Architecture, l'esprit du lieu

Maison Heler, quatre étoiles… haut perchées

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Par Lionel Blaisse, le 12 décembre 2025.
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© Julius Hirtzberger

Trois ans après l’arrivée du TGV, le Centre Pompidou Metz de Shigeru Ban « célébrait » en 2010, au sud de la gare, l’avènement du quartier de l’Amphithéâtre. Perchée au sommet d’un monolithe-tour de huit étages, la Maison Heler – tout droit sortie de l’imagination du fantasque Philippe Starck – rehausse sa skyline.

Émergence d’un concept

Porté dès 2014 par Yvon Gérard – notaire investisseur messin (mystérieusement disparu en 2022) – et Jean-François Herbeth – patron d’un grand cabinet immobilier local –, le projet hôtelier avait été initialement envisagé non loin des voies ferrées. Suite à l’opposition de l’ABF, il se réimplante au sud du complexe commercial Muse ouvert en 2017. Dans ce secteur urbain dépourvu d’histoire, Philippe Starck a l’idée d’écrire de toutes pièces celle de l’édifice à venir que raconte La Vie minutieuse de Manfred Heler, publiée chez Allary Éditions !

« Manfred Heler a hérité de la belle maison de ses parents. Il se retrouve tout seul, orphelin, dans cette demeure et son grand parc autour. Tout va bien pour lui, jusqu’à ce qu’il commence à s’ennuyer. Pour faire face à cet ennui, il essaie de tout inventer. Homme extraordinairement rigoureux et inventif, il ne réussit pas forcément tout ce qu’il entreprend, mais c’est toujours fait avec intelligence et poésie, et guidé par une volonté naïve de créer minutieusement à tout prix. Un jour, Manfred est dans son parc. C’est le printemps. Il est en train de rêvasser dans son fauteuil. Soudain, la terre se met à trembler. Il ne comprend pas ce qui se passe, il regarde autour de lui et s’aperçoit, effaré, qu’il est en train de monter dans les airs, avec son parc, sa maison et son fauteuil. Il monte, il monte, il monte, jusqu’à ce que le tremblement s’arrête. Alors, il y a un silence. Manfred est bien au-dessus de la ville. Sa maison a été comme extrudée : comme si un emporte-pièce était arrivé d’en bas, avait découpé la calotte terrienne et l’avait montée verticalement.

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    Stéphanie Coutas L’ambassadrice du luxe intemporel

    Par Nat Lecuppre, le 20 février 2026
    Architecte d’intérieur, décoratrice et designer, Stéphanie Coutas est passionnée par l’artisanat d’art et les savoir-faire d’exception. Son style unique est probablement influencé par son enfance en Asie et ses quinze années passées dans le milieu de la mode. Sa griffe architecturale est contemporaine et d’inspiration néo-classique, à la fois poétique et romantique. Son parcours singulier se retrouve dans ses projets. Stéphanie Coutas avec son agence SC Edition conçoit des résidences privées, des hôtels et des boutiques en France et à l’international. Elle excelle dans le haut de gamme en proposant dans chacune de ses réalisations un concept de « prêt à vivre » luxueux associant le confort de l’hospitality 5 étoiles. Les intérieurs de Stéphanie Coutas sont toujours pensés avec des artisans d’excellence. Les lignes sont épurées mais réhaussées par des éléments décoratifs spectaculaires. Les matériaux de prédilection de l’architecte sont le marbre, le bois, la sélénite, le galuchat et la verrerie de Murano combinés à des œuvres d’art et des antiquités. Stéphanie Coutas conçoit également du mobilier et des accessoires sur mesure avec des maisons prestigieuses comme Baccarat, THG et Tai Ping. Chaque projet est une œuvre unique et raffinée. Un appartement à son image Stéphanie Coutas a réalisé son propre appartement de 224 m2, situé dans le 7e arrondissement de Paris. Elle conjugue élégance classique et confort moderne. Les espaces dessinés sont fluides par des jeux de courbes et l’association de matériaux nobles. La décoration met en exergue les œuvres d’art, les meubles conçus par la designer et les technologies intégrées. Le salon est un espace prestigieux avec sa cheminée en marbre, une peinture de Fabrice Hyber, des sculptures de Coralie Bonnet et Simone Pheulpin, et du mobilier en marbre et bronze signé Stéphanie Coutas. La salle à manger invite à prendre place autour d’une table en chêne noir et ses chaises en aluminium. On y trouve des œuvres de Tadashi Kawamata et un masque tribal congolais. La cuisine est en marbre vert et bleu. Le mobilier en chêne, les tabourets en grès émaillé de Marc Albert et une toile de Wang Yan Cheng confèrent à l’espace une ambiance chaleureuse et conviviale. Le bureau encourage la créativité. Il expose une peinture murale en relief. Le mobilier est signé Dali, Perriand, Jeanneret et Chapo. Une sculpture lumineuse de Pierre Augustin Rose les accompagne. Pour la chambre principale, la palette de couleurs est neutre. Les textures sont délicates. La salle de bains attenante est en marbre italien avec un mur végétal. Chaque espace reflète le savoir-faire artisanal et l’univers créatif de la designer. Une créativité sans limite Stéphanie Coutas excelle dans tout ce qu’elle entreprend. Elle aime aller jusqu’au bout de ses projets. Pour cette raison, elle lance sa première ligne d’art de la table et accessoires de décoration : Jardin d’Éden. La collection comprend des assiettes, des coussins, des bougies décorées de fleurs, abeilles ou papillons stylisés. Avec cette nouvelle activité, elle affirme son goût pour les savoir-faire exceptionnels et les belles matières. Les assiettes sont en porcelaine de Limoges et réalisées dans la grande tradition des manufactures
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    L'événement

