Architecture un lieu

Extime, une nouvelle offre d’hospitalité aéroportuaire

Par Nat Lecuppre, le 16 octobre 2023.
Image
© Karel Balas

Tel le phénix, le Groupe ADP renaît de ses cendres avec sa nouvelle marque et offre appelée Extime, une expérience qui cible l’excellence. Elle va transformer le temps d’attente en moment qualitatif de plaisir, de confort et de vie.

Le temps de l’excellence

Extime a pour objectif l’excellence dans le service, le design et l’offre commerciale à l’aéroport, pour les voyageurs après le passage des contrôles. Une offre commerciale et de restauration prestigieuse s’adapte à chaque terminal. Une offre salons est proposée selon le type de passagers et d’aéroports. Le design des salles d’embarquement se réinvente selon les usages et les standards de confort.

Une marque retail et d’hospitalité

Les passagers redeviennent des hôtes que l’on soigne et comble de petites attentions. Extime fait partie du programme stratégique 2025 Pioneers du Groupe ADP. Cette nouvelle marque inaugure un modèle qui assure une qualité d’hospitalité, de durabilité et de performance.

Le terminal 1 à Paris-Charles de Gaulle est le premier lieu inauguré en tant que Boutique Terminal. La source d’inspiration de cet espace est le boutique hôtel. Les zones réservées vont devenir des Boutiques Terminaux avec l’excellence d’une multitude de services et d’hospitalité. Ces Boutiques Terminaux s’associeront avec des partenaires prestigieux du luxe. L’offre de restauration est placée sous l’égide de chefs de renom. En plus du confort et du bien-être des passagers, Extime a aussi pour ambition d’augmenter le chiffre d’affaires par passager.

Les lieux sont repensés design, à taille humaine et même hybrides avec un mobilier permettant différentes postures (allongées, droites…). L’offre commerciale est aussi culturelle et servicielle. Le concept retail se développe autour de trois axes : Extime Duty Free Paris, Extime Lounge et Extime JC Decaux. Le premier étend son offre autour des grandes catégories du Duty Free (la parfumerie, le tabac, les vins et spiritueux, la gastronomie et la confiserie). Le second offre des salons haut de gamme et multicompagnies. Les premiers salons Extime Lounge sont au Terminal 1 et Terminal 2BD de Paris CDG. Quant à l’offre publicitaire Extime JC Decaux, selon la validation des Autorités de la Concurrence, elle sera gérée par Extime Media.

Au cœur du Duty free, 1 300 m2 dédiés à la beauté permettent aux plus prestigieuses maisons de signer leurs enseignes et leurs intérieurs (Louis Vuitton, Dior, Chanel, Bulgari, Hermès, Cartier, Gucci, Rolex, Lacoste, Longchamps, etc.).

Une des plus belles vitrines françaises

Extime Duty Free met en avant le savoir-faire et l’Art de Vivre à la française. Suivant un concept de Halle Parisienne, on y trouve les produits gastronomiques de maisons comme Pierre Hermé, Caviar House, la Maison du Chocolat… Un espace, appelé Comptoir, permet de déguster une planche de fromages, de charcuterie ou de produits de la mer. On peut même y prendre une coupe de la maison Ruinart. Les grandes maisons de spiritueux proposent leurs éditions rares et limitées et la cave à vins des crus exceptionnels.

Le digital est pris en compte dans ce renouveau avec une market place : Extime.com ainsi qu’un programme de fidélité (Extime Rewards) pour récompenser tout achat dans le monde. Les voyageurs pourront donc commander avant leur voyage les différents produits et services vendus.

Une vitrine d’un savoir-faire à l’international

Extime a pour vocation de se développer à l’international suivant un modèle de franchise composé de trois gammes : Lifestyle, Premium et Exclusive. Lifestyle concerne les vols Schengen, Premium les longs courriers de compagnies régulières et Exclusive l’offre ultra-sélective pour l’aviation d’affaires et les principaux hubs internationaux. Pour l’instant cette dernière qui est pour le Groupe ADP le « palace des pistes », au design de Jacques Garcia, ne sera dévoilée en France qu’en été 2024.

Un service d’exception

Une attention particulière est portée à l’hospitalité. Un maître de maison et sa brigade sont aux petits soins et veillent à l’état d’esprit de la communauté du Boutique Terminal pour mettre toujours en première place le passager.

L’expérience Extime qui se met en place aujourd’hui était tellement attendue dans les aéroports que nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance et longue vie si ce n’est… bon envol !

