Architecture, l'esprit du lieu

Covivio conçoit sa nouvelle vitrine : L’Atelier

Par Nat Lecuppre, le 13 novembre 2024.
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© Axel Dahl

En rénovant un immeuble de son patrimoine historique parisien, la foncière Covivio réalise sa nouvelle vitrine et en fait son siège européen. Le bâtiment en pierre et briques est situé en plein cœur du QCA (quartier central d’affaires) parisien.

Une nouvelle page d’histoire.

Le site est constitué de deux bâtiments. À savoir, un immeuble rue de Madrid des années 1920 et un autre des années 1930, rue d’Édimbourg dans le VIIIe arrondissement de la capitale.

L’ensemble immobilier est chargé d’histoire. Le terrain a d’abord été occupé par un collège jésuite puis par le central téléphonique signé de l’architecte Charles Giroud.

En 2004, Covivio acquiert ce bien immobilier en l’achetant à Orange qui en restera locataire jusqu’en 2021.

Dès 2018, Covivio souhaite capitaliser sur le potentiel et les atouts de cet ensemble avec la volonté de magnifier son patrimoine historique et lance les études avec STUDIOS Architecture. Le chantier de cette restructuration ambitieuse démarre à l’été 2021 pour s’achever deux ans et demi plus tard. Au cours du projet, Covivio décide de faire de cet ensemble d’exception son siège européen et inaugure sa nouvelle adresse de 6 500 m2 en février 2024.

Pour ce projet appelé L’Atelier, plusieurs acteurs : STUDIOS Architecture pour les travaux et la réalisation architecturale du site, et Maison Sarah Lavoine pour le concept et design intérieur des lieux.

Si l’on devait résumer L’Atelier, je dirais que c’est un lieu unique qui reflète le savoir-faire et les convictions de Covivio.

Christophe Kullmann, Directeur Général de Covivio

Les demandes du maître d’ouvrage.

L’objectif pour Covivio était de réaliser sa plus belle vitrine, qui valoriserait son savoir-faire, ses valeurs, son expertise et sa culture d’entreprise. Des sessions de travail avec les collaborateurs et les architectes ont permis de cibler les attentes de chacun. L’Atelier devait devenir un lieu pour créer, se concentrer, tester, produire… Il devait également démontrer l’engagement de Covivio dans sa démarche éco-responsable et du bien-être. Le site servirait de lieu témoin pour les clients de Covivio.

« Nous magnifions notre patrimoine historique avec comme objectif d’illustrer l’ensemble de nos savoir-faire. » Aurélie Auterbe, Directrice de Projets Covivio

Les enjeux étaient nombreux et pas des moindres pour les deux agences d’architecture. La restructuration de ces immeubles obsolètes était un véritable challenge. Parmi les enjeux à faire évoluer : le site n’était plus adapté à la vie au bureau, la communication était inexistante entre les deux bâtiments, les hauteurs de dalles différentes (entre 2,64 et 5,15 m), présence d’amiante et de plomb et absence de certifications environnementales, d’espaces verts et de végétalisation.

L’Atelier possédait beaucoup d’atouts : sa position premium dans Paris, sa configuration et son architecture atypiques et sa possibilité de créer des espaces extérieurs, de concevoir des lieux singuliers en jouant avec les grandes hauteurs sous plafond des lieux. L’ensemble possédait cependant beaucoup d’atouts par sa position premium dans Paris, ses qualités patrimoniales, la possibilité de créer des espaces extérieurs, de concevoir des lieux singuliers grâce à des volumes intérieurs généreux et une structure très flexible.

Approche de STUDIOS Architecture.

Une restructuration menée par STUDIOS Architecture autour de plusieurs grands enjeux :

En premier, créer un socle dynamique connecté à la rue reliant les deux bâtiments et la cour transformée tout en réalisant une nouvelle terrasse sur la toiture de la nouvelle extension.

En second, concevoir un noyau central pour réunir les deux immeubles et les différences de niveaux avec la création d’un escalier monumental qui devient la colonne vertébrale du site. Auparavant fermés et labyrinthiques, les espaces se connectent entre eux pour former un nouvel ensemble harmonieux.

