Urbanisme

Tourcoing retrouve tout son prestige

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Par Nat Lecuppre, le 11 février 2026.
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© Salem Mostefaoui

Avec le projet de l’ancienne halle Sernam réhabilitée, la ville de Tourcoing retrouve une nouvelle jeunesse. L’Atelier WOA signe ce projet hydride et redonne vie à un quartier dans la ville tout en prenant en compte la densification urbaine.

Avec le projet de la Halle Centrale, les architectes de l’Atelier WOA conçoivent à la demande du promoteur Aventim un programme hybride constitué de bureaux, d’un hôtel de 59 chambres et d’un restaurant panoramique exploité par le groupe Najeti – l’hôtel Quai Central – ainsi que de 70 places de stationnement.

Conserver le côté historique des lieux

Le parti pris architectural est d’allier patrimoine et modernité. Dans cette optique, le réemploi de briques in situ est appliqué et une des façades est préservée. L’écriture architecturale de cette réalisation est influencée par une double partition volumétrique et un système constructif mixte béton-bois.

Un projet ambitieux

Les enjeux pour la ville de Tourcoing sont importants. Il s’agissait de créer un pôle d’attraction économique au cœur d’un quartier en pleine effervescence et d’affirmer sa présence au sein de la Métropole européenne de Lille.

Un passé chargé d’histoire

Au XIXe siècle, la ville était la reine du textile. On y trouvait des filatures, des usines de teinture de la laine, des fabriques de tapis, de tapisseries, de tissus d’ameublement, de confection de bas, bonnets, vêtements et moquettes ainsi que le travail de la fibre synthétique. Ces activités ont marqué l’architecture de Tourcoing. La brique était omniprésente et contrastait avec les éléments architecturaux industriels (poutrelles d’acier, sheds et baies à meneaux métalliques pour éclairer les ateliers…). Proche de la Belgique, les échanges économiques sont nombreux et une gare est construite en 1842. En 1905, un second bâtiment d’une façade de 110 mètres permet de gérer les flux de marchandises, des voyageurs et des activités de douane.

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    L'événement

    Shop, le salon pour ­choper le client

    Par Anne-Marie Fèvre, le 8 avril 2023
    Du 4 au 6 avril 2023, à la Porte de Versailles, s’est tenue la rencontre consacrée à l’ensemble de la filière Marketing Point de Vente (MPV). Bilan, et remise de prix lors du gala du 15 juin. Née de la fusion de POPAI (Point of Purchase Advertising International) et de l’A.R.E (Association for Retail Environment), Shop France est une association destinée à servir les intérêts des annonceurs, distributeurs, créatifs, producteurs travaillant dans le domaine du marketing point de vente. Forte de plus de 2 100 adhérents à travers 17 bureaux internationaux, présidée par Posper Hayoun, cette association est la première mondiale dédiée au retail. Elle s’appuie sur la notion « d’expérience client », apparue en 1982 avec les travaux de Holbrook et Hirschman. Une expérience définie comme « un état subjectif de conscience accompagné d’une variété de significations symboliques, de réponses hédonistes et de critères esthétiques ». C’est sur ce terrain subjectif que joue Shop ! Le Salon. Les exposants – producteurs et créateurs de marketing – proposent de nouveaux systèmes de présentations attirantes et de publicité aux clients : mobiliers cartons, bornes, innovations. Ils s’adressent aux grandes et petites marques qui ont sans cesse l’obligation de renouveler leurs mises en scène en fonction de la période. Pour Sandrine Jean, directrice générale de Shop ! Le Salon 2023 a mis à jour les tendances du retail : circularité, réemploi, biosourcing, seconde main, vrac, refill, RSE… « Moins mais mieux, conclut-elle. Le visitorat est certes en baisse, 9 000 personnes, mais plus qualifié, du luxe à la grande distribution. » Se sont tenus des ateliers, une quarantaine de conférences : recherche des solutions concrètes pour diminuer l’empreinte carbone, « omnicanalité » (tous les canaux de contact et de vente possibles) et expériences réelles et virtuelles. À la soirée de gala du jeudi 15 juin au Pavillon d’Armenonville, révélation festive en grande pompe et musique de la 59e édition des Shop Awards ! Sur 116 nominés, les prix ont particulièrement récompensé les producteurs, les créateurs-designers de Strada Marketing, Cameleon Group, Marie-Laure PLV.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Immersion urbaine dans l’univers Renault