Galerie d'images (31)
    Partagez cet article autour de vous
    Facebook
    Twitter / X
    LinkedIn
    Pinterest
    E-mail
    À découvrir
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Ancrée dans le sol mais proche des étoiles

    Par Sipane Hoh, le 1 avril 2026
    Un nouveau havre de paix céleste sur les hauts plateaux du centre du Sri Lanka vient d’être dévoilé. Il s’agit de Sol Sanctuary, la villa inspirée des temples historiques créée par l’architecte Nath Rankothge et son père, l’environnementaliste Lal Rankothge. Sur les hauts plateaux du centre du Sri Lanka, où les jardins de thé et les plantations d’épices rencontrent les nuages, un sanctuaire d’un nouveau genre voit le jour. Non, il ne s’agit pas d’un énième complexe hôtelier, mais c’est une réinvention de la retraite. Située au cœur d’un domaine privé de quatre hectares surplombant la chaîne de montagnes des Knuckles, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’Aarunya Nature Resort fait partie des hauts lieux de bien-être grâce à Sol Sanctuary, la villa qui fait un joli clin d’œil aux temples anciens, conçue pour une immersion raffinée dans la nature. Il s’agit d’une résidence de 165 m², méticuleusement réalisée par des artisans du village, sous la direction de l’architecte Nath Rankothge et de son père, Lal Rankothge. Aarunya, qui signifie « premiers rayons du soleil » en sanskrit (une langue indo-européenne), a été réalisée en partenariat avec l’oncle de l’architecte, K.R.G. Wijesundara, un philanthrope sri-lankais. L’idée prône un retour aux sources et un hommage à la terre, à l’héritage et à la lumière. Vivre dans cette villa, ne serait-ce qu’un petit laps de temps, c’est vivre une expérience qui dépasse allègrement celle d’un simple hébergement. Dans cet écrin de silence, le dialogue entre nature et architecture est évident. Le visiteur est ainsi convié, malgré lui, à ralentir et à méditer. Sol Sanctuary n’est pas un simple décor, mais un monde à part qu’il suffit d’explorer. C’est un manifeste architectural rare, aussi secret que sacré. Se distinguant des neuf autres villas du complexe, Sol Sanctuary est une véritable prouesse en matière d’architecture élémentaire. S’inspirant des anciennes traditions sri-lankaises d’orientation céleste et de géométrie sacrée, cette villa de deux chambres s’ouvre vers le soleil levant. Son architecture en pierre en forme de dôme est agrémentée d’oculi pour observer les étoiles et d’un bassin profond en forme de croissant de lune qui reflète le ciel et la lumière scintillante du soleil sur les plafonds voûtés. Les intérieurs arborent une élégance rustique comme les vasques taillées à la main, les textures de bois naturel, les douches ainsi que les vastes vérandas qui se fondent dans la forêt environnante. L’aménagement des deux chambres comprend une suite et une deuxième chambre. C’est l’endroit idéal pour les retraités, les couples et les familles souhaitant un séjour de bien-être. Les hôtes bénéficient d’une intimité absolue, d’un service de majordome personnalisé et d’une vue imprenable sur les plantations d’épices et les collines brumeuses. Quant aux autres villas d’Aarunya, elles conservent les principes fondateurs du complexe. Construites également selon des techniques traditionnelles, chacune offre une atmosphère unique et dispose d’une piscine privée et de terrasses offrant une vue imprenable sur la vallée et les montagnes. Le développement durable n’est pas une caractéristique, c’est le cadre. Le domaine est alimenté à l’énergie solaire, sans plastique et autonome en eau. La Fondation Aarunya pour la
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Curiosity à l’heure nippone

    Par Nat Lecuppre, le 16 mars 2026
    Après la boutique de Rolex sur l’avenue Chu-Dori à Ginza, Gwenaël Nicolas et son agence Curiosity signent le nouveau flagship à Omotesando, la rue la plus branchée de Tokyo. Gwenaël Nicolas sait avec finesse et subtilité faire une belle démonstration de son savoir-faire architectural et de l’art de vivre à la française au travers de ses réalisations. Il joue avec les matériaux, les coloris, la lumière et les contrastes pour concevoir des lieux d’exception. Ce projet en fait partie. Un effet cinétique. La boutique à la façade verte ondulante est constituée de trois étages. Elle a la particularité d’abriter le premier espace de vente CPO au Japon. Elle est une vitrine de la marque au design singulier et emblématique. Pour son concept architectural, Curiosity opte pour le vert, couleur de la maison Rolex. Le regard des passants est attiré par la façade composée de fines lattes qui créent un effet de mouvement. Elle interpelle et invite à entrer dans le magasin. Au rez-de-chaussée, l’univers entièrement vert révèle une série de cadres emblématiques de la maison. L’ambiance est chaleureuse et aspire à la zénitude. Les matériaux retenus sont sobres et élégants. Le vert se marie au côté japonisant. Les tonalités sont douces. Le travertin et le bois de sen soulignent l’atmosphère sereine et chic. Au sol, on a de la pierre. Le plafond brillant et le vert profond sont mis en exergue par des motifs en relief de chaque côté. Un comptoir au design unique procure à l’espace une sensation de mouvement et amplifie l’un des motifs. Dans l’espace de vente, un travertin clair au sol confère une ambiance intime et immersive. Des persiennes verticales sont conçues pour les lieux afin d’offrir plus de confort visuel. Le vert, une couleur pour repère. Le vert est omniprésent. Comme un tapis vert, il guide le visiteur de l’entrée jusqu’à l’escalier pour le mener aux étages supérieurs ou au sous-sol. Au deuxième étage, se situe l’espace CPO (Certified PreOwned). Il se différencie de la zone de vente classique. La lumière provenant des diverses zones superposées enveloppe la pièce et lui procure une ambiance de légèreté et de robustesse à la fois. Le comptoir circulaire central est en pierre sombre. Il renforce le côté CPO. Il rappelle qu’une montre authentique est toujours aussi précieuse après des années d’utilisation. Des éléments de décoration dans les mêmes tonalités soulignent cette impression d’intemporalité dans l’espace. Le comptoir laisse imaginer les produits à l’intérieur, et la fenêtre murale avec sa porte rétractable laisse entrevoir à travers une petite fente les bijoux. Au sous-sol, les clients découvrent, tel un cadre, un jardin japonais traditionnel avec un pin et de la mousse recouvrant des collines. Les portes en noyer s’ouvrent sur un salon VIP : un espace luxueux et réservé aux invités de marque. Un espace de service après-vente est également mis à disposition. Les lieux sont exceptionnels. Leur architecture est à l’image de la marque. Gwenaël Nicolas a su faire dialoguer l’essence d’une marque suisse avec la culture japonaise tout en offrant une expérience retail raffinée. Une fois de plus, avec son expertise et
    Image
    Parcours

