Matière à…

Palm, l’éloge du sombre

Par Nat Lecuppre, le 19 février 2024.
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© Burak Teoman

Après trois années d’études et de conception, la nouvelle collection Palm voit le jour. Elle est signée de l’architecte, urbaniste et designer français Jean-Michel Wilmotte et éditée par la marque de mobilier haut de gamme stambouliote Parla.

Palm.

La collection est une ode à l’obscurité mise en lumière par le talent de chaque protagoniste.

Elle est le fruit d’une seconde collaboration entre Parla et l’architecte. Ce dernier avait découvert le talent de la maison lors d’un projet hôtelier où le mobilier devait se fondre dans son environnement naturel. Parla est une entreprise familiale gérée par la troisième génération. Depuis 1910, elle s’impose comme l’un des leaders du mobilier sur mesure et haut de gamme dans les secteurs du résidentiel, de l’hôtellerie et du tertiaire.

La griffe de l’architecte designer.

Jean-Michel Wilmotte souhaitait un mobilier qui conjuguerait à la perfection forme et fonction, raffinement et légèreté, mais avec un usage mixte pour intérieur et extérieur.

Destiné aux prescripteurs du tertiaire, cette déclinaison de mobilier conçue par l’architecte marie jeux d’ombre et de lumière. Les lignes sobres rythment l’espace. La finition satinée contemporaine qui invite au toucher, alliée à la structure métal rappelant l’environnement minéral, contraste avec le côté doux et velouté des accoudoirs en bois. Les textiles quant à eux subliment le design des coussins.

Sept couleurs, codes de l’agence et du langage de Jean-Michel Wilmotte, sont proposées : noir, gris anthracite, bleu profond, vert olive, bordeaux, kraft et blanc. Ces coloris s’harmonisent avec les matériaux nobles utilisés.

Palm interprète à la perfection l’art traditionnel artisanal de Parla qui se perpétue au fil des générations et qui s’allie des technologies de pointe dans le travail du bois, du métal et de la tapisserie. Palm incarne dans ses moindres détails le travail minutieux de l’architecte.

La collection Palm propose trois gammes : Regular, Comfort et Lounge. Toutes sont dotées d’un cadre en métal texturé. Les coussins offrent beaucoup de flexibilité. Ils sont aimantés et déhoussables tout en étant confortables.

Une version extérieure et intérieure.

Pour l’extérieur, le tissu sélectionné est résistant à l’eau. Des variantes existent avec des accoudoirs en bois massif Iroko ou gainés de cuir. Une infinité de combinaisons est mise à disposition des prescripteurs pour des créations sur mesure. Les finitions et les matières sont multiples.

Palm conforte l’expertise de Parla, qui collabore avec des architectes et des designers de renom. Chacune de ses collections sont reconnues mondialement pour sa qualité et son savoir-faire.

Palm reprend tous les fondamentaux du design. À savoir, lignes pures, élégance discrète, matériaux nobles et chaleureux, finitions parfaites… Une collection qui va en séduire beaucoup.