    Par Nat Lecuppre, le 11 février 2025
    Renault souhaitait développer sa relation de proximité avec ses clients et diversifier son offre. La marque a fait appel à l’agence de Branding et de design Lonsdale pour l’accompagner et lui concevoir un nouveau concept. Lonsdale a imaginé un nouveau concept de point de vente baptisé rnlt©. Ce nom à la typologie moderne, compacte, est un condensé de la marque. C’est une belle vitrine urbaine. Les showrooms expérientiels sont implantés en cœur de ville, dans des zones de forte affluence en hypercentre ou dans de grands centres commerciaux. La première adresse parisienne est située au 104, boulevard Haussmann, dans le 8e arrondissement. Les lieux d’une superficie de 180 m2 mettent en valeur jusqu’à trois véhicules. Les nouveautés telles que la Renault 5 E-Tech y sont exposées. Les produits dérivés The Originals (miniatures, collections textiles et lifestyle) sont mis en vente sur place. Le design des lieux est imaginé dans la continuité des stands motorshows et de la boutique éphémère du 33 Champs-Élysées. On y retrouve les emblèmes, un sol en losanges en grès cérame, un écrin noir souligne les couleurs pop des produits. Une attention particulière est portée à l’éclairage pour mettre en valeur les espaces. Les showrooms sont expérientiels et proposent une immersion totale dans l’univers Renault. La devanture avec son losange géant « Nouvel R » et les lettres rnlt changent de couleurs selon les événements et les envies. Les mots d’ordre pour le concept rnlt sont design, convivialité et rencontres. Les vendeurs accueillent les clients dès l’entrée autour d’une table avec une assise haute. Un lounge invite à un café. Les bureaux sont ouverts. Un configurateur permet de voir la disponibilité de l’ensemble de la gamme et de ses options. Ce concept, dédié aux véhicules électriques et hybrides, va se décliner de plus en plus en centre-ville (Paris, Neuilly-sur-Seine, Bruxelles, Milan, Rome, Rotterdam, Berlin, Séoul). Il renforce le positionnement de la marque dans la culture populaire. Ce projet connaît un franc succès. Il est un atout pour séduire une clientèle urbaine CSP+.
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    Créateur

    François ­Azambourg, la poétique des techniques

    Par Anne-Marie Fèvre, le 22 avril 2024
    Au MAD parisien, il a démontré qu’il est un designer « sérieux », entre techniques, artisanat, arts. Avec des formes vivantes, il a créé un monde onirique. Pour 2024, la sobriété, et toujours la légèreté, la légèreté. Depuis 1999, de Paris à Milan, de Hyères à Lille, on a souvent rencontré François Azambourg, ce jeune homme fougueux aux yeux pétillants. Quel plaisir de le voir expliquer, rieur, ses objets insolites, nés de ses expérimentations inattendues : un luminaire en textile tridimensionnel, la chaise Pack gonflable ; des matériaux comme des sandwiches souples, qui ont été brevetés, le nid d’abeille pour une carte blanche du VIA (Valorisation de l’innovation dans l’ameublement). Et en 2004, une « microfolie », dînette mobile, qui s’est posée à Lille « comme une fleur qui pousse entre deux pavés ». Ce designer, dans le souffle de Gaston Bachelard, n’est pas resté un créateur perché. Il a été maintes fois primé, a travaillé avec Selmer, l’Ircam, pour les éditeurs Domeau & Pères, Ligne Roset, Poltrona Frau, Domestic, la galerie Kreo, Hermès, Cappellini… Toute cette trajectoire singulière a culminé en 2023 avec l’exposition « Légèretés manifestes » qu’il a inventée avec 200 pièces aux MAD Paris 1. Quel était l’enjeu de cette exposition ? À 60 ans, j’ai voulu démontrer que pour moi le design était une affaire sérieuse. Sérieux, car j’ai d’abord fait des études en électronique, et le monde technique a de la valeur. Je suis aussi diplômé des Beaux-Arts de Caen, d’Olivier de Serres (ENSAAMA) à Paris. Sur la première table, j’ai montré les choses qui m’ont nourri. En musicien, j’ai rendu plus sobre le saxophone, je montre mes carnets de travaux, toutes sortes de matériaux. Qui expliquent mes recherches de légèreté. J’ai écrit les cartels comme des autobiographies des objets. Pour rendre la présentation vivante, accessible. Le design ne doit pas rester une affaire de gens cultivés. La légèreté est votre quête ? La légèreté par soustraction, en ménageant du vide. Pour débarrasser l’objet de sa dimension bourgeoise, de sa masse, du gras, de ses décors. En enlevant, apparait l’éclatante vérité ! La chaise Pack gonflable en matériaux légers a une enveloppe en polyester double paroi truffée de fils et de mousse polyuréthane, elle se déploie dans un mouvement léger. La chaise Very Nice est constituée de contreplaqué de bouleau habillé d’un film polyester dont on entoile avions. La chaise Bugatti en tôle, j’ai voulu l’alléger aussi, lui retirer du poids. J’aime les chaises de Jean Prouvé, mais elles sont trop lourdes. La chaise Bugatti en tôle froissée flirte avec l’art ? Là, je montre que je fabrique seul mes prototypes. Je les assemble moi-même, je les hybride avec différents matériaux, je cherche. Lors de longues expérimentations, des accidents surviennent, ils ont fait vriller ma pensée. J’ai remarqué que les loupés avaient des qualités esthétiques. Pour la chaise Bugatti (Cappellini), la tôle s’est froissée et je l’ai acceptée, en plasticien, au-delà de la technique. Avec le verre au CIAV Meisenthal (Centre international d’art verrier), j’ai posé un regard neuf sur les loupés. Quand mes pièces en verre sont texturées, c’est seulement le résultat

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