En troisième, faire dialoguer l’héritage architectural avec une écriture plus contemporaine. Grâce à deux interventions : une extension dans la cour et un couronnement en verre redessiné en remplacement d’un malheureux ajout des années 1990.

En quatrième, valoriser la qualité d’usage en libérant le potentiel volumétrique de certains plateaux, en apportant un maximum de lumière naturelle et en réintroduisant le végétal dans un site très minéral pour offrir des espaces extérieurs habités et accessibles. Le parti pris architectural de STUDIOS Architecture a été de concevoir des espaces fluides, atypiques, surprenant pour les utilisateurs. Dans sa démarche environnementale qui lui est chère, STUDIOS Architecture a mis en place une approche qui privilégie des interventions ciblées et limite les déconstructions. Toutes les stratégies ont été mises en œuvre pour réduire les consommations du bâtiment et son empreinte carbone. « L’Atelier, c’est la rencontre des qualités historiques d’un patrimoine avec les enjeux environnementaux et sociétaux actuels qui replace l’humain au centre de la réflexion. » Vincent Maury, Architecte Associé de STUDIOS Architecture

Une identité forte.

L’Atelier est un lieu vivant, animé et modulable tout en étant chaleureux et durable. Le design intérieur est pensé sur mesure. La Maison Sarah Lavoine a imaginé chaque espace pour chaque métier, chaque usage et chaque équipe. Elle adjoint la créativité à la performance collective.

Tout est mesuré et adapté au projet : matières, matériaux, objets personnalisés…

Pour la Maison Sarah Lavoine, l’enjeu était de concevoir un lieu de travail qui serait également un lieu de vie. Pour son concept, elle marie le savoir-faire de Covivio avec la configuration du site. Elle conjugue modernité, innovation et savoir-faire avec élégance et discrétion.

On retrouve la griffe de la Maison Sarah Lavoine dans ce projet. Elle excelle dans les jeux de couleurs pour créer des espaces singuliers. Les codes d’un lobby d’hôtel sont appliqués dès l’entrée dans le bâtiment. Ces derniers soulignent les notions de confort, d’accueil et de service.

Les coloris naturels sont réhaussés pas des touches de couleur. Les matériaux retenus, en clin d’œil aux bâtisseurs, sont le béton, le bois, la pierre et la brique.

« C’est tout le métier de Covivio qui se reflète dans ce projet unique où nous avons travaillé savoir-faire et matériaux pour en faire les meilleurs porte-voix. »

Sarah Poniatowski, PDG de Maison Sarah Lavoine

Un succès couronné par le Design Thinking.

Pour ce projet commun, l’Atelier est le fruit d’une réflexion collective. Chaque département a exprimé ses besoins (usages, services…) et, après une synthèse, tout a été intégré dans la conception des lieux. Le siège social est représentatif des nouveaux codes du travail tertiaire. L’immeuble digital-friendly est innovant, offre beaucoup de services et marque les forts engagements RSE de Covivio.

Un immeuble écosystème.

Au sein du site, un centre Wellio de 45 personnes est intégré. Ainsi, on retrouve toutes les offres de Covivio : espaces en bail commercial (avec les équipes du groupe), espaces en contrat de prestations de services (Wellio), espaces événementiels louables à la demi-journée ou plus (pour tout public). Tous bénéficient des services mis à disposition.

Une offre servicielle premium.

L’Atelier propose une multitude de services. On trouve un lobby d’accueil avec conciergerie et un comptoir café, des espaces de restauration (R+1 et R+7), racks électrifiés pour garer les vélos (53 places), un espace wellness, un espace de sport collectif et un fitness, des lieux de réunion avec différentes configurations (salle de conférence, salle projets, bibliothèque et matériauthèque).

Un immeuble smart & innovant.

Des accès sécurisés aux espaces de travail et un haut niveau de sécurité IT sont mis en place. Le smart building est de rigueur dès le départ. Connexion sécurisée de haute qualité et partout pour un parcours digital fluide et efficace. La certification R2S (Ready2Services) 2 étoiles est visée.

