L'événement

25 ans pour la Galerie d’Architecture

Par Sipane Hoh, le 4 août 2025.
Image
© La Galerie d’architecture

Cette année, la Galerie d’Architecture de Paris fête ses 25 ans. Vingt-cinq ans d’expositions, de talents révélés, de projets découverts et de tables rondes passionnantes.

Plus qu’un simple écrin, il s’agit d’une institution unique en son genre qui a su, au fil du temps, s’imposer dans le paysage culturel parisien. Gian Mauro Maurizio est le cofondateur et directeur de la Galerie d’Architecture. Il est épaulé par Muriel Svenstedt, la directrice adjointe, et Fanchon Pailler, la responsable des expositions. Le trio ne chôme pas, depuis les débuts il flaire les compétences, déniche les talents et réussit, à sa manière, à les mettre en avant. De ce fait, architectes, urbanistes et paysagistes, français ou étrangers, confirmés ou débutants, sont repérés, soutenus et remarqués. La Galerie d’Architecture constitue le lieu culturel où le visiteur, le touriste de passage, l’étudiant, l’amoureux d’architecture ou encore le professionnel découvre avec joie et sans chichis des plans, des images, des maquettes mais aussi des croquis, des illustrations, des photographies, des films et de multiples scénographies. Des projets réalisés, d’autres restés sans suite, des méthodes à suivre ou à explorer, une matériauthèque à tâter, des décors singuliers, des univers caractéristiques, des expositions toujours éphémères, mais des souvenirs qui ne tarissent jamais. C’est ça aussi la Galerie d’Architecture. L’espace neutre a su, d’année en année, s’adapter, se métamorphoser et s’affirmer. À chaque exposition son impact, à chaque scénario son lot de réussite ; ainsi, année après année, ce local situé au 11 rue des Blancs-Manteaux et le trio qui le fait vivre, a continué son ascension avec beaucoup d’humilité et une grande modestie. Aujourd’hui, vingt-cinq ans après, nous pouvons dire que la réussite est au rendez-vous !

Partagez cet article autour de vous
Facebook
Twitter / X
LinkedIn
Pinterest
E-mail
À découvrir
Image
Urbanisme

EXTRÊME TOPO, (sup)porter l’urbanité

Par La Rédaction, le 24 juin 2024
Extrême Topo est une agence de conseil en communication accompagnant ses clients dans les enjeux de la transformation des villes et des territoires, si souvent en manque(s) cruel(s) d’urbanité. La démultiplication des enjeux sociétaux – environnement, climat, économie, foncier, immobilier, mobilité, emploi, loisirs, solidarité, santé, séniors, handicap… – a incité l’agence à s’entourer d’un écosystème constitué de professionnels susceptibles de nourrir une indispensable réflexion collective. L’agence veille alors à la partager avec le plus grand nombre des concitoyens concernés au travers la création d’un récit. Anticiper la ville de demain. Si les maires gèrent effectivement le quotidien de leur commune, ils en sont aussi les urbanistes-en-chef et doivent à se titre en orienter le développement – y compris au-delà de l’échéance de leur(s) mandat(s). Mais ce travail prospectif engage presque toujours d’autres organismes qu’il s’agisse de collectivités, d’institutions, d’entreprises et d’associations ; c’est le propre de l’aménagement d’un territoire. Il importe dès lors de fédérer tous ces acteurs – parfois aux intérêts contradictoires – autour d’un même projet. Covéa, Apsys, Nuveen, Vinci, Sncf, La Poste Immo, Sadev 94, Plaine Commune, Ile-Saint-Denis, Villejuif … Extreme Topo imagine conçoit et produit les supports de communication qui font émerger les lieux qui transforment nos vies. StoryTelling, naming, identité visuelle, édition, branding, plateforme de marque, brand content … Extrême Topo et ses consultants spécialisés apportent alors leur savoir-faire pour nourrir ce dialogue de façon constructive – n’hésitant pas à amener cette communauté d’enjeux à opérer un pas de côté, à se départir des idées reçues et d’une normalisation parfois excessive, bref à innover. Ils en écrivent le storytelling pour stimuler un imaginaire permettant aux populations concernées d’avoir envie de changer, de s’approprier le projet élaboré en commun. Les sujets sont multiples. Quel devenir urbain pour les équipements olympiques – résidences comprises – une fois la manifestation terminée ? Comment créer des synergies entre des collectivités, un cluster scientifique, des aménageurs et promoteurs pour développer avec urbanité une commune désormais desservie par le métro francilien ? Comment faire de la ville en lieu et place des zones d’activités ayant trop longtemps phagocyté les entrées de ville ? Quelle métamorphose doivent impérativement opérer les métiers de l’aménagement, de la promotion et de l’immobilier pour s’extirper par le haut de la crise qu’ils traversent actuellement ? Dans ses prochains numéros, NDA vous fera partager plusieurs de ces études sous forme de… TOPOgraphies !
Image
Architecture remarquable

