Architecture, l'esprit du lieu

Janu Tokyo quand le raffinement croise le bien-être

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Par Sipane Hoh, le 28 mars 2025.
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Lors de son ouverture au printemps 2024, Janu Tokyo, l’emblématique hôtel de la marque Janu, a dévoilé son remarquable intérieur. Celui-ci porte la prestigieuse signature de Jean-Michel Gathy, l’architecte belge vivant en Asie et reconnu pour ses réalisations spécialisées dans l’hôtellerie de luxe.

Dans la capitale japonaise, le très attendu établissement hôtelier a ouvert ses portes au public. Situé sur les collines d’Azabudai, le nouveau quartier vivant où abondent les bars et les restaurants, le nouvel hôtel conçu par Jean-Michel Gathy offre aux visiteurs de nouveaux espaces dotés de confort et de bien-être. Avec ses chambres et ses suites baignées dans la lumière, ses divers espaces dynamiques favorisant les rencontres, son vaste centre de bien-être qui abrite l’une des plus grandes salles de sport de la ville, Janu Tokyo a tout pour plaire. À quelques pas des quartiers de Roppongi et Toranomon, dans un établissement haut de gamme, prennent place 122 chambres et suites réparties sur huit étages. En contrastant avec la ville énergique et sa cohue constante, l’architecte a souhaité octroyer aux intérieurs une certaine sérénité à partir d’un design qui apporte une sensation de grâce et de calme. Les divers espaces de l’établissement montrent une attention particulière aux détails. Partout le mobilier a été choisi pour offrir confort et bien-être à tous. Les matériaux sont soigneusement sélectionnés de sorte que les invités soient entourés d’un monde luxueux et sophistiqué. Janu, qui veut dire « âme » en sanskrit, n’est que le miroir de l’abondance culturelle de Tokyo, la mégapole florissante par sa cuisine, son art ainsi que son architecture.

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    Architecture un lieu

    Café Nuances : le café sous toutes ses formes et… nuances

    Par Nat Lecuppre, le 19 juin 2023
    Après sa première boutique, rue Daniel Casanova dans le premier arrondissement, le Café Nuances inaugure sa seconde adresse à Saint-Germain-des-Prés. Le concept de l’architecture intérieure est signé par le collectif pluridisciplinaire Uchronia. Lieu dédié aux aficionados de caféine Les architectes designers ont imaginé un lieu dynamique, festif, aux allures de boule à facette. Le coffee-shop est ouvert sur la rue afin de favoriser un take-away. On peut y savourer le café sous diverses formes (expresso, latte, flat white…) mais aussi avec des recettes originales (à la rose, au miel de châtaignier…). Des pâtisseries aux influences américano-nippones sont proposées (cookies matcha-chocolat blanc, banana bread ou cake au citron et pavot). Dans l’espace boutique, on peut acheter du café mais aussi des mugs, des goodies Café Nuances, comme des briquets au logo de la maison. Six types de cafés sont présentés, dont la torréfaction se fait à Paris pour une meilleure qualité des arômes. Une signature architecturale Comme toujours, on retrouve les ambiances adorées par Uchronia. À savoir un mobilier coloré et une scénographie singulière voire psychédélique. Les murs sont revêtus de mosaïque miroir et de laque couleur mandarine où se reflète le plafond aux couleurs de l’arc-en-ciel. Une boule disco rythme l’espace en faisant rayonner la lumière. Les architectes ont joué avec la configuration des lieux, des matières et des coloris. L’architecte d’intérieur Julien Sebban d’Uchronia précise que la mosaïque en dégradé à l’entrée fait écho aux murs, tout en reflétant l’histoire du quartier. Les couleurs saturées, le comptoir en acier inoxydable et le plafond rayé propulsent les visiteurs de la rue dans l’espace grâce à sa perspective exagérée. Uchronia réinvente les lieux avec de nouveaux codes d’architecture intérieure et Café Nuances sublime l’art du café. À visiter sans plus attendre pour déguster une des recettes originales.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Des bureaux à l’image d’Eurazeo

