Architecture un lieu

DesignHeure : un nouveau temple parisien de la lumière

Par Nat Lecuppre, le 22 avril 2023.
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C’est dans le 10e arrondissement de la capitale que la marque sétoise, DesignHeure, a ouvert les portes de son premier showroom.

L’éditeur et fabricant de luminaires contemporains 100 % Made in France a fait appel à l’agence DZ architecture pour imaginer les lieux. Les architectes ont décidé de donner une allure de galerie aux 165 m2 pour découvrir les créations intemporelles et haut de gamme de la marque. L’ambiance est élégante et somptueuse, semblable à une suite hôtelière.

Visite des lieux

Inspirée des musées, une galerie de portants présente l’ensemble des suspensions. Elle mène à l’espace salon, chaleureux et confortable, où des appliques se nichent dans des alcôves murales. Puis on découvre une véritable chambre d’hôtel ; il est ainsi possible de mieux se projeter dans les espaces où les luminaires ­DesignHeure prennent place comme des sculptures en lévitation. Le showroom est dédié aux prescripteurs de projets professionnels mais aussi résidentiels. Les équipes DesignHeure accompagnent le client en fournissant des échantillons des textiles utilisés, en proposant des études 3D pour l’ajustement des luminaires mais aussi en le conseillant pour une meilleure adaptation selon les spécificités ou contraintes de son projet. Une adresse à noter pour votre source d’inspiration ! N’oubliez pas de prendre rendez-vous pour visiter.

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    Urbanisme

    Tourcoing retrouve tout son prestige

    Par Nat Lecuppre, le 11 février 2026
    Avec le projet de l’ancienne halle Sernam réhabilitée, la ville de Tourcoing retrouve une nouvelle jeunesse. L’Atelier WOA signe ce projet hydride et redonne vie à un quartier dans la ville tout en prenant en compte la densification urbaine. Avec le projet de la Halle Centrale, les architectes de l’Atelier WOA conçoivent à la demande du promoteur Aventim un programme hybride constitué de bureaux, d’un hôtel de 59 chambres et d’un restaurant panoramique exploité par le groupe Najeti – l’hôtel Quai Central – ainsi que de 70 places de stationnement. Conserver le côté historique des lieux Le parti pris architectural est d’allier patrimoine et modernité. Dans cette optique, le réemploi de briques in situ est appliqué et une des façades est préservée. L’écriture architecturale de cette réalisation est influencée par une double partition volumétrique et un système constructif mixte béton-bois. Un projet ambitieux Les enjeux pour la ville de Tourcoing sont importants. Il s’agissait de créer un pôle d’attraction économique au cœur d’un quartier en pleine effervescence et d’affirmer sa présence au sein de la Métropole européenne de Lille. Un passé chargé d’histoire Au XIXe siècle, la ville était la reine du textile. On y trouvait des filatures, des usines de teinture de la laine, des fabriques de tapis, de tapisseries, de tissus d’ameublement, de confection de bas, bonnets, vêtements et moquettes ainsi que le travail de la fibre synthétique. Ces activités ont marqué l’architecture de Tourcoing. La brique était omniprésente et contrastait avec les éléments architecturaux industriels (poutrelles d’acier, sheds et baies à meneaux métalliques pour éclairer les ateliers…). Proche de la Belgique, les échanges économiques sont nombreux et une gare est construite en 1842. En 1905, un second bâtiment d’une façade de 110 mètres permet de gérer les flux de marchandises, des voyageurs et des activités de douane. Cette nouvelle gare est sur une place très fréquentée. Une grande halle métallique abrite les quais. La Halle Sernam s’y ajoute et prend en charge le transport des colis et bagages. En 1970, le déclin de l’industrie textile plonge Tourcoing dans une profonde crise économique. Depuis quelques années, des sites témoins du glorieux passé de la ville sont réhabilités. En 1984, l’usine d’impression sur étoffes MCR Prouvost est transformée en logements par Reichen & Robert. Avec le redéploiement des lignes de train (ligne à grande vitesse en 1993, Ouigo en 2015, TER et Intercités), la gare de Tourcoing est la troisième gare de la métropole après Lille-Flandres et Lille-Europe. En 2012, la Sernam dépose le bilan et laisse à l’abandon sa halle et ses terrains en plein cœur de ville. Celle-ci doit donc revoir son aménagement avec la rénovation de l’ancien hôtel de la gare et de la halle des douanes. Il fallait créer un pôle d’attraction économique au cœur d’un quartier en pleine effervescence et asseoir la présence de Tourcoing au sein de la Métropole européenne de Lille face à sa rivale, la ville de Roubaix. En 2018, la halle Sernam est rachetée par la ville et revendue au promoteur Aventim en 2019. Un programme mixte est donc développé. Un siège social Le groupe Vertbaudet a été créé en 1963
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    Architecture un lieu