Blue jean tonique pour halle costumée

Par Lionel Blaisse, le 29 septembre 2025
Les Ateliers A+ ont fait appel à l’artiste Alain Clément pour draper leur Halle des sports de Nîmes d’un ruban textile évoquant le… denim1, en collaboration avec Serge Ferrari. Aux portes sud de la ville et à proximité du stade provisoire des Antonins, la municipalité a souhaité construire un vaste complexe sportif dont les cinq salles sont en mesure d’accueillir 18 associations sportives, des entraînements et compétitions dans 11 disciplines et 2 500 athlètes et spectateurs. Une conception irréprochable. Dès le départ, l’agence d’architectes avait annoncé la couleur du challenge. « Un équipement public est un investissement collectif majeur (15 millions d’euros ici), au fonctionnement forcément irréprochable. Poétique, sensible, voire enchantée, son écriture architecturale doit fédérer les nombreuses disciplines réunies dans ce lieu unique, refléter les valeurs humaines essentielles à leur pratique et participer à l’épanouissement des utilisateurs et usagers. Conscients du contexte climatique, c’est avec le plus grand soin que l’ingénierie, les matériaux et les systèmes constructifs seront conçus dans l’objectif de réduire les consommations énergétiques et les émissions de carbone tout en pérennisant l’usage du bâtiment. » Sous son apparence organique se cache un projet clair, au fonctionnement simple et aux accès évidents d’une grande convivialité. Quatre parallélépipèdes rectangles de 9 mètres de hauteur sous charpente abritent une salle de gymnastique rythmique de 700 m2, une salle de gymnastique artistique de 1 400 m2 avec 482 places en gradins au-dessus du pôle vestiaires, sanitaires et technique – partagé avec la salle omnisports voisine de 1 100 m2 avec mur d’escalade et 210 places gradinées, et une salle polyvalente de 900 m2 avec accès direct sur l’extérieur qui partage verticalement son volume avec la salle d’armes de 700 m2 qui lui est superposée, accessible depuis l’étage. Outre les accès hauts aux gradins, ce dernier comprend aussi une salle de combat-dojo de 340 m2 en porte-à-faux au-dessus du hall de 300 m2 et une vaste terrasse avec office et cuisine pour des réceptions. Fabriqué par Ellipse à Montpellier, le bel escalier balancé métallique reliant les deux niveaux a été monté une première fois à blanc sur place, démonté pour être peint en atelier avant d’être définitivement mis en œuvre. Salles différenciées mais éco- conçues. Au-delà des contraintes fonctionnelles spécifiques propres à chaque activité, les architectes ont opté pour différencier structurellement chacun des espaces, en recourant à divers systèmes de charpente bois. Ainsi retrouve-t-on des portiques et fermes bois treillis dans les salles de gymnastique et d’armes mais avec des variantes adaptées à leur portée respective, jusqu’à 38 mètres, une charpente tridimensionnelle sur voile béton pour le dojo et des poutres en lamellé collé croisées reposant sur des poteaux biais en V pour la salle omnisport. À l’exception des voiles latéraux béton grande hauteur (14 mètres) de cette dernière, les parois restantes sont à ossature bois (11 mètres de haut) sur voile de soubassement béton (3 mètres de haut). Toutes les toitures sont réalisées en bac perforé, des îlots en fibre de bois naturelle complémentent l’isolation acoustique des espaces. En plus de la forte inertie thermique des matériaux utilisés, la stratégie énergétique se déploie en sous-sol avec une installation
Image
Architecture, l'esprit du lieu

