L'événement

Voyage au pays du design

Par Sipane Hoh, le 4 juin 2024.
Image

À Paris, au 101, rue Rambuteau, le 15 et 16 mai 2024, a été l’occasion pour découvrir un panel de marques de design et leurs dernières nouveautés, le tout dans une ambiance de fête et de rencontres inopinées.

Trente marques de design étaient réunies sur les deux étages de la prestigieuse adresse parisienne où pendant deux journées entières ont eu lieu retrouvailles, démonstrations et découvertes. Dès l’entrée, le ton était donné, entourés d’une scénographie aussi surprenante que recherchée, les divers objets sont dévoilés.

Bienvenue au pays du design, le design avec un grand D. L’agence 14 Septembre et son studio de création s’étaient surpassées pour offrir aux divers visiteurs un regard aiguisé sur leurs clients et leurs dernières originalités. Nourrir les inspirations, aller à la rencontre de nouveaux talents, observer les instructions, se renseigner sur les procédés de fabrication, perpétrer une tradition et finalement ingérer une grosse bouffée d’innovation en un petit laps de temps puis quitter les lieux avec plein de visions. Les marques étaient nombreuses, à chacune son côté courtisan, par ici le papier peint intissé LEO et son motif audacieux et éclectique, par-là les 25 coloris du nuancier Kostum pour des projets de portails, clôtures, garde-corps, pergolas et carports, un peu plus loin, nous avons découvert les tapis Papellina et leur trame en lin, la lampe à poser Soft Serve Regular Crème Atelier en plastique recyclé, ou encore la nouvelle porte vitrée K7 Snooker de Zilten qui se caractérise par son relief volontairement non affleurant et son nouveau matériau fabriqué à partir de déchets plastiques.

Dans cette profusion de produits en tout genre, les enfants n’étaient pas oubliés, il y avait même quelques petits visiteurs curieux de tester la nouvelle chambre d’enfant Tediber et ses collections design et durables. Un coup de cœur pour le produit phare de marque Cornilleau : une table de ping-pong qui sert également de table de réunion. L’autre version serait une table de billard qui devient par magie une table utilitaire.

Ce jour-là, l’imagination était au beau fixe, les architectes, architectes d’intérieur et designers avaient le choix devant tant de diversité !

 

Les marques présentent à cet évènement :

Cinna, String Furniture, Cornilleau, COOKUT, 4MURS, Ressource, Flos, URBAN NATIVE , Mercadier Décoration, Casarialto, Pappelina, Zilten , SWAO, SEVERIN, Martinelli Luce, BEL’M, Roger Pradier ® – Outdoor Lighting, LightOnline, Cuisines Morel, La Boite concept, Sammode, Tediber, GROHE, RALPH M, CFOC, Compagnie Française de l’Orient et de la Chine, Maison de Vacances, BROSSIER SADERNE, Vitra

Galerie d'images (41)
    Partagez cet article autour de vous
    Facebook
    Twitter / X
    LinkedIn
    Pinterest
    E-mail
    À découvrir
    Image
    Architecture un lieu

    Noura retrouve une nouvelle jeunesse

    Par Nat Lecuppre, le 31 janvier 2024
    La mythique adresse libanaise de Paris vient de retrouver toutes ses lettres de noblesse avec le concept de réhabilitation de Laura Gonzalez. L’architecte a imaginé un nouveau décor et une nouvelle identité pour Noura, place de Beyrouth. Le projet concerne les deux adresses historiques de la maison, à savoir la brasserie au 27, avenue Marceau, et le traiteur au numéro 29. Laura Gonzalez procure aux lieux de la chaleur. La Brasserie avec sa cuisine ouverte sur la salle se dote d’un nouveau bar à cocktails et mocktails. L’établissement peut accueillir 80 couverts à l’intérieur et 80 en terrasse. Cette dernière est délimitée par des jardinières carrelées de céramique colorée. Puiser dans l’histoire du Liban Pour son concept d’aménagement, Laura Gonzalez a trouvé son inspiration dans les racines libanaises. Elle a contemplé de vieux clichés en sépia représentant les cafés de Beyrouth de l’avant-guerre civile. Pour son projet, elle a réintroduit des portes et des niches en arc brisé, des corniches en stuc… autant d’éléments qui font la splendeur de l’architecture orientale. Un décor mural panoramique a été commandé à la plateforme artisanale libanaise, Bokia. Celle-ci travaille toujours dans la transmission mais aussi avec un renouveau des techniques de broderie traditionnelles. L’œuvre évoque les pins de la vallée de Bisri. Tout est clin d’œil à la culture levantine. On a des tables avec des plateaux en pierre de lave. Ils sont peints de motifs porte-bonheur (oiseaux, poissons). Les chaises sont décorées de billes de bois des bouliers orientaux. Avec des tonalités solaires et conviviales, elle a imaginé faire voyager au Liban les hôtes tout en restant à Paris. Le décor devait aussi pour elle révéler les saveurs de la gastronomie orientale. Une nouvelle identité visuelle Un jeu de vitrophanie avec des inscriptions telles que Ahla Wa Sahla – « Bienvenue », en arabe libanais–, Sahten – « Bon appétit » – renforce le sens de l’hospitalité de Noura. Pour représenter le côté accueillant oriental, les coloris choisis sont le vert pistache qui symbolise l’espoir, le cumin et des bleus « vivants », comme
    Image
    Architecture un lieu

