Architecture un lieu

Le futur green campus de Stellantis

Par Nat Lecuppre, le 5 juin 2024.
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Stellantis, un constructeur automobile mondial et un fournisseur de solutions de mobilité innovantes, va inaugurer dans moins de deux ans son futur campus dans la région parisienne.

Situé en bord de Seine à Poissy, l’ensemble immobilier sera constitué de huit bâtiments tertiaires. Pour ce projet, JLL a été missionné pour lancer une consultation. Le lauréat est le groupement de promoteurs investisseurs : GA Smart Building, Crédit Agricole Immobilier Corporate et Promotion, Equinox et Progama.

Un ensemble immobilier d’envergure.

Ce programme d’envergure sera signé de l’agence d’architecture Patriarche. Il sera inscrit dans une démarche environnementale exceptionnelle. Les bâtiments de Crédit Agricole Immobilier Corporate et Promotion et de GA Smart Building seront performants et résilients au changement climatique.

Un positionnement écoresponsable.

Le parti pris architectural (conception bioclimatique des bâtiments, optimisation des volumes, des quantités de matériaux…) assurera la performance thermique. Celle-ci sera renforcée par les technologies développées par GA Smart Building. Grace à des panneaux photovoltaïques, la consommation d’énergie sera maîtrisée.

Des temps records.

L’expertise et le savoir-faire de GA Smart Building auront un impact sur le planning. Le process industriel du groupe permet de réduire les temps de production et de construction (depuis la modélisation en FullBIM, en passant par la fabrication des éléments de structure, de façades et des équipements de confort dans ses usines françaises, jusqu’à leur assemblage sur site).

Les délais seront courts (21 mois de travaux). Le campus Stellantis sera inauguré fin 2024. 

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    Architecture un lieu

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    L’Ensci Bis, le diplorama de la vie

    Par Anne-Marie Fèvre, le 19 janvier 2024
    À son annexe place de la Bastille, l’école a présenté 36 diplômes de design industriel et textile. Une occasion de saisir les engagements des jeunes élèves : féminisme, social, coopératif et… poésie. C’est grâce à une exposition des diplômes que l’on peut comprendre les préoccupations des jeunes, et la spécificité de l’Ensci-les Ateliers, École nationale supérieure de création industrielle. En avril, elle présentait Diplorama. Pour la première fois, ce huitième rendez-vous était présenté à l’Ensci Bis, place de la Bastille, à travers 36 propositions scénographiées par Andréa Racca et Tom garçon. Côté industrie, c’est Gilles Belley, designer, enseignant et commissaire qui fait le guide. Il met l’accent sur certains thèmes abordés. Le corps des femmes, leurs maladies spécifiques avec Projet Specul…s, décrypté par Mathilde Nguyen. Ou encore Nez à soi-Olfacto Gyneco, où Jeanne Chiche fait humer sans tabou les odeurs de vulve et de vagin, comme des messages du corps à sentir pour la prévention médicale. Il insiste aussi sur les démarches collectives, de Société coopérative du cycle, proposée par Romain Thouin, à Grève-cœur de Lou Garcia & Juliette printemps qui offrent des outils au service des manifestations syndicales. Audrey Pety décrypte son travail, Welcome to wonderful web archives, soit rendre présentables les innombrables archives du Web, avec un protocole de curation mené avec la BNF. Pour les textiles, sans la commissaire et enseignante Hélène Lemaire, on ne comprendrait pas la présence d’un petit pull Ready to telwear. Shin-Hye Lee imagine des vêtements pour le télétravail, entre confort et représentation à l’écran. Lucie Brudy, elle, s’intéresse à la poétique des couleurs neutres. Comme toutes ces 36 intentions sont intéressantes, on peut mieux les appréhender au sous-sol, où les créateurs et créatrices les expliquent en images, grâce aux vidéos conçues par Oscar Clermont. Et on y listera différents intérêts pour le sport, le corps, la biodiversité, l’écologie, la pénurie, le collectif, le féminisme, la basse résolution, la dyslexie, le Mistral, les terrils, le feu de bois, le soleil, la poésie… C’est réjouissant et bien mieux que les sondages pour cerner la jeunesse. Après le tremplin du Festival 100 % à la Villette, Diplorama a été le dernier événement de la célébration des 40 ans de l’Ensci. Elle s’est achevée le 7 avril avec Sans Parade ni Trompette, fête au Pavillon Villette qui a réuni joyeusement la communauté ENSCienne élargie. La 41e année ne sera pas pour autant moins riche en partenariats. L’école va développer ses deux chaires de recherche, l’Innovation publique1 et « S’entendre » (lire encadré). Côté formation continue, elle s’est associée à l’Eclozr de Rennes pour y développer un programme de son mastère spécialisé : Sustainable innovation by design. Pour Oriane Joucla, directrice adjointe de l’Eclozr, « cette première implantation de l’Ensci en région est une vraie chance pour la Bretagne ». Emmanuel Thouan et Nathanaël Delahaye, les codirecteurs pédagogiques de ce nouveau programme, valoriseront les compétences de la région : innovation territoriale, transition écologique, questions agricoles et industrielles. En mai, le Bis a aussi accueilli une recherche avancée sur les textiles archéologiques, 10 projets d’élèves-designers menés en partenariat avec le Design
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    Architecture, l'esprit du lieu

