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Architecture, l'esprit du lieu
Revisiter les codes de l’american diner chez PNY Burger

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Cet article est paru dans le nda #56 et sa consultation est réservée aux abonnés
PNY Burger
10, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
75004 Paris
Tél. : +33 (0)1 88 47 98 12
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Avenue Albert, 2D
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Retrouvez cet article dans le nda numéro 56

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Quand Toulouse brûle sa dernière cartouche
Par Nat Lecuppre, le 19 avril 2024
Afin de préserver son patrimoine historique, industriel et architectural, la région toulousaine a soutenu un projet d’envergure de réhabilitation urbaine, appelé Les Halles de la Cartoucherie. À l’initiative de ce projet, le promoteur immobilier Redman, qui a été le premier promoteur français certifié B Corp. Pour cette réhabilitation, ce dernier s’est associé des talents de deux agences d’architecture : Compagnie d’architecture et Oeco Architectes. La Cartoucherie est un quartier emblématique de la ville. Depuis 1802, il est le quartier des activités militaires et industrielles. Un passé chargé d’histoire. En 1802, la ville met le terrain à la disposition de l’Arsenal afin de faire des essais de tir aux canons. En 1876, un atelier de chargement de cartouches métalliques est créé. En 1885, la Cartoucherie emploie 1 250 personnes et produit 500 000 cartouches par journée de 10 heures. 1918, 14 730 personnes y travaillent. En 1966, le site est constitué de 290 bâtiments et ateliers sur 82 hectares. À partir de 1990, suite à l’intégration au groupe GIAT Industries, la fabrication des cartouches ne se fait plus à Toulouse. L’activité est davantage axée sur l’électronique (boîtiers et câbles pour les chars Leclerc). En 2005, c’est la fin. Deux bâtiments sont conservés, les Ateliers M1 et M2, qui vont devenir les Halles 121 et 128. Une association des anciennes employées et des amies de la Cartoucherie est créée au sein de l’Association des Anciens de la Cartoucherie de Toulouse (AACT). Les 240 adhérentes réalisent un gros travail d’archives et de témoignages qui sera en partie repris par Les Halles de la Cartoucherie afin de perpétuer l’histoire. Programme hybride. Les Halles de la Cartoucherie est avant tout un projet urbain. Il a pour objectif d’offrir un nouveau modèle de transmission, de vie durable et participative. Cet éco-quartier est un exemple d’engagement environnemental. Les énergies 100 % renouvelables alimenteront les modes de chaud et froid, il n’y a aucun rejet d’eaux pluviales aux réseaux d’assainissement et les stationnements sont mutualisés en parkings silos… Les Halles de la Cartoucherie, c’est avant tout : 33 hectares de superficie, 3 600 logements, 6 000 habitants, 78 000 m2 de bureaux, 12 000 m2 dédiés à l’enseignement supérieur, 6 000 étudiants, 5 000 m2 de commerces et 15 000 m2 d’équipements publics. Le projet hybride se développe dans l’un des deux bâtiments conservés (anciennement Atelier M2) sur 13 500 m2. On y propose une multitude d’activités culturelles, gourmandes et sportives. Long de 190 mètres, le bâtiment est scindé en trois parties : la halle nord (7 500 m2), la halle verte (1 200 m2) et la halle sud (2 000 m2). La halle nord regroupe la restauration, les espaces tertiaires, les activités sportives, un espace pour des activités socioculturelles, une salle de danse, une école de formation audiovisuelle et une librairie. La halle verte avec son jardin suspendu couvert est le poumon du site. La halle sud dispose d’une salle d’escalade et des espaces de bien-être. Une réflexion est menée en amont afin d’imaginer au mieux le concept architectural qui saurait juxtaposer tous ces espaces et activités et les faire cohabiter en totale cohérence. Avec brio, les architectes ont su conjuguer l’histoire avec la modernité. Les volumes et les matériaux existants sont préservés. La charpente

