Architecture, l'esprit du lieu

Janu Tokyo quand le raffinement croise le bien-être

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Par Sipane Hoh, le 28 mars 2025.
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Lors de son ouverture au printemps 2024, Janu Tokyo, l’emblématique hôtel de la marque Janu, a dévoilé son remarquable intérieur. Celui-ci porte la prestigieuse signature de Jean-Michel Gathy, l’architecte belge vivant en Asie et reconnu pour ses réalisations spécialisées dans l’hôtellerie de luxe.

Dans la capitale japonaise, le très attendu établissement hôtelier a ouvert ses portes au public. Situé sur les collines d’Azabudai, le nouveau quartier vivant où abondent les bars et les restaurants, le nouvel hôtel conçu par Jean-Michel Gathy offre aux visiteurs de nouveaux espaces dotés de confort et de bien-être. Avec ses chambres et ses suites baignées dans la lumière, ses divers espaces dynamiques favorisant les rencontres, son vaste centre de bien-être qui abrite l’une des plus grandes salles de sport de la ville, Janu Tokyo a tout pour plaire. À quelques pas des quartiers de Roppongi et Toranomon, dans un établissement haut de gamme, prennent place 122 chambres et suites réparties sur huit étages. En contrastant avec la ville énergique et sa cohue constante, l’architecte a souhaité octroyer aux intérieurs une certaine sérénité à partir d’un design qui apporte une sensation de grâce et de calme. Les divers espaces de l’établissement montrent une attention particulière aux détails. Partout le mobilier a été choisi pour offrir confort et bien-être à tous. Les matériaux sont soigneusement sélectionnés de sorte que les invités soient entourés d’un monde luxueux et sophistiqué. Janu, qui veut dire « âme » en sanskrit, n’est que le miroir de l’abondance culturelle de Tokyo, la mégapole florissante par sa cuisine, son art ainsi que son architecture.

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    À Gothenburg le monde boisé de Volvo

    Par Sipane Hoh, le 27 décembre 2024
    Le monde de Volvo allie de manière significative l’architecture, le paysage et les traditions scandinaves. La forme ronde du bâtiment qui s’étend sur 22 000 m² symbolise un univers sans frontières, une plateforme où la nature occupe la place centrale. Tandis qu’à l’extérieur, le concept « allemansrätt suédois » (droit d’accès à la nature) prend tout son sens, à l’intérieur les formes et matériaux organiques ouvrent le bal. World of Volvo a ouvert ses portes à Gothenburg. Les visiteurs sont entrés pour la première fois sous le majestueux auvent en bois créé par l’agence d’architecture internationale Henning Larsen le dimanche 14 avril 2024, date qui coïncidait avec les célébrations annuelles de l’anniversaire de l’enseigne. Ce jour-là, la fête était au rendez-vous d’autant plus que le nouvel équipement qui réunit les marques de Volvo Cars et Volvo Group est supposé devenir un point de repère voire une icône centrée sur l’humain. Dans ce lieu qui combine expositions, conférences, nouveautés et shopping, le visiteur est libre de frayer son chemin, d’aller à la découverte et de braver l’inconnu. Conçu autour des valeurs scandinaves de liberté de mouvement, d’accès à la nature, d’ouverture et d’inclusion, la structure principale en bois, qui s’élève sur une fondation en béton écologique, est composée de bois lamellé-collé et lamellé-croisé. L’ensemble forme trois impressionnantes colonnes ressemblant à des troncs d’arbre, se déployant pour supporter toute la charge du toit, enveloppant ainsi les visiteurs dans une aire accueillante semblable à une forêt. Situé au cœur de Gothenburg, un quartier connu pour ses manifestations de tout genre, de vastes pièces polyvalentes sont conçues pour accueillir des événements culturels, des discussions et des conférences, pouvant accueillir jusqu’à 1 100 participants. L’espace d’exposition de 4 500 m² propose un voyage complet à travers l’histoire de Volvo, ses innovations actuelles et ses visions futures, mis en valeur par la présence des véhicules emblématiques, des histoires immersives et des affichages interactifs, tous mettant en avant la philosophie centrée sur l’humain et tournée vers l’avenir de la marque.  À la croisée de la nature et l’architecture. La vaste structure ronde encourage les visiteurs à créer leur propre parcours à l’intérieur comme à l’extérieur, qu’ils détiennent ou non des billets pour l’exposition. Cette dernière se déploie dans les quelques pièces qui lui sont dédiées parmi les murs en bois à l’intérieur de l’équipement. Entouré d’une végétation luxuriante qui s’étend sur un toit accessible, le bâtiment embrasse le paysage, que ce soit dans sa forme, son apparence et sa culture, il s’apparente à un élément indigène de la nature délicatement posé au cœur de la ville. En Suède comme dans d’autres pays nordiques, il existe un droit d’accès à la nature. Connu comme « l’allemansrätt suédois », il s’agit d’un concept qui, tout en connaissant certaines limites légales, donne la possibilité de pénétrer dans des propriétés publiques mais aussi privées, permettant à chacun de jouir de la nature et des paysages environnants. Le projet de Henning Larsen adopte ce concept et s’ouvre à tous les habitants et visiteurs. La façade vitrée laisse pénétrer la lumière du soleil, économisant l’énergie tout en procurant une sensation de bien-être. Au sein de cet imposant écrin, il n’y a pas
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Faire renaître Saint-Denis sous ses plus beaux atours