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    Par Nat Lecuppre, le 16 mars 2026
    Après la boutique de Rolex sur l’avenue Chu-Dori à Ginza, Gwenaël Nicolas et son agence Curiosity signent le nouveau flagship à Omotesando, la rue la plus branchée de Tokyo. Gwenaël Nicolas sait avec finesse et subtilité faire une belle démonstration de son savoir-faire architectural et de l’art de vivre à la française au travers de ses réalisations. Il joue avec les matériaux, les coloris, la lumière et les contrastes pour concevoir des lieux d’exception. Ce projet en fait partie. Un effet cinétique. La boutique à la façade verte ondulante est constituée de trois étages. Elle a la particularité d’abriter le premier espace de vente CPO au Japon. Elle est une vitrine de la marque au design singulier et emblématique. Pour son concept architectural, Curiosity opte pour le vert, couleur de la maison Rolex. Le regard des passants est attiré par la façade composée de fines lattes qui créent un effet de mouvement. Elle interpelle et invite à entrer dans le magasin. Au rez-de-chaussée, l’univers entièrement vert révèle une série de cadres emblématiques de la maison. L’ambiance est chaleureuse et aspire à la zénitude. Les matériaux retenus sont sobres et élégants. Le vert se marie au côté japonisant. Les tonalités sont douces. Le travertin et le bois de sen soulignent l’atmosphère sereine et chic. Au sol, on a de la pierre. Le plafond brillant et le vert profond sont mis en exergue par des motifs en relief de chaque côté. Un comptoir au design unique procure à l’espace une sensation de mouvement et amplifie l’un des motifs. Dans l’espace de vente, un travertin clair au sol confère une ambiance intime et immersive. Des persiennes verticales sont conçues pour les lieux afin d’offrir plus de confort visuel. Le vert, une couleur pour repère. Le vert est omniprésent. Comme un tapis vert, il guide le visiteur de l’entrée jusqu’à l’escalier pour le mener aux étages supérieurs ou au sous-sol. Au deuxième étage, se situe l’espace CPO (Certified PreOwned). Il se différencie de la zone de vente classique. La lumière provenant des diverses zones superposées enveloppe la pièce et lui procure une ambiance de légèreté et de robustesse à la fois. Le comptoir circulaire central est en pierre sombre. Il renforce le côté CPO. Il rappelle qu’une montre authentique est toujours aussi précieuse après des années d’utilisation. Des éléments de décoration dans les mêmes tonalités soulignent cette impression d’intemporalité dans l’espace. Le comptoir laisse imaginer les produits à l’intérieur, et la fenêtre murale avec sa porte rétractable laisse entrevoir à travers une petite fente les bijoux. Au sous-sol, les clients découvrent, tel un cadre, un jardin japonais traditionnel avec un pin et de la mousse recouvrant des collines. Les portes en noyer s’ouvrent sur un salon VIP : un espace luxueux et réservé aux invités de marque. Un espace de service après-vente est également mis à disposition. Les lieux sont exceptionnels. Leur architecture est à l’image de la marque. Gwenaël Nicolas a su faire dialoguer l’essence d’une marque suisse avec la culture japonaise tout en offrant une expérience retail raffinée. Une fois de plus, avec son expertise et
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    L’Ensci Bis, le diplorama de la vie

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    À son annexe place de la Bastille, l’école a présenté 36 diplômes de design industriel et textile. Une occasion de saisir les engagements des jeunes élèves : féminisme, social, coopératif et… poésie. C’est grâce à une exposition des diplômes que l’on peut comprendre les préoccupations des jeunes, et la spécificité de l’Ensci-les Ateliers, École nationale supérieure de création industrielle. En avril, elle présentait Diplorama. Pour la première fois, ce huitième rendez-vous était présenté à l’Ensci Bis, place de la Bastille, à travers 36 propositions scénographiées par Andréa Racca et Tom garçon. Côté industrie, c’est Gilles Belley, designer, enseignant et commissaire qui fait le guide. Il met l’accent sur certains thèmes abordés. Le corps des femmes, leurs maladies spécifiques avec Projet Specul…s, décrypté par Mathilde Nguyen. Ou encore Nez à soi-Olfacto Gyneco, où Jeanne Chiche fait humer sans tabou les odeurs de vulve et de vagin, comme des messages du corps à sentir pour la prévention médicale. Il insiste aussi sur les démarches collectives, de Société coopérative du cycle, proposée par Romain Thouin, à Grève-cœur de Lou Garcia & Juliette printemps qui offrent des outils au service des manifestations syndicales. Audrey Pety décrypte son travail, Welcome to wonderful web archives, soit rendre présentables les innombrables archives du Web, avec un protocole de curation mené avec la BNF. Pour les textiles, sans la commissaire et enseignante Hélène Lemaire, on ne comprendrait pas la présence d’un petit pull Ready to telwear. Shin-Hye Lee imagine des vêtements pour le télétravail, entre confort et représentation à l’écran. Lucie Brudy, elle, s’intéresse à la poétique des couleurs neutres. Comme toutes ces 36 intentions sont intéressantes, on peut mieux les appréhender au sous-sol, où les créateurs et créatrices les expliquent en images, grâce aux vidéos conçues par Oscar Clermont. Et on y listera différents intérêts pour le sport, le corps, la biodiversité, l’écologie, la pénurie, le collectif, le féminisme, la basse résolution, la dyslexie, le Mistral, les terrils, le feu de bois, le soleil, la poésie… C’est réjouissant et bien mieux que les sondages pour cerner la jeunesse. Après le tremplin du Festival 100 % à la Villette, Diplorama a été le dernier événement de la célébration des 40 ans de l’Ensci. Elle s’est achevée le 7 avril avec Sans Parade ni Trompette, fête au Pavillon Villette qui a réuni joyeusement la communauté ENSCienne élargie. La 41e année ne sera pas pour autant moins riche en partenariats. L’école va développer ses deux chaires de recherche, l’Innovation publique1 et « S’entendre » (lire encadré). Côté formation continue, elle s’est associée à l’Eclozr de Rennes pour y développer un programme de son mastère spécialisé : Sustainable innovation by design. Pour Oriane Joucla, directrice adjointe de l’Eclozr, « cette première implantation de l’Ensci en région est une vraie chance pour la Bretagne ». Emmanuel Thouan et Nathanaël Delahaye, les codirecteurs pédagogiques de ce nouveau programme, valoriseront les compétences de la région : innovation territoriale, transition écologique, questions agricoles et industrielles. En mai, le Bis a aussi accueilli une recherche avancée sur les textiles archéologiques, 10 projets d’élèves-designers menés en partenariat avec le Design
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    Architecture un lieu