L’empreinte carbone est atténuée par la technologie. À savoir : réduction de photocopieurs, mise en veille automatique des équipements et postes de travail, sobriété digitale par l’application pour l’accès aux informations et services.

Une démarche durable et pérenne.

Par sa stratégie RSE, Covivio obtient pour l’Atelier les plus hauts niveaux des certifications : HQE niveau Excellent, BREEAM niveau Excellent, Biodiversity, R2S, BBCA (Bâtiment Bas Carbone) Rénovation, Effinergie Patrimoine et Osmoz.

La GTB (Gestion Technique du Bâtiment) contrôle et automatise les consommations. Un mix énergétique est retenu (raccordement au réseau de chaleur urbain et de froid, contrat vert pour l’électricité… Mobilité durable encouragée (accès aux transports en commun, vestiaires, local à vélo…), recours aux circuits courts pour la restauration, etc. Autant d’initiatives pour des pratiques durables. La nature accentue ce positionnement durable. Des puits de lumière sur la toiture permettent à la lumière naturelle d’inonder les lieux. Les choix des végétaux sont effectués selon leur adaptation aux conditions d’ensoleillement et de sécheresse (70 % d’espèces endémiques d’Île-de-France et 30 % non endémiques). La végétalisation de la toiture permet la gestion des eaux pluviales. La biodiversité avec des plantations diverses offre une floraison toute l’année et un point d’accueil pour les insectes et oiseaux. « Les espaces de L’Atelier ont été pensés afin de répondre à l’envie du collectif. On vient au bureau, on veut se retrouver, échanger et travailler ensemble. L’Atelier favorise ainsi l’intelligence collective et le mélange entre les compétences et personnalités de chacun ! » Elsa Canetti, Directrice des Ressources Humaines de Covivio

L’Atelier est un projet couronné de succès. Les lieux sont devenus un point de rencontre où l’on vient travailler, rencontrer, communiquer, partager une culture d’entreprise… dans un cocon de bien-être.

Chapeau bas !