    Par Lionel Blaisse, le 12 mai 2025
    La reconversion de l’ancienne tour Pleyel en business resort affiche, haut et fort, dans la skyline francilienne la (re)naissance urbaine de la deuxième ville d’Île-de-France. De bons génies de l’architecture ont œuvré à ce renouveau dont nombre d’édifices ont été livrés à l’occasion des J.O. de Paris 2024. Un quart de siècle après son inauguration, le Stade de France a été rejoint par le Centre aquatique olympique – conçu par VerhœvenCS, Cecilia Gross, Ateliers 2 / 3 / 4 et Laure Mériaud – et relié au quartier Pleyel grâce au pont imaginé par Marc Mimram pour franchir sur 700 m linéaires les 48 voies ferrées du barreau Nord de la SNCF. L’ouvrage dessert également la toute nouvelle gare de Saint-Denis-Pleyel dessinée par Kengo Kuma où se croisent dès aujourd’hui les lignes de métro 13 et 14, et très bientôt les 15, 16 et 17 du Grand Paris Express. Les clients du nouveau resort, tout proche, ne sont plus qu’à quelques minutes à peine du centre de Paris, à trois quarts d’heure de l’aéroport d’Orly (ligne 14) et, d’ici 2030, à quelques stations de Roissy Charles-de-Gaulle et du Parc des expositions de Paris-Villepinte (future ligne 17). Une ville à part entière. En accueillant la dépouille du roi des Francs ­Dagobert Ier en l’an 639, l’abbaye de Saint-Denis s’est imposée comme nécropole royale. Quarante-deux monarques, trente-deux reines et quatre-vingt-deux princes et princesses y furent ainsi inhumés, Louis XVIII ayant été le dernier. Sa proximité avec Paris et sa desserte d’abord fluviale puis ferrée concoururent au XIXe siècle à en faire la principale base arrière industrieuse de la capitale, que quittent alors faute de place suffisante les grandes manufactures parisiennes. C’est ainsi que le célèbre facteur de pianos Pleyel ouvre en 1855 une usine de 55 000 m2 au carrefour des actuels boulevards d’Ornano et Anatole-France, où seront produits jusqu’à trois mille instruments l’an. La crise de 1929 provoquera quatre ans plus tard son dépôt de bilan. Reprise par son principal créancier, le Crédit Lyonnais, la manufacture de Saint-Denis fermera définitivement ses portes en 1961. Le propriétaire du terrain cherche dès lors à le valoriser à travers l’érection de quatre tours identiques de bureaux architecturées par Bernard Favatier et Pierre Hérault qui finalement n’en construiront qu’une seule. Achevés en 1973, les 37 étages de la tour Pleyel hébergent 35 000 m2 de bureaux dont les plus hauts culminent à 129 m. De forme légèrement pyramidale, la superficie de chaque niveau 1 se réduit en s’élevant. Elle est ceinturée de poteaux périphériques inclinés en béton ayant conservé leurs banches en acier auto-patiné qui lui vaudront son surnom de « veuve noire ». La dégradation prématurée de cette enveloppe nécessite une rénovation de l’édifice dès 1985, que coiffe dorénavant une enseigne géante portant son altitude générale à 143 m. Scarifiée par le chemin de fer puis, un siècle plus tard, par l’autoroute A1 puis l’A86, la commune à longtemps souffert d’un territoire profondément morcelé durant des décennies. La reprise en main de sa destinée repose sur le dépassement de son propre territoire, à commencer par l’avènement en 1985 du syndicat intercommunal Plaine Commune – devenu trente ans plus tard
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    Architecture remarquable

