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Marika Dru Un style, du charme et de multiples ambiances

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Par Sipane Hoh, le 11 octobre 2024.
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© Alice Mesguich
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MADA architectes, une agence, trois associés et de multiples projets

Par Sipane Hoh, le 18 juin 2025
MADA (Manufacture d’architecture) est une agence d’architecture établie à Paris et fondée par l’architecte et ingénieure du bâtiment ESTP Alexia Boulay et les architectes Felix Rattez et Geoffrey Boisnard. Le trio réalise depuis cinq ans des projets haut de gamme et accorde une attention particulière aux détails. Les réalisations de MADA sont multiples. La jeune agence d’architecture a su, en quelques années, gagner la confiance des commanditaires. Établis dans la très caractéristique rue La Boétie, au sein d’un bâtiment à l’architecture prestigieuse, les trois architectes peaufinent les plans, imaginent des contours, proposent des idées dans le but d’engendrer des réalisations uniques et de contenter leurs clients. Les projets de l’agence sont polyvalents, variés et de toute taille, allant de combles aménagés jusqu’à la réhabilitation d’un immeuble de bureaux haussmannien entier, en passant par la restructuration d’une maison au Portugal ou le flagship store THC (The Hideout Clothing) à Paris, tout un assortiment de possibilités, de concepts et d’univers qui montrent que l’architecture de MADA sait répondre avec brio à toutes les éventualités. Réhabiliter, transformer mais aussi créer et innover, rien ne fait peur à ces amis architectes qui se sont rencontrées lors de leurs études et continuent à œuvrer ensemble pour une architecture perfectionnée. Sous les toits. À Charenton-le-Pont, Alexia Boulay, Felix Rattez et Geoffrey Boisnard ont réalisé l’extension d’un appartement sous les combles. Un projet modeste que les architectes ont conçu et accompli avec une grande finesse pour un résultat remarquable. Le programme était simple, il s’agissait de rendre habitable un volume initialement non aménageable. En effet, afin de répondre à l’évolution des besoins et des exigences d’une famille souhaitant annexer à leur habitation un volume inexploité sous toiture, les architectes ont proposé une extension fonctionnelle aux traits épurés. Le projet ne se résume pas en une réponse favorable aux demandes d’un commanditaire, mais en une recherche poussée qui a abouti à une meilleure occupation de l’espace. Ainsi, en modifiant la charpente, l’habitabilité a été possible. Mais les architectes ne se sont pas arrêtés là, ils ont requalifié les espaces restants et entrepris l’isolation de la toiture. De ce fait, la performance énergétique est améliorée et chaque espace résiduel est optimisé. Pour ce faire, plusieurs solutions sur mesure intégrées ont été proposées. Par exemple, le bureau et les placards qui prennent place sous l’escalier fraîchement créé, les tables de nuits qui glissent dans les cloisons, ou encore les différents rangements qui composent avec le lieu. Bref, chaque interstice est utilisé et chaque détail soigné. MADA architectes a réussi un petit exploit !
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Architecture, l'esprit du lieu

Orenzo un véritable savoir… fer

Par Nat Lecuppre, le 13 octobre 2025
La maison Orenzo a été fondée à Marrakech il y a vingt-cinq ans par la créatrice française Pascale Carpentier et son fils, l’artiste et designer Lorànt Waald. Pour ses univers singuliers, la maison d’art et de design s’inspire de la nature. Elle allie art, nature et matière avec poésie. Chaque pièce est créée à la main dans l’atelier marocain. Les pièces iconiques qui symbolisent Orenzo sont des cactus, décoratifs pour les intérieurs et extérieurs. Certaines œuvres d’Orenzo ornent les jardins du célèbre palace La Mamounia. Art et design . Chaque pièce est le fruit d’un travail artisanal méticuleux. Le métal est transformé avec art et met en valeur sa noblesse. Le véritable savoir-faire d’Orenzo est le façonnage à la main. Chaque sculpture est une œuvre unique, esthétique et raffinée. Chaque réalisation allie luxe, émotion et intemporalité. Le métal devient végétal. Une complicité artistique familiale. Le mois dernier, la maison a eu le plaisir d’inaugurer son showroom parisien. Situés au 162, boulevard Haussmann (Paris 8e), les lieux de 70 m2 sont animés par les pièces d’art. Tel un écrin d’art et d’excellence, le showroom expose à la fois les œuvres contemporaines de Lorànt Waald et les pièces emblématiques de la maison Orenzo. Il est à la fois galerie, boutique et espace de contemplation. Il plonge les visiteurs dans une expérience immersive qui suscite l’émerveillement. À visiter sans plus attendre !
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Architecture, l'esprit du lieu

