Architecture un lieu

Un SuperHub, un projet fédérateur de quartier

Par Nat Lecuppre, le 22 mars 2023.
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Aux Pays-Bas, l’agence d’architecture De Zwarte Hond signe à Groningue dans le quartier de Meerstad un bâtiment contemporain multifonctionnel. Le SuperHub est à la fois un marché et un centre commercial.

Le contexte

Le promoteur immobilier MWPO a confié aux architectes la mission de concevoir un lieu d’exception, innovant et « locomotive » pour le quartier de Meerstad en pleine expansion. Ce dernier est une zone verdoyante avec beaucoup d’espaces ouverts et un lac de loisirs (Woldmeer). Il va accueillir d’ici quelques années plus de 5 000 logements et deviendra un quartier urbain dynamique. Cela justifie la nécessité de l’existence du SuperHub.

Une architecture évolutive pensée

Il fallait un espace pour faire ses courses, manger et se réunir mais qui serait encore adapté aux modes de vie du quartier dans les années à venir. De Zwarte Hond a relevé le défi et revisité la conception traditionnelle des halles de marché. Le bâtiment est transparent avec une structure porteuse de colonnes et de poutres en bois laminé. Sa forme de croix réinterprète une cathédrale. L’espace offert est exceptionnel et lumineux avec une hauteur sous-plafond de 9 mètres. Le bois en fait une construction contemporaine et chaleureuse.

Le bâtiment est modulable et pourra toujours s’adapter dans le futur aux fonctions souhaitées selon les besoins. Il pourra devenir un lieu résidentiel voire un musée et gardera toujours sa raison d’être à l’épreuve du temps.

Un positionnement éco-responsable

L’édifice avec ses colonnes et ses fermes en bois en forme de filet se fond dans son environnement verdoyant. Un auvent de 5 mètres protège du soleil, le toit est doté de panneaux solaires et de végétation pour les abeilles. Un travail sur le traitement de l’air a été effectué tandis que les économies d’énergie ont fait l’objet d’une réflexion. La température intérieure est gérée et régulée de telle manière que la chaleur et le froid sont stockés au sol. Quant à la structure mise en place, elle est anti-vibrations des tremblements de terre de la région.

SuperHub est un lieu qui répond aux attentes des résidents. Il est attrayant et multifonctionnel. Il est le poumon du quartier !

