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Talents
Marika Dru Un style, du charme et de multiples ambiances

© Alice Mesguich
Cet article est paru dans le nda #56 et sa consultation est réservée aux abonnés
À découvrir

Travailler dans un Social Club
Par Nat Lecuppre, le 12 septembre 2025
Rien n’est plus valorisant pour un patron d’entreprise que de voir ses collaborateurs se rendre sur leur lieu de travail chaque jour avec motivation et le sourire. Tel est le cas chez Sowen. Fondée par Pierre-Alexandre et Géraldine Pillet en 2017, rejointe par Muriel Houël en 2021, l’agence Design & Build Sowen, est reconnue pour ses créations de lieux de vie, expérientiels et durables. Elle accompagne ses clients dans la conception d’espaces sur mesure, incarnant leur ADN, leur culture d’entreprise et leurs valeurs. Des lieux pensés pour encourager la rencontre, le partage et l’innovation, dans une démarche respectueuse de l’environnement. De l’idée au lieu, Sowen propose une approche clef en main : concept d’aménagement, architecture d’intérieur, identité visuelle, travaux, mobilier et décoration. Trois valeurs guident chaque projet : l’environnement, l’humain et l’esprit entrepreneurial. Concevoir des locaux à son image. Sowen a fait de ses propres bureaux une vitrine de son savoir-faire et de son expertise : le Sowen Social Club, situé au 168, avenue Charles-de-Gaulle, à Neuilly-sur-Seine (92). Plusieurs zones se mixent sur un seul niveau dans une ambiance élégante, apaisante, conviviale et créative. Les lieux, qui accueillent les 40 collaborateurs, incarnent l’ADN et les valeurs de l’agence. Tout a été imaginé pour faire des espaces, un lieu de vie fonctionnel et lifestyle. Pas de bureaux fermés, ni d’espaces privés : le parti pris architectural retenu, c’est le flex-office. De grandes tables collaboratives invitent chacun à s’installer selon ses envies et besoins. Comme tout se fait en partage, en communication, en échanges… de petites salles de réunion équipées de technologies pour les visioconférences sont mises à disposition. Une matériauthèque permet avec sa grande table d’atelier de s’y réunir, de toucher différentes matières… et ainsi de co-créer avec les clients leurs projets. Le mobilier sélectionné est ergonomique. Il renforce le confort des collaborateurs, appelés les soweners. Quant aux espaces, entièrement modulables, ils peuvent être reconfigurés pour des événements ou des ateliers collaboratifs. Un esprit club. En entrant, en guise de banque d’accueil, vous tombez sur un gigantesque bar et l’espace café. Le ton est donné : la convivialité ! Les zones réparties sur les 380 m2 trouvent leur inspiration dans l’art de vivre, le design, l’art et le sport. Les passions des soweners sont reprises dans la décoration. On découvre le Club House, le Jazz Club, le Chess Club, le Punch Club, le Speakeasy et même un piano. Un véritable photomaton en état de marche est implanté. En y pénétrant, en plus de vous photographier, il vous permet d’accéder à l’espace reprographie qu’il cache. Une adresse vertueuse. Acteur actif dans la préservation de la planète, Sowen a choisi l’immeuble où s’implanter pour ses performances environnementales. L’immeuble rénové est certifié HQE Bâtiment Durable Niveau Excellent, Breeam NC 2016 Niveau Excellent, Well Niveau Gold et a le Label Effinergie. Lors de son aménagement, Sowen a porté une attention particulière aux textiles (tissus et moquettes) en ne prenant que des matériaux écolabellisés. Le mobilier mis en place est de fabrication européenne ou française. Le Sowen Social Club est un bel exemple des espaces qui développent l’épanouissement