    Par Nat Lecuppre, le 7 novembre 2025
    Eurazeo est un groupe d’investissement européen. Il accompagne les entreprises dans leur développement et mise sur des projets durables et responsables. Afin de travailler dans des espaces qui lui ressemblent, le groupe a fait appel à Hauteur Libre et à l’agence Saguez & Partners qui avaient déjà collaboré ensemble lors de leurs premiers bureaux il y a dix ans. Hauteur Libre assure une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Elle est experte en projets d’aménagement et en transformations des espaces de travail. Quant à l’agence de design global Saguez & Partners, elle repense les identités et les usages pour accompagner la société d’aujourd’hui et de demain. Elle intervient à 360° (branding, stratégie de marque, architecture commerciale, design de bureaux, mobilité, environnement, services…). Les enjeux du projet Eurazeo décide de regrouper les 420 collaborateurs de ses quatre sites parisiens sur une seule adresse de 8 300 m2 située au 64-66, rue Pierre-Charron à Paris (8e). Le groupe demande à Hauteur Libre et à Saguez & Partners d’imaginer ses nouveaux espaces en associant l’art de vivre au travail. Pour ce concept, les nouveaux usages sont pris en compte selon les codes de l’hospitality. L’immeuble haussmannien a été réhabilité par l’agence d’architecture DTACC. Il comprend sept étages. Quatre sont dédiés aux bureaux. L’environnement créé est dynamique et efficient. Il prend en compte le confort acoustique et thermique, la lumière naturelle, les divers usages et des matériels hybrides. Les lieux proposent des espaces de concentration mais aussi d’échanges et de partage. L’open space est revisité. Les grands benches alignés ne sont plus d’actualité. Ils laissent place à des postes de travail individuels regroupés pour 4, 5 ou 6 personnes. Les modes de travail d’Eurazeo sont étudiés pour proposer un aménagement personnalisé. Un lobby avec un espace café, des boxes sur mesure, un salon et des salles de réunion constituent le cœur d’étage pour toutes les équipes. Des bureaux avec un cadre hôtelier Comme dans le secteur de l’hôtellerie, une offre servicielle est proposée. On a un espace wellness, un service de conciergerie, une galerie d’exposition, des espaces de restauration, des salles de pause, un loft et des terrasses. Un lieu source d’inspiration pour se dépasser . Les espaces sont conçus pour favoriser les échanges, la collaboration et la stimulation. Une attention particulière est portée au confort, à l’efficacité et à l’ergonomie. Les bureaux doivent développer la créativité et l’innovation. L’art est un facteur important dans cette optique. Il permet de donner une dimension émotionnelle à l’environnement créé. Les espaces deviennent une source d’inspiration et de bien-être. L’art aide à se ressourcer tout en s’évadant et fait entrevoir les choses autrement. Une curatrice a collaboré avec Saguez & Partners pour mettre en scène la collection d’Eurazeo. Les œuvres animent et structurent les lieux. Dans les nouveaux bureaux, l’art, le design, l’aménagement et l’architecture se conjuguent avec harmonie. Des espaces dynamiques . Un business center est situé au premier étage. Il regroupe des salles de réunion de tailles et de configurations différentes. Elles invitent à travailler sur des tables polymorphes pour encourager les postures interpersonnelles. Quatre étages de bureaux sont
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    Urbanisme

    Beaumont, le maire, les architectes et les locataires

    Par Anne-Marie Fèvre, le 1 décembre 2023
    Sous les châtaigniers ardéchois ont poussé six Bogues, des logements sociaux. Écologie, autoconstruction, chantier participatif ont nourri cette démarche rurale pionnière entre élus, Nouveaux commanditaires, l’atelier Construire et les habitants. « En mai 1968, nous n’avions pas réussi à changer le monde. Alors, j’ai eu envie de créer mon petit monde à moi. » C’est ainsi qu’en 1974, Pascal Waldschmidt, polytechnicien né en 1949, quitte la ville pour s’installer à Beaumont et ses quatre hameaux : Le Blat, Sarrabasche, Issac et La Roche. Situé sur l’une des pentes du coteau cévenol de l’Ardèche du sud, ce cul-de-sac, déserté et en ruines, ne comptait plus que 162 habitants. L’ancien citadin vit là en communauté, ils retapent de vieilles maisons, s’orientent vers l’agriculture : élevage de chèvres, de cochons, et récolte de châtaignes… Mais la petite bande explose. Lui reste, avec sa femme, tout à son cocon rural. Le couple a des enfants, il va s’investir dans la vie locale pour l’école, lui devient conseiller municipal, puis maire de 2001 à 2020. Édile actif et implanté, il est à l’origine, avec le conseil municipal, de la construction de logements sociaux dans son village. Alors qu’une vie locale se ranime peu à peu à Beaumont, le déclin de l’agriculture et le vieillissement de la population ne permettent pas d’attirer de jeunes actifs. « Les jeunes n’avaient pas les moyens d’habiter là, explique Pascal Waldschmidt, la moitié des résidences sont secondaires, très chères, il n’y a pas de locatif privé. On a transformé trois ruines en logements, mais cela nous est revenu plus cher que du neuf. On a alors imaginé construire du neuf. On a acheté un terrain, une ancienne châtaigneraie à Blat, et on a élaboré un PLU ». Mais avec qui construire ? Il y a beaucoup d’heureux hasards à Beaumont, lieu de passage l’été. Les élus rencontrent une médiatrice des Nouveaux commanditaires de la Fondation de France (1), Valérie Cudel. Elle va accompagner ces apprentis maîtres d’ouvrage pour passer commande d’une œuvre d’art, ici un projet d’architecture. Après avoir exploré diverses pistes, ils se tournent vers l’atelier parisien Construire. Une première rencontre, fructueuse, a lieu avec Patrick Bouchain en 2008. Autour de Construire ensemble (2), ils se comprennent à merveille. Ils optent pour la conception de huit habitations. Le chantier sera aussi suivi par les architectes Loïc Julienne et Sébastien Eymard. Une banque d’eau C’est un système qui s’inspire des civilisations anciennes, dont les Perses. Il a fait ses preuves à Madagascar, grâce à Thierry Labrosse, un entrepreneur franco-malgache spécialiste de la dépollution d’eau. Il a inventé le REEPS, un réservoir d’eau enterré rempli de sable. Ce processus a vite intéressé Pascal Waldschmidt pour Beaumont. « Car on est juste en eau, explique-t-il, il y a 260 habitants, mais 1 200 en été. Et on n’a pas le droit de capter l’eau les sources ». La commune s’est lancée, la première en France, et a implanté l’été dernier cette « nappe phréatique artificielle » près du col des Cayres. L’eau de source est stockée et enterrée dans une bâche hermétique, le sable a été

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