Architecture, l'esprit du lieu

L’Astrolabe la nouvelle figure de proue rennaise

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Par Sipane Hoh, le 4 septembre 2025.
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© Charly Broyez

Àl’ouest de Rennes, dans un secteur en perpétuelle régénération, l’Astrolabe occupe une parcelle étroite, de forme triangulaire et considérée comme complexe. Néanmoins, les architectes de l’agence ALTA ont réussi une gageure, la réalisation d’un immeuble de bureaux aux allures minimalistes à la fois fonctionnel, confortable et innovant.

L’ensemble, prend place en bordure de la rue Jules-Vallès, se pose délicatement sur un terrain en pente légère et propose des locaux généreux aux usagers. La construction est simple, elle adopte une structure composée d’un squelette poteaux / dalles en béton couplé à un dispositif de panneaux préfabriqués de béton blanc poli. Minimaliste et presque primitive dans sa forme, l’édifice propose néanmoins des espaces de travail imaginés avec tact pour répondre aux diverses exigences des utilisateurs des lieux, mais aussi pour offrir à ces derniers un environnement optimal marqué par le bien-être. « Notre objectif, était de tirer parti de cette parcelle très compliquée et triangulaire qui n’est pas facile au premier abord. Elle laisse peu de place à l’aménagement de plateaux de bureaux. Il fallait profiter de cette contrainte pour engendrer un bâtiment triangulaire qui épouse le terrain sur lequel il se trouve », précise Maxime Le Trionnaire, l’un des associés d’ALTA architectes urbanistes. L’édifice, élaboré avec soin, propose des intérieurs spacieux et lumineux. Une multitude de lieux de rencontres, de partage et de contemplation pour les collaborateurs. Par ailleurs, ces espaces informels mais très utiles et appréciés contribuent à la régulation des apports solaires. « Cet escalier qui est au départ un escalier de secours, on l’a un petit peu surdimensionné, il permet de faire le lien entre les différentes terrasses et entre les différentes entreprises. C’est comme une coursive qui permet de créer du lien et de l’émulation entre les services ou entre les professions », souligne l’architecte fondateur de l’agence rennaise qui, par pur hasard, a réalisé un autre immeuble de bureaux sur la parcelle voisine. Savamment composé, l’ensemble, qui se développe sur six niveaux de bureaux au-dessus du stationnement en sous-sol, répond avec brio aux diverses exigences de la vie actuelle.

