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Philippe Madec, (a)ménageur de territoires

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Par Lionel Blaisse, le 24 novembre 2023.
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©Pierre Quintrand Photographies

Depuis des décennies, l’architecte et urbaniste veille à « ménager » des territoires, plutôt qu’à les aménager, à commencer par ceux de sa Bretagne natale. À ce titre, il n’a eu de cesse de faire le ménage parmi toutes ces idées reçues et diagnostics « foireux » – hérités du modernisme – qui pervertissent depuis trop longtemps notre politique, jacobine et urbano-centrée, du développement des territoires. Au sein du mouvement pour une frugalité heureuse et créative qu’il a co-initié avec l’ingénieur Alain Bornarel et l’architecte auteure Dominique Gauzin-Müller, il fait confiance en la capacité de chaque commune à valoriser ses atouts spécifiques pour faire (re)vivre durablement tous nos territoires, quelle que soit leur densité, à l’aune d’une équité citoyenne retrouvée et du respect de l’environnement.

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    Architecture, l'esprit du lieu

    Quand le luxe et le raffinement se croisent

    Par Sipane Hoh, le 2 février 2026
    À Paris, Raphaël Le Berre et Thomas Vevaud ont transformé deux appartements distincts en un triplex pour un client étranger. L’ouvrage porte la signature distinctive du duo qui affirme son goût pour les détails soignés. Un espace de vie raffiné servant comme pied-à-terre a été créé en plein Paris. Grâce à la transformation habile de l’agence Le Berre Vevaud, deux appartements distincts deviennent un triplex de plus de 200 m² et viennent agrandir une résidence de 500 m² qui appartenait déjà au même client. De ce fait, l’ensemble de 700 m² avec une vue sur un jardin privé porte désormais la signature particulière de l’infatigable duo qui crée aussi bien un penthouse londonien qu’une maison de vacances méditerranéenne. Le domicile existant est relié aisément au récent triplex qui se distingue par son nouvel escalier monumental. Celui-ci sert à créer une nouvelle disposition fluide et ouverte des différentes pièces. L’aménagement répond avec brio aux souhaits du propriétaire d’accueillir confortablement famille, amis et personnel. L’écriture architecturale de Le Berre Vevaud se mêle au style des années 1940 qui leur a servi d’inspiration. Il en résulte un langage singulier qui non seulement rend hommage à cette époque mais se spécifie par sa signature contemporaine. Pour les architectes d’intérieur, il s’agissait de respecter l’existant et de le magnifier. Une multitude d’éléments décoratifs comme les corniches ou encore l’escalier monumental traité avec un plafond voûté « Sarrasine » en plâtre rappellent l’époque de référence. Le triplex s’inscrit dans la continuité de l’existant, le sublime et contribue à la fonctionnalité de l’ensemble. Cependant, la tâche des architectes d’intérieur était ardue car les deux appartements d’origine n’étant pas au même niveau, cela nécessitait la création d’une transition douce entre eux tout en préservant l’intégrité architecturale du bâti. De même, la conception de l’escalier requérait plusieurs modifications des murs porteurs et l’incorporation de nouveaux éléments structurels. Le Berre Vevaud, après avoir mené une réflexion sur le respect de la structure traditionnelle du bâtiment haussmannien, a procédé à la modernisation des espaces fonctionnels. Le rez-de-chaussée, à la fois accueillant et convivial, se caractérise par son côté confortable, tandis que le premier niveau se compose d’espaces intimes, dont la suite principale de 120 m² qui occupe une partie importante de l’étage, constituée d’un grand dressing, d’une chambre et d’une salle de bain communicante. Les autres chambres et salles de bains sont situées, quant à elles, au sous-sol. Le projet conjugue avec habileté le traditionnel et le contemporain, nous pouvons trouver des matériaux traditionnels comme le noyer, le marbre de Carrare et la pierre, l’ensemble est agrémenté de mobilier design créé sur mesure par Le Berre Vevaud. Chacune des pièces est unique et chaque espace arbore son lot de traits spécifiques, comme par exemple la bibliothèque qui présente un traitement significatif avec de la quincaillerie finie en laiton, ou les salles de bains ornées de marbre comme le Marquina et le Carrare mais aussi de bois haut de gamme comme le noyer et le chêne. Le salon supérieur est un exemple d’opulence avec ses surfaces en miroir et sa cheminée en
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    Talents

