Architecture remarquable

BEM un travail collectif pour une signature unique

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Par Sipane Hoh, le 16 décembre 2024.
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© Sergio Grazia

Né de l’esprit de quatre agences d’architecture, le bâtiment d’enseignement mutualisé (BEM) crée non seulement un extraordinaire lieu de partage de vie mais aussi un ensemble qui se projette dans l’enseignement du futur. Sur le plateau de Saclay, Sou Fujimoto Architects, OXO Architectes (Manal Rachdi), Nicolas Laisné Architectes et DREAM (Dimitri Roussel) ont mis leur connaissance ainsi que leur expérience au diapason pour engendrer un ouvrage singulier à la croisée des savoirs.

C’est une opération inédite qui prend place sur le plateau de Saclay avec le but de mutualiser des espaces et d’offrir aux étudiants, chercheurs, enseignants et invités de sept écoles un environnement propice aux rencontres, aux partages mais aussi aux échanges. Conçu pour abriter des talents venant d’horizons divers, le BEM permet d’accueillir les enseignements de sept écoles d’ingénieurs. Des institutions de grand renom comme l’École polytechnique, AgroParisTech, Télécom Paris, Télécom SudParis, ENSTA Paris, l’ENSAE Paris, et l’Institut d’Optique Graduate School dont les étudiants auront un écrin commun conçu par Sou Fujimoto Architects (mandataire), OXO Architectes (Manal Rachdi), Nicolas Laisné Architectes et DREAM (Dimitri Roussel), un projet cofinancé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), le ministère des Armées, le ministère de l’Économie et des Finances, l’Établissement public d’aménagement Paris-Saclay (EPA-PS), l’École polytechnique, AgroParisTech, le Genes, l’IMT, ENSTA Paris et l’IOGS. « C’est un projet qui a duré longtemps, un concours qui a été lancé en 2014 et qui a été livré en juillet 2023, les étudiants ont fait leur rentrée en octobre de la même année », indiquent les architectes, tandis que Manal Rachdi, le fondateur d’OXO Architectes, souligne que ce projet « est d’abord l’histoire de rencontre d’architectes mais aussi de multiples talents qui ont travaillé ensemble, c’est surtout une rencontre de plusieurs écoles dans un même lieu ». Nous pouvons dire qu’il s’agit en effet d’un projet qui est dans la continuité de l’Arbre blanc, l’emblématique « Folie » urbaine qui s’est posée un jour à Montpellier et a participé à l’évolution de la ville.

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    Sou Fujimoto Architects

    Senjyu-Souko #5, 2-1-38 Etchujima

    Koto-ku, Tokyo 135-0044, Japan

    Sou Fujimoto Architects Paris

    3, rue de la Chapelle

    75018 Paris

    Tél. : +33 (0)1 42 06 09 50

    www.sou-fujimoto.net

    OXO Architectes

    50, rue Robespierre

    93100 Montreuil

    Tél. : +33 (0)1 43 62 78 80

    www.oxoarch.com

    Nicolas Laisné Architectes

    27, rue Barbès

    93100 Montreuil

    Tél. : +33 (0)1 89 47 15 73

    www.nicolaslaisne.com

    DREAM Architectes

    9, passage du Cheval-Blanc

    75012 Paris

    Tél. : +33 (0)1 43 43 10 09

    www.dream.archi

    Studio B&B

    8, rue Eugène-Varlin

    75010 Paris

    Tél. : + 33 (0)1 83 92 44 46

    www.briand-berthereau.com

    Atelier Franck Boutté

    43 bis, rue d’Hautpoul

    75019 Paris

    Tél. : +33 (0)1 42 02 50 80

    www.franck-boutte.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 57
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    Projets remarquables

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    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

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    Architecture remarquable