    Constructa, une entreprise hors pair désormais hors père

    Par Lionel Blaisse, le 27 juillet 2023
    Présidé durant plus de 40 ans par Marc Pietri jusqu’à sa mort prématurée début 2020, le très atypique groupe familial de services immobiliers est désormais dirigé par un architecte toujours en exercice… son fils Jean-Baptiste Pietri ! Constructa a exercé sa passion pour l’humain, l’architecture et la ville d’abord à Marseille et sa région, puis aux USA avant de revenir dans l’hexagone pour participer activement à la requalification des villes moyennes, trop souvent délaissées. Après la tour La Marseillaise de Jean Nouvel, celle de la Porte Bleue – conçue par Jean-Baptiste Pietri – viendra parachever Les Quais d’Arenc. Seront aussi livrées prochainement deux opérations « chorales » au bord de l’eau, Les Jetées à Huningue (Bâle) et Les Carrières Blanches à Dijon. Une multitude de raisons, donc, pour retracer dans ce numéro le parcours hors norme de ce leader du secteur avec son nouveau président à la double casquette. NDA. L’histoire de Constructa est suffisamment atypique pour que vous nous la relatiez. Jean-Baptiste Pietri : Constructa a été créée en 1964. Mon père, Marc Pietri, entre alors dans cette petite entreprise de commercialisation comme secrétaire général avant de la racheter quelques années plus tard et de la développer sur le territoire sud marseillais. À cette époque, il n’y avait pas énormément de projets d’achat sur le secteur, la VEFA 1 n’existant pas alors, on construisait encore l’immeuble en blanc dans lequel on aménageait un appartement témoin avant de pouvoir commencer à le commercialiser. Constructa va devenir un leader régional puis national en matière de commercialisation de logements résidentiels. À la fin des années 1980, mon père est appelé à la rescousse par plusieurs de ses gros clients français 2 ayant investi aux USA dans des projets immobiliers alors en souffrance. Les USA n’étaient pas l’eldorado qu’ils avaient imaginé et pour certains ce fut plutôt le Far West – un territoire « piégeux » disait mon père – où ils se sont fait dépouiller. Comme eux, le plus grand entrepreneur du monde actuel, Bernard Arnault, y a tenté – en vain – sa chance, après avoir vendu Férinel. Pour essayer de sauver les fonciers « plantés » dans les actifs, Constructa a monté sur place des équipes qui, pour mieux appréhender le marché américain et ses pratiques, vont se familiariser à la gestion immobilière en matière d’asset management et de property management, encore inconnus en France où Constructa les importera. En 1991, l’entreprise redéveloppe avec succès le Coco Walk à Miami (pour le compte de la Banque Worms) – la plus grande référence américaine de centre commercial – en l’ouvrant sur l’extérieur et en y intégrant des cinémas, des restaurants pour lui donner une dimension festive. Cette opération va lancer Constructa aux États-Unis où l’entreprise va rester vingt ans et y produire quelques projets emblématiques que ce soit comme promoteur (1500 Ocean Drive ou Mary Brickell Village à Miami) ou gestionnaire, mais aussi comme AMO 3 pour le compte de tiers. Ce fut notamment le cas pour l’hôtelier Accor qui aspirait à y repositionner l’enseigne Sofitel dans les standards

    Laisser un commentaire

    15 − 8 =