Architecture, l'esprit du lieu

Un projet enrubanné avec art

Par Nat Lecuppre, le 9 octobre 2024.
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© Leigh Simson

Il est indispensable pour une agence d’architecture de bien s’entourer de partenaires et de prestataires compétents et de qualité afin de mener à bien un projet architectural remarquable.

Dans le projet de la tour de bureaux One Bank Street à Londres, EeStairs révèle tous ses talents. La Société Générale à Londres inaugure son siège social dans le quartier d’affaires Canary Wharf. L’immeuble One Bank Street est le fruit d’un travail d’exception entre le Kohn Pedersen Fox Associates, cabinet d’architectes du promoteur Canary Wharfp Group, l’agence TP Bennett Architects London, Adamson Associates (International) Limited et EeStairs, leader dans le domaine des escaliers d’exception.

Des prouesses architecturales.

Le site de 68 000 m2 a une pièce maîtresse qui interpelle chaque visiteur dès son entrée. Il s’agit d’un escalier en tant que chef-d’œuvre architectural. Il prend place dans l’atrium et se déroule jusqu’au quatrième étage. Il dynamise les lieux et rend fiers les 3 000 collaborateurs qui se rendent dans ce lieu singulier.

Les lieux sont contemporains voire futuristes. On y trouve principalement des plateaux ouverts avec des zones de détente et de travail informel. Un hub central favorise les échanges. Un environnement végétal est créé avec plus de 9 000 plantes. Ce qui a permis à la tour d’obtenir le label BREEAM Outstanding.

Une architecture pensée pour l’escalier.

À l’origine, l’escalier devait être une spirale. Puis, le concept a évolué et s’est transformé en ruban. Inspirée de la spirale d’Archimède, les lignes sinueuses s’élargissent au fur et à mesure qu’elles tournent entre la façade vitrée inclinée et les balcons arrondis des trois étages. Un véritable travail d’ingénierie, de technologie et d’études a été effectué pour modéliser ce ruban architectural. Les rubans intérieurs et extérieurs des balustrades ont été simplifiés et élevés de 1 900 mm sans ondulation au niveau des paliers entre les volées d’escalier. Cette élévation permet de dissimuler les paliers de repos. La forme est pure sans points de départ ni d’arrêt dans les balustrades.

En plus de la conception, la mise en place dans le bâtiment de la structure autoportante est une prouesse. Le savoir-faire d’EeStairs est à l’origine du succès de ce projet. Le fabricant a conçu un escalier sous la forme d’une structure en acier monocoque et une sous-face en GRG moulé recouverte d’EsSoffit®, un revêtement lisse et ultrasolide, procédé unique d’EeStairs.

L’escalier de 29 tonnes a été fabriqué en trois parties afin de pouvoir être transporté et mis en place par la terrasse au cinquième étage. L’installation de l’escalier a commencé par le balcon supérieur, nécessitant un ascenseur tandem avec deux grues araignées, plusieurs étais de douze mètres attachés à la structure primaire du bâtiment. Les mains courantes et les marches sont réalisées en chêne européen (conforme aux normes FSC). Des rondelles lumineuses dans les rampes éclairent avec subtilité les marches.

Une fois de plus, EeStairs démontre tout son talent pour concevoir des projets extraordinaires et pour allier son savoir-faire avec la créativité des ­architectes.

 

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    Morning, un acteur très engagé