    La Fondation Maeght se dote d’une extension sensible

    Par Sipane Hoh, le 11 juin 2025
    C’est l’écrin de l’une des plus grandes collections d’art moderne et contemporain du monde, nichée dans un environnement idyllique, la Fondation Maeght, qui fête son soixantième anniversaire cette année et vient de se doter d’une extension signée de l’architecte Silvio d’Ascia. En 1964, Marguerite et Aimé Maeght, sous l’impulsion de leurs amis Juan Miró, Alberto Giacometti, Georges Braque et Fernand Léger, fondent à Saint-Paul-de-Vence la première fondation privée dédiée à l’art contemporain en France, dont la réalisation a été confiée à l’architecte catalan Josep Lluis Sert. Le concept de la Fondation Maeght est une aventure humaine qui a donné naissance à une réussite architecturale où se croisent allégrement les formes, les matières ainsi que les couleurs dans un ensemble d’un parfait équilibre teinté d’une grande justesse. Aujourd’hui l’édifice, jadis inauguré par André Malraux, est classé « Architecture remarquable du XXe siècle », il continue à attirer les visiteurs de divers horizons, qui s’y rendent pour y découvrir des collections ainsi que des expositions. Cet incroyable lieu de créativité a été l’objet d’une subtile extension, indispensable pour montrer davantage d’œuvres plébiscitées par le grand public et les amateurs de l’art. Cependant, pour différentes raisons, les travaux ont mis longtemps à se concrétiser. « Les premiers croquis ont été faits en 2010, les consultations informelles datent d’il y a quinze ans », raconte Silvio d’Ascia, pour qui « le projet est iconique et possède un fort caractère, très apprécié par tous ». C’est donc pour la première fois de son histoire que l’édifice qui a vu défiler les plus grands artistes comme Kandinsky, Matisse, de Staël, Giacometti, Miró, Braque, Dubuffet, Chagall, Ubac, agrandit ses surfaces d’expositions pour contenir d’autres collections. Un pari relevé avec brio par Silvio d’Ascia, dont la proposition tranchait, dès le départ, avec celles des autres candidats. L’idée étant l’élaboration de quatre salles supplémentaires qui matérialisent l’avenir de ce lieu singulier conçu pour et avec les artistes. Proposer une architecture invisible n’est pas le fort de tous les architectes, cela demande un grand respect pour l’existant et, à l’inverse de ce que nous pouvons penser, une dextérité et un savoir-faire exceptionnels pour mener à bien ce type de projet. Silvio d’Ascia y est arrivé, non pas seul mais entouré d’artisans, d’entreprises compétentes et d’une équipe qui lui a donné de l’élan. Convaincu qu’à l’instar de sa ville natale, Naples, où la superposition de plusieurs époques ne peut être qu’une forme de richesse, l’homme de l’art souhaite révéler la beauté du lieu auquel il voue une grande considération. C’est donc avec beaucoup de décence que l’architecte entame l’extension de ce lieu magique entouré d’une végétation abondante qui fait rayonner l’art contemporain tant en France qu’à l’international. Malgré la simplicité du geste, les travaux sont titanesques. Il aura fallu creuser 4 000 m3 sous l’existant, reprendre en sous-œuvre les fondations périphériques du bâtiment d’origine, pour pouvoir y glisser les nouveaux volumes avec une infinie précaution et surtout sans causer de préjudice ni altérer ce qui était déjà là. Habitué à réaliser des gares et construire des entités entières en souterrain, le Napolitain réussit ce prodige : créer une architecture invisible qui met
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    Urbanisme

    Paris brûle-t-il ?