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    Architecture un lieu

    Quand Outsign réenchante les lieux avec philosophie

    Par Nat Lecuppre, le 12 juin 2024
    Depuis ces dernières années, les enjeux climatiques sont omniprésents dans notre vie personnelle et professionnelle. Il est devenu impératif d’agir et de se mobiliser. Chacun est concerné et devient acteur pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, etc. Les architectes conscients de la gravité de ce sujet mettent au cœur de leurs projets l’engagement de développement durable. Un des acteurs les plus actifs et créatifs sur ce point est l’agence Outsign. L’agence d’architecture et de design Outsign pousse au maximum son expertise autour de l’économie circulaire. Elle essaie de proposer des concepts qui minimisent les déchets, maximisent les ressources avec toujours autant de créativité. Ce positionnement fort à un impact sur la méthodologie d’un concept. Tout est pensé pour que les projets soient qualitatifs et porteurs de sens. Une philosophie engagée. Outsign mène sa réflexion sur trois principes fondamentaux. À savoir, sur la conception de produits durables et réutilisables, le recyclage des matériaux et la régénération de l’écosystème (déchets organiques utilisés pour les sols…). Il s’agit de choisir les bons matériaux pour les bons espaces. Les projets doivent être pensés pour durer. L’impact des matériaux sur leur environnement doit être pris en compte. Les architectes priment l’épure et le fonctionnel, l’efficacité et l’utilisation « intelligente ». Un des projets qui caractérisent au mieux le travail d’Outsign dans ce domaine est Topaz. La réflexion RSE pour ce projet de bureaux de plus de 15 000 m2 doit servir d’exemple pour les projets d’architecture à venir. La Société de la Tour Eiffel, propriétaire de l’immeuble Topaz à Vélizy-Villacoublay (78), a confié à Outsign la réhabilitation et revalorisation de 5 270 m2 d’espaces communs. Les équipes Outsign ont primé la déconstruction sélective, le réemploi, la réutilisation et le recyclage des matériaux tout en faisant du sourcing de matériaux made in France / Europe. Le concept des architectes met tout en œuvre pour offrir une véritable expérience de travail à l’usager. Les espaces de vie sont redessinés. L’accès à la cafétéria permet une restauration rapide. Des alcôves sont installées dans celle-ci et dans le RIE pour favoriser le travail informel, et ce dans des conditions plus confortables. Un accès terrasse est créé ainsi qu’un coin détente avec un lounge et un babyfoot. Les espaces communs. Deux halls d’entrée (2 275 m2), une cafétéria (160 m2), un RIE, une terrasse, un dégagement et les paliers constituent les espaces communs. Pour renforcer le confort acoustique, de nouveaux faux-plafonds sont installés. Du mobilier est dessiné sur mesure (banque d’accueil, tables hautes, bar, alcôves, banquettes). Réutilisation des matériaux. Au RIE, on trouve beaucoup de matériaux réemployés et upcyclés. On a la faïence et le carrelage de fin de chantier pour sa terrasse, du bois MDF mélaminé réemployé pour le meuble sur mesure, des mobiliers éco-responsables (tabourets, chaises, suspensions lumineuses), des panneaux acoustiques en feutrine et plastique recyclé, des patères à partir de poignées de porte, des tables en volants de badminton. Une peinture à base d’algue Algo est utilisée. À la cafétéria, le sol est repris par un carrelage effet bois. Les panneaux acoustiques en fibres de bois minéralisées remplacent le faux-plafond. Les meubles sont fabriqués sur mesure (bar, tables, espace
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    Urbanisme

    EXTRÊME TOPO, (sup)porter l’urbanité

    Par La Rédaction, le 24 juin 2024
    Extrême Topo est une agence de conseil en communication accompagnant ses clients dans les enjeux de la transformation des villes et des territoires, si souvent en manque(s) cruel(s) d’urbanité. La démultiplication des enjeux sociétaux – environnement, climat, économie, foncier, immobilier, mobilité, emploi, loisirs, solidarité, santé, séniors, handicap… – a incité l’agence à s’entourer d’un écosystème constitué de professionnels susceptibles de nourrir une indispensable réflexion collective. L’agence veille alors à la partager avec le plus grand nombre des concitoyens concernés au travers la création d’un récit. Anticiper la ville de demain. Si les maires gèrent effectivement le quotidien de leur commune, ils en sont aussi les urbanistes-en-chef et doivent à se titre en orienter le développement – y compris au-delà de l’échéance de leur(s) mandat(s). Mais ce travail prospectif engage presque toujours d’autres organismes qu’il s’agisse de collectivités, d’institutions, d’entreprises et d’associations ; c’est le propre de l’aménagement d’un territoire. Il importe dès lors de fédérer tous ces acteurs – parfois aux intérêts contradictoires – autour d’un même projet. Covéa, Apsys, Nuveen, Vinci, Sncf, La Poste Immo, Sadev 94, Plaine Commune, Ile-Saint-Denis, Villejuif … Extreme Topo imagine conçoit et produit les supports de communication qui font émerger les lieux qui transforment nos vies. StoryTelling, naming, identité visuelle, édition, branding, plateforme de marque, brand content … Extrême Topo et ses consultants spécialisés apportent alors leur savoir-faire pour nourrir ce dialogue de façon constructive – n’hésitant pas à amener cette communauté d’enjeux à opérer un pas de côté, à se départir des idées reçues et d’une normalisation parfois excessive, bref à innover. Ils en écrivent le storytelling pour stimuler un imaginaire permettant aux populations concernées d’avoir envie de changer, de s’approprier le projet élaboré en commun. Les sujets sont multiples. Quel devenir urbain pour les équipements olympiques – résidences comprises – une fois la manifestation terminée ? Comment créer des synergies entre des collectivités, un cluster scientifique, des aménageurs et promoteurs pour développer avec urbanité une commune désormais desservie par le métro francilien ? Comment faire de la ville en lieu et place des zones d’activités ayant trop longtemps phagocyté les entrées de ville ? Quelle métamorphose doivent impérativement opérer les métiers de l’aménagement, de la promotion et de l’immobilier pour s’extirper par le haut de la crise qu’ils traversent actuellement ? Dans ses prochains numéros, NDA vous fera partager plusieurs de ces études sous forme de… TOPOgraphies !
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Les clés des bureaux d’aujourd’hui et de demain

