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Architecture un lieu
Granitrans une histoire de famille

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Cet article est paru dans le nda #58 et sa consultation est réservée aux abonnés
Showroom Granitrans
11, rue des Sablons
94478 Boissy-Saint-Léger
Tél : +33 (0)6 49 81 57 95
Arik Levy art & design studio
29, rue des Panoyaux
75020 Paris
Tél. : +33 (0)1 44 78 61 61
Arik Levy sculpture park
06570 Saint-Paul-de-Vence
Retrouvez cet article dans le nda numéro 58

Retail et Résidentiel
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Nº63
Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026
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MADA architectes, une agence, trois associés et de multiples projets
Par Sipane Hoh, le 18 juin 2025
MADA (Manufacture d’architecture) est une agence d’architecture établie à Paris et fondée par l’architecte et ingénieure du bâtiment ESTP Alexia Boulay et les architectes Felix Rattez et Geoffrey Boisnard. Le trio réalise depuis cinq ans des projets haut de gamme et accorde une attention particulière aux détails. Les réalisations de MADA sont multiples. La jeune agence d’architecture a su, en quelques années, gagner la confiance des commanditaires. Établis dans la très caractéristique rue La Boétie, au sein d’un bâtiment à l’architecture prestigieuse, les trois architectes peaufinent les plans, imaginent des contours, proposent des idées dans le but d’engendrer des réalisations uniques et de contenter leurs clients. Les projets de l’agence sont polyvalents, variés et de toute taille, allant de combles aménagés jusqu’à la réhabilitation d’un immeuble de bureaux haussmannien entier, en passant par la restructuration d’une maison au Portugal ou le flagship store THC (The Hideout Clothing) à Paris, tout un assortiment de possibilités, de concepts et d’univers qui montrent que l’architecture de MADA sait répondre avec brio à toutes les éventualités. Réhabiliter, transformer mais aussi créer et innover, rien ne fait peur à ces amis architectes qui se sont rencontrées lors de leurs études et continuent à œuvrer ensemble pour une architecture perfectionnée. Sous les toits. À Charenton-le-Pont, Alexia Boulay, Felix Rattez et Geoffrey Boisnard ont réalisé l’extension d’un appartement sous les combles. Un projet modeste que les architectes ont conçu et accompli avec une grande finesse pour un résultat remarquable. Le programme était simple, il s’agissait de rendre habitable un volume initialement non aménageable. En effet, afin de répondre à l’évolution des besoins et des exigences d’une famille souhaitant annexer à leur habitation un volume inexploité sous toiture, les architectes ont proposé une extension fonctionnelle aux traits épurés. Le projet ne se résume pas en une réponse favorable aux demandes d’un commanditaire, mais en une recherche poussée qui a abouti à une meilleure occupation de l’espace. Ainsi, en modifiant la charpente, l’habitabilité a été possible. Mais les architectes ne se sont pas arrêtés là, ils ont requalifié les espaces restants et entrepris l’isolation de la toiture. De ce fait, la performance énergétique est améliorée et chaque espace résiduel est optimisé. Pour ce faire, plusieurs solutions sur mesure intégrées ont été proposées. Par exemple, le bureau et les placards qui prennent place sous l’escalier fraîchement créé, les tables de nuits qui glissent dans les cloisons, ou encore les différents rangements qui composent avec le lieu. Bref, chaque interstice est utilisé et chaque détail soigné. MADA architectes a réussi un petit exploit !