    Par Nat Lecuppre, le 2 septembre 2025
    Morning, le spécialiste des espaces de travail, de l’aménagement et de l’événementiel d’entreprise, a transformé son espace Morning Sentier pour accueillir la Climate House, la maison dédiée à la transition écologique et sociale. Morning propose des espaces de travail, des aménagements clef en main et du mobilier sur mesure tout en organisant des événements pour les sociétés qui le désirent. Clément Alteresco, fondateur de Morning, porte un engagement fort pour la préservation de la planète. Avec le concept de la Climate House, dont Clément Alteresco est co-fondateur, son positionnement et ses valeurs d’écoresponsabilité sont repris. La Climate House est pensée pour développer la transition écologique et sociale. Pour servir d’espace témoin, les bureaux situés au 39, rue du Caire, à Paris (2e arrondissement), sont choisis. Les 2 000 m2 de bureaux se répartissent sur 8 niveaux. Ils sont composés d’une terrasse en rez-de-chaussée, d’un balcon au R+4, de 15 salles de réunion et de 16 phone-boxes. Morning Sentier, un centre de ralliement. Le concept favorise les synergies et l’émergence d’une communauté en faveur de la transition. Au rez-de-chaussée, on trouve une entrée, un espace salon, une cuisine et un jardin d’hiver. Les lieux sont modulables pour changer selon les besoins et accueillir des visiteurs de passage. Les rencontres y sont privilégiées. Des événements peuvent y être organisés. Aux étages supérieurs, les espaces de travail sont de grands plateaux ouverts meublés de grandes tables de travail. Quelques espaces plus intimistes sont mis à disposition. Tous les travaux ont été effectués par les équipes Morning. Son équipe de design & build compte 80 personnes (architectes d’intérieur, designers, ébénistes, responsables techniques…). Priorité à l’écologie. Le concept donne la primeur au réemploi, à la seconde main et aux matériaux responsables. Les espaces conçus sont sobres. Une grande partie des meubles de la gamme Morning sur les lieux sont réutilisés : les bureaux, casiers, tables-tréteaux, tables communes… Le mobilier complémentaire est issu d’une seconde vie ou sont fabriqués par des sociétés françaises responsables. Beaucoup d’innovations prennent place avec les mobiliers et les matériaux retenus. On trouve par exemple des tabourets réalisés avec de la levure de bière et des luminaires issus de flotteurs de pêche recyclés. Les papiers peints sont réemployés ou écoresponsables. La signalétique a été réalisée à partir de marc de café. Quant au comptoir d’accueil, il est retravaillé par les ébénistes et designers de Morning avec un matériau à base de sédiments marins. La réduction d’énergie est prise en compte. L’électricité verte alimente le site. Les consommations du bâtiment sont optimisées et contrôlées. Les fenêtres sont progressivement remplacées et la végétalisation est de plus en plus omniprésente dans les espaces. Morning Sentier avec la Climate House se veut un modèle d’exemplarité pour inspirer les autres. Il est une belle vitrine du savoir-faire et de l’expertise de Morning au service d’un collectif d’occupants résolument engagés.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    La Casa Franca le pisé en plein Paris

    Par Sipane Hoh, le 27 janvier 2025
    C’est une première ­parisienne, une maison en pisé nichée sur une parcelle entourée de plusieurs maisons de ville et située dans une rue caractéristique du 18e arrondissement. La Casa Franca, habilement réalisée, porte la signature de Déchelette Architecture, l’agence parisienne fondée par Philibert Déchelette et sa sœur Emmanuelle. C’est un lieu d’exception dont l’élaboration découle d’une rencontre et sert à véhiculer de bonnes intentions. En effet, le terrain a été acheté par Sarah Valente, l’artiste plasticienne fondatrice de la Greenline Foundation, amoureuse de la nature et travaillant avec les pigments, la terre et le bois. Celle-ci a souhaité y créer un lieu de partage et de rencontre conçu comme un manifeste politique et poétique. Dès l’acquisition de la parcelle, la femme de l’art lance une consultation auprès d’un petit comité d’architectes, mais le nom de Déchelette Architecture lui a été soufflé par une connaissance commune. Celle qui a été lauréate en 2010 du Prix international de la photographie de la Foire Internationale de Bièvres et affectionne le sens du collectif et de l’engagement a été séduite par la proposition des jeunes architectes qui abordent leur discipline via la matière. Est né ainsi le projet de la Casa Franca (dont le nom reprend celui de la grand-mère de l’artiste), il vient croiser avec talent art et architecture et dévoile un ouvrage immersif qui croise de multiples omnisciences. La maison est conçue telle une œuvre d’art complète où les niveaux ont un point commun, ils sont agrémentés d’interventions d’artistes, visuelles et sonores, évoluant en une ascension sensorielle au fil des étages. Néanmoins, plus on monte, plus les espaces deviennent privatifs. Le sous-sol, accessible à part, est conçu comme un lieu de réception et de création sonore équipé d’un bar et d’un système d’enregistrement. Tandis qu’au rez-de-chaussée prend place l’atelier de l’artiste ainsi que le bureau de Greenline Foundation, le premier étage comprend deux chambres et salles de bains individuelles, destinées à l’accueil des futurs artistes résidents. Une cuisine et une grande pièce de séjour se prolongeant vers une terrasse occupent le deuxième étage. Quant au troisième niveau, il comprend la chambre de la propriétaire qui s’ouvre, à son tour, sur une seconde terrasse. La toiture végétalisée où pousse un petit écosystème pensé par Nysa Paysage est conçue comme un solarium, elle est accessible indépendamment par l’extérieur depuis la terrasse du troisième étage. Matières et durabilité. En accord avec ses principes, Déchelette Architecture a conçu le projet en matériaux biosourcés comme par exemple la terre crue épaisse de 50 centimètres. Utilisée sans aucun revêtement, cette matière ancestrale fait profiter les espaces intérieurs de ses qualités hygrothermiques, acoustiques et esthétiques. Mis à part le sous-sol, le soubassement du rez-de-chaussée et de la cage d’ascenseur qui sont en béton, l’ensemble de la structure est en bois. Les architectes ont soigné également l’orientation de chaque espace. Le chauffage hydraulique qui complète une ventilation double flux placée en toiture permettant, grâce à un échangeur, de récupérer la chaleur produite quotidiennement par les usagers, ils ont aussi opté pour la mise en place d’un circuit de ventilation, d’un isolant naturel
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    Architecture un lieu