    Par Nat Lecuppre, le 31 juillet 2024
    Pour comprendre le tourbillon de la vie et des nouveaux bouleversements, il est indéniable de connaître toutes les évolutions. En comprenant les comportements, on détient tous les codes pour une meilleure lisibilité. En fait, des études, par exemple dans le secteur tertiaire, nous permettent de mieux cerner les attentes des utilisateurs mais aussi les transitions vers un nouvelle architecture. C’est ce que nous avons toujours appelé, dans Nda, l’architecture comportementale. Comprendre pour mieux faire. Deux acteurs du secteur tertiaire pour lesquels l’homme est toujours au cœur des préoccupations. Le premier, Yemanja, aménage des bureaux personnalisés en plaçant les enjeux humains au premier plan. Le second, Comme on travaille, est un cabinet conseil dédié à l’accompagnement humain des projets tertiaires. Yemanja et Comme on travaille ont réalisé une enquête auprès d’une centaine d’entreprises ayant récemment effectué un réaménagement post-Covid. Croissance et réorganisation. La croissance et la réorganisation des espaces sont le déclencheur principal pour un réaménagement des bureaux. Il s’agit d’intégrer les nouveaux effectifs dans la société parce que celle-ci se développe, ou lors d’un regroupement de sites. Ce facteur est plus important que de rénover un bâtiment vieillissant (dans 29 % des cas) ou de déménager pour une meilleure localisation (11 %). Autre critère poussant à un réaménagement des espaces, avec la montée fulgurante du télétravail depuis ces dernières années, il est important d’encourager les collaborateurs à venir au bureau (50 %). Le bureau améliore l’identité de la société. Lors du résultat final, 83 % des sociétés interrogées jugent que le projet est réussi. 28 % d’entre elles estiment qu’il va même au-delà des objectifs initiaux. Intérêt et image de la marque. Le fait de réaménager ses locaux est fédérateur et même enorgueillit les sociétés. 94 % disent avoir donné envie de revenir au bureau après leur projet. Pour 92 %, le bureau est devenu plus utile après son réaménagement. Pour 84 %, il accentue le bien-être des équipes, et pour 91 %, l’image de l’entreprise. Pour résumer, 93 % estiment avoir amélioré leur marque employeur post-réaménagement. Point crucial d’un projet : la salle de réunion. Pour 75 %, il manquait des salles de réunion dans leur établissement. Le travail est devenu hybride et il a fallu revoir les espaces et leurs configurations. Les salles de réunion ont été repensées. 79 % des projets ont augmenté leur nombre. 64 % ont amélioré leurs branchements et équipements IT. Lors des réaménagements, 59 % ont mis l’accent sur la personnalisation, la décoration et l’ambiance, et 56 % ont privilégié la qualité et le choix du mobilier ergonomique. Le fil rouge : la convivialité. Beaucoup déploraient le manque de convivialité dans leurs bureaux (72 %). Lorsqu’ils en avaient, ces derniers n’étaient pas fonctionnels ni confortables (49 %). Le côté chaleureux manquait pour 41 %, ou ne représentaient pas suffisamment l’entreprise pour 33 %. Par conséquent, les grands espaces sont créés. Ils passent de 67 % à 95 % et les coins café de 33 % à 68 % depuis ces dernières années. Quant aux espaces dédiés à la sieste, ils ne se développent plus autant (de 19 % à 26 %). Les lieux pour le sport restent stables (11 %). Ces évolutions chiffrées démontrent que le bien-être au bureau a changé. L’attention est portée aux lieux informels créant du

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