDIO SHOO conçoit le nouveau flagship Estil.io de Yerevan

Par Sipane Hoh, le 29 avril 2025.
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© Katie Kutuzova

En Arménie, à Yerevan, Kristina Hunayan a mandaté STUDIO SHOO (Shushana Khachatrian) pour la conception de l’intérieur de la boutique Estil.io. L’espace de vente de 144 m² met en avant une interprétation sensible des magasins de décoration.

L’architecture d’intérieure est remarquable. Conceptuel, le design tranche avec les écritures esthétiques traditionnelles des magasins de décoration et met en avant des lignes pures et des formes sobres, le tout rehaussé d’une note d’élégance et de justesse. Le bureau de réception sert de point focal. En effet, c’est à cet endroit que les différentes rencontres se créent. Le lieu abrite également un bar. À gauche de l’accueil, prennent place un canapé ainsi que quelques fauteuils et des tables basses, un mobilier choisi avec soin offrant à tous confort et détente. Selon les souhaits de la maîtrise d’ouvrage, l’architecte d’intérieur a conçu un design qui souligne le contraste. C’est ainsi qu’un dialogue des plus improbables se crée entre les lignes douces du plâtre et certaines finitions brutes comme celui du béton qui couvre le sol, les couleurs chaudes qui tapissent les murs et la froideur dégagée par la présence des surfaces métalliques. L’élément principal de cet espace surprenant est constitué par une bande métallique qui prend place au-dessus de la réception : elle se tord, s’enroule sur elle-même et glisse pour échouer sur le sol, il s’agit d’un élément apportant un certain dynamisme au lieu. Des tables de différentes formes et hauteurs servent de présentoirs. Soulignons que tous les éléments, comme par exemple les étagères, les stands d’exposition, les canapés et les tables, ont été assemblés par des artisans locaux. Le nouveau flagship Estil.io de Yerevan est un univers antagoniste qui fait l’éloge de la matière.

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    Architecture un lieu

    Invitation à une pause chez Rose Bakery

    Par Nat Lecuppre, le 7 mai 2024
    Rose Bakery est une institution connue par tous les Parisiens. Cette maison anglo-française propose des espaces pour une pause thé ou une cuisine qui incarne l’amour du bon. Rose et Jean-Charles Carrarini ont fondé en 2002 leur premier salon de thé au 46, rue des Martyrs dans le 18e arrondissement de la capitale. Depuis, ils sont accueillis dans les lieux chargés d’histoire et prestigieux comme le Musée de la vie romantique, la Maison de Balzac, le Jeu de Paume aux Tuileries, au Bon Marché et à la BNF Richelieu. Philosophie de la maison Chez eux, le client est roi. Ils n’ont de cesse d’essayer de le contenter. Ils aiment les produits de qualité, purs et délicieux. Les recettes proposées peuvent convenir à tous les régimes alimentaires (des plats composés de légumes, des pâtisseries et gâteaux sans gluten ou lactose…). Le couple a fait appel à l’architecte d’intérieur Émilie Bonaventure du Studio be-attitude, pour concevoir leurs espaces. Les intérieurs sont épurés, authentiques et sobres. Ils se fondent dans le décor historique où ils sont abrités. La Maison de Balzac À la Maison de Balzac, l’architecte a créé un décor dans un esprit wabi sabi. L’ambiance est chaleureuse. À l’extérieur, un jardin bucolique dans lequel on peut s’installer offre une vue imprenable sur la Tour Eiffel. L’établissement dispose de 24 couverts à l’intérieur et autant en terrasse. Les clients peuvent se restaurer à l’intérieur sur une des tables en bois clair. La cuisine apporte des notes colorées aux espaces qui sont silencieux. Le Jeu de Paume Quant au décor du Jeu de Paume, Émilie Bonaventure opte pour le noir et blanc en reprenant l’esprit de la photographie. La salle est décloisonnée et ouverte sur des comptoirs en inox. Les banquettes rayées noir et blanc, le mobilier noir… On retrouve l’ambiance Rose Bakery qui prend place dans les sites en toute discrétion. Le salon de thé offre 20 places et la terrasse du jardin des Tuileries 60 places. Celle-ci n’est ouverte que de mars à octobre. Les couleurs arrivent par l’assiette. Chez Rose Bakery Jeu de Paume, on peut profiter d’un afterwork de 17h à 19h. Pour vivre un moment paisible dans un site somptueux et savourer un plat délicieux ou une pâtisserie, rendez-vous chez Rose Bakery.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    L’Art de vivre provençal