    Noura retrouve une nouvelle jeunesse

    Par Nat Lecuppre, le 31 janvier 2024
    La mythique adresse libanaise de Paris vient de retrouver toutes ses lettres de noblesse avec le concept de réhabilitation de Laura Gonzalez. L’architecte a imaginé un nouveau décor et une nouvelle identité pour Noura, place de Beyrouth. Le projet concerne les deux adresses historiques de la maison, à savoir la brasserie au 27, avenue Marceau, et le traiteur au numéro 29. Laura Gonzalez procure aux lieux de la chaleur. La Brasserie avec sa cuisine ouverte sur la salle se dote d’un nouveau bar à cocktails et mocktails. L’établissement peut accueillir 80 couverts à l’intérieur et 80 en terrasse. Cette dernière est délimitée par des jardinières carrelées de céramique colorée. Puiser dans l’histoire du Liban Pour son concept d’aménagement, Laura Gonzalez a trouvé son inspiration dans les racines libanaises. Elle a contemplé de vieux clichés en sépia représentant les cafés de Beyrouth de l’avant-guerre civile. Pour son projet, elle a réintroduit des portes et des niches en arc brisé, des corniches en stuc… autant d’éléments qui font la splendeur de l’architecture orientale. Un décor mural panoramique a été commandé à la plateforme artisanale libanaise, Bokia. Celle-ci travaille toujours dans la transmission mais aussi avec un renouveau des techniques de broderie traditionnelles. L’œuvre évoque les pins de la vallée de Bisri. Tout est clin d’œil à la culture levantine. On a des tables avec des plateaux en pierre de lave. Ils sont peints de motifs porte-bonheur (oiseaux, poissons). Les chaises sont décorées de billes de bois des bouliers orientaux. Avec des tonalités solaires et conviviales, elle a imaginé faire voyager au Liban les hôtes tout en restant à Paris. Le décor devait aussi pour elle révéler les saveurs de la gastronomie orientale. Une nouvelle identité visuelle Un jeu de vitrophanie avec des inscriptions telles que Ahla Wa Sahla – « Bienvenue », en arabe libanais–, Sahten – « Bon appétit » – renforce le sens de l’hospitalité de Noura. Pour représenter le côté accueillant oriental, les coloris choisis sont le vert pistache qui symbolise l’espoir, le cumin et des bleus « vivants », comme les désigne l’architecte. La décoratrice crée également un nouveau logo, tout en rondeur, des sacs et des boîtes d’emballages de couleur mais aussi les futures camionnettes de livraison. Nouveau décor, nouvelle cuisine En plus d’une ambiance, d’une décoration, les assiettes sont également revisitées. Désormais de petits plats à partager sont proposés. Ils soulignent les moments chaleureux et amicaux à vivre. Une vente à emporter et de restauration rapide est servie côté traiteur. Dans cet espace, on compte 20 couverts à l’intérieur et 60 en terrasse. On y trouve un bar à mezzés et salades mais également un comptoir à nougats et loukoums, des pâtisseries orientales maison, diverses épices, une cave à vins libanais et des coffrets cadeaux déjà prêts ou personnalisables selon ses envies. Lorsque l’établissement fut baptisé Noura en 1989, signifiant « Lumière » en arabe, cela fut très certainement un très bon présage. Puisqu’aujourd’hui la maison a retrouvé toute sa splendeur et elle illumine à nouveau la capitale. Le concept de Laura Gonzalez sera décliné dans les autres adresses de Noura.

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