Architecture remarquable

La Fondation Maeght se dote d’une extension sensible

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Par Sipane Hoh, le 11 juin 2025.
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© Sergio Grazia

C’est l’écrin de l’une des plus grandes collections d’art moderne et contemporain du monde, nichée dans un environnement idyllique, la Fondation Maeght, qui fête son soixantième anniversaire cette année et vient de se doter d’une extension signée de l’architecte Silvio d’Ascia.

En 1964, Marguerite et Aimé Maeght, sous l’impulsion de leurs amis Juan Miró, Alberto Giacometti, Georges Braque et Fernand Léger, fondent à Saint-Paul-de-Vence la première fondation privée dédiée à l’art contemporain en France, dont la réalisation a été confiée à l’architecte catalan Josep Lluis Sert. Le concept de la Fondation Maeght est une aventure humaine qui a donné naissance à une réussite architecturale où se croisent allégrement les formes, les matières ainsi que les couleurs dans un ensemble d’un parfait équilibre teinté d’une grande justesse. Aujourd’hui l’édifice, jadis inauguré par André Malraux, est classé « Architecture remarquable du XXe siècle », il continue à attirer les visiteurs de divers horizons, qui s’y rendent pour y découvrir des collections ainsi que des expositions. Cet incroyable lieu de créativité a été l’objet d’une subtile extension, indispensable pour montrer davantage d’œuvres plébiscitées par le grand public et les amateurs de l’art. Cependant, pour différentes raisons, les travaux ont mis longtemps à se concrétiser. « Les premiers croquis ont été faits en 2010, les consultations informelles datent d’il y a quinze ans », raconte Silvio d’Ascia, pour qui « le projet est iconique et possède un fort caractère, très apprécié par tous ». C’est donc pour la première fois de son histoire que l’édifice qui a vu défiler les plus grands artistes comme Kandinsky, Matisse, de Staël, Giacometti, Miró, Braque, Dubuffet, Chagall, Ubac, agrandit ses surfaces d’expositions pour contenir d’autres collections. Un pari relevé avec brio par Silvio d’Ascia, dont la proposition tranchait, dès le départ, avec celles des autres candidats. L’idée étant l’élaboration de quatre salles supplémentaires qui matérialisent l’avenir de ce lieu singulier conçu pour et avec les artistes. Proposer une architecture invisible n’est pas le fort de tous les architectes, cela demande un grand respect pour l’existant et, à l’inverse de ce que nous pouvons penser, une dextérité et un savoir-faire exceptionnels pour mener à bien ce type de projet.

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    Maison Martin Morel, un précieux atout

    Par Nat Lecuppre, le 7 février 2024
    Lors d’un projet, il est indispensable de s’entourer de bons partenaires aux savoir-faire et expertise complémentaires aux vôtres. Maison Martin Morel peut être l’un d’entre eux. La maison textile, créée en 1896 à Lyon, édite aujourd’hui des collections de papiers peints avec des motifs issus de ses archives familiales. Elles garantissent des modèles uniques et historiques. La maison dirigée par Emmanuel Foyatier, sixième génération, propose des créations sur mesure. Son studio accompagne et crée des décors pour les architectes et les décorateurs. Emmanuel Foyatier est un créateur d’ambiance. Il peut composer avec un détail, un motif ou une association de plusieurs dessins. Selon votre demande, il rend votre projet singulier avec différentes textures de papiers (vinyle, lessivable…), qualités de tissus (lin, coton, velours…) et supports (coussins, tapis, moquettes…). Maison Martin Morel figure dans beaucoup de concepts hôteliers et retail haut de gamme. On retrouve sa griffe dans le showroom des Manufactures Emblem, rue de Grenelle à Paris (VIIe). La maison a su se conjuguer avec les créations des Manufactures Emblem et les valoriser. L’ambiance Art déco créée est signée de la scénographe Anne Pericchi-Draeger. Emmanuel Foyatier a utilisé deux motifs antagonistes qui soulignent l’esprit Art déco. Un motif des années 30 au format XXL retravaillé avec des coloris se marie avec harmonie aux objets et mobilier. Dans la salle du banquet, une fresque Olympe d’inspiration Cocteau est agrandie et reproduite sur un tissu en velours de coton. L’ambiance est unique et chaleureuse. Parfois, il faut savoir s’entourer de talents d’exception est précieux, comme ceux de Maison Martin Morel, pour imaginer des lieux à l’identité forte et unique !
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    Marianne Tiegen, ici et ailleurs

