Architecture, l'esprit du lieu

Les architectes du bien-être et du bien-vivre

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Par Nat Lecuppre, le 20 avril 2026.
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Les associés de l’agence : de gauche à droite, Alexandre Guibourt, Cédric Baelde, Laurence Sou, Florian Dubois et Stéphane Védrenne © Jean-Pierre Porcher

Créée en 1990 à Paris, l’agence Ameller Dubois a développé au fil des ans des compétences particulières dans quelques grands domaines. Enseignement, logements collectifs, sécurité, santé, réhabilitation sont autant de sujets traités régulièrement par ses équipes. Elle est aujourd’hui reconnue pour son expertise en matière d’équipements publics.

Associant rigueur et audace à l’esthétique et l’écoresponsabilité, sa pratique repose sur une approche tournée vers les usagers. Dès 2006, l’agence se démarque en devenant pionnière dans la conception de bâtiments HQE. Elle poursuit cette démarche depuis lors et s’illustre notamment dans la réhabilitation énergétique. 

En 2025, les quatre-vingts collaborateurs se répartissent entre Paris et Nantes. Cinq associés aux compétences complémentaires prennent le relais des deux fondateurs. Chacun se distingue dans son domaine, permettant à l’agence de répondre à des programmes variés. Une approche vertueuse qui permet des apports d’un sujet à l’autre. En matière de santé, l’agence couvre l’ensemble du spectre de l’architecture en associant forte technicité, attention portée aux usages et qualité des ambiances. Elle compte une vingtaine de projets d’Ehpad et de nombreux équipements hospitaliers à son actif.

Le Campus Chirurgical du Grand Paris

Ameller Dubois a un projet en cours qui est le futur Campus Chirurgical du Grand Paris. Ce dernier s’installera sur le site de l’ancien hôpital Broussais dans le 14e arrondissement. Le campus abritera la nouvelle école de Chirurgie et de médecine interventionnelle du CHU et le centre de don du corps de l’Île-de-France. Le maître d’ouvrage est l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). La surface totale est de 4 500 m2. Le projet comprend deux bâtiments : un bâtiment existant « Ady Steg » (livraison en mars 2026) et un nouvel immeuble « Halpern » (juin 2027).

L’excellence française en chirurgie.

La nouvelle école a pour vocation de devenir le centre de référence international en matière de formation et d’innovation chirurgicale de la capitale. Ce campus accueillera plus de 5 000 étudiants, praticiens et chercheurs. Il sera constitué de halls opératoires, d’un nouveau centre du don des corps de l’IDF et des espaces de recherche de pointe.

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    Ameller Dubois
    – Paris

    8, impasse Druinot

    75012 Paris

    Tél. : +33 (0)1 53 17 17 19

    www.ameller-dubois.fr

    Ameller Dubois - Nantes

    54, quai de la Fosse
44000 Nantes

    Tél. : +33 (0)2 52 59 58 65

    www.ameller-dubois.fr

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 63
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    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

