Architecture, l'esprit du lieu

Mission : reconnect people to nature

Par Nat Lecuppre, le 6 novembre 2024.
Image
© Thibaud Poirier pour Parella

Le groupe familial breton Rocher a décidé de regrouper sur un seul site ses neuf marques connues dans la cosmétique, l’habillement et la maison. L’immeuble Cap Connect est au 7, chemin de Bretagne à Issy-les-Moulineaux (92).

Pour ce projet de 25 000 m2, le groupe Rocher a fait appel à Parella. Celle-ci conseille, accompagne les entreprises tout au long de leur projet de développement de stratégie immobilière, de l’aménagement de leurs bureaux et de la transformation de leur organisation.

Un projet d’envergure.

Le groupe est devenu en 2021 « entreprise à mission ». Ses bureaux parisiens devaient être revus et être adaptés aux nouveaux modes de travail hybride à savoir plus flexibles et avec plus de confort et de bien-être pour ses collaborateurs, tout en reflétant son nouvel engagement : reconnect people to nature.

Le groupe Rocher et Parella est une collaboration qui se consolide. C’est la continuité d’un lien qui existe depuis dix an,s lorsque Parella avait accompagné le groupe pour l’acquisition de l’immeuble Cap Connect.

Des enjeux importants.

Les contraintes n’étaient pas des moindres. Il s’agissait pour Parella de repenser les aménagements des différentes marques en site occupé, tout en intégrant les 200 collaborateurs de la marque Petit Bateau.

Côté chiffres : 6 mois pour l’APS (définir les besoins, les usages, récupérer les attentes et les spécificités de chaque métier et marque), 1 an de conception et 1 an de travaux.

Place à la nature.

Pour des espaces plus adaptés aux nouveaux modes de travail, le passage au flex office est incontournable. Le parti pris architectural est de transformer l’immeuble afin qu’il symbolise les valeurs du groupe. Pour incarner à la perfection la reconnexion de l’humain à la nature, Parella imagine des territoires pour les marques tout en remettant le produit au cœur de ces derniers. La culture produit est renforcée.

Un positionnement RSE fort.

Le réemploi, la seconde vie et l’upcycling sont privilégiés.

Les mobiliers, cloisons et moquettes sont réutilisées. Les matériaux sélectionnés sont écologiques (peinture à base de coquilles d’huîtres, bois tracés…). L’upcycling est un des mots d’ordre dans le concept. On a par exemple des barques transformées en bancs, des coussins fabriqués à partir de voiles reconditionnées et des tapis en plastique recyclé. Le mobilier et les objets pour le café de la Fondation Yves Rocher sont de seconde main.

Pour une meilleure appréhension des besoins, des attentes et aussi pour une bonne acceptation des nouveaux espaces, une démarche de co-conception est mise en place. Les collaborateurs sont ainsi impliqués dans ce projet.

« Plus de flexibilité, plus de collectif qui contribuent à augmenter, infuser, développer la culture d’entreprise en interne. » Bris Rocher, Président du Groupe Rocher.

Une appartenance à un territoire.

 

Le site est calqué sur l’image d’une contrée composé de villages. Trois objectifs se profilaient dès le départ : incarner l’identité globale du groupe et sa raison d’être, laisser à chacune des neuf marques exprimer sa propre identité et offrir de nombreux espaces pour divers usages et profils d’utilisateurs.

Le fil conducteur du concept est la contrée avec ses divers paysages mais aussi une unité culturelle et humaine.

Avec cette contrée créée, on traverse des univers divers et variés dotés chacun d’un sas immersif et d’une place de village à thème. La nature est omniprésente. On traverse un jardin, une forêt en passant par l’océan ou La Gacilly, berceau natal du groupe Rocher.

Chaque marque a son univers et son produit (Yves Rocher, Arbonne, Petit Bateau, Stanhome, Kiotis, Docteur Pierre Ricaud, ID Parfums, SABON, Flormar).

Une attention particulière est portée à la décoration. Les objets chinés se marient avec les objets de famille du groupe. D’autres sont créés sur mesure. Tel est le cas pour la réplique d’une balise de 2,50 m de haut ou des cabanes en bois de grange recyclé installées sur les places de village. Des vitrophanies sont dessinées à la main.

Parella a métamorphosé Cap Connect en un lieu attrayant adapté et avec une personnalité forte. Les espaces de travail ont été configurés par les équipes du groupe Rocher. Elles ont pu choisir selon leurs besoins et leurs désirs (bulles téléphoniques, tables de projet, alcôves, espaces de brainstorming…). Il n’y a aucun bureau individuel, seulement des espaces de 6 à 10 personnes.

