Architecture un lieu

Brunner, une valeur sûre

Par Nat Lecuppre, le 6 novembre 2023.
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Brunner est un ambassadeur du Made in Germany. Par ses valeurs, son savoir-faire et sa vision de demain, il est un acteur incontournable de l’architecture et du design pour le mobilier à usage tertiaire et collectif.

Dès ses origines, lors de sa création en 1977 par Rolf et Helena Brunner, la maison familiale a su démontrer et partager sa passion et sa volonté d’innover, de créer, de concevoir avec une véritable vision éco-responsable.

Pour Brunner, le design, pensé en interne mais aussi avec différentes collaborations de designers de renom, doit être beau et fonctionnel, voire utile. La maison ne cesse d’étudier, d’analyser les évolutions du travail, des comportements, pour adapter ses produits aux nouveaux modes de vie. Il redéfinit le flux de travail pour encourager la méthode Agile (nouvelle méthodologie de gestion de projet et de performance).

Un avenir durable

Brunner ne fabrique pas seulement des meubles, c’est surtout un acteur qui accompagne ses clients en les conseillant et en leur proposant de véritables solutions sur-mesure. Le leitmotiv de la maison : relever le défi de son impact environnemental et concevoir dès aujourd’hui de manière durable des produits pour l’avenir. Depuis plus de trois décennies, Brunner est soucieux de son empreinte écologique et s’engage industriellement pour répondre aux plus hautes normes écologiques.

Made in Germany

La marque Brunner est une garantie de qualité, de longévité des produits et d’engagement responsable. Les collections design sont confortables et maniables, techniques et inventives et aussi éco-responsables. Certaines étapes de fabrication du mobilier se font encore à la main et relèvent d’un véritable artisanat. La conception des produits permet la maintenance et la réparabilité aujourd’hui indispensables pour l’environnement, et la majorité des composants des produits Brunner peuvent être triés et recyclés.

Se faire accompagner et conseiller en France

Les distributeurs spécialisés présentent les meubles Brunner. Mais pour découvrir les collections complètes et être conseillé pour un projet personnalisé, quatre showrooms en France sont mis à votre disposition : Paris, Strasbourg, Lyon et Nantes.

Le showroom parisien

Brunner vous accueille sur rendez-vous au 182, rue La Fayette dans le dixième arrondissement de la capitale, sur près de 300 m2 dans un espace entièrement réaménagé récemment.

La configuration des lieux a été repensée pour présenter les gammes de produit mais surtout pour faire découvrir une réinterprétation des nouveaux modes de travail. Il s’agissait pour Anne-Sophie Ithier, Responsable Prescription, de réaliser la plus belle vitrine d’un savoir-faire singulier et de qualité inégalée sur le marché. Dès son arrivée chez Brunner, il y a deux ans, sa sensibilité design et architecturale lui donne cette impulsion pour revoir les espaces. Ils devaient être plus fonctionnels, attractifs mais surtout représentatifs des valeurs de la marque. Afin de créer du lien avec le visiteur, une expérience immersive est imaginée au sein du showroom. Le lieu doit permettre aux clients de se projeter dans les différents types d’espace, que ce soit un hôtel haut de gamme ou un accueil de coworking.

Un parcours pensé dévoile différents concepts d’aménagements « future works », déclinés par l’agence de Design Hippolito Fleitz, autour de quatre thèmes : Lab Work, Flow Work, Delignt Work et Brain Work.

Le Lab Work regroupe toutes les solutions de coworking et de mobilité. Le Flow Work est dédié à la détente. Le Delight Work est l’univers de la restauration et cafétéria. Le Brain Work est l’espace pour la réflexion et les réunions.

L’alternance d’habillage bois, de papiers peints et d’aplats de couleur permet de délimiter les différentes zones d’exposition et de les dynamiser. Les coloris et les motifs ont été choisis pour rester adaptés dans le temps et au mouvement perpétuel du showroom.

Au cœur de la démarche : le design

Le design est toujours mis en exergue chez Brunner comme lorsque le prestigieux magazine allemand AW Architektur & Wohnen décernait à Stefan Diez, créateur de la chaise Mudra pour Brunner, le titre de designer de l’année 2022. Les designers Jehs & Laub ont imaginé les nouvelles collections 2023 comme Oval et Boards mais aussi des compléments de gammes comme Lift Active, Ray soft lounge et Crona Steel que l’on peut déjà découvrir dans les showrooms.

Invitation à la créativité

Brunner c’est aussi plus de 900 teintes et couleurs de tissus qui peuvent servir de source d’inspiration pour vos projets. La matériauthèque des showrooms est un espace dédié à l’inspiration et la réflexion. On y découvre les échantillons qui permettent de toucher les matières et de voir les tissus. C’est un véritable lieu d’échange et de conception dans la personnalisation des projets.

Le nouvel aménagement procure une sensation d’espace, de lieu d’inspiration aéré et confortable aux coloris tendances. Les équipes sont à votre disposition pour vous aider et vous conseiller.