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    Par Nat Lecuppre, le 20 mai 2025
    Lorsqu’un ténor de l’architecture fait appel à vous, c’est un immense honneur mais aussi une épreuve suprême. Tout repose sur vos épaules. Votre savoir-faire et votre expertise ne doivent pas défaillir. EeStairs a relevé le défi lancé par l’agence d’architecture Foster + Partners, qui lui a demandé de réaliser un escalier dans son projet à Hanover Square à Londres. Les bureaux, dédiés à une société d’investissement internationale, se répartissent sur trois étages. L’escalier hélicoïdal est sans aucun doute la signature architecturale du bâtiment. Foster + Partners est reconnu pour ses projets avant-gardistes alliant design, architecture singulière, ingénierie environnementale et structurelle, nouvelles technologies et développements… Ses équipes pluridisciplinaires placent toujours l’esprit d’innovation et son engagement envers la recherche au premier plan. Un défi extrême. EeStairs réalise depuis plus de vingt-cinq ans des escaliers pour les plus grands designers mais, en l’occurrence, l’escalier demandé incarnait la perfection mais conjuguait aussi le summum de la performance technique et l’esthétisme. Pour la société néerlandaise, ce défi fut une stimulation. Ce projet a offert à EeStairs l’opportunité de démontrer que son expertise et son savoir-faire ne sont pas que des promesses mais une réalité tangible. En acceptant et en réussissant ce challenge, l’entreprise a prouvé qu’elle est capable de relever les provocations architecturales les plus ambitieuses et de transformer les idées les plus audacieuses en réalisations concrètes. L’escalier a été imaginé à quatre mains, avec les équipes de Foster + Partners qui ont dessiné les rayons avec précision en 3D, et EeStairs. L’élément majeur du projet. L’escalier qui relie les trois niveaux est l’élément central et emblématique du lieu. Il se distingue par une conception très particulière : aucune colonne centrale ne vient soutenir sa structure. Son design repose sur des courbes élégantes formant une ellipse parfaite, bien que cette impression soit en réalité le fruit de la combinaison de quatre arcs subtils. Pour obtenir une telle harmonie visuelle, chaque composant de l’escalier – les marches, les contremarches, les balustrades en verre incurvé, la main courante et le soffite – a été conçu avec une précision géométrique minutieuse, jusque dans les moindres détails. Cette réalisation architecturale, où les formes elliptiques et hélicoïdales se répondent avec finesse, illustre un savoir-faire technique d’exception. Pour une performance structurelle, le limon devait constituer une décharge de poids. Pour cela, le limon intérieur fut plus profond pour les descentes de charges. Les architectes avaient des exigences poussant toujours plus loin les limites de la précision, comme pour les soffites en chêne huilé. L’escalier de ce projet dévoile des innovations et des caractéristiques singulières. Le profil des marches en zigzag en bois massif suit minutieusement les balustrades en verre incurvé. La base des limons est reliée à la sous-face de sorte que le joint creux créé soit géométriquement parfait. Les lignes et les bordures réalisées sont ainsi une fidèle concrétisation des éléments dessinés en amont de la réalisation. L’éclairage des marches et des contremarches est innovant. Des leds sont installées dans des évidements concaves dans la face inférieure des nez de marche. Ainsi la lumière projetée sur les contremarches crée une surface rectangulaire d’une belle

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