    L’hospitality selon Michael Malapert

    Par Sipane Hoh, le 8 avril 2025
    L’architecte d’intérieur Michael Malapert, fondateur de la Maison Malapert établie à Paris, possède une multitude de références dans les projets d’hospitality. Entre des hôtels de luxe, des établissements hôteliers branchés, des boutiques-hôtels, des bars-hôtels, le choix est grand et les propositions sont toutes aussi variées. « Il y a toujours une correspondance avec le contexte », déclare Michael Malapert. L’architecte d’intérieur qui a réalisé plusieurs hôtels aimerait continuer sa quête car « aujourd’hui, l’hôtellerie plus que jamais continue à s’ouvrir sur d’autres fonctions ». Que ce soient des voisins du quartier ou des gens venant de l’extérieur, tous aspirent à trouver dans l’hôtellerie les différentes fonctions accomplies pendant une journée entière. « L’hospitality, c’est l’accueil et la mise en relation dans un lieu de gens venant de divers horizons ; que ce soit dans l’hôtellerie de luxe ou les établissements lifestyle, c’est le même scénario. L’hôtellerie évolue, dormir n’est plus l’unique fonction proposée, il en existe d’autres comme se restaurer, travailler, faire du sport », souligne l’homme de l’art dont les intérieurs s’ancrent toujours dans le contexte et racontent une histoire qui touche leurs clients. Quelques exemples qui témoignent de la diversité des propositions de la Maison Malapert. Le Nice Pam Hotel et son avant-goût californien. À Nice, au 26 rue Smolett, se trouve une nouvelle adresse où l’architecte d’intérieur Michael Malapert a réalisé le Nice Pam Hotel, une enseigne lifestyle qui se caractérise par la fraîcheur de ses couleurs ainsi que son atmosphère festive. Entre la Californie et Nice, il n’y a qu’un pas, et Nice Pam Hotel l’a franchi ! C’est le lieu branché où le mode de vie niçois vient croiser celui de la Californie, proposant une expérience hors pair immersive et panachée. Il s’agit d’un établissement à l’allure très caractéristique et à la façade rosée dans une ville où la douceur de vivre attire de multiples amateurs. De l’autre côté du globe, une autre ville condense également tous ces atouts, Los Angeles. C’est en faisant ce parallèle que naît le concept hôtelier engendrant le Nice Pam Hotel. Michael Malapert joue avec les néons, les accessoires vintage, les matières naturelles, mais aussi l’ambiance générale qui rappelle par tous les moyens le vivre ensemble et la farniente. L’entrée ressemble à un prolongement de la rue et se fait à travers une rampe de glisse en béton ciré rose qui mène les voyageurs jusqu’au comptoir d’accueil avec en toile de fond l’étagère qui comprend plusieurs objets faisant le pont entre Nice et la Californie, véritables clichés qui nous transposent directement vers l’Ouest américain. Le voyage californien qui a commencé dehors se poursuit. Au rez-de-chaussée se trouvent des espaces libres, des lieux de rencontres informels ainsi que tout un amoncèlement de possibilités à l’agencement inédit. Baptisé Le Pamela’s, le restaurant-bar de l’hôtel rend hommage à la pop culture. Réparties à travers les cinq étages, les cent deux chambres aux différentes tailles et configurations invitent, à leur tour, à la relaxation. Un délicieux vent d’ouest souffle sur le quartier du port de Nice grâce au Nice Pam Hotel. L’élégante Maison Hamelin. Située dans la rue de l’Amiral-Hamelin, à Paris, non loin du musée Galliera, la
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Larguez les amarres à Carry-le-Rouet

    Par Nat Lecuppre, le 4 avril 2025
    L’agence Architecture 54, fondée par Pascale Bartolli et Thierry Lombardi, vous invite à jeter l’ancre à l’Hôtel Bleu à Carry-le-Rouet. L’agence à l’architecture innovante et authentique recherche sans cesse à s’imprégner des lieux pour en faire rejaillir la beauté naturelle. Chose compréhensible quand on sait que Pascale Bartolli est membre de la Commission des Sites Nature et Paysage du Var. Plongez dans l’univers nautique. L’hôtel est situé sur le port de Carry-le-Rouet (13), et ses trois étages offrent une vue panoramique exceptionnelle. Les architectes ont trouvé leur source d’inspiration au Latitude 43 à Saint-Tropez. L’édifice de 1932 signé Georges-Henri Pingusson a marqué l’architecture contemporaine avec sa silhouette de bateau. Il a inauguré le style Paquebot. L’Hôtel Bleu bénéficie donc de cette architecture. Il est une ode à la mer et au ciel, au bleu de la Méditerranée. Bleu à l’horizon. Beaucoup d’espaces donnent sur la mer tels que le salon de réception, le restaurant et le club de jazz, la terrasse avec son bar d’été et la piscine. Le fil conducteur du projet d’Architecture 54 est la couleur bleue. Le bleu de la mer et du ciel se conjugue avec celui des intérieurs. Toutes ses nuances sont déclinées. Le graphiste Thomas Cantoni a imaginé le logo dans la même ligne, nautique et moderne. Le bleu est vécu sous toutes ses versions culturelles avec des références aussi bien de peintres ou de cinéastes (Yves Klein, Le Grand Bleu de Luc Besson, Pierrot le Fou de Jean-Luc Godart, la promenade des Anglais…). Tout est mis en scène pour offrir une vue sur le large. Visite des lieux. L’Hôtel Bleu dispose de 44 chambres et suites, d’un restaurant, de deux bars et d’un spa Phytomer. Le bar Nina, à l’esprit Nina Simone qui élut Carry-le-Rouet pour sa dernière demeure, est un lieu de jazz. Le comptoir est habillé d’une céramique lapis qui ondule tout autour. Le Fernand est à l’extérieur, près de la piscine, et invite à la fête. Il est dédié à Fernandel, autre personnalité de la ville. L’Oursin est le restaurant qui offre une escapade culinaire autour de l’iode sous l’égide du chef Ilan Tinchant. L’espace est décoré de lignes abstraites de l’artiste Franck Lebraly. On profite du panorama aussi bien en salle qu’en terrasse. Le spa est accessible aux clients extérieurs par le port. L’accueil est clair et épuré. Ensuite, les lieux sont un véritable bain de couleur. Des mosaïques Apiani tapissent le fond d’une piscine. Les salles de soins (deux simples, une double) et les vasques en pierre de Barcelone soulignent le côté naturel. Le hammam et le jacuzzi plongent les clients dans un décor de profondeurs de la mer avec des tonalités de bleu plus soutenues. Les soins et la beauté sont mis au point par Phytomer. Deux salles de séminaires modulables permettent d’accueillir jusqu’à 160 personnes. Une salle de projection privée, la salle Fernandel, permet à 8 spectateurs de voir des films dans des conditions idéales, allongés ou assis. Une rangée de fauteuils vibrants et un Daybed XXL permettent de revivre pleinement Le Grand Bleu, par exemple.

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