Architecture, l'esprit du lieu

Ode à la joie au plaisir et à l’art à Nice

Par Nat Lecuppre, le 4 décembre 2024.
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Nice, berceau de la créativité et du talent artistique, accueille dans le quartier Riquier le onzième Mama Shelter de France. L’établissement est une invitation à la fête, à la gourmandise et à la surprise.

Benjamin El Doghaïli, designer et responsable du studio de création des Mama Shelter, a trouvé son inspiration dans le passé artistique et l’histoire de la ville.

« Je connaissais Nice surtout à travers les œuvres de nombreux peintres qui s’y sont installés, subjugués par sa lumière à nulle autre pareille, ses ciels marbrés de bleus, ses couleurs très italiennes. » Benjamin El Doghaïli

L’établissement est situé à proximité du Vieux Port, du centre historique, du tramway qui dessert gare et aéroport. Le Mama Shelter de Nice se répartit sur trois immeubles. Un du début du XXe voit sa façade préservée. Il accueille les vacanciers, la clientèle d’affaires mais aussi les Niçois et les Niçoises. Les lieux se veulent comme tous les autres Mama Shelter, conviviaux, chaleureux, joyeux, des points de rencontres et d’échanges avec un cadre reprenant l’ADN de la ville où ils sont implantés, mais avec une touche de contemporanéité en plus.

Le concept architectural.

Pour ses décors, Benjamin El Doghaïli a été influencé par les palettes, les motifs, les sujets et les collages de Matisse. Il a repris aussi les oiseaux de Braque et les céramiques de Picasso (époque Vallauris). Pour renforcer l’ambiance méditerranéenne, le designer a pris en compte les décors du Sud avec le linge accroché aux fenêtres, les étals de marchés, les ruelles secrètes de la vieille ville… sans oublier les rires, les parfums, les cris. Il a joué avec les couleurs et est parti d’une toile blanche pour créer ses décors. Le blanc symbolisant les façades de la Méditerranée est devenu son fil conducteur dans ce projet.

Le blanc est réhaussé de touches de couleur mais aussi de fresques peintes à la main. Le lobby est animé par de grandes glaces et ponctué d’immenses tentures de l’artiste Kate Mary. Benjamin El Doghaïli joue avec les matières, les matériaux et les coloris. Il marie le safran, l’ocre rouge, le bleu outremer, le vert olive niçois avec les palettes des impressionnistes. Il a fait appel à des artistes et des artisans pour agrémenter les lieux et surprendre. Avec Lola Mercier et Beniloys, il a parsemé les espaces de fruits, fleurs et légumes sur les colonnes réhaussées de chapiteaux en plâtre. Ces derniers sont fleuris selon les saisons avec des tournesols, de la lavande, du blé coquelicot… Ainsi, les lieux sont animés et changent au fil des mois de l’année. Ils sont semblables à une nature morte de Van Gogh.

Au restaurant, un bar en bois d’olivier est posé sur des tommettes. Des sculptures lumineuses suspendues font un clin d’œil aux ruelles siciliennes lors des jours de processions religieuses. Pour la décoration des 102 chambres, on retrouve le blanc taloché aux murs. Les lieux ensoleillés par les rideaux ocre, un sol créé par l’artiste Laurelin Gaillot rappelant le pointillisme, les salles de bains en céramique rose poudré du sol au plafond… autant de détails pour renforcer le bien-être des hôtes.

Benjamin, l’un des deux fils de Serge Trigano, a visité dans les moindres recoins la ville afin de s’en inspirer. Cela a permis la création d’une venelle intérieure végétalisée pour relier les trois immeubles. Celle-ci est couverte d’une verrière s’ouvrant par beau temps. L’espace invite à la flânerie. On peut y prendre un verre, se rencontrer, lire… Sur le toit, derrière des toiles imprimées de canisses, un bassin de nage avec des transats et un bar renforce cette atmosphère méditerranéenne.

Destination gourmandise.

Comme dans tous les Mama Shelter, on retrouve une carte originale du rooftop et du restaurant principal. Au rez-de-chaussée, on peut se restaurer à la bonne franquette dans une salle à la cuisine ouverte, aux miroirs obliques, aux colonnes de fonte décorées de fresques… Les tables d’hôtes soulignent le côté convivial. Les plats sont faits maison. Matthieu Devaux, second chef exécutif chargé avec Jean Grezel de définir les concepts des restaurants Mama Shelter, précise que le soleil, la douceur ambiante soufflent une cuisine de plein air, comme celle qu’on apprécie dans son jardin, au bord de sa piscine voire sur la plage.

Le Mama de Nice est destiné également aux professionnels. Tout est organisé pour favoriser les séminaires personnalisés, le lancement de produits, les réunions au sommet… La devise de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII, est adoptée : « À cœur vaillant rien d’impossible ! » Les espaces sont fonctionnels et ludiques. Les professionnels peuvent intégrer pour leurs événements deux ateliers, deux studios, une breakroom, le patio, les espaces communs.

Fidèle à son concept d’origine, le Mama Shelter dispose d’une boutique qui permet aux hôtes de ramener des souvenirs de leur séjour (pâtes, cruche design artisanale…). Nul doute que cette nouvelle adresse sera bondée cet été. Une adresse à retenir.

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    Urbanisme

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