Quand l’escalier fait la courte échelle à l’impossible…

Par Lionel Blaisse, le 23 janvier 2025
Une parcelle étroite, escarpée et jusque-là a priori inconstructible malgré la vue imprenable qu’elle offre sur le Zeller See, magnifique lac à quelques kilomètres à peine de Salzbourg. Un challenge que va relever Rem Koolhaas quand son propriétaire — rencontré lors d’une conférence numérique à Munich — évoque en sa présence son impossible rêve. Sa concrétisation figure désormais parmi les quatre maisons construites à ce jour par la star de l’architecture néerlandaise contemporaine. Résoudre l’impossible ne serait donc qu’une question de temps… ou de génie ! Small is beautiful. Depuis sa création en 1975 à Rotterdam, l’Office of Metropolitan Architecture (OMA), l’agence du Pritzker Prize 2000 doit, en bonne partie, sa renommée planétaire à des projets XXL tels le centre de la télévision chinoise (CCTV) à Pékin, les tours siamoises De Rotterdam ou encore Euralille. Pourtant, ses trois seules maisons construites ont toutes fait la une de la presse architecturale internationale. La villa Dall’Ava à Saint-Cloud ouvrit le bal dès 1991 avec ses pilotis et sa piscine en toiture. La Dutch House érigée quatre ans plus tard à Holten aux Pays-Bas traite d’insertion topographique contrainte dans une pinède. En 1998, la maison Legendre à Floirac en Gironde porte haut les couleurs de l’accessibilité PMR de la résidence de luxe. Le projet de Zell am See s’inscrit à son tour dans cette spectaculaire lignée d’(af)franchissement vertical. Iceberg. S’inscrivant dans le méandre d’une route en lacets entre une grosse bâtisse autrichienne, un chalet et une villa moderne, la parcelle occupe dans la pente une lamelle d’une douzaine de mètres de largeur. Les prospects latéraux imposés par la réglementation urbaine locale réduisent la partie émergente constructible à quatre mètres. Heureusement rien n’interdit de construire sous le terrain naturel ! Notre héros batave y érige donc une épine dorsale crénelée dont les quatre étages escaladent l’intégralité du dénivelé. Son béton blanc immaculé l’estompera au milieu des neiges hivernales tandis qu’aux beaux jours elle ressemblera à un névé s’agrippant à la prairie pentue. Adossées à la paroi nord, quatre volées rectilignes d’escalier desservent d’un côté les espaces en cascade de l’émergence méridionale, et de l’autre ceux souterrains. Sheds, double hauteur, vastes parois vitrées amovibles, pivotantes ou basculantes, optimisent l’éclairage des pièces en superstructure. De subtils stratagèmes architectoniques et constructifs ménagent des transparences pour amener la lumière naturelle, en second jour, dans des pièces aveugles. Ici, un caillebotis vert sur des poutres en verre supporte un plancher vitré, là un rideau ajouré d’un rond central – conçu par Petra Blaisse – gère à la demande soit l’intimité nécessaire à la salle de bains ouverte sur la chambre soit la pénombre de cette dernière propice au sommeil. Une autre salle de bains escamote sa baignoire et son bac à douche dans le sol pour limiter leur encombrement visuel tout comme celui d’un salon dont les banquettes occupent une fosse au droit de la terrasse décaissée du porte-à-faux. Dans le hammam, deux feuilles de verre viennent s’insérer dans des murs d’angle inclinés. La villa est accessible par le haut du terrain mais aussi depuis l’entrée souterraine dont la porte s’ouvre dans le mur de

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