Lire en ligne
Urbanisme
Quand Carpentras livre son histoire

© Atelier Novembre - Takuji Shimmura
Cet article est paru dans le nda #58 et sa consultation est réservée aux abonnés
Bibliothèque-musée Inguimbertine
Hôtel-Dieu
180, place Aristide-Briand
84200 Carpentras
Tél. : +33 (0)4 90 63 04 92
www.inguimbertine.carpentras.fr
Atelier Novembre
21, rue du Faubourg-Saint-Antoine
75011 Paris
Tél. : +33 (0)1 44 73 02 20
Retrouvez cet article dans le nda numéro 58

Retail et Résidentiel
Commander
Numéro en cours
Nº63
Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026
Découvrir
À découvrir

La Fondation Maeght se dote d’une extension sensible
Par Sipane Hoh, le 11 juin 2025
C’est l’écrin de l’une des plus grandes collections d’art moderne et contemporain du monde, nichée dans un environnement idyllique, la Fondation Maeght, qui fête son soixantième anniversaire cette année et vient de se doter d’une extension signée de l’architecte Silvio d’Ascia. En 1964, Marguerite et Aimé Maeght, sous l’impulsion de leurs amis Juan Miró, Alberto Giacometti, Georges Braque et Fernand Léger, fondent à Saint-Paul-de-Vence la première fondation privée dédiée à l’art contemporain en France, dont la réalisation a été confiée à l’architecte catalan Josep Lluis Sert. Le concept de la Fondation Maeght est une aventure humaine qui a donné naissance à une réussite architecturale où se croisent allégrement les formes, les matières ainsi que les couleurs dans un ensemble d’un parfait équilibre teinté d’une grande justesse. Aujourd’hui l’édifice, jadis inauguré par André Malraux, est classé « Architecture remarquable du XXe siècle », il continue à attirer les visiteurs de divers horizons, qui s’y rendent pour y découvrir des collections ainsi que des expositions. Cet incroyable lieu de créativité a été l’objet d’une subtile extension, indispensable pour montrer davantage d’œuvres plébiscitées par le grand public et les amateurs de l’art. Cependant, pour différentes raisons, les travaux ont mis longtemps à se concrétiser. « Les premiers croquis ont été faits en 2010, les consultations informelles datent d’il y a quinze ans », raconte Silvio d’Ascia, pour qui « le projet est iconique et possède un fort caractère, très apprécié par tous ». C’est donc pour la première fois de son histoire que l’édifice qui a vu défiler les plus grands artistes comme Kandinsky, Matisse, de Staël, Giacometti, Miró, Braque, Dubuffet, Chagall, Ubac, agrandit ses surfaces d’expositions pour contenir d’autres collections. Un pari relevé avec brio par Silvio d’Ascia, dont la proposition tranchait, dès le départ, avec celles des autres candidats. L’idée étant l’élaboration de quatre salles supplémentaires qui matérialisent l’avenir de ce lieu singulier conçu pour et avec les artistes. Proposer une architecture invisible n’est pas le fort de tous les architectes, cela demande un grand respect pour l’existant et, à l’inverse de ce que nous pouvons penser, une dextérité et un savoir-faire exceptionnels pour mener à bien ce type de projet. Silvio d’Ascia y est arrivé, non pas seul mais entouré d’artisans, d’entreprises compétentes et d’une équipe qui lui a donné de l’élan. Convaincu qu’à l’instar de sa ville natale, Naples, où la superposition de plusieurs époques ne peut être qu’une forme de richesse, l’homme de l’art souhaite révéler la beauté du lieu auquel il voue une grande considération. C’est donc avec beaucoup de décence que l’architecte entame l’extension de ce lieu magique entouré d’une végétation abondante qui fait rayonner l’art contemporain tant en France qu’à l’international. Malgré la simplicité du geste, les travaux sont titanesques. Il aura fallu creuser 4 000 m3 sous l’existant, reprendre en sous-œuvre les fondations périphériques du bâtiment d’origine, pour pouvoir y glisser les nouveaux volumes avec une infinie précaution et surtout sans causer de préjudice ni altérer ce qui était déjà là. Habitué à réaliser des gares et construire des entités entières en souterrain, le Napolitain réussit ce prodige : créer une architecture invisible qui met

