Architecture, l'esprit du lieu

Ancrée dans le sol mais proche des étoiles

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Par Sipane Hoh, le 1 avril 2026.
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Un nouveau havre de paix céleste sur les hauts plateaux du centre du Sri Lanka vient d’être dévoilé. Il s’agit de Sol Sanctuary, la villa inspirée des temples historiques créée par l’architecte Nath Rankothge et son père, l’environnementaliste Lal Rankothge.

Sur les hauts plateaux du centre du Sri Lanka, où les jardins de thé et les plantations d’épices rencontrent les nuages, un sanctuaire d’un nouveau genre voit le jour. Non, il ne s’agit pas d’un énième complexe hôtelier, mais c’est une réinvention de la retraite. Située au cœur d’un domaine privé de quatre hectares surplombant la chaîne de montagnes des Knuckles, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’Aarunya Nature Resort fait partie des hauts lieux de bien-être grâce à Sol Sanctuary, la villa qui fait un joli clin d’œil aux temples anciens, conçue pour une immersion raffinée dans la nature. Il s’agit d’une résidence de 165 m², méticuleusement réalisée par des artisans du village, sous la direction de l’architecte Nath Rankothge et de son père, Lal Rankothge. Aarunya, qui signifie « premiers rayons du soleil » en sanskrit (une langue indo-européenne), a été réalisée en partenariat avec l’oncle de l’architecte, K.R.G. Wijesundara, un philanthrope sri-lankais. L’idée prône un retour aux sources et un hommage à la terre, à l’héritage et à la lumière. Vivre dans cette villa, ne serait-ce qu’un petit laps de temps, c’est vivre une expérience qui dépasse allègrement celle d’un simple hébergement. Dans cet écrin de silence, le dialogue entre nature et architecture est évident. Le visiteur est ainsi convié, malgré lui, à ralentir et à méditer. Sol Sanctuary n’est pas un simple décor, mais un monde à part qu’il suffit d’explorer. C’est un manifeste architectural rare, aussi secret que sacré. Se distinguant des neuf autres villas du complexe, Sol Sanctuary est une véritable prouesse en matière d’architecture élémentaire. S’inspirant des anciennes traditions sri-lankaises d’orientation céleste et de géométrie sacrée, cette villa de deux chambres s’ouvre vers le soleil levant. Son architecture en pierre en forme de dôme est agrémentée d’oculi pour observer les étoiles et d’un bassin profond en forme de croissant de lune qui reflète le ciel et la lumière scintillante du soleil sur les plafonds voûtés.

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    Quand l’acoustique est l’atout d’un projet

    Par Nat Lecuppre, le 28 novembre 2025
    Depuis 1989, l’entreprise familiale JDC a pour vocation d’accompagner ses clients vers des solutions innovantes et digitales en matière de caisse et de sécurité afin d’assurer leur développement à long terme. L’agence historique est basée à Bordeaux. En mai, son nouveau siège social conçu par David Dalidec & Associés est inauguré. L’architecte designer réinvente les codes des espaces de travail. Pour imaginer une nouvelle écriture architecturale forte, David Dalidec et son équipe associent technologie, bioclimatique et acoustique intelligent. Le concept architectural Le design se marie à la performance sonore autour de la pièce maîtresse des lieux. À savoir : trois bureaux vitrés suspendus en cube dans la boîte. Ils servent de régulateurs acoustiques flottants. Les cubes sont habillés d’un tissu acoustique Texaa sur les quatre faces afin d’absorber le son de tout l’open space. Pour un effet spectaculaire, l’architecte prend le parti d’aménager les bureaux de direction dans les cubes. Les lieux silencieux sont synonymes de bien-être et de confort. Le cocon industriel imaginé est dynamisé par des coloris pop comme le jaune des cubes ou le violet dans les circulations. Un site performant Le bâtiment bioclimatique vit avec le soleil. Installée dans une zone industrielle bordelaise, la structure métallique flottante est posée sur un socle maçonné semi-enterré. Son orientation à 360° permet de bénéficier d’une lumière naturelle maximale. La régulation climatique est automatisée via une station météo connectée. Des brise-soleil, pergolas, VMC double flux, une récupération des eaux de pluie renforcent la performance environnementale du site.  Brutalité industrielle et douceur sensorielle L’architecte joue avec les contrastes. Les matériaux bruts (béton, verrières en acier, chemins de câbles apparents, domotique omniprésente) viennent en opposition avec les moquettes épaisses, le bois brûlé, les mobiliers flottants et les éclairages feutrés. La filiale de David Dalidec, Salomia Design, réalise sur mesure les bureaux suspendus, les salons acoustiques mais aussi les rangements intégrés et les postes connectés. Une vitrine tech Ce projet de 1 500 m2 est un bâtiment connecté et autonome. Le design est structuré autour du confort auditif. Chaque détail est pensé pour être une réponse au bruit, à la lumière et à l’usage. L’agence David Dalidec signe un lieu de travail à l’image de JDC : innovant, exigeant et humain.
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    Ancrée dans le sol mais proche des étoiles