    L’expertise française s’exporte au Maroc

    Par Nat Lecuppre, le 24 avril 2023
    Le groupe Marjane est le leader marocain de la grande distribution qui a révolutionné dans les années quatre-vingt le métier avec son concept « tout sous le même toit » Le déploiement du groupe a impliqué une remise à niveau, un repositionnement et une révision de son modèle d’hypermarché. Marjane a fait appel à l’agence Lonsdale pour mener à bien ce projet. L’agence de design et de branding a imaginé une nouvelle expérience client plus immersive tout en prenant en compte l’e-commerce et le click and collect. Les nouveaux magasins mettent plus en valeur le Made in Morocco. Les deux nouvelles adresses de Casablanca abritent « la rue du commerce » lumineuse et dégagée avec des produits plus qualitatifs et accessibles. Le « comptoir du vrac » y présente une nouvelle offre d’épicerie fine. La nouvelle stratégie de Marjane révèle des corners encore méconnus au Maroc, où chaque univers créé possède sa propre ambiance et son identité marquée. Ainsi pour la culture, Lonsdale a promu l’expé­rience « Mille et une cultures » en clin d’œil au célèbre conte, avec une tente marocaine. Ici et là, des totems rappellent l’enga­gement historique du groupe (mieux consommer, mieux vivre, mieux manger). Les matériaux durables sélectionnés rappellent l’attachement du groupe à ses racines. Les fabricants et les artisans locaux sont mis à contribution, comme en témoignent les lampes en rotin, la pierre de l’Atlas, la terre cuite, le laiton, les moucharabiehs, etc. Avec ce nouveau concept, l’hypermarché Marjane est devenu un lieu de vie qui exprime la culture marocaine avec contemporanéité.
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Son Blanc, entre poésie et écologie

    Par Sipane Hoh, le 19 février 2024
    C’est dans un petit bout de paradis, sur une parcelle préservée située à Minorque que l’agence d’architecture parisienne Atelier du Pont (Anne-Cécile Comar & Philippe Croisier) a été mandatée pour mener à bien le projet. Il s’agit de la reconversion d’une ancienne ferme en un hôtel accueillant les amoureux de la vie authentique. Une réalisation sensible, recherchée et esthétique. L’Atelier du Pont, habitué à créer des lieux uniques à l’architecture remarquable, vient de terminer, en collaboration avec l’agence d’architecture Aru Arquitectura, la réalisation d’un hôtel qui croise en un seul lieu durabilité, matériaux naturels et de nobles textures. Baptisée Son Blanc, la demeure qui était auparavant une ferme traditionnelle vient d’être rénovée dans les règles de l’art et avec la plus grande délicatesse. Il en résulte un lieu où le visiteur entame une expérience immersive singulière dont il se rappellera très longtemps. C’est une plongée dans la ruralité, la renaissance d’un établissement de quatorze chambres, situé sur un domaine de 130 hectares, élaboré dans le respect des traditions locales avec une exploitation agricole nouvelle génération, qui peut s’apparenter en un véritable exemple de luxe vertueux. Un tel lieu a demandé, selon Atelier du Pont, une architecture délicate, capable de lier le savoir-faire local à l’exigence formelle et environnementale. La réhabilitation a commencé par la finca, le corps de ferme principal, malmené à travers les âges, délabré et en état de ruine. L’attention des architectes est portée sur la préservation de la structure originelle qu’il fallait, selon ces derniers, révéler, car elle comportait plusieurs éléments remarquables de l’architecture locale classique, comme les voutes et les arches. De même, les quelques trésors cachés découverts, comme le jardin paysager, les authentiques plafonds voûtés et les carreaux artisanaux cubains, ont été combinés avec une palette de couleurs douces. Simplicité, ingéniosité et durabilité Une certaine générosité se dégage du volume de la boyera, dans lequel s’illustre à merveille l’identité de Son Blanc, c’est un ensemble harmonieux où les poutres s’entrelacent dans la nouvelle charpente à l’allure graphique.

    Laisser un commentaire

    dix-neuf + huit =