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    Nº63

    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

    Couverture du NDA Nº63

    Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026

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    Urbanisme

    Régénérescence urbaine et sportive à Gerland

    Par Lionel Blaisse, le 10 avril 2025
    Cent dix ans après les premiers coups de crayon de Tony Garnier, son projet de  Cité des sports autour d’un stade d’athlétisme s’est enfin concrétisé à Gerland sous une forme réactualisée. Une décennie aura suffi pour métamorphoser le stade originel et ses abords en morceau de ville dédié aux sports et à la santé. Pour ce faire, LOU Rugby / GL Events – le maître d’ouvrage concessionnaire – s’est entouré d’une équipe d’architectes lyonnais pilotée par Albert Constantin comprenant AIA Life Designers, Didier Repellin et 4_32 architecte. La ville n’est pas un long fleuve tranquille. Lyon Confluence est loin d’être le premier morceau de bravoure urbaine lyonnais. Mais il est vrai que la capitale des Gaules a été plusieurs fois gouvernée par des édiles visionnaires en la matière. Édouard Herriot 1 y promeut dès 1905 une vision hygiéniste et idéaliste qu’il va partager avec Tony Garnier – un architecte local, Grand Prix de Rome 1899 – dont le projet (romain) de Cité industrielle nourrira la carrière. La ville décroche l’Exposition internationale urbaine devant se dérouler du 1er mai au 1er novembre 1914 dans le quartier de Gerland. Dans l’optique d’une candidature pour les Jeux Olympiques de 1920 ou de 1924 (que remportera finalement Paris), il commande en 1913 à Tony Garnier un stade des sports athlétiques. Pour le maire, « construire un hôpital, c’est de l’assistance ; construire un stade c’est de la prévoyance » ! Le concepteur imagine tout un ensemble d’équipements sportifs au sein d’un grand parc paysagé. Une fois franchie l’entrée principale où trônent deux… lions, une vaste allée, encadrée par le quartier des athlètes et celui des cyclistes, conduit au stade. S’inspirant de la tradition des stades olympiques antiques, sa grande galerie posée sur un talus végétal est couronnée d’une très architectonique enceinte en béton de mâchefer dont quatre portes monumentales commandent l’accès à un vélodrome, une piste d’athlétisme et une vaste pelouse centrale. Une piscine, des terrains de tennis et d’entrainement ainsi que des vestiaires sont prévus alentour. Mais le début de la Grande Guerre en interrompt le chantier ; seuls le stade, les vestiaires et les fondations des deux quartiers seront achevés en 1926 quand le reste du projet est abandonné. Pourtant, une piscine olympique extérieure avec plongeoir et gradins périphériques est finalement construite en urgence en 1932 – par le même binôme de bâtisseurs – afin de pallier les trop nombreuses noyades dans le Rhône et la Saône. Affecté en 1950 au club de football l’Olympique lyonnais, le stade de Gerland va dès lors subir plusieurs transformations majeures. Pour la Coupe du monde de 1998, Albert Constantin le modernise : disparition de la piste d’athlétisme, reconstruction des virages nord et sud recouverts à cette occasion d’une structure métallo-textile, surélévation des autres tribunes avec création de loges, remplacement des bancs par des assises individuelles. Sa capacité passe ainsi à 41 000 places et permet l’organisation de concerts et autres grands événements. Mais à l’occasion de la Coupe du monde 2018, l’agence américaine Populous réalise le futur Groupama Stadium à Décines-Charpieu où emménage le fameux club de football. (Vieilles) Pierres et le LOU. Propriétaire de l’équipement sportif,
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Hôtel Norman l’art de vivre à la parisienne

    Par Sipane Hoh, le 2 avril 2025
    Innovation et créativité, harmonie des formes et singularité, matériaux nobles et fonctionnalité, le tout avec une pincée d’originalité, c’est Norman, l’hôtel parisien 5 étoiles signé Thomas Vidalenc. Inspiré de l’univers de l’artiste et graphiste américain, éditeur de beaux livres et professeur de design graphique à Yale, Norman Ives, l’architecte Thomas Vidalenc redéfinit les codes de l’hôtellerie de luxe traditionnelle et livre à Paris une adresse située près des Champs-Élysées, le boutique-hôtel 5 étoiles Norman. Cette nouvelle adresse parisienne est une invitation au voyage, une envie d’ailleurs tout en demeurant un lieu intimiste et serein. Thomas Vidalenc est formel : à travers cet établissement, l’homme de l’art rend hommage à l’artiste qui fait partie des figures majeures du modernisme américain du milieu du XXe siècle. Ainsi, ce lieu unique, situé à deux pas de l’Arc de Triomphe, occupant l’angle de la rue Balzac et de la rue de Châteaubriand, propose un ensemble de services qui font sa particularité. Imaginé comme une destination à part entière, ce lieu ouvert sur la ville évoque un chaleureux appartement privé où chaque visiteur se sent comme à la maison. Norman est identifiable de loin grâce à sa façade en pierre, ses verrières en rondeur et ses balcons verdoyants. L’ensemble surmonté d’un dôme aux lignes élégantes affiche la sobriété et l’élégance. Le visiteur traverse un rideau en velours et se retrouve directement propulsé dans un salon bibliothèque avec cheminée. Ici, pas de réception traditionnelle ni de comptoir impersonnel, mais un intérieur aux teintes chaleureuses ponctué de canapés vintage et d’œuvres d’art bariolées. Dans cet univers hétéroclite, goûts et styles se croisent, par ici des objets de designers brésiliens, par là quelques pièces de mobilier fifties, un peu plus loin plusieurs tableaux américains des années 1970, une multitude d’éléments réunis qui se complètent et s’associent malgré leur disparité et leur provenance. Il en résulte une destination inaccoutumée mais affectueuse. Au rez-de-chaussée, dans le prolongement du salon et du restaurant, le visiteur découvre une cour intérieure privée conçue pour s’y installer ou pour y prendre un café ou déjeuner. Norman ressemble à une grande maison. Avec ses 29 chambres et 8 suites, il favorise le service personnalisé. Pourtant les options sont nombreuses, entre les chambres communicantes pour une famille, une chambre avec un balcon avec vue sur la tour Eiffel, une suite sur le toit pour admirer Paris, les possibilités sont multiples et les diverses expériences déterminantes. Le restaurant de Thiou, qui a longtemps été la référence de la gastronomie thaïlandaise dans la capitale, prend place à l’hôtel Norman où, à l’image du décor, la cheffe concocte des mets variés. Mais l’endroit où les gens se donnent rendez-vous reste le bar du Norman, une adresse qui fait l’unanimité dans le quartier. Pour compléter les différents services, le Norman propose l’espace fitness, équipé d’un large choix de machines, ainsi que le spa et son univers minéral doux et confortable où le visiteur peut choisir entre le large bassin et le sauna. Juste à côté, deux cabines de soins accueillent les massages et protocoles personnalisés Omnisens, la marque française
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Beefbar prend ses quartiers à New York

