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L’étincelant complexe sportif du Coum

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Par Sipane Hoh, le 3 avril 2024.
Le complexe sportif du Coum à Ploudalmézeau par l’agence ENO Architectes
© Pascal Léopold

C’est dans la commune de Ploudalmézeau (29) que l’agence ENO Architectes, établie à Brest, a réalisé la rénovation et l’extension de la salle multisports aux multiples qualités, répondant avec habileté aux différentes exigences de la municipalité et offrant aux usagers un équipement capable de valoriser les vocations sportives.

Situé à proximité immédiate du collège Édouard-Quéau, le nouveau complexe sportif du Coum consiste en une intelligente réinvention d’une salle sportive existante. En effet, dans leur intention, les architectes de l’agence ENO Architectes ont ainsi opéré une greffe architecturale en utilisant habilement le bandeau translucide. Aujourd’hui, à travers le nouvel habillage au niveau du hall existant, un ruban diaphane se dessine et tout en se pliant et se tordant il vient envelopper les deux volumes principaux. Puis, dans un mouvement léger et gracieux, la vêture se soulève pour laisser transparaître l’entrée unique du complexe sportif. Bienvenue aux amoureux du sport. Mis à part la conséquence du volume, l’enjeu était de taille. En effet, le nouvel équipement devait répondre aux ambitions de la municipalité. Quant au programme, il contenait une salle multisports existante à l’architecture élémentaire, sans entrée apparente depuis la rue, et un parking de taille retreinte qui a été déplacé, le tout sur un site ponctué de quelques arbres existants. Et bien que l’ensemble ne présentât pas de particularité propre, le site était agréable. Conscients de cette valeur, les architectes précisent qu’ils ont eu de la chance de pouvoir percevoir l’ensemble du complexe avec suffisamment de recul. « Nous sommes face à un tableau qu’il fallait composer et mettre en scène », racontent les fondateurs de l’agence, Claire du Crest et Xavier Stocq.

Un équipement remarquable

La nouvelle salle de sports de Ploudalmézeau respecte les exigences des compétitions régionales. Avant de se diriger vers les gradins et sans passer par l’aire de jeu ni croiser les sportifs, le visiteur y accède directement à travers la baie qui la sépare du hall.

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    Une Source de créativité et d’inspiration intarissable

    Par Nat Lecuppre, le 2 août 2024
    Après cette étude menée sur les évolutions du secteur tertiaire, Yemanja avait toutes les clés en main pour mener à bien les projets de bureaux. Mais incontestablement, la meilleure vitrine est de montrer ses propres espaces de travail et de vie. Les nouveaux bureaux parisiens de Yemanja se situent au 47, boulevard Saint-Martin à Paris (IIIe). La société d’aménagement aura mis plus de deux ans pour trouver les locaux qui leur correspondaient. Les 1 200 m2 sont répartis sur deux niveaux. Le site est appelé « la Source ». Source d’inspiration, source revigorante, source de créativité… Autant de symboles et d’associations pour un nom qui en dit long sur les objectifs de ce projet. Les espaces devaient incarner le laboratoire du futur du travail avec une approche avant-gardiste et durable. Une source d’usages Les bureaux présentent aux clients de Yemanja tous les nouveaux usages mis en pratique, tous les outils et les espaces divers possibles. Les lieux encouragent les réalisations sur-mesure pour chaque projet. La Source est un lieu de vie. Toutes les configurations proposées invitent à la communication, aux échanges, à la créativité et au bien-être. Retournons à la source et faisons un petit tour du propriétaire ! L’Atelier On trouve au rez-de-chaussée l’Atelier. C’est le repaire des bricoleurs, où une équipe polyvalente crée du mobilier et des habillages pour des projets uniques. La conception et la réalisation se font au sein même de la Source. Ceci permet aux équipes d’être au cœur du projet et plus réactives. L’Atelier dispose d’un atelier métal, un atelier bois, une cabine de peinture et une zone logistique pour les acheminements. Espace d’équipe Le centre névralgique de l’agence est l’espace d’équipe. C’est le cœur de la Source. L’espace est modulable avec du mobilier d’appoint (poufs, tabourets sous estrades…). Diverses dispositions de canapés invitent au travail informel comme à la détente. Les lieux peuvent accueillir des événements ou des réunions corporate. Le mobilier comme les poufs est conçu par le fabricant français Komut, qui a la spécificité de concevoir des meubles neutres en carbones et 100 % circulaires. Les poufs (impression 3D XXL) sont réalisés à partir de déchets ménagers ou industriels. Pour personnaliser un peu plus cet espace, un habillage métallique d’un poteau est pensé par les bricoleurs. Ainsi chaque collaborateur peut y ajouter des magnets souvenirs de ses voyages. La matériauthèque Rebaptisée l’Aurore de la Source car elle incarne la lumière qui guide la création et stimule les sens, la matériauthèque recueille tous les matériaux que l’on peut présenter aux clients. Une partie de la pièce est recouverte d’un film dichroïque pour symboliser l’aurore. Comme dans un lieu expérimental, la lumière est blanche et froide. Ainsi les matériaux sont présentés dans leur aspect le plus brut. Au centre de la pièce, un fauteuil et une table prennent place. Ils sont fabriqués à partir de plaques de plastiques recyclées. Tout comme les tabourets et la chaise de fabrication française mis en place. Un nuancier de peintures au format XXL du fournisseur Algo, fabricant breton de peinture à base d’algues, habille un pan de mur. En clin d’œil au savoir-faire de Yemanja pour les réalisations sur mesure, deux négatoscopes
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    Nouveau nom, nouvelles collections mais toujours à vos côtés !