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    L’Atelier

    10, rue de Madrid

    75008 Paris

    Tél. : + 33 (0)1 58 97 50 00

    www.covivio.eu

    STUDIOS Architecture

    103, rue de Grenelle

    75007 Paris

    Tél. : +33 (0)1 44 95 86 60

    www.studios.com

    Maison Sarah Lavoine

    16, rue Gaillon

    75002 Paris

    Tél. : +33 (0)1 42 60 60 40

    www.maisonsarahlavoine.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 57
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    Chevalier de la Légion d’honneur, primée de la mention spéciale du Prix Femmes Architectes 2022 pour l’ensemble de sa carrière, académicienne d’architecture, fondatrice de la fédération des concepteurs d’expositions XPO, membre titulaire du Haut Conseil des musées de France… Adeline Rispal a plus d’une corde à son arc. Adeline Rispal. Adeline Rispal est mondialement connue pour concevoir des projets culturels et patrimoniaux exceptionnels. Cette architecte scénographe vient de livrer en plus du Musée savoisien et du Centre national du costume et de la scène, Les Cités des climats et vins de Bourgogne à Chablis et Mâcon. L’agence Ateliers Adeline Rispal a remporté les deux concours de maîtrise d’œuvre scénographique séparés pour les Cités de Mâcon et de Chablis. Ces projets sont à l’initiative du BIVB (Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne), propriétaire des sites, dont la maîtrise d’œuvre d’architecture est signée l’Atelier Correia Architectes et Associés pour Chablis, et RBC Architecture associé à ACL Architecte pour Mâcon. Mise en scène des lieux. Pour ces deux projets, Adeline Rispal a conçu une scénographie différente. Toutefois, ils ont en commun la place de l’usager, qui est mis au cœur du concept. Les Cités des climats et vins de Bourgogne ont pour objectifs de devenir des lieux de référence pour néophytes et passionnés, de faire découvrir à travers des expériences conviviales, sensorielles et pédagogiques le vignoble travaillé par l’homme. Le « climat » est une notion bourguignonne qui évoque une parcelle de vigne délimitée depuis des siècles (la plus ancienne datant de 630), avec les caractéristiques s’y référant (sol, cépage, altitude…). Il est à noter que la Bourgogne compte 1 200 climats. Adeline Rispal a conçu sa scénographie sur trois fondements pour offrir une expérience singulière. Pour elle, le visiteur doit éprouver en ressentant pour connaître par l’expérience, comprendre en exprimant et partageant ses émotions, déguster en appréciant les saveurs et en éduquant son goût. Des strates pour structurer et ressentir. Le fil rouge des scénographies des lieux est le concept de strates géo-sensorielles. Trois sortes de strates sont pensées. Elles créent des univers pour plonger le visiteur en totale immersion. Les strates permettent de concevoir des ambiances spécifiques selon les matériaux (roche, bois, végétaux…) mais aussi avec tous les outils technologiques (multimédia, numérique, signalétique, didactique, éclairage…). Immersion avec les cinq sens. Les cinq sens interviennent lors des visites des Cités. On vit les choses. Le parcours est ponctué de contenus audiovisuels sur le travail de la vigne, l’art de la vinification, les traditions, la culture, la tonnellerie… et avec des témoignages de vignerons. S’éduquer au goût par les mots. L’histoire du patrimoine des climats est interprété aussi avec des mots. Un univers poétique et émotionnel est exprimé au travers Jean-Pierre Garcia, Bernard Pivot et Jacques Puisais. Une attention particulière est portée au graphisme. La signalétique est travaillée dans les tons du parcours pour les adultes, et pour les enfants elle est plus ludique. Trois langues : français, anglais et allemand. Entendre. L’ouïe tient une part importante dans le projet. Les sons apaisent et permettent de mieux ressentir la vie des terroirs. Une création sonore est
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    Conçue par Nu Architecture & Ingénierie, la passerelle-piéton franchissant le Doron de Bozel fait miroiter aux curistes de Brides-les-Bains la beauté du tumultueux torrent et du paysage alentour. Primé en 2022 à l’Équerre d’argent du Moniteur et trophée Eiffel pour l’élégance minimaliste – mais poétique – de sa structure-architecture en acier inox poli, cet ouvrage d’art fort modeste par ses dimensions est désormais source de fierté pour les cinq cents habitants de la petite station thermale blottie en fond de vallée du massif de la Vanoise. Elle ne disparaît pas dans son environnement, elle le révèle ! Aux sources du bien-être Si l’on retrouve, dès le XVIIe siècle, la trace de la première cure, l’ensablement des sources suspendit l’activité jusqu’en 1818. L’établissement thermal actuel fut construit vingt ans plus tard. Le grand Spa Thermal – le plus vaste des Alpes avec ses 2 700 m2 – a été rénové en 2018. Ce sont donc 12 000 curistes qui s’ajoutent chaque année (de mars à novembre) aux 500 villageois aux fins de bénéficier des vertus des eaux propices au traitement du surpoids et aux soins des rhumatismes. Mais depuis la mise en place récente d’une télécabine jusqu’à Méribel, la « grande clinique de l’obésité » se mue l’hiver en station de sports d’hiver avec accès au domaine skiable des trois vallées, le plus vaste d’Europe. Osmose paysagère En 2019, la municipalité mandata Thibault Dubegny et Grégoire Arthuis – jeunes architectes ingénieurs fondateurs de Nu Architecture & Ingénierie – pour concevoir une passerelle en remplacement de celle menacée de ruine reliant la buvette de la cure au parc thermal se trouvant sur la rive opposée, afin de parfaire la boucle du parcours des curistes en en facilitant l’accès aux personnes à mobilité réduite (pente de l’ouvrage ramenée de 7 à 4 %). L’ambition des concepteurs était d’en faire une pièce à part entière du village de par son identité forte, sa facture fine et sa technicité, le tout concourant à mettre en valeur l’énergie émanant des eaux trépidantes du torrent. Celles-ci se réfléchissent dans les parois infléchies du tablier. En effet, « deux grandes tôles d’acier pliées forment les poutres qui s’installent parallèlement l’une à l’autre sans se toucher pour franchir le torrent. Leurs âmes inclinées deviennent ainsi des écrans pour les habitants et visiteurs de Brides-les-Bains. Au-dessus, un tapis de traverses en acier inox assure la cohésion de l’ensemble et le soutien du platelage. L’ouvrage est terminé par des garde-corps également en acier inox, dont les montants et mains courantes sont de mêmes sections. La passerelle, d’une portée de 20 mètres pour une largeur utile de 2 mètres, a pu être livrée et mise en œuvre en un seul « colis » et en une seule opération ponctuelle de grutage ».
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    Attentions… d’Angers