Nancy, un cas d’école(s)
Par Lionel Blaisse, le 25 juillet 2023
Bien qu’à peine millénaire, l’histoire de la cité ducale connut la renommée à plusieurs reprises et fit école à plus d’un titre tant dans les arts qu’en matière urbaine en étant le premier district de France dès 1959. Forte de son patrimoine architectural hérité de la Renaissance, du XVIIIe siècle, de la révolution industrielle et de l’Art nouveau – qui y naquit –, la capitale Lorraine – désormais Métropole et desservie par le TGV – est doublement labellisée au titre des métiers d’art mais aussi de la French tech (sciences et médecine). Plus de 20 % des 256 000 habitants du Grand Nancy sont des étudiants et des chercheurs. Une histoire sous influences Né au XIe siècle du démantèlement de l’empire carolingien, le duché établit alors sa capitale à Nancy. S’il ne reste que peu de témoins de la Ville Vieille médiévale, son patrimoine s’est considérablement enrichi, tout d’abord, à la fin de la Renaissance avec la construction d’une Ville Neuve – au plan orthonormé – décidée par le duc de Lorraine Charles III. On doit au dernier duc souverain 1, Stanislas Leszczynski, de relier les deux villes entre elles au travers d’une monumentale place royale encadrée par l’hôtel de ville, l’Opéra, le Grand hôtel de la Reine et le Musée des Beaux-Arts. Richement ornée de grilles enluminées d’or, elle porte désormais son prénom. Au lendemain de la défaite de la guerre de 1870, l’Alsace-Moselle est annexée au tout nouvel empire allemand. Restée française, Nancy voit alors arriver massivement des capitaux, des entreprises et leurs savoir-faire qui vont booster sa révolution industrielle en la parachevant. La manufacture des tabacs, les cristalleries Daum, la société de distribution d’éclairage public Fabius Henrion et Cie y voient le jour, cette dernière est rachetée dès 1898 par la Compagnie générale d’électricité2, tout comme la Manufacture nancéienne de chaussures devenue depuis les Chaussures André. Cette irrésistible montée en puissance s’accompagne d’une alliance provinciale inédite des industries des métiers d’art et des artistes afin de promouvoir la collaboration entre différentes disciplines, favoriser la recherche et l’innovation tout en prônant une politique sociale éclairée. Le maître verrier, ébéniste et céramiste (botaniste de formation) Émile Gallé et l’homme d’affaires et mécène Eugène Corbin les regroupent, en 1901, au sein de l’École de Nancy ayant pour devise « L’art dans tout, l’art pour tous ». Louis Majorelle, les frères Auguste et Antonin Daum, Jacques Gruber ou encore Victor Prouvé contribueront à sa renommée comme en atteste le musée homonyme qu’est venue récemment compléter la Maison Majorelle construite en 1902 par Henri Sauvage. L’École est à l’origine de l’Exposition internationale de l’Est de la France qui réunit en 1909 plus de deux millions de visiteurs à Nancy dans le secteur du Parc Sainte-Marie du nouveau quartier se développant à l’ouest de la voie ferrée. L’architecte Louis Lanternier y fait surgir une source thermale dont l’eau à 36°C va permettre de développer des thermes. Son essor se poursuit. L’homme phare de l’époque en sera Jean Prouvé, le fils du peintre Victor Prouvé. Ferronnier de formation, il

Dans l’antre d’une star de la coiffure
Par Nat Lecuppre, le 26 juillet 2024
Christophe-Nicolas Biot est le coiffeur de la high society. Ses talents sont multiples. Il est entrepreneur, directeur artistique, artiste et ambassadeur international pour Wella et pour sa propre ligne de produits. Un précurseur talentueux. Son audace le révèle comme un coiffeur visionnaire. En 2010, il crée le Bar à chignon minute, puis le Bar des coloristes permettant à chacun de réaliser soi-même sa coloration professionnelle. Ma Visio Color est une initiative innovante, le premier service de diagnostic de couleur en visioconférence avec une livraison des produits à domicile. Tout récemment, il a lancé Rep’Hair Color, le concept de la réparation de la couleur. Avec toujours une longueur d’avance, son expertise est reconnue dans la coloration végétale. Son Atelier BioT est dédié au soin naturel du cheveu et à la coloration végétale. Christophe-Nicolas Biot est aussi un showman. Il donne des shows dans le monde entier. Ce sont de véritables spectacles avec musique, stylisme et mannequins. Il inspecte chaque détail, rien n’est laissé au hasard pour atteindre la perfection. Concernant l’aménagement de ses salons, il en est de même. Pour ce passionné aux goûts éclectiques, la vie se doit d’être croquée à pleines dents. Parmi ses passions : l’art, le design, la photographie… L’art de coiffer se conjugue avec l’art de vivre. Les salons Biot. En 1993, Christophe-Nicolas Biot ouvre son premier salon à Mulhouse. Il s’établit ensuite à Paris, rue Saint-André-des-Arts, dans le VIe arrondissement. À ce jour, le coiffeur possède plusieurs salons dans la capitale et en région (Mulhouse, Val-d’Isère et Saint-Tropez). Une adresse mythique. Le salon de la Galerie Vivienne, dans le IIe arrondissement de la capitale, est un lieu plein de charme. C’était l’ancienne boutique de Jean-Paul Gaultier. La maison de 180 m2 se répartit sur trois niveaux. La lumière naturelle inonde les lieux, dotés d’une immense verrière et d’une mezzanine. Les espaces sont majestueux avec une hauteur sous plafond de plus de 10 mètres. Le rez-de-chaussée est pensé comme un showroom, tandis que le premier étage est conçu comme un loft new-yorkais. Les matériaux utilisés pour l’aménagement intérieur sont le bois, de la ferronnerie et du parquet. Afin de garder un côté authentique, excepté les espaces « shampoing », le mobilier a été chiné ou créé sur mesure. Pour renforcer le côté « comme à la maison », des meubles sans aucun lien avec la coiffure prennent place. À la Galerie Vivienne, tout est imaginé pour sublimer les couleurs, les modèles et les textures. Le salon est semblable à l’atelier d’un peintre. Il est plein de surprises et suscite l’émerveillement.