Salomon à Paris sur la plus belle avenue du monde
Par Nat Lecuppre, le 17 février 2025
La marque de montagne annecienne Salomon, fondée en 1947 et propriété d’Amer Sport, a fait appel à l’agence retail3D pour son nouveau flagship parisien. Pour sa quatrième adresse parisienne, Salomon a rejoint les autres marques de sport (JD Sports, Citadium, Nike, Adidas, On, Lululemon, Lacoste) sur la plus belle avenue du monde. Elle s’est magistralement installée dans les starting-blocks avant les JO, au 42, avenue des Champs-Élysées, en lieu et place de l’ancien showroom Citroën. Demandes initiales de Salomon. Dans ce magasin flagship, la marque désirait donner l’opportunité aux clients de vivre l’expérience complète de Salomon. Il s’agissait donc de proposer un lieu qui exprime toutes les innovations de Salomon et incarne son positionnement de marque la plus authentique, premium et innovante au monde, avec des produits très techniques pour une pratique en montagne, mais aussi des produits très tendances & mode. Le challenge était défini. L’agence de retail design a donc imaginé un lieu qui allait devenir incontournable dans la capitale. Une architecture d’exception. L’adresse à l’architecture singulière a conservé sa haute façade à facettes. Les architectes ont pu tirer profit de cette forme atypique pour souligner l’identité de Salomon. L’agence retail3D s’en est servie pour réinterpréter la montagne grandeur nature : on y retrouve son relief accidenté et ses cîmes enneigées. Sa surface vibre tout au long de la journée, selon la lumière du jour. Cela est rendu possible par des jeux d’éclairage sur toute la façade, ainsi que des jeux de stickage parfois opaques, parfois transparents exprimant les reflets de la montagne pour lui donner vie. Le concept de retail3D. Le flagship s’étend sur deux niveaux (rez-de-chaussée et sous-sol), soit une surface de vente de 300 m2. L’ambiance créée est contemporaine et immaculée au service d’une parfaite mise en situation des produits de la marque. Les matériaux retenus renforcent le côté nature, montagne, mais aussi l’urbanité. Les murs sont crépis, rappelant les effets rugueux de la montagne, et le sol est en résine, reprenant les codes sportifs. Les finitions glossy et miroir se conjuguent avec l’inox brossé qui souligne le côté urbain, techno et innovant. Bancs en bois et blocs de pierre nous immergent dans la nature. Un travail est fait sur la lumière. L’éclairage accentue la luminosité des espaces et met en valeur les produits. retail3D a tiré parti de la configuration. La hauteur sous plafond permet de bénéficier d’une vitrine sur deux niveaux. En entrant, l’attention des clients est attirée par un lustre immense, qui monte dans la trémie. La grande spirale lumineuse surplombe l’escalier qui mène au sous-sol. Elle fait écho aux displays centraux. Les lieux sont dynamiques. Un écran immersif de 7 mètres de haut met en scène la marque et ses origines dans les Alpes françaises, ainsi que son nouvel environnement urbain. À gauche de l’écran, se déroule le storytelling de la marque et la valorisation des pièces iconiques. Un mural est dédié à la sustainability et fait découvrir le principe de recyclage des produits Salomon. Côté RSE, un maximum des éléments existants a été conservé. Les architectes ont travaillé avec les contraintes du bâtiment. Au rez-de-chaussée,

KFC revu par Idoine
Par Nat Lecuppre, le 24 avril 2024
La chaîne de restauration KFC a fait appel à l’agence d’architecture et de design Idoine pour revoir son modèle d’aménagement de ses espaces et son identité. KFC souhaitait répondre aux nouvelles attentes des clients et mettre un point d’honneur à soigner la qualité de l’accueil. Sur la moitié des établissements KFC, le service à table est déployé d’ici la fin de l’année. L’accent est également mis sur la digitalisation du parcours client. Idoine a imaginé un concept architectural et graphique fort. Il fallait « donner du goût » dans les espaces. L’accompagnement, la recréation de l’identité, la signalétique intérieure et extérieure, le balisage, le menu-board, les bornes et les murs sont revus ainsi que la gestion du tri des déchets. Avec ce projet, l’ambiance des KFC est plus conviviale. Les espaces sont chaleureux et on les vit selon les envies. Pour une restauration rapide, des assises hautes sont mises à disposition. Pour passer un moment plus intimiste, des alcôves sont créées. Les enfants ont également un espace dédié avec une aire de jeu. Les connectés trouveront aussi leur place avec un Social Walls. Les lieux ont été imaginés pour être sur Instagram et surtout dupliqués dans tous les établissements. Le premier établissement avec ce concept est visible aux Halles à Paris. Un déploiement est prévu à Mont-de-Marsan (40), Paris Place de la République et Boulevard Saint-Michel, en attendant bien d’autres. Une nouvelle page est écrite pour KFC.