Moncoeur Belleville entame une nouvelle vie
Par Sipane Hoh, le 10 décembre 2025
Dans le cœur vivant de Belleville, un lieu emblématique renaît, fruit d’une vision signée Sowen. Tel un phare sur les hauteurs, Moncoeur Belleville veille sur la ville lumière, offrant un panorama enchanteur sur Paris. Sous la houlette de Valérie Bonal et sa famille, cette brasserie, devenue institutionnelle, incarne l’âme populaire et bohème du quartier, mêlant chaleur familiale et atmosphère conviviale, le tout en savourant la vue imprenable sur Paris. Autrefois boucherie, puis brasserie, ce lieu a vu défiler les époques et même servi de toile à des récits cinématographiques, tels que Cat’s Eyes. Avant sa métamorphose, son intérieur, usé par le temps, appelait à un renouveau. Les rafraîchissements superficiels n’avaient su le réchauffer, et seuls des volumes inexplorés subsistaient. Seule la terrasse panoramique, telle une étoile, continuait d’attirer les âmes fidèles. Le défi qui s’imposait à Sowen était d’insuffler une nouvelle vie à l’espace intérieur, d’en faire une destination vibrante, qu’elle soit sous le soleil d’été ou l’écrin de l’hiver. Pendant plus de trois mois, Sowen, l’agence spécialisée dans la création de lieux chargés d’expériences, a transformé l’intérieur : cuisine, bar, salle de repas, sanitaires et façade ont été réinventés. Pour ce faire, le groupe a choisi de mettre en lumière le caractère brut de l’existant. Ainsi, les murs de briques, les poutres métalliques, et les cicatrices d’un passé artisanal sont désormais devenus des témoins de l’authenticité retrouvée. À l’entrée, un discret présentoir à desserts achève l’agencement fonctionnel. La banquette, redessinée par Stark, a retrouvé son confort d’antan, tandis qu’une lumière douce et évolutive danse au fil des heures. Les suspensions en albâtre et les appliques en métal créent de subtils reflets, établissant une ambiance chaleureuse, presque espiègle. Par ailleurs, le bar, cœur battant du projet, a été redessiné et agrandi pour accueillir les convives. Son comptoir en marbre Spadaccini, ondulant avec élégance, invite à se poser. Les sanitaires, avec leur carrelage bleu Klein rehaussé de joints rose fluo, offrent un contraste saisissant, rendant cet espace monochrome aussi inattendu que photogénique. Ce bleu, clin d’œil à la façade du bistrot, évoque la célèbre Fontaine Wallace, voisine bien-aimée. Dans une démarche respectueuse, Sowen a réutilisé et optimisé chaque élément, sans recourir à du mobilier neuf. L’agence a privilégié la restauration à la simple substitution ainsi que la valorisation à la dissimulation.

Isidore Leroy, le royaume du papier peint
Par Nat Lecuppre, le 27 octobre 2023
Le showroom de la maison Isidore Leroy ouvre ses portes dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Son architecture intérieure a été pensée par l’Atelier Germain. L’adresse a été imaginée comme un parcours de rencontres et de découvertes pour répondre aux attentes des particuliers et des professionnels. Elle se veut source d’inspiration pour des projets singuliers. On y trouve du mobilier de marques partenaires, un mur est dédié aux nouveautés et des tables de drapiers permettent d’étaler les échantillons. Pour mémo, la maison fondée en 1842 s’est refait une jeunesse en 2016 en collaborant avec des artistes pour concevoir des œuvres panoramiques. Depuis elle est devenue un acteur incontournable de la décoration. Lieu d’inspiration Les 200 m2 du lieu se répartissent sur plusieurs niveaux. Le rez-de-chaussée expose les décors panoramiques et les motifs Art déco qui caractérisent le savoir-faire de la maison, en ambiance et en grandeur réelle. Des peintures murales s’harmonisent avec les créations. En entrant, les visiteurs découvrent de grands cadres avec les nouveautés. Le décor mise sur l’authenticité et l’héritage de la maison ainsi que sur son expertise. Des pièces historiques de l’ancienne manufacture (rouleaux à impression, documentation sur l’histoire de la marque…) ont pris place dans le showroom. À l’étage, des ambiances de maison permettent aux hôtes de se projeter plus aisément. Les atmosphères des chambres, salon et salle à manger sont chaleureuses et douces. Les architectes peuvent solliciter la collaboration des équipes d’Isidore Leroy pour travailler à l’entresol et inviter leurs clients à visualiser les différentes solutions pour leurs projets. Adresse incontournable pour un projet de décoration.