    Par Nat Lecuppre, le 8 janvier 2025
    Vous connaissiez IVC Commercial Moquette, et vous vous appuyiez sur ses produits pour le rendu de vos projets. Désormais, sous le nom de Mohawk Group by Unilin, vous trouverez Mohawk Group pour la moquette, IVC pour les rouleaux PVC et MODULEO pour la LVT. Des valeurs sous un même nom. Les valeurs de Mohawk Group by Unilin sont l’esprit entrepreneur, la passion, le respect et l’excellence. Mohawk Group met en amont les solutions pour répondre à toutes vos attentes. Philosophie de Mohawk Group. L’humain est toujours au cœur de tout ce que qu’il fait, ceci est son objectif principal. Il va au-delà de la durabilité car cela contribue de manière inhérente au bien-être de l’utilisateur. Comme la qualité de vie de l’utilisateur est sa préoccupation, il va de soi qu’il accorde également la plus grande attention à la qualité des projets. L’impact sur l’environnement reste bien sûr un des critères importants dans la conception des produits. Le design, le confort et la durabilité sont des inconditionnels chez Mohawk Group. Les collections sont multiples et vous permettent de concevoir des projets dans tous les secteurs de l’architecture : bureaux, résidences, hôtels, boutiques… Elles sont classées en trois catégories afin de répondre à toutes les attentes budgétaires. Des produits pour tous. On trouve des collections dans les trois catégories : les concepts Signature, la gamme Mix & Match et les Essentiels. Toutes ont la particularité d’être design et peuvent, selon certaines conditions, être conçues sur mesure. Huit collections comprenant au total 23 produits sont proposées. Les dalles sont de dimensions 50 x 50 cm et les lames de 25 x 100 cm. Des collections pour concevoir tous les projets Pattern Avec les dalles de moquette structurées, fabriquées avec de la fibre carbone négative, vous pouvez former un espace de travail fondé sur le bien-être au quotidien, l’équilibre et la liberté à travers une gamme de 16 couleurs présentant des tons hautement fonctionnels et des teintes subtiles et pastel. Imperfection Cette collection recherche la beauté dans l’imparfait et vous permet de donner une âme à un espace. Les modèles Grit, Bruut et Rupture sont déclinés dans des teintes naturelles et des textures organiques. Fabriquées à partir de matériaux durables, les dalles présentent des performances acoustiques élevées qui assurent un confort et un bien-être inégalables. Immersion L’immersion, en revanche, est inspiré du monde virtuel, un monde sans limites, où la liberté de création est absolue, où le numérique se mêle harmonieusement au réel. L’effet 3D des textures donne une impression de mouvement permanent qui confère à l’ensemble une dynamique surprenante. Un intérieur stimulant qui aiguise les sens autant qu’il favorise la productivité. Notre Mix & Match. La catégorie Mix & Match vous permet de créer un mélange parfait de liberté, de design et d’accessibilité, offrant l’opportunité de jouer avec les nuances, les textures et les dimensions pour personnaliser votre espace de travail. La collection Art Intervention est composée de la même banque de fil et des mêmes couleurs que les collections Contour, Rudiments et Light Art. Vous pouvez ainsi réaliser un look unique et des possibilités de design infinies en combinant les designs et les couleurs qui
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    Urbanisme