    Luxe et authenticité pour un intérieur empreint d’atemporalité

    Par Sipane Hoh, le 20 septembre 2024
    Spécialisée dans la création de résidences privées, d’hôtels, de boutiques de luxe et de scénographies d’exposition, l’architecte et designer Sophie Dries a apporté sa griffe à la rénovation de l’appartement d’un jeune collectionneur parisien. Entre élégance et grâce, les divers espaces révèlent l’indéniable talent de l’architecte. Dans le but de mettre en valeur la collection d’art de son jeune propriétaire, l’architecte HMNOP et designer Sophie Dries a rénové, à Paris, un logement haussmannien aux tons doux et traits épurés. L’ensemble de 90 m², qui résulte de la réunion de deux appartements occupant le dernier étage d’un immeuble, se compose d’un grand salon, une cuisine, une galerie, un petit salon, une grande suite ainsi qu’une autre consacrée aux invités. L’intérieur a été complètement remanié, chaque espace entièrement repensé, les portes superflues ont été supprimées et les accès et circulations simplifiés. Tout a été pensé pour fluidifier la circulation et composer un lieu parsemé d’une multitude de créations, à la fois confortable et singulier. Un univers riche de design vintage scandinave et contemporain, qui met en valeur la collection du jeune propriétaire et sa passion de l’art contemporain mais aussi les artistes qu’il connait souvent personnellement. Soulignons que le peintre scandinave Vilhelm Hammershøi constitue l’inspiration principale de cet intérieur où le camaïeu de gris se décline des diverses intonations jusqu’aux agencements sur mesure en passant par les nuances du parquet teinté dans la masse. Qu’il est bon de découvrir un monde où les œuvres d’art croisent des matières comme le lin, le tapis en laine, les luminaires en céramique, le plâtre des moulures ainsi que la cheminée en marbre. De même, certaines pièces dessinées par Sophies Dries comme la table et les céramiques viennent compléter le mobilier de Hans Olsen, Verner Panton, les vases d’Ettore Sottsass, celles de Julien Barrault, ou le tapis circulaire (édition Annie Pate). Il s’agit, comme pour chacune des réalisations de l’architecte, d’espaces créés à l’image de ses occupants. Un univers tout en contraste. En plus de son diplôme de l’ENSA Paris-Malaquais et de l’Université Aalto d’Helsinki, Sophie Dries a suivi une formation en art contemporain à l’École du Louvre. C’est donc en parfaite connaisseuse qu’elle a choisi chaque élément, favorisé chaque peinture et préféré chaque configuration. C’est ainsi qu’un canapé arrondi (Atelier 55) et son bout assorti prennent place dans le grand salon, tandis qu’une sculpture en plâtre de Daniel Arsham et un miroir minimaliste encadré d’acier patiné réalisé sur mesure, reflétant la suspension de Poulsen, trône sur la cheminée. En face, sur le mur des bibliothèques contenant une riche collection d’artistes, se trouve un autoportrait d’Orlan. L’architecte façonne ici un intérieur tout en contraste où, à l’instar d’un puzzle, chaque pièce raconte une histoire et complète l’ensemble. Par ailleurs, nous remarquons que la cuisine a été conçue de manière à ce que toutes les fonctions soient dissimulées dans des placards en noyer de teinte grise, sous le plan de travail et la crédence en zelliges marocaines noires. Une banquette sur mesure entoure la table trépied créée par la designer. Seule zone de circulation, la galerie se distingue par la présence du tabouret papillon

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