L'événement

SIMI 2025, l’immobilier en pleine transformation

Par Nat Lecuppre, le 3 décembre 2025.
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Du 9 au 11 décembre 2025, le SIMI revient à Paris avec une édition repensée pour catalyser les mutations du secteur immobilier. Nouvel espace, nouvelles expertises, nouveaux enjeux : le salon s’impose comme le carrefour stratégique des transitions territoriales, économiques et environnementales.

Le SIMI 2025 s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs de l’immobilier. Dans un contexte où performance, sobriété et attractivité financière redéfinissent les priorités, le salon fédère investisseurs, collectivités et opérateurs autour de dix grandes expertises : digitalisation, performance énergétique, résilience, ESG, construction bas carbone, etc.

Cette 23e édition investit un nouveau hall à la Porte de Versailles, pensé comme une « ville dans la ville » : espaces immersifs, networking fluide, salles privatisables et restaurant central. Objectif : transformer chaque rencontre en opportunité concrète.

Au cœur du programme, des conférences stratégiques sur la décarbonation, le financement responsable ou la résilience climatique. Le 11 décembre, le Future City Lab mettra l’IA et l’innovation à l’honneur, avec un programme dédié.

Enfin, les Prix SIMI récompenseront les projets les plus exemplaires, incarnant un immobilier plus utile, plus durable et plus solidaire. Le SIMI 2025 devient ainsi un véritable activateur de projets au service des territoires.

Demande de badge et toutes informations sur https://www.salonsimi.com

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    Architecture, l'esprit du lieu

    Que Mon Parnasse Flores fasse… florès en Espagne

    Par Lionel Blaisse, le 4 novembre 2024
    Pas facile de conceptualiser une chaine commercialisant fleurs coupées et plantes en Espagne, surtout quand une pandémie vient vous couper l’herbe sous le pied. Et pourtant, le concept imaginé par Canobardin dépote un max ! Créé en 1965 non loin du parc parisien éponyme, Monceau Fleurs compte à ce jour plus de deux cents magasins en France et à l’étranger dont nombre de franchisés, Au nom de la Rose compris. Ambitionnant comme eux de mettre les fleurs à la portée de tous, Mon Parnasse Florès invite les jeunes architectes Barbara Bardin et Julio Cano, l’agence de branding Woz’ere et accessoirement les Muses à faire éclore un marché aux fleurs où venir musarder ! Florilège conceptuel. La volonté première du commanditaire était de susciter l’achat impulsif des passants, spontanément « cueillis » par l’attraction florale et végétale de la devanture. Les influences françaises ont nourri sa réflexion depuis la profusion et la diversité des essences égayant les massifs des jardinets et squares romantiques de la capitale, ou bien achalandant ses marchés aux fleurs haussmanniens jusqu’aux géométries et perspectives théâtralisées des parterres brodés des jardins à la française. La vitrine se veut un jardin fleuri vertical. S’insérant entre les trumeaux de style parisien à ossature en contreplaqué de pin laqué, le mobilier – ajouré à la façon d’un treillis – bascule les baquets où se rafraichissent les bouquets dont les parfums se rapprochent des piétons. De grandes bannes veillent à les ombrager des ardeurs du soleil madrilène. À l’intérieur, les architectes ont imaginé une multitude de scénarii transposant la grande variété de dessins créés par tous nos paysagistes pour s’adapter aux lieux et à leur morphologie, de la composition rayonnante au labyrinthe. Pour ce faire, ils ont conçu toute une gamme de présentoirs mobiles optimisant l’espace à la façon de haies. Leurs perforations circulaires permettent d’y suspendre – selon les besoins – étagères et jardinières et d’y intégrer un rétro-éclairage en LEDs. À peine le pas de la porte franchi, le client est propulsé dans une ambiance céleste, pour ne pas dire divine : la vaste composition vinyle translucide muant le plafond et les corniches en un ciel nimbé de nuages le transporte au sommet du… mont Parnasse ! La créativité de Barbara Bardin et Julio Cano s’annonce tout aussi décapante que celle de José Selgas et Lucia Cano, le couple d’architectes madrilènes géniteur de Julio !
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    Architecture un lieu