    Shop, le salon pour ­choper le client

    Par Anne-Marie Fèvre, le 8 avril 2023
    Du 4 au 6 avril 2023, à la Porte de Versailles, s’est tenue la rencontre consacrée à l’ensemble de la filière Marketing Point de Vente (MPV). Bilan, et remise de prix lors du gala du 15 juin. Née de la fusion de POPAI (Point of Purchase Advertising International) et de l’A.R.E (Association for Retail Environment), Shop France est une association destinée à servir les intérêts des annonceurs, distributeurs, créatifs, producteurs travaillant dans le domaine du marketing point de vente. Forte de plus de 2 100 adhérents à travers 17 bureaux internationaux, présidée par Posper Hayoun, cette association est la première mondiale dédiée au retail. Elle s’appuie sur la notion « d’expérience client », apparue en 1982 avec les travaux de Holbrook et Hirschman. Une expérience définie comme « un état subjectif de conscience accompagné d’une variété de significations symboliques, de réponses hédonistes et de critères esthétiques ». C’est sur ce terrain subjectif que joue Shop ! Le Salon. Les exposants – producteurs et créateurs de marketing – proposent de nouveaux systèmes de présentations attirantes et de publicité aux clients : mobiliers cartons, bornes, innovations. Ils s’adressent aux grandes et petites marques qui ont sans cesse l’obligation de renouveler leurs mises en scène en fonction de la période. Pour Sandrine Jean, directrice générale de Shop ! Le Salon 2023 a mis à jour les tendances du retail : circularité, réemploi, biosourcing, seconde main, vrac, refill, RSE… « Moins mais mieux, conclut-elle. Le visitorat est certes en baisse, 9 000 personnes, mais plus qualifié, du luxe à la grande distribution. » Se sont tenus des ateliers, une quarantaine de conférences : recherche des solutions concrètes pour diminuer l’empreinte carbone, « omnicanalité » (tous les canaux de contact et de vente possibles) et expériences réelles et virtuelles. À la soirée de gala du jeudi 15 juin au Pavillon d’Armenonville, révélation festive en grande pompe et musique de la 59e édition des Shop Awards ! Sur 116 nominés, les prix ont particulièrement récompensé les producteurs, les créateurs-designers de Strada Marketing, Cameleon Group, Marie-Laure PLV.
    Le Grand Barnum
    Architecture, l'esprit du lieu

    Le Grand Barnum un lieu, une idée et des convictions

    Par Sipane Hoh, le 30 août 2024
    C’est un lieu singulier qui consiste en un hôtel trois étoiles, conçu et réalisé dans un but exclusivement social. Il s’agit du Grand Barnum, l’hébergement qui fait vivre une expérience unique à ses visiteurs. Au sein de la métropole lyonnaise, implanté au cœur du tiers-lieu des Grandes Voisines qui consiste en l’occupation temporaire de trois ans d’un site hospitalier appartenant aux Hospices Civils de Lyon, Le Grand Barnum est une aventure humaine hors pair et à part entière. En effet, cet établissement est aussi une entreprise d’insertion qui vient en aide à des personnes en difficulté sociale et professionnelle, en les formant aux métiers de l’hôtellerie. Soulignons qu’il s’agit du premier hôtel ayant cette vocation en France. L’activité revient à la Fondation de l’Armée du Salut, créée en 2000 et remplaçant l’association éponyme datant de 1878 qui a été initiée à Londres. Le Grand Barnum est un lieu innovant aussi bien pour son emplacement que pour son idée. L’ensemble prend place au cœur de Francheville, sur le site de l’ex-hôpital Charial, et propose un concept inédit en France mêlant insertion professionnelle, développement durable et promotion de l’art hors normes. On doit le concept à madame Sophie Jansen, la directrice depuis 2016 du complexe Lyon Cité – Fondation Armée du Salut, par ailleurs détentrice d’une maîtrise en arts plastiques, très sensible à la beauté qui, selon elle, contribue au bonheur. Ce projet est donc intimement lié à l’histoire d’une personne, sa formation, mais aussi et surtout à l’opportunité du site, qui a mis gratuitement à disposition de l’Armée du Salut un étage supplémentaire. Dès lors, l’idée commence à faire son chemin et sa concrétisation est due aux subventions de la région, de l’État et de la métropole. Tandis que la maîtrise d’ouvrage a été assurée par l’architecte Serge Namysl, c’est la direction qui a accompli les achats pour tout ce qui est design et ameublement. L’hôtel se démarque par le recyclage et le réemploi de ses meubles ainsi que l’ameublement des vingt-sept chambres, qui, outre la literie et les luminaires qui sont neufs, a été chiné dans des recycleries locales et a été minutieusement rénové au sein des ateliers d’insertion de l’institution. L’atmosphère de l’hôtel pousse à la détente et la contemplation, par ici un comptoir vintage, par là un canapé confortable, plus haut un bar panoramique pour admirer les environs, des intérieurs à l’éclairage étudié, des espaces harmonieux et plaisants où les visiteurs se sentent à l’aise. Bref, un ensemble chaleureux aux prestations confortables ouvert à tous. « C’est un hôtel comme n’importe quel hôtel, on peut réserver en ligne, il est présent sur les plateformes et tout le personnel est un personnel en réinsertion encadré par des professionnels », précise Sophie Jansen. Des encadrants techniques aident ainsi le personnel en insertion à devenir qualifié sur les postes de réceptionnistes, valets et femmes de chambre. Mais le Grand Barnum n’est pas uniquement un lieu original de passage où le visiteur passe la nuit, il constitue une véritable galerie mettant l’art et les artistes en exergue. En effet, nous pouvons découvrir

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