Architecture, l'esprit du lieu

Invitation pour un voyage fantastique et bucolique

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Par Nat Lecuppre, le 23 février 2026.
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© Loïc Salfati

En poussant les portes de la nouvelle boutique de la Maison Van Cleef & Arpels, Rive gauche, à Paris, vous pourrez vous laisser emporter dans un monde onirique imaginé par l’agence Faire. Pour son concept immersif, les architectes se sont inspirés de la montre l’Herbier, créée en 1968.

Faire, une signature singulière.

L’agence Faire, fondée en 2010 par Jean-Baptiste Auvray, est reconnue pour son approche qui joue sur l’émotion tout en alliant dans chaque projet les matières et savoir-faire artisanaux. Les équipes pluridisciplinaires permettent de concevoir des projets d’architecture d’intérieur et de design dans les domaines du retail, du tertiaire, de l’hôtellerie, du résidentiel. Elles créent également des scénographies, espaces expérientiels et du mobilier.

L’expertise de Faire est de concevoir pour chaque projet une atmosphère et d’innover. Les valeurs de l’agence sont au nombre de trois. À savoir : l’éthique en respectant chaque intervenant, la fidélité pour entretenir des relations durables avec chacun, et la qualité tant pour les relations humaines que pour les réalisations rendues.

Ressentir comme une coccinelle.

Le temps d’une visite chez Van Cleef & Arpels, Faire vous convie à devenir une coccinelle pour découvrir à échelle miniature son univers bucolique où joaillerie et nature dialoguent dans une harmonie féérique. Tout en subtilité et finesse, les architectes jouent avec les échelles et la configuration des lieux. Vous volerez entre les pétales gigantesques dans une flore géante.

Faire fait appel au savoir des artisans d’art d’exception pour concevoir ce décor unique. Sous le plafond haut, émergent de grandes feuilles et éclosent bourgeons et fleurs. Les éléments sont en aluminium brossé et inserts en verre colorés. Ils sont signés Salviati à Murano. Des feuilles et fleurs se différencient en dinanderie. Reflétant l’art du métal, elles sont martelées à la main par l’artisan Romain Vigouroux.

Un écrin de nature.

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    Hexadone, une plateforme au service des territoires

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    Architecture un lieu

    À la Bonne Heure !

    Par Sipane Hoh, le 27 février 2026
    C’est le nouveau repaire du quartier de Pigalle. À Paris, dans le 9e arrondissement, une nouvelle adresse attire les regards : Bonne Heure. Un lieu habilement aménagé qui porte l’étonnante signature de l’agence DODA. Les habitués et les habitants du quartier Pigalle affectionnaient Dépanneur Terrasse, le bar-restaurant devenu, au fil du temps, un incontournable lieu de rencontre et de rendez-vous. Bonne Heure s’installe à la même adresse et continue avec la même ferveur à fidéliser sa clientèle. Située au carrefour de plusieurs rues, elle se distingue par sa terrasse où sont disposées des chaises en osier tressé Maison Drucker. Véritable lieu de vie, Bonne Heure porte bien son nom. En effet, que ce soit pour prendre un café ou déjeuner avec des collègues ou dîner entre amis, ce nouveau lieu identifiable entre tous transforme chaque moment de la journée en une bonne heure. L’aventure a commencé le jour où les propriétaires Matthieu Leroy et Gabriele Conte ont souhaité créer un lieu chaleureux qui croise convivialité et détente. L’agence DODA, reconnue par ailleurs pour ses projets où règne une forte identité visuelle, comme par exemple Bouillon Pigalle, Ardent, Café du Louvre, Tripletta, a été mandatée pour aménager l’intérieur et doter les lieux d’une signature singulière reconnaissable de tous. Ainsi, l’iconique bar arrondi en inox brossé souligné par un plafond en miroir et des luminaires en opaline devient la clé de voûte de ce nouveau lieu parisien où le chef Florent Durand propose une carte adaptée à tous les appétits. Les rayures vert sapin habillent le store sur la façade extérieure du restaurant, elles se prolongent à l’intérieur pour couvrir les banquettes en changeant leur teinte en lie de vin. L’aménagement intérieur fait un joli clin d’œil à la Belle Époque avec le sol en casson, les murs couleur crème, les tables et chaises traditionnelles en bois mais aussi le mange-debout et les baies en accordéon. Tout a été minutieusement accordé pour conserver les codes classiques du bistrot parisien tout en le dotant de traits contemporains. Quant à l’identité visuelle, elle a été imaginée par C2L Studio. Déclinée sur l’ensemble des supports comme les menus, les assiettes, les verres, elle a été mise en œuvre par Studio Roseline. Une pièce plus intime se trouve au fond de la salle et à l’abri des regards où les formes géométriques se croisent avec les banquettes rayées et les tables triangulaires. Il s’agit d’un espace qui peut être privatisé et personnalisable à souhait. Dans ce quartier parisien branché et célèbre pour ses lumières rouges et sa vie nocturne éclectique, Bonne Heure constitue un intervalle heureux et panaché !
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    Architecture remarquable