La maison qui réconcilie nature et architecture
Par Sipane Hoh, le 8 avril 2026
C’est l’histoire de la transformation d’une ancienne piscine couverte en une avenante maison familiale que l’architecte Anaïs Magnabal a réalisée avec habileté. Il en résulte un lieu original suspendu dans le temps mais tellement contemporain. Baptisée « Maison à l’arbre », il s’agit d’un lieu enchanteur qui a été complètement métamorphosé grâce à l’intervention sensible d’Anaïs Magnabal, une architecte intéressée par la matière. Transformer une ancienne piscine couverte en une résidence familiale n’est pas une mince affaire, bien au contraire, c’est un geste délicat qui croise réhabilitation lourde, modification et création. Dans un contexte particulier où se trouve un arbre qu’il était souhaitable de préserver, la jeune architecte motivée et déterminée a engendré un projet complet qui allie avec dextérité histoire et contemporanéité. Pour la fondatrice de l’agence d’architecture homonyme il s’agit ici de pousser la connexion du corps à la nature à son paroxysme en allant au-delà de la simple simulation d’un lien intérieur-extérieur. À travers une création fine, l’arbre majestueux a été intégré à l’intérieur du logement, faisant entrer la nature directement dans le bâti. Celui-ci devient l’écrin d’un environnement végétal. L’architecture et son voisinage ne font qu’un. Cet élément central est accompagné d’une cave à vin que l’architecte a créée au pied de l’arbre après une étude minutieuse du sol. Il en résulte une maison qui ne ressemble à aucune autre. Façonnée autour de l’arbre, elle évolue selon les besoins d’un programme et répond avec brio à un cahier des charges strict. Cependant, il existe d’autres éléments surprenants qui ont exigé une attention particulière, comme par exemple un ancien puits qui a été méticuleusement restauré ainsi qu’un pilier en briques qui se dresse fièrement dans le paysage. Confectionner une maison autour de ces trois points d’appui exigeait une polyvalence ainsi qu’un savoir-faire. Anaïs Magnabal y est arrivée. La sensation de verticalité est accentuée grâce au volume en double hauteur ainsi que les deux façades largement vitrées. Cela permet une connexion visuelle constante avec le paysage alentour, et ceci depuis n’importe quelle pièce de la maison. Par ailleurs, soulignons que les matériaux choisis et la conception soignée assurent une certaine harmonie visuelle mais aussi fonctionnelle. Bien qu’elle garde un aspect séculaire et s’ancre délicatement dans son contexte, l’intérieur regorge d’interventions novatrices. En effet, propriété d’un électricien, ce logement est une vitrine de la domotique moderne. Entièrement connectée, la maison offre un confort optimal et une gestion intelligente de l’énergie. Cette propriété innovante est un modèle d’intégration entre technologie et écologie. Garder ce qui est déjà là, le révéler, l’améliorer, le doter de tous les procédés innovants et le préparer pour faire face aux problématiques futures est un travail qui demande une grande exigence et une application sans faille. À Garidech, la « Maison à l’arbre » constitue l’exemple d’une architecture vertueuse prête pour l’avenir !

Milla Montis Hotel, au cœur du Tyrol italien
Par Lionel Blaisse, le 8 janvier 2024
L’architecte milanais Peter Pichler livre dans son Tyrol natal un hôtel d’une trentaine de chambres sur la petite commune alpine de Maranza, qui revisite l’architecture vernaculaire des Dolomites. Ces contreforts verdoyants accueillirent au départ des éleveurs dont les fermes superposaient astucieusement les étables, l’habitation et la grange. Elles inspirèrent la morphologie et la modénature des premiers chalets résidentiels qui à leur tour nourrirent l’imaginaire des hôteliers. Quoique résolument contemporaine, l’architecture plutôt « graphique » du Milla Montis Hotel assume cet héritage architectural sans néonostalgie. Genèse du projet Les parents du jeune chef cuisinier Roland Oberhofer avaient transformé l’ancien moulin de Maranza en une petite pension, désormais exploitée en hôtel. Ceux de sa femme Franziska avaient créé des gîtes dans leur ferme bio. Le couple portait dans ses gènes l’instinct d’hospitalité. Ils concrétisèrent donc leur ambition à proximité du deux étoiles familial dont la clientèle pourrait jouir des aménités du nouvel établissement. Rêvant d’un lieu différent des archétypes tyroliens proposés par leurs concurrents, ils organisèrent une petite consultation privée à partir de leur concept : un hôtel d’une trentaine de chambres, toutes avec une généreuse terrasse face aux Dolomites, certaines avec leur propre spa venant ainsi parachever le complexe bien-être et sa piscine chauffée extérieure. Un restaurant fera découvrir l’inventive cuisine bio de Roland. L’architecture sera en harmonie avec la culture locale et la nature environnante tout en s’inscrivant dans son siècle. Juste ce qu’il faut Le projet de Peter Pichler l’emporta en fragmentant l’édifice en quatre unités afin de se rapprocher de la volumétrie des granges d’antan. L’ensemble s’enchâssant dans la pente pour minimiser son impact, la réception, le bar et le restaurant s’implantèrent au second niveau, le premier se dédiant en intégralité à l’hébergement tandis que le rez-de-jardin accueillit l’espace bien-être avec sauna, hammam et salles de soins, de relaxation et de méditation avec accès direct au bassin extérieur. Bardé de bois noirci, chacun des frontons est découpé par une immense alvéole curviligne transposant le fameux cœur découpant les volets des chalets tyroliens. Elles génèrent ainsi de vastes terrasses offrant aux chambres intégralement vitrées un panorama époustouflant. Simple, fonctionnel et intemporel, l’agencement intérieur fait la part belle au frêne tandis que les assises sur mesure s’habillent de… loden !