    Quand architectes et clients partagent le même ADN

    Par Nat Lecuppre, le 20 octobre 2023
    La Maison Rouvenat a fait appel à l’agence d’architecture Atelier du Pont pour concevoir son showroom au 416, rue Saint-Honoré à Paris. Les architectes et la maison partagent les mêmes valeurs : la circularité, l’artisanat et le réemploi. Ces points communs font que les lieux réalisés sont uniques, en fond de cour de style Eiffel, derrière des vitrines d’époques. Les espaces intérieurs sont délimités par des tapis en soie végétale, fabriqués pour les lieux. Les choix de coloris et de matières sont chauds et naturels. On trouve du terracotta, du curry, du nude, se mariant parfaitement avec le bois, la laine et le laiton. Une mise en scène pour valoriser les lieux Les stèles exposent des bustes ou des vitrines réalisées sur-mesure. Les sculptures sont faites à la main. Moulées dans le plâtre, elles sont un clin d’œil à la renaissance de la marque. Les anciennes consoles et comptoirs d’exposition en chêne ont été rénovés et transformés pour présenter les bijoux. Une imposante porte vitrée sépare l’espace de vente et les bureaux. Pour la fabriquer, les architectes ont fait restaurer et assembler de vieilles portes-fenêtres de la Belle Époque en provenance du Sud-Ouest de la France. Le parti pris de l’Atelier du Pont est de laisser les murs blancs avec des cimaises d’accrochage. Il est à noter que les lieux peuvent accueillir des expositions et des événements.
    Les Ateliers Gaité
    Urbanisme

    Les Ateliers Gaîté, De nouveaux poumons pour Paris 14e

    Par Nat Lecuppre, le 5 juillet 2023
    Avec le projet des Ateliers Gaîté, c’est tout le quartier de Montparnasse dans le 14e arrondissement de Paris, mais aussi la capitale, qui se réinvente. Nouvelle destination urbaine Le projet, à l’initiative de URW (Unibail-Rodamco-Westfield) avec la collaboration de la Mairie de Paris et du cabinet d’architecture MVRDV, est pensé dans une logique de « ville du quart d’heure » où de multiples fonctions sont proposées en une seule adresse (se loger, travailler, faire du shopping, se divertir et se rencontrer, entre autres). Construit dans les années soixante- soixante-dix, avec une configuration de dalle, le centre commercial Gaîté Montparnasse était devenu désuet et inadapté à la vie citadine. Telle une verrue de la capitale, les Parisiens l’ignoraient. Il était donc plus qu’urgent de le réhabiliter et de répondre aux attentes d’aujourd’hui. Les Ateliers Gaîté sont une destination urbaine mixte. On y trouve des logements, des bureaux, des commerces, un « food hall », un hôtel Pullman avec 957 chambres, une crèche, une bibliothèque et un centre de santé. Les lieux sont chaleureux et ouverts sur la ville. Le confort des piétons est pris en compte. L’espace public est réaménagé au niveau de la rue. Une requalification architecturale La réhabilitation est un exemple d’engagement durable de la ville de demain et incarne la stratégie « Better Places 2030 » d’URW. Cette réouverture est un point d’attraction indéniable dans la ville de Paris. Les Ateliers Gaîté vont redevenir une locomotive de quartier, un projet d’envergure cher au cœur du groupe URW. Toutes ces régénérations urbaines dessinent les villes de demain en performance environnementale, mixité d’usages, qualité de vie pour les résidents et les citoyens. Des lieux qui ne sont plus seulement des points de commerce mais surtout des places à vivre ensemble et durablement. Stratégie « Better Places 2030 » Better Places 2030 est le cheval de bataille de URW. Cette politique a pour objectif de réduire de 50 % l’empreinte carbone d’ici 2030. Mais elle a aussi pour ambition de créer des lieux conformes aux plus hauts standards environnementaux et de rendre les villes meilleures. Avec les Ateliers Gaîté, on constate une réduction de chauffage de 40 % alors qu’il y a une augmentation de 30 % de surface. Les bâtiments sont à haute performance énergétique et plus de 50 % de la chaleur émise par les commerces et les loisirs est récupérée pour chauffer l’hôtel Pullman Paris Montparnasse. Le bilan carbone de la construction est optimisé car la reconfiguration du site a conservé un maximum de structures préexistantes. Les logements ont été construits en structure bois. Du béton très bas carbone a été utilisé pour les escaliers de l’immeuble de coworking Wojo. Par rapport à un béton traditionnel, ce dernier permet de diviser par sept l’impact carbone. Une attention a été portée au design intérieur. Les architectes ont pensé à limiter l’utilisation des matériaux et pour cette raison, il n’y a pas de faux plafonds dans les commerces, le bois de la structure des logements est apparent dans les appartements, les sols sont bruts en béton ciré dans les boutiques et la

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