    Domaine UMA, une chorégraphie au cœur des vignes

    Par Nat Lecuppre, le 6 décembre 2024
    C’est un morceau de paysage à la beauté ingénue où se croisent les vignes et les garrigues et qui a servi de décor à une scénographie hors pair. Menée avec la plus grande habileté, attirant les regards mais aussi l’attention, cette dernière porte la gracieuse signature de l’Agence Clausel-Borel. Un lieu paradisiaque faisant face aux montagnes de l’Hortus et du Pic Saint-Loup mais aussi au château de Montferrand et à la chapelle d’Aleyrac, ancienne carrière d’où sont issues les pierres du projet, des terres à la lumière abondante, un écrin bucolique qui a servi de toile de fond pour une chorégraphie au sein d’un domaine appelé UMA. La parcelle est atypique, nous y trouvons des constructions minimalistes, en pierres massives très caractéristiques de la région, résultant de la première destination du bâti qui était jadis une ancienne magnanerie, une construction destinée à l’élevage des vers à soie, datant de la fin du XIXe siècle. L’ensemble qui a été transformé et divisé au cours de son histoire en deux domaines vinicoles, le Château Cambon et le Domaine de Valcyre, permet d’ouvrir les bâtiments sur deux cours protégées du vent grâce à son plan en forme de double U. Aujourd’hui, UMA résulte de la fusion des deux vignobles ancestraux et aspire à ouvrir un autre chapitre pour écrire une nouvelle histoire. L’Agence Clausel Borel (Florence Clausel-Borel), établie à Paris et à Montpellier, a été mandatée pour mener à bien un projet complexe situé sur des terres d’une rare beauté, rachetées il y a deux ans par l’actuel propriétaire. L’opération consistait en la restructuration de la partie agricole comprenant les chais de vinification et d’élevage, des laboratoires et locaux techniques, ainsi que la construction d’un nouveau bâtiment agricole qui répondra aux cahiers des charges afin d’augmenter la capacité agricole. À cela s’ajoute un gros travail de paysage pour mieux définir les différentes voies d’accès et revoir tous les abords du domaine. Pour cela, les architectes ont travaillé en collaboration étroite avec les paysagistes d’ALEP (Ateliers Lieux Et Paysages), rompus à ce genre d’exercice. La volonté des architectes était, dès le départ, l’inscription dans l’existant. Pas de geste ostentatoire, pas de forme qui dénote mais une architecture à petites doses, délicate et intemporelle qui magnifie le « déjà là » tout en apportant une touche originale sans délaisser le côté technique indispensable dans un pareil programme. Le chai se trouve au sein du deuxième U de la bâtisse et se caractérise par une grande porte d’entrée ; le visiteur y accède à travers une cour minérale adaptée pour la réception des vendanges et la mise en bouteilles du vin. Souhaitant garder l’atmosphère authentique du lieu, l’ensemble des murs, qui dans le passé avaient été enduit de béton, a été rénové et mis en évidence. C’est ainsi que la pierre d’origine de plus de 200 ans recouverte de ciment se révèle sous ses plus beaux atours. L’architecte Florence Clausel-Borel souligne que l’architecture fait écho au vin biologique et sans artifices fabriqué dans ces lieux. Authenticité, technicité et sensibilité. Dans leur geste architectural sensible, les architectes ont créé une expérience quasi scénographique, où le chai tout en gardant

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