Abonnés
Par Nat Lecuppre, le 1 décembre 2025.
Image
© Salem Mostefaoui

En bordure de la capitale, de nombreuses communes franciliennes traînaient depuis des années le poids de territoires délaissés : friches industrielles, entrepôts abandonnés, zones en déshérence. Dans le cadre du Grand Paris, ces espaces font l’objet d’une reconquête urbaine ambitieuse. Grâce à des projets immobiliers mixtes – mêlant logements, commerces et bureaux – ces no man’s lands se transforment peu à peu en quartiers vivants et connectés, incarnant une nouvelle vision de la métropole.

Mue aux portes de Paris

Le propriétaire gestionnaire de fonds Mata Capital, l’agence d’architecture de Philippe Chiambaretta PCA STREAM et la mairie de Vanves mutualisent leur expertise et savoir-faire pour réhabiliter un ensemble de trois immeubles de bureaux des années 1980 (Artois, Berry et Béarn). La superficie totale est de 29 000 m2. Ce projet appelé 360 a pour ambition de développer des espaces ergonomiques et innovants tout en adaptant le site aux enjeux environnementaux. Il s’inscrit dans la redynamisation du quartier qui longe le périphérique parisien. Les objectifs sont de remettre à niveau le site en termes de performances, et de réinventer les usages en se basant sur l’existant en conservant les volumes et la structure.

Pour mettre plus de surfaces vitrées, des trumeaux sont déposés côté nord. L’écriture architecturale de l’enveloppe au sud est allégée avec une alternance de saillies et de retraits. De grandes terrasses plantées sont créées. Les espaces végétalisés sont triplés, ils passent de 8 à 23 %, renforçant le bien-être des usagers et la biodiversité du quartier.

Une ouverture sur la ville

Il s’agit de valoriser l’existant, de réduire l’impact carbone et de redonner vie à cet ensemble isolé en le transformant en un socle actif avec des espaces publics, des commerces, des services (boulangerie, atelier de réparation de vélos, bar à salades, coworking, fitness…).

L’emprise de l’ancien RIE est rendue à l’espace public qui est végétalisé. Un parvis devant l’entrée du bâtiment agrémente l’allée piétonne réalisée.

Galerie d'images (16)
    Partagez cet article autour de vous
    Facebook
    Twitter / X
    LinkedIn
    Pinterest
    E-mail

    360

    21-27, rue Louis-Vicat

    75015 Paris

    PCA STREAM

    56-58, rue Vieille-du-Temple

    75003 Paris

    Tél. : +33 (0)1 44 93 90 00

    www.pca-stream.com

    Mata Capital

    18, rue Jean-Giraudoux

    75116 Paris

    Tél. : +33 (0)1 86 95 24 31

    www.matacapital.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 62
    Image

    Spécial Tendances et Innovations

    Commander

    Numéro en cours

    Nº63

    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

    Couverture du NDA Nº63

    Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026

    Découvrir

    À découvrir
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Prieuré Saint-Nicolas priorité au bien-être

    Par Lionel Blaisse, le 3 avril 2025
    Après avoir longtemps œuvré au salut des âmes, le Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac se dépense dorénavant – sans indulgence(s) – au bien-être des (bons) vivants grâce à Arnaud et Pauline Le Bihan. Depuis près de huit siècles, il commande l’accès à l’Uzège en venant de Nîmes au sortir du pont de pierre enjambant, à plus de 27 m, le tumultueux Gardon. Ces allures de bastion dissimulent un havre de paix où désormais venir en toute sérénité séjourner, se sustenter et se cultiver. La renaissance de ce petit bijou monastique ne se prive pas de jeter aujourd’hui un pont avec l’architecture d’aujourd’hui. Héritage (patri)monial. La route menant de Nîmes à Uzès traverse une vaste garrigue où s’entrainent les régiments toujours basés dans la ville antique. Après avoir longé la vallée du Gardon s’écoulant vers le Pont du Gard, la départementale en pente débouche soudainement sur un pont dont les sept arches de pierre en ogives (dotées d’avant-bec pour détourner les eaux) furent érigées en 1260. Fragilisé lors d’un dynamitage en 1944, son tablier initial en dos d’âne n’a pas résisté à la mémorable crue de septembre 2002 durant laquelle la rivière le submergea. Avant d’atteindre la rive gauche, une guérite installée au sommet de la septième et dernière pile percevait l’octroi, d’abord au bénéfice des Templiers, puis de Philippe Le Bel et enfin de l’évêché d’Uzès. Si le péage cessa à la Révolution, la guérite demeura jusqu’aux travaux d’élargissement du pont et du percement de la nouvelle route, ayant séparé le pigeonnier et le jardin des simples du prieuré, réalisés en 1863. À l’aplomb de l’ancien gué probablement surmonté alors par un pont de bois, le Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac fut érigé sur la commune de Sainte-Anastasie par les Frères pontifes 1 au début du XIIe siècle qui y construisirent dans la foulée le pont de pierre. Commandité par l’évêque d’Uzès, il fut confié à l’ordre des Augustins. De style roman, l’église présente une nef en berceau, un transept et une abside semi-circulaire, une crypte, un cloître et un clocher à tour de plan carré. Elle est entourée de bâtiments d’hébergement, d’un cimetière 2, d’une bergerie, d’une écurie, d’un chai, de réservoirs, et jouit d’un pigeonnier et de deux moulins 3. Bien que ravagé lors des guerres de religion, puis inoccupé durant cinquante ans, l’édifice conserva sa vocation monacale jusqu’à la Révolution où il fut vendu comme bien national. Quatre de ses constructions ont été inscrites en 1987 à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. L’arche d’Arnaud & Pauline. Le site a vraiment de quoi fasciner l’automobiliste épris d’architecture et / ou de paysage. Quasi-invisible en provenance d’Uzès, le Prieuré « cueille » littéralement les Nîmois. Théâtralisant encore davantage l’aplomb sur la rivière, son enceinte fortifiée confère à l’ensemble des allures d’arche de Noé minérale échouée sur un promontoire. Certes, les monastères du Moyen-Âge s’implantaient souvent dans des lieux perdus – et non de perdition – susceptibles d’offrir aux frères une autarcie vivrière, propice à leur réclusion volontaire. Alors qu’en faire à l’heure de notre société de consommation ? Quand Pauline et Arnaud Le Bihan l’acquièrent en 2020,
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Invitation chez Audrey & Gabrielle