    Par Lionel Blaisse, le 29 avril 2026
    Conséquences probables du dérèglement climatique, les récentes canicules ayant embrasé la capitale ont conduit les Parisiens à y rechercher âprement l’ombre et la fraîcheur. L’espace public se pare désormais d’ombrières ! L’éloge de l’ombre Si les arcades de la rue de Rivoli, les passages des XVIIIe et XIXe siècles et les massives plantations des avenues et boulevards parisiens voulues par le Baron Haussmann et Adolphe Alphand ombragent toujours le piéton, ils se sont hélas révélés insuffisants face à la multiplication des épisodes caniculaires depuis quelques années. Dans le cadre de sa stratégie d’adaptation climatique, la municipalité s’engage à créer des zones ombragées accessibles à tous, en particulier aux publics les plus vulnérables (personnes âgées, jeunes enfants, femmes enceintes, mal-logés,…). Lorsque la plantation d’arbres est impossible, des ombrières prendront le relais pour offrir des îlots de fraicheur temporaires aux citadins et touristes. La Ville a lancé la conception et la fabrication en régie du mobilier expérimenté depuis 2020. Le groupement constitué par SERI – premier fabricant français de mobilier urbain – et AREP – agence pluridisciplinaire experte des enjeux d’adaptation des espaces publics – a remporté le dialogue compétitif. Inédit, léger et contemporain, le mobilier saisonnier conçu par AREP est démontable et modulaire : il se décline en une multitude de typologies (longueur à la demande, 5 largeurs, ajours, de 7 à 100 m2…) propices au cheminement, au stationnement assis, à la préservation des arbres existants. Facile à stocker, il ne requiert que des fondations légères et peu encombrantes. Ses poteaux et sa charpente sont en acier recyclé à plus de 80 %, sa toiture composée de lames en bois Douglas certifié PEFC. D’esprit minimaliste, son esthétique se fond aisément dans le patrimoine urbain parisien, qu’il s’agisse des pergolas du jardin des Champs-Élysées, des kiosques du Marché aux fleurs de l’île de la Cité ou encore des marchés forains de la capitale. Implantée sur une quinzaine de sites en 2025 – dont un en face de la gare de l’Est – le déploiement de cette nouvelle gamme s’élargira à tous les arrondissements. La campagne pour les prochaines élections municipales devrait être l’occasion pour que les programmes des candidats se penchent sérieusement sur l’éventail des solutions à apporter face à la situation actuelle et à venir, à commencer en matière d’aménagement urbain.
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    Architecture un lieu

    Bienvenue à Porada en France

    Par Nat Lecuppre, le 20 juin 2023
    Le design et le Made in Italy renforcent leur positionnement à Paris. La marque Porada inaugure son premier showroom en France avec son adresse parisienne. Après Londres, Milan, vient le tour de Paris. C’est à Saint-Germain-des-Prés dans le quartier des éditeurs et du design que Porada élit domicile pour son premier flagship. Les 429 m2 de superficie se répartissent sur deux niveaux. On y découvre des ambiances intérieures avec de nouvelles collections comme Twenty Two qui se marient avec les matériaux et les couleurs pastel. Visite des lieux En entrant, les visiteurs découvrent un espace à vivre très parisien. De grands espaces à l’ambiance conviviale les convient à prendre place pour un dîner. Le mobilier et les accessoires sont mis en valeur par l’atmosphère que procurent les tapis aux textures contrastées de la marque belge JOV. Fabriqués en Europe, ces derniers sont faits à la main avec des matériaux de haute qualité. Chaque tapis dessiné et conçu en Belgique est touffeté traditionnellement à la main et devient ainsi une pièce unique. Au sous-sol, la lumière est plus tamisée et renforce une ambiance intime qui sied à l’exposition des literies, des espaces de travail et des dressings. Le showroom révèle le savoir-faire et la créativité de la maison. Porada démontre au travers de son choix de produits aux diverses lignes et dimensions qu’elle sait s’adapter à chaque projet demandé. Les particuliers et les professionnels peuvent aussi s’approprier les matériaux utilisés dans la fabrication Porada. Ils ont à disposition au R-1 une matériauthèque pour toucher les tissus, le bois, le cuir, les marbres… proposés. Le sur-mesure est encouragé. Une marque éco-responsable L’engagement environnemental et le savoir-faire de manufacture font partie de l’ADN de la marque. Porada a acquis dans le sud de la France une forêt de 2 000 000 m2 afin de produire ses frênes pour sa propre utilisation. Pour Mauro Nastri, responsable de l’Export Porada, le showroom renforcera l’image de la maison en tant que marque incontournable pour les passionnés de design, les architectes et les décorateurs d’intérieur. Un petit tour s’impose pour découvrir plus en détail cette maison italienne.

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