    L’entrée Emblem…atique de Régis Botta

    Par Nat Lecuppre, le 19 juin 2024
    L’architecte Régis Botta a été missionné par JLL pour imaginer un nouveau hall d’accueil et la mezzanine de la tour Emblem à la Défense. Après le résidentiel haut de gamme, la restauration et le retail de luxe, Régis Botta vient exercer avec tout son savoir-faire dans le tertiaire. L’épure fonctionnelle, la géométrisation de la lumière, le travail des nuances et des tonalités ainsi que l’utilisation de matériaux naturels et authentiques sont les quatre fondamentaux de son expertise. La tour Emblem est la première tour construite du quartier du Faubourg de l’Arche (1998). Renommée au fil du temps, vous l’avez probablement connue sous le nom de tour T4, tour Cegetel ou tour Cèdre. Elle dispose de 28 niveaux. L’architecte a eu en charge la conception et la réalisation du hall de 300 m2 et de la mezzanine de 150 m2. Il a imaginé un grand salon de conservation doté de plusieurs sous-espaces aux multiples ambiances. Pour son concept, l’architecte souhaitait créer un lieu où l’on pouvait prendre une pause seul ou à plusieurs mais aussi y faire ses rendez-vous. Le rez-de-chaussée est un espace pour des moments plus furtifs constitué de quatre alcôves : accueil, attente, espace café et salon. Pour passer plus de temps, on se rend à la mezzanine qui relie la bibliothèque. L’ambiance est plus cosy. Le revêtement au sol est constitué d’une moquette designée par RB-A. Celle-ci renforce, comme les matériaux et les teintes préconisés, l’ambiance feutrée. Les espaces sont lumineux et spacieux. La sensation de bien-être vient du choix des coloris clairs mais aussi du travail réalisé sur la lumière. Une attention particulière est portée à l’éclairage. Des lignes lumineuses de la grande trame structurent l’espace. Les alcôves sont mises en valeur par le rétroéclairage des lames qui est en perpétuel mouvement ; celui-ci oscille entre le blanc chaud et le blanc froid. Dans les salons, le côté chaleureux et confortable est souligné par des lampadaires et des lampes de la collection « Les Parisiennes » Édition Ozone et designés par RB-A. Le mobilier est réalisé sur mesure pour ce projet. Régis Botta a designé de larges banquettes et une gamme d’assises. Avec ce projet, la tour Emblem retrouve une nouvelle jeunesse. Elle entre par le biais d’ingéniosité et de luxe discret dans la contemporanéité.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Une nouvelle jeunesse pour Nobilis

    Par Nat Lecuppre, le 15 juillet 2025
    En ce début d’année, lors de Paris Déco Off, les aficionados de tissus d’ameublement et de papiers peints ont pu découvrir le nouveau showroom de Nobilis. L’adresse mythique du 38, rue Bonaparte, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris, a bénéficié d’une rénovation totale. En 1928, Adolphe Halard a ouvert sa boutique de tissus d’ameublement, au numéro 29 de la rue Bonaparte. Très vite, en s’entourant d’artistes de renom, Nobilis est devenu éditeur de tissus et de papiers peints. La maison a ensuite développé la fabrication de tapis et de mobilier. L’entreprise familiale est l’un des ambassadeurs du savoir-faire français et de l’élégance. Une nouvelle vitrine d’un savoir-faire L’adresse reprend l’ADN et toutes les valeurs chères à Nobilis, à savoir l’excellence et le raffinement. Les lieux ont été revus par Coralie Halard, architecte d’intérieur, ancienne directrice de style de la maison et mère du président actuel, Norman Halard. Elle avait imaginé le showroom il y a trente ans. Aujourd’hui, elle les revoit avec harmonie en alliant la luminosité, les matériaux nobles et la courbe. La pièce maîtresse est un escalier central qui fluidifie l’espace et apporte une note contemporaine aux lieux. Au rez-de-chaussée, un travertin blond se retrouve jusqu’aux encadrements des portes. Les meubles de travail ainsi que la banque d’accueil sont en bois clairs. Cette tonalité confère douceur et un côté chaleureux. Une mezzanine est créée et permet d’exposer plus de créations. La lumière a été travaillée pour valoriser toutes les collections exposées. Les univers imaginés pour valoriser les produits de la maison sont signés Eric Valéro, directeur artistique de Nobilis. L’ambiance est élégante et intemporelle. Celle-ci est renforcée par des objets rares, les décors des vitrines, salons et étages. Les deux vitrines du 29, rue Bonaparte renforcent l’expérience immersive du showroom. Deux univers distincts sont créés. Le premier est celui d’un appartement d’un collectionneur, amateur d’art italien, où l’esprit seventies se marie au baroque. L’ambiance est éclectique et sophistiquée. Le second est un voyage avec le glamour et l’insouciance de la dolce vita, dans le Capri des années 1960. C’est un clin d’œil à l’élégance méditerranéenne et à l’art de vivre. Une nouvelle page vient de s’écrire et fait de ce lieu une adresse parisienne incontournable.

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