    Arles, des racines et des ailes

    Par Lionel Blaisse, le 27 avril 2023
    Commune la plus étendue de métropole, Arles s’est vu pousser des ailes il y a 2 500 ans. Haut lieu de tourisme et de culture, elle aspire à se régénérer pour ne pas se muséifier ni se gentrifier. Avec trois espaces naturels remarquables1 à leur porte et un patrimoine architectural exceptionnel et varié ayant valu son inscription au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, les Arlésiens disposent d’un cadre de vie et d’une qualité urbaine qu’il s’agit de valoriser. Cette revitalisation indispensable nécessite de diversifier l’activité économique et de pérenniser son développement. Une ville d’histoire(s) C’est au premier siècle avant Jésus-Christ, sous les empereurs Auguste et César, que la petite colonie installée par les Grecs dans le delta du Rhône prit son essor de cité romaine sous le nom d’Arelate (avant les marais). En témoignent plusieurs vestiges, presque tous classés Monuments historiques dès 1840 par Prosper Mérimée2 : l’amphithéâtre bâti en 90 av. J-C qui contenait plus de 20 000 spectateurs fut bien plus tard converti en arènes ; le théâtre antique – érigé concomitamment au sommet de la colline de l’Hauture mais achevé 78 ans plus tard – a hélas été dépecé en partie au XIXe ; la nécropole des Alyscamps3 le long de la Via Aurelia transformée en cimetière paléochrétien et, enfin, les thermes de Constantin du IVe dont ne subsistent que quelques ruines. Halte vénérable sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, la capitale de la Camargue et ses 20 000 habitants connurent la prospérité économique et géographique au XIIe, époque à laquelle fut construite la primatiale Saint-Trophime et son fameux cloître, chefs-d’œuvre de l’art roman provençal. La Renaissance y fut prospère, et ce jusqu’à la Révolution, la plupart des hôtels particuliers du secteur sauvegardé actuel datent d’alors. Ville de pêcheurs et de bateleurs, la révolution industrielle y fit croître sa population ouvrière tant dans ses papeteries le long du fleuve que dans sa périphérie immédiate, où la compagnie de chemins de fer PLM installa au milieu du XIXe ses ateliers méditerranéens de maintenance. Ignorée (épargnée diront les optimistes) par la « balnéarisation » des rivages languedociens et l’industrialisation de l’étang de Berre des sixties, elle perdit plus de 3 000 emplois au milieu des années 1980 avec les fermetures des Constructions métalliques de Provence, des ateliers SNCF et des papeteries. La municipalité resta un bastion communiste et socialiste jusqu’aux dernières élections, remportées par la liste menée par Patrick de Carolis, l’ancien producteur de l’émission Des racines et des ailes4 et président de France Télévisions. Les magiciens d’ose Depuis 1868, la capitale de la Camargue a bénéficié de la générosité de mécènes et artistes éclairés. Tout commence en 1863 lorsque la fille du peintre classique Jacques Réattu (1760-1833) fait don à la ville de la commanderie de Saliers et du Grand Prieuré de l’Ordre de Malte construits au XVe – devenus biens nationaux à la Révolution, rachetés par son père entre 1793 et 1822 –, de ses toiles et de sa collection de peinture. Le musée des Beaux-Arts et d’art contemporain d’Arles (Musée Réattu) y est toujours installé.

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