    Par Sipane Hoh, le 1 avril 2026
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    Architecture un lieu

    Pierre Guariche, en avant Seine

    Par Lionel Blaisse, le 17 juillet 2024
    Bien réjouissante galerie ouverte par Jean-Marc Villiers au 8, rue des Barres, ravissante traverse piétonne de 130 mètres linéaires reliant le pont Louis-Philippe à la mairie du IVe en contrebas de l’abside de l’église Saint-Gervais. Sous les auspices de Pierre Guariche. À l’occasion de la parution de la monographie de Pierre Guariche aux Éditions Norma, NDA 1 avait rencontré l’architecte Jean-Marc Villiers, « fils spirituel » de ce grand designer-architecte d’intérieur, véritable « éclaireur » français de la modernité des années 1950 à 1970, disparu en 1995. Camarade d’enfance de ses deux garçons, il s’est très tôt intéressé au travail de leur père, proche ami de ses parents ; c’est ainsi qu’il décide d’entreprendre des études d’architecture à l’école Saint-Luc de Tournai (en Belgique) où enseigne alors son mentor, qui y sera son directeur de diplôme. Puis il étudie l’urbanisme à l’ENPC et le design aux Arts décoratifs. C’est à l’âge de 22 ans qu’il s’achète, avec son premier salaire, une Wassily Chair de Marcel Breuer chez Habitat, première pièce de sa très éclectique collection de mobiliers, luminaires et objets des fifties aux eighties. Il ouvre CITTI – sa propre agence d’architecture et d’architecture intérieure – en 1997, qu’il dirige avec succès jusqu’à sa revente 22 ans plus tard. Dès 1998, il s’attache avec Françoise Guariche et ses deux enfants, Hervé et Sylvain, à préserver et faire perdurer l’œuvre de leur époux et père, à commencer par ses archives. En 2012, ils créent tous les quatre les Éditions Pierre Guariche, que rejoindra en 2015 Julie Benabdou Guariche, sa petite fille devenue à son tour architecte d’intérieur. Des rééditions de certains meubles voient ainsi le jour chez Maisons du Monde (2012) et de luminaires chez Sammode (2020). D’autres projets sont en cours. Du collectionneur à l’anti­quaire. Aspirant à concrétiser enfin son rêve de devenir antiquaire, l’architecte-collectionneur vient d’ouvrir une galerie de design avant tout dédiée à la production des Trente Glorieuses. En reprenant une galerie de la rue des Barres qu’il a fréquentée deux décennies durant, il projette non seulement d’y exposer à la vente « la collection Jean-Marc Villiers » mais aussi d’y associer Les Éditions Pierre Guariche pour en commercialiser pièces vintage et rééditions. Celles-ci pourront ainsi côtoyer des luminaires de Gino Sarfatti ou Tito Agnoli ou d’éditeurs français (Disderot, Robert Caillat…) ou internationaux (Stilnovo, Napako, Philips…) ou encore quelques meubles de Mathieu Matégot ou de Marcel Gascoin. Un téléviseur Téléavia PA 441 designé en 1963 par Roger Tallon diffuse des photos d’architectures d’intérieur de Pierre Guariche, dont la galerie porte le nom ! Afin de parfaire la culture de sa clientèle, un coin librairie propose quelques ouvrages de référence publiés par les Éditions Norma. Son souci de faire partager au plus grand nombre ses passions l’a amené à présenter deux artistes contemporains : la sculptrice Elsa Baratter et le graveur Jérôme Bouchard. Une adresse à ne surtout pas barrer de votre répertoire ! Dans son numéro 49

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