Côté restauration et pause-café, les 1 200 collaborateurs ne sont pas en reste. On trouve un RIE, une place de village par étage, un Végétarium Café au RDC avec terrasse, et au R+8 le Café de la Fondation. Ce dernier offre une vue panoramique et peut être tout au long de la journée un lieu de travail informel.

Le projet connaît un franc succès. Les collaborateurs du groupe Rocher sont radieux et heureux de leur nouvel environnement de travail. Parella a apporté un supplément d’âme aux lieux. Pour cette raison, tous ont eu l’impression d’intégrer un nouvel immeuble.

Galerie d'images (67)
    Partagez cet article autour de vous
    Facebook
    Twitter / X
    LinkedIn
    Pinterest
    E-mail

    Groupe Rocher

    Cap Connect

    7, chemin de Bretagne

    92130 Issy-les-Moulineaux

    www.groupe-rocher.com

    Parella

    105, rue du Faubourg-Saint-Honoré

    75008 Paris

    Tél. : +33 (0)1 85 65 55 00

    www.parella.fr

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 57
    Image

    Projets remarquables

    Commander

    Numéro en cours

    Nº63

    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

    Couverture du NDA Nº63

    Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026

    Découvrir

    À découvrir
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Un petit nid douillet à Montmartre

    Par Nat Lecuppre, le 29 janvier 2025
    L’architecte d’intérieur Mélodie Violet, fondatrice du Studio Imagine, a réalisé un petit appartement de 35 m2, au dernier étage d’un immeuble montmartrois à Paris. Elle a transformé les lieux en un petit cocon alliant l’ancien et la modernité. L’extension des combles permet aux lieux de bénéficier d’une vue imprenable sur le ciel de la capitale et de laisser entrer la lumière naturelle. La décoration choisie est tout en douceur et élégance voire sensualité. Tous les détails soulignent l’ambiance raffinée et singulière souhaitée. Mélodie Violet a conjugué l’art et le design pour le salon. Le mobilier contemporain souligne le côté confortable désiré. Un canapé sculptural de couleur crème, des tables basses en noyer et des poufs fabriqués sur mesure renforcent le bien-être des occupants. Un papier peint représentant les terres toscanes sert de fond théâtral pour la bibliothèque créée autour de la cheminée. Le salon incarne l’art de vivre avec sobriété. La cuisine en bois clair est épurée et fonctionnelle. La salle à manger avec un mur en noyer et un miroir doré chiné invite au confort. La chambre est en mezzanine. Les poutres d’origine marquent le passé des lieux. Une moquette pourpre accentue le côté chaleureux. Dans un projet de si petite superficie, tous les détails comptent et les m2 sont optimisés. Des rangements sont dissimulés pour ne pas encombrer visuellement l’espace. La salle de bains de teinte rose poudré est féminine et apaisante. Ce petit appartement est un écrin subtil, douillet et singulier.
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    L’Art de vivre provençal

    Par Nat Lecuppre, le 13 février 2025
    C’est en 2022 qu’Anne-Sophie et Clément Pelissier jettent leur dévolu sur un immense domaine en jachère depuis vingt ans dans les Alpilles. Ils ont relevé le défi de faire de ces 240 hectares d’oliviers abandonnés le plus beau domaine, et d’y produire des huiles d’olive grand cru d’exception. Objectif atteint : aujourd’hui le Domaine Jolibois est le plus grand domaine oléicole en agriculture biologique et bénéficie de l’Appellation d’origine protégée de la Vallée des Baux de Provence. Le Domaine est plus qu’une destination, car l’huile d’olive est devenue un art de vivre. Cinq variétés d’olives sont produites en AOP ou monovariétales (Aglandau, Grossane, Picholine). Dès le début de cette belle aventure, l’Agence-S a accompagné les propriétaires pour la création de l’identité de marque du Domaine, son nouveau positionnement et créer une marque forte de Provence avec une dimension nationale et internationale. Six mois après le lancement de la marque, une première boutique Domaine Jolibois s’ouvre à Saint-Rémy-de-Provence (13). Située dans une rue piétonne, la boutique à la façade en pierre est réhaussée par les volets de couleur vert olive. La superficie de 50 m2 est pensée pour vivre une expérience, découvrir et se rencontrer. L’approche en design global de l’Agence-S a renforcé le discours de la marque dans ce lieu. Tout est pensé dans les moindres détails : matériaux, couleurs, signalétique, flux… En trois mois, la boutique devient une petite maison provençale. Elle incarne les valeurs du Domaine. C’est une immersion totale dans un cadre naturel et reposant. L’enseigne suspendue est constituée de lettres aériennes découpées et intégrées dans la pierre. On retrouve la couleur emblématique de la marque, le vert olive, à l’intérieur jusqu’au plafond. Afin de renforcer l’immersion en pleine nature, les lieux sont végétalisés. Une suspension en feuillage dessinée sur mesure viendra prochainement souligner cette atmosphère apaisante et enivrante. Les formes organiques déclinées du logo habillent les vitrines. La boutique se divise en trois espaces. Le premier regroupe les offres de produits (huiles du Domaine, produits d’épicerie fine inédits de la région, une sélection d’accessoires de décoration, des livres et objets). Au fond, un plan dessiné resitue le Domaine dans son environnement naturel et sauvage. Aux murs de l’arrière-boutique, on a des carreaux en céramique jaune évoquant le soleil mais aussi les cuisines provençales. Le second espace est constitué de la caisse, sert aux préparations des commandes et accueille l’épicerie fine. La circulation a été pensée pour plusieurs usages (présentation, dégustation, achat autonome) pour créer un ensemble fluide entre les deux espaces. Le troisième espace est situé à l’étage et est dédié à l’accueil B to B et aux stocks. Pour ce projet, le mobilier dessiné sur mesure côtoie le mobilier chiné. Les matières nobles et végétales sont privilégiées. On devance les aménagements futurs et présentations des huiles. Une grande bibliothèque à huile d’olive en bois massif est modulable. Ses colonnes s’adaptent selon les nouvelles huiles. De mini-chaudrons en inox disposés en partie basse permettent une dégustation. Le mobilier de présentation des pièces de décoration et de l’épicerie fine est également dessiné par l’Agence-S. Il a été imaginé pour pouvoir exposer différents formats et présente des
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Esquisse des bureaux de 2025