Patrimoine et contemporanéité

Par Nat Lecuppre, le 9 janvier 2025
Le Studio d’architecture et de design Studio Vincent Eschalier est reconnu pour son savoir-faire et son ambition de créer des lieux singuliers aux détails soignés associant brutalité de l’existant et noblesse des matériaux défiant toute temporalité. Tout récemment, Vincent Eschalier a réhabilité un immeuble du XVIIe sur les Grands Boulevards à Paris. À proximité du Grand Rex, l’immeuble dont l’entrée se fait au 38, rue du Sentier, était autrefois une bâtisse familiale. Au fil du temps, de ses propriétaires et des usages, son architecture a été modifiée. Il a connu la création d’ailes, de verrières, des travaux de surélévation… L’édifice, réparti sur 3 000 m², dispose de cinq étages et d’un sous-sol. Pour l’architecte, le site détenait un haut potentiel architectural et patrimonial. Comme il excelle dans ce domaine, il a su conjuguer à la perfection passé et modernité. L’immeuble accueille un siège social et des commerces en rez-de-chaussée. Des éléments sont restaurés à l’identique comme les façades qui conservent leurs volumes historiques en adéquation avec l’architecture vernaculaire. Seul le socle commercial est revalorisé par un nouveau revêtement en granite gris foncé, plus contemporain. Les espaces de travail conçus sont sobres et mettent l’accent sur le bien-être des usagers. Dans un souci d’harmonie et de cohérence, le Studio Vincent Eschalier a eu en charge le choix du mobilier. Des bureaux créés sur mesure par MVE-Collection, la branche design du Studio Vincent Eschalier, sont en bois clair et gomme de lin. Des pièces de designers comme Axel Chay, Margaux Keller, Duplex Studio et des maisons d’édition (Silvera, Movimento, Petite Friture) sont sélectionnées. Pour aérer les lieux, des plantes prennent place à tous les niveaux. Tout est pensé dans le moindre détail pour optimiser les espaces. Des placards sur mesure sont installés dans les tisaneries et les espaces de travail. L’ambiance souhaitée pour l’aménagement intérieur est décontractée, sobre et lumineuse. Les murs laissés bruts se conjuguent avec les essences de bois retenues. L’atmosphère est donc plus chaleureuse. Les éléments techniques et structurels sont laissés apparents au plafond. Pour une uniformité, ils sont peints en blanc. Les escaliers d’origine sont conservés et rénovés. Un revêtement minéral marque les espaces de vie et de circulation. Les sanitaires sont parés de pavés en terre cuite et l’atrium de dalles de pierre posées en opus incertum (technique de pose de dalles de dimensions et de formes différentes et de manière aléatoire). La cour centrale – surplombée d’une imposante verrière – devient un lieu de vie baigné de lumière naturelle. Aux derniers étages, un second espace de vie bénéficie d’un accès direct à la terrasse depuis une mezzanine, offrant aux usagers offrant un véritable écrin de nature au cœur de la ville. Cette réhabilitation vient s’ajouter à la liste des projets couronnés de succès de l’architecte et de ses équipes.

Laisser un commentaire

20 − sept =