    Par Nat Lecuppre, le 4 mars 2025
    Depuis 2008, l’agence Humbert & Poyet excelle dans le résidentiel haut de gamme, l’hôtellerie et la restauration. La griffe des architectes s’apparente à un classicisme revisité et inspiré de l’Art déco. Les deux architectes, Emil Humbert et Christophe Poyet, sont passionnés de mode et de design. Ils ont une soif inassouvie de découvrir sans cesse et d’innover. Ces traits de caractère se retrouvent dans leurs projets, qui ont tous en commun la mise en valeur des savoir-faire, des matériaux, les conjugaisons de formes et de volumes et la présence d’œuvres d’art. La saga Beefbar. Après leur premier Beefbar en 2008, à Monaco, l’agence Humbert & Poyet n’a cessé de collaborer avec le groupe pour implanter les restaurants aux quatre coins du monde. Ils ont signé les Beefbar de Mexico, Hong-Kong, Athènes, Malte, Paris, Mykonos, Milan, Dubaï… et tout récemment celui de New York. Beefbar New York. Le décor imaginé par Humbert & Poyet est à l’image de la ville, à savoir gigantesque. L’établissement de 600 m2 est situé dans le quartier branché de Tribeca, et plus exactement dans un building de style Art déco. Pour leur projet, les architectes vont prendre en compte la configuration des lieux, qui bénéficient d’une grande hauteur sous plafond et de hautes fenêtres en arches. En entrant, on découvre la première salle au parfum d’élégance. Les murs sont habillés en partie basse d’un calepinage en bois ponctué de cabochons en laiton et d’un bas-relief en staff aux motifs végétaux stylisés. Un parquet de Versailles épuré du motif originel est posé au sol. En clin d’œil à l’héritage industriel de Manhattan, un plafond à caissons de couleur sombre est installé. Il contraste avec la corniche de teinte claire et peinte d’éléments délicats et floraux. Pour renforcer cette ambiance sophistiquée, les tables sont en marbre Verde Alpi, les banquettes en velours assorties, des assises en tissus de Pierre Frey, des appliques en bronze et albâtre… Autant de détails qui confèrent au lieu son côté luxe et élégant. Des miroirs vieillis sont installés et rappellent la vie mondaine des années 1930. Pour plus de convivialité et d’animation, la cuisine est largement ouverte sur l’espace, et une cave à viandes encadrée de marbre plissé rouge et blanc est exposée. Le bar est tout aussi spectaculaire. Surplombé d’une canopée et d’un plafond réfléchissant, il est habillé de marbre grenat et de baguettes en laiton. Au sol, on a du terrazzo. L’ambiance est feutrée. Elle invite aux échanges. Sur les murs, on a du cuir tendu. Les sièges sont recouverts du tissu Rocher issu de la collection Villa Riviera by Humbert & Poyet édités par Nobilis. Le long comptoir aux tabourets hauts permet de déjeuner ou de dîner autrement. Une private room s’apparente à un écrin intimiste. Le plafond est volontairement plus bas pour souligner le côté confidentiel. Au sol, une moquette accentue le côté feutré du lieu. Au mur, un papier peint texturé est illuminé par des appliques en verre de Murano chinées à Milan. Avec le concept d’aménagement imaginé par Humbert & Poyet, il est aisé de se plonger dans l’univers de la Café Society des années

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