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    Maud Caubet est une architecte incontournable d’aujourd’hui. L’architecte a fondé son agence Maud Caubet Architectes en 2006. Elle est chevalier des Arts et des Lettres (2023) et membre de l’Académie d’architecture (2022). Une architecture durable. Son écriture architecturale traduit l’art de vivre ensemble en alliant dans chacun de ses projets l’existant, l’environnement géographique, urbanistique, social et le côté intemporel. Ses réalisations permettent d’envisager plusieurs usages dans le temps. Pour elle, l’architecture est un moyen au service de l’humain, de la société, de son évolution. Tour Racine. En novembre dernier, Maud Caubet a livré la tour Racine dans le 12e arrondissement. Le maître d’ouvrage Alderan (SCI Ewok) lui a confié la réhabilitation d’une tour de 35 mètres qui était l’ancien siège de l’ONF. La tour Racine est juxtaposée à Sorbonne Nouvelle et trône dans un quartier résidentiel. Cet édifice construit en 1970 par les architectes Deschler, Thieulin et de Vigan était devenu obsolète. Avec Maud Caubet, il retrouve une nouvelle jeunesse. Sa superficie est de 6 081 m2. L’architecte a revu son architecture en lui apportant une nouvelle cime et des extensions. La tour était construite sur dalles et sans végétation. Le fil rouge du concept de Maud Caubet, qui aspire à toujours tisser des liens entre architecture, design et paysage, a été de redonner un sol fertile au site. Le jardin imaginé à l’origine est revisité en un palier terrassé. Les courbes des extensions du sous-sol au premier étage s’étendent dans une logique où la nature reprend place. Une toiture nourricière de 175 m2 chapote le bâtiment. Revisiter les sous-sols. Deux niveaux du parking sur cinq sont transformés pour devenir des espaces habitables lumineux. Un patio courbé de 12 mètres de profondeur a été créé. Il permet d’ouvrir de nouveaux espaces sur le jardin. La rampe du parking est réutilisée pour devenir un lieu atypique ouvrant sur le patio. La forme originelle du bâtiment est conservée. L’extension de Maud Caubet fait écho à celle-ci. Elle donne une note contemporaine en encerclant la tour et en contournant les arbres du jardin. Flexibilité des espaces. La conception de l’architecte a pris en compte l’évolution du site dans le temps. La programmation prévoit de multiples usages par la suite. En prévoyant de futurs usages possibles en amont, le coût des adaptations est minimisé. La configuration de la tour Racine se prête à de futures transformations. La trame des poteaux dalles est répétitive. Les circulations verticales favorisent une réversibilité des espaces. La tour peut offrir des services hôteliers, du coliving, des logements étudiants mais également des activités sportives et de services. Les extensions sur une double hauteur et la création d’une serre bioclimatique renforcent les déclinaisons d’usages divers. Ce nouveau mirador est un lieu de vie. On peut y vivre, y travailler, y étudier et s’y divertir tout en cultivant un jardin. Une signature architecturale. Maud Caubet a remplacé l’ancien attique du 10e étage par une charpente en bois pour créer une serre telle une couronne en verre. Celle-ci marque l’architecture de la tour et l’intègre dans son environnement. Elle abrite un café et une agriculture urbaine. Elle est accessible à tous les
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    Le nouveau temple du WellworkingTM