    Par Lionel Blaisse, le 24 avril 2026
    Résultant de l’appel à projets innovants « Imagine Angers » lancé en 2017, l’opération Arborescence – conçue par l’agence franco-singapourienne WY-TO architects associée à sa consœur angevine Crespy-Aumont – vient requalifier l’îlot Gambetta en limite fluviale de l’hyper centre-ville historique. Art de (vivre en) ville Depuis quelques années, les villes se réconcilient avec leur(s) cours d’eau – malgré leurs caprices accrus par le dérèglement climatique –, elles en réaménagent et urbanisent les berges. Après leur avoir longtemps tourné le dos puis sacrifiées aux infrastructures de transports – fluviaux, ferrés ou autoroutiers (comme ici l’A11, aujourd’hui détournée), elles en redécouvrent les vertus. Aux confluences du Loir, de la Mayenne et de la Sarthe, la Maine traverse la cité-berceau de la dynastie des Plantagenets avant de rejoindre la Loire. Sans doute leur doit-on la « douceur angevine » célébrée par Joachim du Bellay dans son poème Regrets mais aussi la vocation horticole de son agglomération (premier pôle de compétitivité européen en la matière). À l’angle du boulevard Ayrault menant en cœur de ville et du quai Gambetta, l’îlot éponyme requalifié constitue désormais la tête de pont (de la Haute Chaîne) sur la rive droite de la Maine. Le projet développé par Pauline Gaudry et Yann Follain avec Vinci Immobilier propose un programme mixte intergénérationnel prônant une architecture bioclimatique et biophilique, largement expérimentée par l’antenne singapourienne de l’agence. Arborescence architecturale Maîtrisée et cohérente, la diversité programmatique a conforté une conception stratifiée de l’ensemble immobilier aboutissant à un immeuble central de onze étages (35 m de haut) dont le socle de quatre niveaux fait corps avec les deux ailes latérales en R+3 et R+5. Orienté sud / sud-est / sud-ouest, ce front bâti ménage un jardin intérieur de 750 m2 en pleine terre des plus rafraichissant (avec potager) que se partagent les hôtes de la résidence séniors de 94 logements (R+5), les enfants de la crèche de 20 berceaux et les utilisateurs du coworking (rez-de-chaussée), les propriétaires des 29 appartements en accession (du 6e au 11e étages) et les occupants des 3 gites urbains, mais également les riverains, l’espace vert étant accessible au public dans la journée. Avec ses 8 900 m2 de planchers sur une parcelle de 2 600 m2, Arborescence offre cependant une densité harmonieuse en alternative à l’étalement urbain. Sa compacité et ses toitures végétalisées limitent les déperditions thermiques tout en réduisant les besoins en chauffage et climatisation. Les débords de ses balcons ondulants et de ses loggias méridionaux engendrent un air de meilleure qualité et une fraîcheur bienvenue durant l’été auxquels contribuent aussi les plantations des jardinières filantes qui les devancent. Introduit dans les années 1980 par le père de la sociobiologie, l’Américain Edward Osborne Wilson, le terme de biophilie définit le contact avec le vivant comme un élément essentiel à notre bien-être. L’essence conceptuelle d’Arborescence s’en inspire pour que ses occupants respirent mieux, transpirent moins et aspirent à une vie urbaine apaisée. Contrastant avec l’austérité des formes orthogonales traditionnelles, la fluidité de son architecture génère une sensation de réconfort. Ses grandes terrasses constituent autant d’extensions extérieures des espaces de vie en prise directe avec la nature, le paysage et

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