    Par Nat Lecuppre, le 25 septembre 2024
    L’agence Audrey & Gabrielle, créée en 2016, est située au 17, rue la Bruyère à Paris, dans le IXe arrondissement. Les architectes signent de multiples projets dans les secteurs du résidentiel, de l’hôtellerie, des bureaux haut de gamme… L’agence compte 9 collaboratrices aux compétences et profils complémentaires. Leur savoir-faire est d’écouter leurs clients, de les comprendre et de les conseiller avant de leur concevoir des projets singuliers. Leur exigence est que leurs clients doivent s’adapter à leurs process afin de pouvoir garantir les délais courts, le suivi précis de la réalisation et maintenir les budgets. Audrey & Gabrielle aiment travailler en toute transparence. C’est pour cette raison qu’elles n’ont pas hésité à vous inviter à découvrir leur agence. Le repaire d’Audrey & Gabrielle. Les jeunes architectes ont pris possession d’un rez-de-chaussée dans un immeuble haussmannien, à proximité de la place Saint-Georges. Les 70 m2 sont à leur image, à savoir : chics et décontractés avec des notes colorées. On retrouve les formes organiques et les textures qui les inspirent dans leurs projets. Les lieux se décomposent en trois espaces : l’entrée, un espace de coworking et une salle de réunion. L’entrée avec un coin banquette est un espace pour travailler, se réunir voire déjeuner. L’espace de coworking avec une grande table et de grands rangements favorise le travail collaboratif et les échanges. La salle de réunion sert également de matériauthèque. Des placards avec tiroirs permettent d’organiser et de trouver rapidement les matériaux et les échantillons. La salle est dotée d’une grande alcôve avec un olivier surplombant la table laquée blanche réalisée sur mesure. L’espace invite à la concentration et à la créativité. Au sol, le béton ciré est dans une teinte plus soutenue que dans les autres espaces pour renforcer le côté plus cosy. Les lieux sont harmonieux et reflètent l’âme des fondatrices. Projet Remake. Récemment, Audrey et Gabrielle ont rénové 300 m2 de bureaux sur les Champs-Elysées pour une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier). Elles ont eu pour mission d’aménager l’intérieur sans toucher aux cloisons, sols et plafonds. Les espaces sont accueillants. Pour l’entrée, une peinture foncée renforce le côté chaleureux des lieux et met en valeur les grands lustres contemporains de style « ancien ». Un espace déjeuner est créé pour les collaborateurs. Quel que soit le projet, elles aiment mixer les objets, les styles et les époques tout en alliant l’art. Audrey & Gabrielle est une agence qui n’a pas fini de faire parler d’elle. Plus Audrey et Gabrielle gagnent en maturité, plus leur talent grandit.  
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Des séjours responsables au Cap-Ferret

    Par Nat Lecuppre, le 12 mars 2025
    Le premier groupe hôtelier coopératif et 3e marque hôtelière en France, The Originals, Human Hotels & Resorts, a inauguré sa nouvelle résidence écoresponsable au Cap-Ferret (33) : Kaze Ocean, The Originals Relais. Les 350 hôteliers indépendants du cette coopérative partagent la vision d’une hôtellerie plus authentique et plus humaine et ont un positionnement très marqué pour la préservation de l’environnement. Située en plein cœur du Cap-Ferret, la résidence Kaze Ocean permet par sa localisation de se déplacer à pied ou en vélo. Treize logements sont proposés, du studio au 4 pièces avec jardin, terrasse ou balcon. Tous donnent sur le patio végétalisé qui s’organise autour d’un bassin de nage naturel. Chaque appartement dispose d’une chambre, d’un séjour et d’une cuisine. Afin de renforcer l’esprit de partage, La Guinguette des Copains, située à l’entrée de la résidence, permet de découvrir les spécialités locales et réunionnaises. L’ambiance y est conviviale comme celle du village du Cap-Ferret. À l’origine, le projet a été imaginé par la famille Talvy, qui souhaitait préserver et valoriser la biodiversité avec une terrasse végétalisée semi-extensive et des essences mellifères pour attirer les insectes pollinisateurs sauvages et les différentes espèces d’oiseaux locales et migratrices. Mais avec les architectes, le concept a pris une forme plus précise. Ce travail en totale collaboration avec les propriétaires a donné le résultat d’un hôtel engagé. Cet engagement se traduit par exemple par le choix de matériaux de construction et de fournisseurs locaux. Tout a été pensé dans un circuit court et une démarche environnementale. Les bardages, le bois des terrasses, les menuiseries extérieures sont réalisés avec du pin des forêts des Landes. Les eaux de pluie sont récupérées et alimentent les jardins, les sanitaires. Les plats cuisinés à la Guinguette sont élaborés à partir de produits locaux récoltés chez les pêcheurs ou achetés au marché à proximité. Kaze Ocean est une belle vitrine pour les hôtels responsables qui vous feront vivre des séjours inoubliables et vous feront découvrir une région autrement… plus verte !

    Laisser un commentaire

    cinq + cinq =