    Par Nat Lecuppre, le 9 mai 2025
    Tous les ans, une étude est menée par Parella, leader du conseil d’entreprises en immobilier et en matière de transformation des espaces et des modes de travail, et par CSA Research. Elle a pour objectif de faire un constat sur l’évolution des modes et espaces de travail. Cette étude permet de comprendre les nouvelles tendances et aspirations tant au niveau des salariés que des dirigeants, d’appréhender de meilleure façon les demandes et de répondre au mieux à toutes les attentes dans le secteur tertiaire. Elle a été effectuée auprès de plusieurs centaines de personnes travaillant dans des sociétés de 50 collaborateurs ou plus. Les réponses obtenues mettent en exergue les priorités et les critères importants sur l’environnement, mais aussi tous les modes de travail (télétravail, flex-office…). Le mode télétravail. Depuis la pandémie, le télétravail fait partie de notre vie. Il est de plus en plus ancré dans la vie de la société : 56 % des dirigeants des entreprises françaises l’autorisent. On constate une augmentation de 3 % par rapport à 2023, et 74 % des salariés en bénéficient dans des sociétés de plus de 50 salariés. Toutefois, selon les métiers et les fonctions, le télétravail ne peut être uniformisé ; 55 % des salariés peuvent le pratiquer, mais 26 % n’en ont pas l’opportunité. Le mode flex-office. Le flex-office ne cesse de prendre de l’ampleur : 32 % des salariés travaillent en flex-office, soit une augmentation de 8 % par rapport à l’année précédente. Les dirigeants conscients de l’organisation liée à ce type d’environnement sont 19 % à en profiter, en augmentation de 9 % par rapport à 2023. La problématique de ce mode de travail reste la gestion des taux de présence des équipes sur le site. Les flux doivent être régulés et contrôlés ; 68 % des « flex workers » suivent une organisation qui évitent les pics de fréquentation. Pour cette raison, des outils de pilotage et de planification deviennent incontournables. L’espace de travail. Il s’agit d’attirer les talents mais aussi de conserver ces derniers ainsi que les autres salariés. L’environnement de travail est un critère important. Pour 73 % des salariés, les espaces de travail déterminent le choix de leur employeur. Une hausse de 4 % par rapport à 2023. Les jeunes générations portent leur attention sur l’agencement et l’accessibilité des bureaux mais aussi sur la qualité des équipements. 51 % des salariés mettent l’accent sur la localisation de leur entreprise, puis vient la qualité de l’aménagement et du mobilier. Bien-être et performance. Pour 90 % des dirigeants, le bien-être des collaborateurs est une priorité, car il favorise la performance. 82 % des salariés partagent cette vision et estiment que l’aménagement des espaces de bureaux influent sur leur productivité et leur envie de rester dans l’entreprise. On remarque que le critère environnemental dans la conception commence à peser son poids, tant pour attirer les talents que pour renforcer l’image de l’entreprise. Intelligence Artificielle. Depuis 2024, l’IA commence à pointer son nez dans la transformation de l’environnement de travail. 41 % des salariés l’utilisent régulièrement, tandis que 24 % des dirigeants s’en servent pour la gestion de leurs activités. Beaucoup s’interrogent sur son efficacité, son importance, ses dangers… 37 % des salariés perçoivent l’IA comme une solution pour un développement professionnel. Par

    Laisser un commentaire

    17 − 8 =