    Par Nat Lecuppre, le 15 septembre 2025
    Kwerk, le leader des espaces de bureaux partagés premium, vient d’ouvrir les portes de son cinquième établissement parisien. Situés au 16, avenue de Messine, dans le 8e arrondissement, les 4 300 m2 sont signés de l’architecte-designer Albert Angel. Depuis leur rencontre et la création de Kwerk en 2015, Albert Angel et Lawrence Knights continuent de tracer leur route discrète mais certaine de leur développement avec des adresses toujours aussi prestigieuses. Les lieux qu’ils nous proposent sont majestueux et marqués par une architecture singulière qui marie le site à son histoire. Souvent, le patrimoine est revisité au travers d’une alliance de tradition et modernité. Les valeurs chères aux fondateurs se retrouvent toujours. À savoir, un subtil raffinement dans les moindres détails et l’artisanat d’art d’exception. Chaque site est pensé comme une pièce unique de collection qui provoque des émotions fortes et positives. Kwerk Messine. À Messine, les codes de l’hospitalité 5 étoiles sont repris pour concevoir des environnements de travail somptueux. Le site est un ancien bâtiment haussmannien de 1875. L’architecte joue avec la configuration et l’architecture du lieu en associant sa vision contemporaine et son audace. Sa source d’inspiration, il va la puiser auprès de l’artiste sud-coréen Do Ho Suh. Ce dernier défie avec ses œuvres la perception des échelles et les lois de l’attraction. Elles sont spectaculaires et poétiques, monumentales mais en même temps pleines de légèreté. Elles marient le réel et l’imaginaire. Il n’hésite pas à concevoir des sculptures architecturées colorées avec du tissu polyester. En s’en inspirant, Albert Angel va dessiner le décor des lieux et vous inviter dans un univers poétique et cinétique. Le lobby qui est la pièce maîtresse des lieux en est l’illustration. Une grande coupole telle une toile d’araignée suspendue dans l’espace. Immaculée, elle est lumineuse et semble être un mirage. Pour sa réalisation, il a fallu aux artisans français 7 000 heures de travail. L’architecte joue avec les proportions et réinterprète les codes classiques de l’architecture. Avec audace, sa réinterprétation interpelle. Les moulures sont revisitées et surdimensionnées. On voit également sa signature dans le mobilier sélectionné ou conçu par l’architecte. Les fauteuils du lobby sont fabriqués en céramique et en tissu bouclé. Ils se fondent dans le décor aux textures aériennes et à la lumière de la coupole. Les couleurs acidulées des chaises bistrot des collections Kartell habillées de tissus d’Emilio Pucci renforcent cet univers singulier et onirique. Place à l’art et à la poésie. À Kwerk Messine, l’expérience de travail est sublimée. Le Barista plonge les hôtes dans une ambiance apaisante et luxueuse. Elle est un clin d’œil aux old boys clubs avec des canapés Chesterfield fabriqués sur mesure. Dans cet espace, l’artisanat est mis en avant. Tel un édifice sacré, on trouve des vitraux retraçant les pages de l’histoire de Kwerk. Les jeux de lumière et de couleur soulignent cette atmosphère presque mythique. Les vitraux sont réalisés par Marie-Pierre Bouaziz et son atelier l’Âme du Vitrail. Repenser les lieux avec l’architecture. Comme dans le travail de Do Ho Suh, tous les espaces de Kwerk Messine sont un équilibre de
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    Dans une clairière percheronne, l’agence Java a agrandi un pavillon 70, en jouant avec une ossature bois et d’autres subtilités. Le voici transformé en séduisante longère contemporaine, ouverte sur le paysage. Il était une fois dans le pays de l’Aigle, à la limite nord du Perche, une prairie entourée de forêts, un ruisseau, et le pavillon 70 d’un papy bricolo. À sa mort, sa petite-fille souhaite garder cette maison, riche de ses souvenirs d’enfance. Le site est enchanteur comme dans un conte, proche du village des Genettes où ont fleuri nombre de légendes. Mais cette petite demeure n’a guère de qualité architecturale. Que faire ? La détruire, pour reconstruire ? Les nouveaux propriétaires, un couple avec trois enfants, rêvent d’une bâtisse plus vaste, mieux isolée, plus complice du paysage, lumineuse et surtout très accueillante pour les invités. C’est la demande qui a été exprimée à l’agence Java Architecture, créée en 2014, regroupant Florian Levy, Alma Bali, et Laurent Sanz. « Cette commande altruiste, se réjouit Florian Lévy, qui privilégie des espaces communs, pour transmettre une histoire familiale, nous a intéressés. La démolition n’était pas nécessaire, nuisible même d’un point de vue écologique. Le bâtiment était sain et solide pour supporter une extension, vivre une seconde vie ». Pour satisfaire les attentes de ces clients, il fallait donc ajouter des chambres, créer un plus grand salon, des espaces extérieurs et faire entrer la lumière. « Nous avons démoli la serre, poursuit Florian Lévy, détruit le toit du garage inutilisable mais gardé l’escalier extérieur. Et nous avons recouvert le bâtiment d’une ossature en bois qui en relie les différentes parties ». À l’ouest, le séjour trop étroit est élargi grâce à une extension dont la nouvelle façade en verre et bois laisse entrer le paysage. Cet agrandissement a permis de créer la chambre des parents au premier étage. La structure en bois de douglas laminé respecte la géométrie existante du bâtiment. Au premier étage, la façade est recouverte d’un claustra en bois pour créer de l’intimité et éviter les surchauffes de l’été. À l’est, la même structure offre une seconde peau au garage qui, surélevé, s’est transformé en dortoir pour enfants et en chambre d’amis. Un espace semi-extérieur, une sorte de large patio terrasse relié à la cuisine, s’affirme comme « le deuxième cœur de la maison. Cet espace convivial est plus expérimental que le salon classique », estime Florian Lévy. Il est entouré de colonnes de bois, baigné de lumière naturelle grâce à sa façade en polycarbonate et à quelques tuiles de verre sur le toit. Tout cela aurait pu ressembler à un patchwork d’hybridations. Pour unifier l’ensemble, le vieux bâtiment existant a été habillé d’une structure bois isolée, alignée sur les extensions. Cette nouvelle peau est composée de boîtes en douglas pour stocker des rondins, animant la façade au fil des stocks de bois. La majorité des tuiles mécaniques d’occasion homogénéisent tout le toit. Une terrasse chemine autour de la maison. Le côté sauvage de ce décor rural forestier est préservé. Les architectes ont fait preuve d’une belle inventivité, tout en

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