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    Par Sipane Hoh, le 24 septembre 2025
    Sur l’une des îles des Baléares, à Minorque, Atelier du Pont (Anne-Cécile Comar & Philippe Croisier) a réhabilité une ancienne maison typique de la région. Le résultat est tout simplement enchanteur. Bienvenue à Son Alberti, la finca qui respire le terroir. Minorque est une île de taille modeste néanmoins très caractéristique qui se distingue par ses paysages époustouflants et authentiques. Au milieu des pins, des chênes, des oliviers sauvages, de la bruyère, des murets de pierre sèche, se dressent des habitations traditionnelles fortement marquées par l’histoire et les diverses influences architecturales, qu’elles soient espagnoles, françaises ou britanniques. C’est donc dans un environnement idyllique que se trouve Son Alberti, une construction atypique aux qualités variées. Les nouveaux propriétaires ont découvert l’ensemble délaissé, en piteux état, et ont décidé de confier la réhabilitation à l’agence d’architecture établie à Paris, Atelier du Pont, afin d’en faire leur maison de vacances. Le projet s’approprie le patrimoine rustique de la bâtisse qui abritait autrefois une ferme. L’intervention est tout aussi délicate que subtile, elle respecte la structure existante résultante d’un héritage que les architectes ont souhaité préserver. Sous les voûtes, les arcs, les formes organiques qui racontent une histoire, prennent place des espaces aménagés avec pondération et justesse. L’esprit du lieu est non seulement sauvegardé, mais les qualités architecturales ont été améliorées voire magnifiées. Tout au long de l’opération, les matériaux traditionnels ont été mis en avant et les savoir-faire locaux ont été privilégiés. Par exemple les murs d’origine, en pierre calcaire locale, qui ont été restaurés avec une grande précaution, ils conservent ainsi leur aspect brut et texturé conférant un sentiment de vigueur. De même, les enduits à la chaux blanche, qui nécessitent une certaine dextérité, ont été appliqués à la main, renforçant la luminosité des façades mais aussi de l’intérieur. Les sols se caractérisent par la présence de la pierre naturelle, un matériau ancestral qui crée un joli contraste avec le bois du mobilier. Soulignons également la présence des céramiques dans la cuisine, ainsi que les salles de bains, elles évoquent, à travers leurs petites touches, l’artisanat local. Dans le respect du contexte. La tâche des architectes a été laborieuse ; pour arriver à un tel résultat, il a fallu étudier minutieusement chaque angle, chaque geste, dans le but de redonner à l’ouvrage la cohérence souhaitée mais aussi le lustre d’autrefois. La couleur joue un important rôle dans la restructuration et la démarcation des espaces. Les architectes ont eu recours au jeu savant du contraste entre la palette des teintes chaudes et les murs et plafonds de couleur blanc immaculé. L’ensemble de 380 m² révise avec tact les codes traditionnels pour les incorporer dans un nouvel univers expressif. Un soin particulier a été apporté aux divers détails, même le mobilier a été en grande partie maçonné, il s’intègre parfaitement aux différents volumes existants. Chacune des parties de la maison a été conçu pour favoriser la circulation de la lumière mais aussi la ventilation naturelle, générant un sentiment de bien-être tout au long de l’année. La réhabilitation complète comprend également les alentours de la finca, qui ont été remaniés pour
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    C’est l’histoire d’un bâtiment Art déco datant de 1935 situé à Pantin qui a été subtilement transformé par les architectes de l’Office Abrami Rojas pour accueillir une nouvelle enseigne : Anbassa. Un univers épuré aux arômes de café prend ainsi vie. Le concept a été créé en 2007 par Sylvain Chauvineau et Jacques Chambrillon, deux associés qui ont ouvert en 2011 une brûlerie à Melun. Vu le succès de leur entreprise, ils renouvellent l’expérience à Pantin. Anbassa, qui puise son nom dans la langue amharique et signifie « lion », s’installe ainsi à la place d’une ancienne compagnie d’assurances réalisée par l’architecte René Tanalias et classée Monument Historique. Une fois franchies les anciennes portes réhabilitées avec adresse, un monde épuré s’offre au visiteur. Bienvenue au royaume du café. Dans ce lieu savamment réhabilité, chacun peut à sa guise acheter, consommer mais aussi découvrir et s’instruire. Ce lieu énigmatique a été conçu par l’agence d’architecture italo-mexicaine Office Abrami Rojas (OAR) qui, après avoir mis à nu les murs et la structure porteuse, a revalorisé les anciennes coupoles en béton armé serties de verre, révélant des éléments exceptionnels jusque-là dissimulés. Au fond, le laboratoire, toujours visible grâce à ses grandes délimitations vitrées, sépare la zone de dégustation des bureaux. Les trois espaces qui se suivent retracent à leur tour l’histoire du breuvage. La torréfaction, la vente et la dégustation constituent ainsi le récit du lieu. Anbassa est plus qu’un banal lieu où se rendent les gens pour déguster un café, c’est une boutique doublée d’un laboratoire aux allures d’un mini musée qui promeut un rituel : celui d’un breuvage magique qui n’a cessé de se renouveler.
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    Cent dix ans après les premiers coups de crayon de Tony Garnier, son projet de  Cité des sports autour d’un stade d’athlétisme s’est enfin concrétisé à Gerland sous une forme réactualisée. Une décennie aura suffi pour métamorphoser le stade originel et ses abords en morceau de ville dédié aux sports et à la santé. Pour ce faire, LOU Rugby / GL Events – le maître d’ouvrage concessionnaire – s’est entouré d’une équipe d’architectes lyonnais pilotée par Albert Constantin comprenant AIA Life Designers, Didier Repellin et 4_32 architecte. La ville n’est pas un long fleuve tranquille. Lyon Confluence est loin d’être le premier morceau de bravoure urbaine lyonnais. Mais il est vrai que la capitale des Gaules a été plusieurs fois gouvernée par des édiles visionnaires en la matière. Édouard Herriot 1 y promeut dès 1905 une vision hygiéniste et idéaliste qu’il va partager avec Tony Garnier – un architecte local, Grand Prix de Rome 1899 – dont le projet (romain) de Cité industrielle nourrira la carrière. La ville décroche l’Exposition internationale urbaine devant se dérouler du 1er mai au 1er novembre 1914 dans le quartier de Gerland. Dans l’optique d’une candidature pour les Jeux Olympiques de 1920 ou de 1924 (que remportera finalement Paris), il commande en 1913 à Tony Garnier un stade des sports athlétiques. Pour le maire, « construire un hôpital, c’est de l’assistance ; construire un stade c’est de la prévoyance » ! Le concepteur imagine tout un ensemble d’équipements sportifs au sein d’un grand parc paysagé. Une fois franchie l’entrée principale où trônent deux… lions, une vaste allée, encadrée par le quartier des athlètes et celui des cyclistes, conduit au stade. S’inspirant de la tradition des stades olympiques antiques, sa grande galerie posée sur un talus végétal est couronnée d’une très architectonique enceinte en béton de mâchefer dont quatre portes monumentales commandent l’accès à un vélodrome, une piste d’athlétisme et une vaste pelouse centrale. Une piscine, des terrains de tennis et d’entrainement ainsi que des vestiaires sont prévus alentour. Mais le début de la Grande Guerre en interrompt le chantier ; seuls le stade, les vestiaires et les fondations des deux quartiers seront achevés en 1926 quand le reste du projet est abandonné. Pourtant, une piscine olympique extérieure avec plongeoir et gradins périphériques est finalement construite en urgence en 1932 – par le même binôme de bâtisseurs – afin de pallier les trop nombreuses noyades dans le Rhône et la Saône. Affecté en 1950 au club de football l’Olympique lyonnais, le stade de Gerland va dès lors subir plusieurs transformations majeures. Pour la Coupe du monde de 1998, Albert Constantin le modernise : disparition de la piste d’athlétisme, reconstruction des virages nord et sud recouverts à cette occasion d’une structure métallo-textile, surélévation des autres tribunes avec création de loges, remplacement des bancs par des assises individuelles. Sa capacité passe ainsi à 41 000 places et permet l’organisation de concerts et autres grands événements. Mais à l’occasion de la Coupe du monde 2018, l’agence américaine Populous réalise le futur Groupama Stadium à Décines-Charpieu où emménage le fameux club de football. (Vieilles) Pierres et le LOU. Propriétaire de l’équipement sportif,

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