    La région Lilloise s’en… Kidkanaï !

    Par Nat Lecuppre, le 24 mars 2023
    L’agence Stories Design, cabinet de conseil en stratégie & design global, signe l’ouverture du magasin pilote Kidkanaï à Leers (59) dans les Hauts-de-France. Un travail à quatre mains Stories Design a collaboré avec le project leader fondateur Ismael El Hamouchi pour ce projet qui s’est concrétisé en moins d’un an. Stories Design a imaginé un concept global immersif, identitaire et unique d’un espace de vente spécialisé de seconde main pour enfant : Kidkanaï. Une consommation raisonnée et raisonnable Dédié aux 0-12 ans, le magasin pilote de Leers est pensé comme une grange. Ce lieu intergénérationnel, multifonctions, offre de nombreuses attractions sur une superficie de 1 200 m2. Ce lieu de shopping responsable dévoile plusieurs univers (mode, puériculture, jeux éducatifs, livres, hygiène, alimentaire…). Une caverne de bons plans qui regroupe tous les services pour une seconde vie (collecte, source, mini market, petite braderie…). Kidkanaï permet de réunir les familles en devenant un véritable lieu de vie et de rencontres. L’objectif premier d’un tel lieu est d’inciter à une consommation raisonnable et d’être un centre d’intérêt sur le territoire tant socialement qu’économiquement. Un lieu communautaire Pour Ismael El Hamouchi, Kidkanaï est l’adresse incontournable pour un moment de shopping mais aussi pour connecter les gens entre eux afin de former une communauté de parents. Kidkanaï est bien plus qu’un lieu pour le textile, c’est un espace d’expérience imaginé et animé par les équipes de l’AFM (Kiabi). Au cœur du concept store, un espace détente invite les parents à échanger sur la parentalité, à prendre une collation et propose des loisirs, jeux de société, atelier DIY… En décembre dernier, s’est tenue la Récré Kidkanaï qui abritait un bar à bonbons, des jeux d’antan, des tirages photos gratuits, un talk sur la parentalité et un bar à maquillage paillettes. Chez Kidkanaï, on revend les affaires inutilisées et stockées dans nos placards pour permettre à d’autres bambins d’en profiter. Avec l’application Kidkanaï, il est possible d’évaluer le montant de ses ventes avant de peut-être le réinvestir et d’offrir une seconde vie à d’autres produits. Ce concept a bien pris et ne va pas tarder à faire des émules. À suivre !

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