    Par Sipane Hoh, le 1 mai 2026
    La fondatrice de Marianne Tiegen Interiors possède l’âme d’une voyageuse. Depuis son enfance, celle qui réalise des projets variés qu’ils soient résidentiels ou hôteliers, en Europe et au-delà, a vécu aux quatre coins du monde. Malgré sa diversité, son architecture est empreinte d’une grande authenticité. Implantée en Suisse, en France et en Californie, Marianne Tiegen Interiors réalise des projets de différentes tailles qui ont la nature comme fil conducteur. En effet, amoureuse de la nature et des voyages depuis toujours, Marianne Tiegen conçoit les intérieurs en harmonie avec leur environnement naturel. La fleuriste qui a découvert il y a une vingtaine d’années Petersham Nurseries est tombée amoureuse de ce mélange unique de nature, d’art et d’artisanat. Depuis, elle collabore plus étroitement avec Francesco Boglione, le propriétaire de la marque. Ensuite, d’autres projets se sont suivis et aujourd’hui l’agence s’est agrandie. Néanmoins, l’art et nature restent au cœur de la pratique de Marianne Tiegen, qui continue en étroite collaboration avec des artisans et en respect total vis-à-vis de la culture locale peu importe où elle exerce. Découvrons ensemble quelques-unes des réalisations de l’agence. Place des Vosges. Au cœur de la capitale française, Marianne Tiegen a réalisé l’intérieur d’un appartement abandonné qui se trouvait dans un bâtiment classé monument historique situé sur la place des Vosges. Il s’agissait de réhabiliter un espace généreux de 300 m² où tous les détails et volumes d’origine ont été conservés. Il s’agit d’une interprétation moderne de l’élégance classique, en présence de plusieurs pièces évoquant le passé sans référence directe. Une intervention qui a donné naissance à une dualité entre sophistication et simplicité. La sélection d’objets et de pièces couvre plusieurs époques, elle met en avant des antiquités françaises du XVIIe siècle mais aussi des créations de designers américains modernes du XXe siècle, croisant avec une grande sensibilité la poésie de l’histoire de France avec le glamour des années 1970. Par ici, le buffet Paul Evans, par là une applique en cristal Bagués, le tout rehaussé par un rideau en dentelle brodée ainsi que des chaises de salle à manger du style Bauhaus signées Marcel Breuer. Provenant des archives nationales d’Amsterdam, quelques étagères industrielles en pierre et en fer côtoient un bureau Knoll et entament dans la même pièce un dialogue tout en contraste avec un canapé en cuir Napoléon III. Par ailleurs, soulignons la présence des images d’icônes des années 1970 comme Jimmy Hendrix, Brigitte Bardot ou Mohamed Ali qui ornent les murs de ce bâtiment du XVIIe siècle. L’élégance d’autrefois rencontre les objets contemporains pour former une séquence où l’art, l’architecture d’intérieure et le design se complètent. Belmont Lausanne. Marianne Tiegen Interiors a aménagé une maison de 700 m² située sur les hauteurs de Lausanne. Afin de donner une âme à cette bâtisse de trois étages, le choix a été porté sur des pièces artisanales et des matériaux bruts. Le style rétro est omniprésent. Des lampes en laiton sur mesure et des meubles en bois s’inspirent des années 1970. Par ailleurs, les fauteuils Zanuso ont été retapissés dans deux tons différents, et des coussins en lin ornés de nœuds nonchalants ont été ajoutés aux
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    Architecture remarquable

    Discrétion et ­sobriété à Bandol

    Par Sipane Hoh, le 4 mars 2024
    Reconnue par ses réalisations sensibles qui procurent un certain sens du « bonheur d’habiter », l’architecte Valérie Chomarat a livré à Bandol une maison aux lignes parfaites, aux traits minimalistes et aux diverses qualités. De Genève, où elle réside, à Minorque, en passant par Bandol ou Varsovie, ses projets de villas, fincas, chalets ou yachts sont marqués par un minimalisme sensible et une exquise intégration dans leur environnement. L’architecte, qui affectionne particulièrement l’architecture japonaise et à l’enfance ardéchoise passée dans une maison « dedans-dehors », ne cesse de nous étonner. C’est dans le sud de la France, entre Sanary et Cassis, que Valérie Chomarat réalise cette fois-ci une splendide résidence qui adopte le lieu et se fond dans le paysage. Du large, on ne distingue rien, ou presque, la maison prend place avec une grande délicatesse dans une calanque bandolaise, à deux pas de la mer. L’architecte, qui a façonné les bases de sa signature pendant dix ans aux côtés du Britannique John Pawson, qu’elle considère comme son mentor, et se sert souvent de matériaux locaux bruts, au plus proche de la nature, utilise à Bandol l’horizon comme inspiration. Le lieu est idyllique, un panorama sublime, un environnement naturel et une maison aux volumes étirés qui entament un fin dialogue avec son voisinage. Parmi les entités composant la maisonnée, une extension qui offre une longue ouverture vitrée, à la fois reflet et passage vers la Méditerranée. Enthousiaste et déterminée, Valérie Chomarat affectionne particulièrement le rapport de l’homme à la nature et l’harmonie entre intérieur et extérieur. Cela est dû, entre autres, aux réminiscences de son enfance mais aussi aux différentes découvertes des grands noms de l’architecture nippones comme Tadao Ando. Des séquences d’architectures empreintes d’émotion Dans la maison de Bandol, les limites de l’intérieur et l’extérieur se brouillent par moments pour offrir aux usagers des séquences d’architectures empreintes d’émotion. L’horizon guide les ouvertures, toutes les teintes s’inspirent de celles de la côte bandolaise, les tuiles sont couleur tabac, les murs extérieurs adoptent les ocres et les banquettes maçonnées mettent en valeur les tons de roche. La résidence constitue un remarquable écrin qui met en valeur la même pierre régionale. En effet, cette dernière couvre les sols, les vasques ou les plans de travail. Une certaine simplicité mais aussi d’unité se dégage de l’ensemble. Cet accord se distingue surtout à travers l’usage de la chaux, qui valorise les divers éléments comme les portes et les placards. La maison de Bandol est ponctuée d’œuvres. Amatrice d’art et amoureuse de beaux objets, Valérie Chomarat y a introduit plusieurs classiques du design. Ainsi, nous pouvons y trouver un banc Pierre Jeanneret, une suspension Akari d’Isamu Noguchi ou encore la lampe Magistretti vintage. Nous sommes également en présence de pièces plus ethniques, comme les tables de bois brûlé du salon ou des boucliers africains mais aussi du design scandinave avec le fauteuil PK22 Poul Kjærholm ou celui de Georges Nakashima. En agrémentant l’intérieur de la maison de céramiques, la femme de l’art crée un univers singulier empreint d’élégance et de

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