    Par Nat Lecuppre, le 13 février 2025
    C’est en 2022 qu’Anne-Sophie et Clément Pelissier jettent leur dévolu sur un immense domaine en jachère depuis vingt ans dans les Alpilles. Ils ont relevé le défi de faire de ces 240 hectares d’oliviers abandonnés le plus beau domaine, et d’y produire des huiles d’olive grand cru d’exception. Objectif atteint : aujourd’hui le Domaine Jolibois est le plus grand domaine oléicole en agriculture biologique et bénéficie de l’Appellation d’origine protégée de la Vallée des Baux de Provence. Le Domaine est plus qu’une destination, car l’huile d’olive est devenue un art de vivre. Cinq variétés d’olives sont produites en AOP ou monovariétales (Aglandau, Grossane, Picholine). Dès le début de cette belle aventure, l’Agence-S a accompagné les propriétaires pour la création de l’identité de marque du Domaine, son nouveau positionnement et créer une marque forte de Provence avec une dimension nationale et internationale. Six mois après le lancement de la marque, une première boutique Domaine Jolibois s’ouvre à Saint-Rémy-de-Provence (13). Située dans une rue piétonne, la boutique à la façade en pierre est réhaussée par les volets de couleur vert olive. La superficie de 50 m2 est pensée pour vivre une expérience, découvrir et se rencontrer. L’approche en design global de l’Agence-S a renforcé le discours de la marque dans ce lieu. Tout est pensé dans les moindres détails : matériaux, couleurs, signalétique, flux… En trois mois, la boutique devient une petite maison provençale. Elle incarne les valeurs du Domaine. C’est une immersion totale dans un cadre naturel et reposant. L’enseigne suspendue est constituée de lettres aériennes découpées et intégrées dans la pierre. On retrouve la couleur emblématique de la marque, le vert olive, à l’intérieur jusqu’au plafond. Afin de renforcer l’immersion en pleine nature, les lieux sont végétalisés. Une suspension en feuillage dessinée sur mesure viendra prochainement souligner cette atmosphère apaisante et enivrante. Les formes organiques déclinées du logo habillent les vitrines. La boutique se divise en trois espaces. Le premier regroupe les offres de produits (huiles du Domaine, produits d’épicerie fine inédits de la région, une sélection d’accessoires de décoration, des livres et objets). Au fond, un plan dessiné resitue le Domaine dans son environnement naturel et sauvage. Aux murs de l’arrière-boutique, on a des carreaux en céramique jaune évoquant le soleil mais aussi les cuisines provençales. Le second espace est constitué de la caisse, sert aux préparations des commandes et accueille l’épicerie fine. La circulation a été pensée pour plusieurs usages (présentation, dégustation, achat autonome) pour créer un ensemble fluide entre les deux espaces. Le troisième espace est situé à l’étage et est dédié à l’accueil B to B et aux stocks. Pour ce projet, le mobilier dessiné sur mesure côtoie le mobilier chiné. Les matières nobles et végétales sont privilégiées. On devance les aménagements futurs et présentations des huiles. Une grande bibliothèque à huile d’olive en bois massif est modulable. Ses colonnes s’adaptent selon les nouvelles huiles. De mini-chaudrons en inox disposés en partie basse permettent une dégustation. Le mobilier de présentation des pièces de décoration et de l’épicerie fine est également dessiné par l’Agence-S. Il a été imaginé pour pouvoir exposer différents formats et présente des
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    Architecture, l'esprit du lieu

    L’Istituto Marangoni Paris enfin révélé

    Par Sipane Hoh, le 3 septembre 2025
    Aussi discret que réputé, l’Istituto Marangoni Paris se trouve pourtant dans l’un des quartiers les plus célèbres de la capitale française. Réhabilité avec tact par Clément Blanchet Architecture, l’ensemble aux traits géométriques qui compose avec des bâtiments des XVIIe, XIXe et XXIe siècle autour d’un jardin régénéré en cœur d’îlot s’avère être une architecture de précision ancrée dans son contexte. L’emplacement est stratégique, le programme complexe et l’intervention tout en finesse. Il s’agit de l’Istituto Marangoni Paris, l’école de design à renommée internationale qui vient d’avoir son campus au cœur de la Ville Lumière. Situé à l’intersection de la rue de Lubeck et de la rue Boissière, dans le 16e arrondissement parisien, le programme est composé de 3 000 m² de salles de classe, d’auditoriums, de salles de réunion mais aussi de bureaux. L’édifice entame un véritable dialogue entre les bâtiments historiques existants et les nouveaux. Il se distingue par ses divers espaces d’exploration et ses jeux de transparences. Il ne s’agit pas d’un simple lieu d’enseignement mais d’une remarquable vitrine mettant en avant la mode et les arts. Fort de son expérience, Clément Blanchet a transformé un bâtiment datant du XIXe siècle en un nouveau lieu d’échange et de créativité. Dans un contexte urbain très caractéristique, le projet en forme de « U » prend place de manière à engendrer une nouvelle cour fermée par un mur mitoyen existant côté nord, il répond avec brio aux différentes exigences respectant à la fois les largeurs et les profondeurs des vues et des espaces ouverts, et entretient les connexions visuelles avec les parties plantées extérieures. Que ce soient l’organisation programmatique ou les espaces architecturaux, tout a été pensé dans le but d’inciter à la création. L’écrin devient ainsi un lieu qui véhicule l’inspiration, l’audace et l’innovation. Donnons pour exemple l’escalier qui est projeté sur le jardin, il devient un espace de rencontre, de contemplation et de réflexion. De même, les passerelles externes peuvent être utilisées comme des espaces à part entière où les jeunes designers exposent leurs travaux. De ce fait, la cour intérieure devient une scène publique pour le travail de l’école. Désormais, l’hybridation des lieux constitue l’un des fils conducteurs que nous pouvons trouver à l’extérieur comme à l’intérieur. Le même principe est appliqué à la toiture, qui sera divisée en trois parties. Tandis que le toit vert est non accessible, les autres entités constituent une succession de toits en pente et des terrasses ouvertes à tous. Dans sa conception, Clément Blanchet a engendré des espaces avec des perspectives et des points de vue variés et diversifiés. À travers un jeu habile de pleins et de vides, le campus se révèle sous son plus bel atour. Par ailleurs, les différents programmes architecturaux, les dispositions des divers espaces ont été créés dans le but d’amplifier toutes les créations qui cohabitent sur la même parcelle. De même, les espaces d’apprentissage font partie prenante d’un ensemble exceptionnel situé dans un cadre parisien remarquable qui croise adroitement tradition et modernité. Grâce à une telle opération, la capitale mondiale de la mode vient de se doter d’un lieu majestueux à la hauteur

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