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À Aix-en Provence, CHHO crée la surprise

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Par Sipane Hoh, le 1 décembre 2025.
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C’est un appartement chaleureux et ordonnancé que les architectes de l’agence d’architecture intérieure CHHO (Thomas Hostache et Bertrand Chapus) ont réaménagé avec une grande habileté. A Aix-en Provence, un appartement de 100m² écrit une nouvelle histoire grâce au croisement habile des matériaux nobles et du mobilier classique.

Caractère et personnalité sont les mots d’ordre de cette intervention sensible qui se caractérise par la présence du bois, du chrome et des miroirs. Situé dans un immeuble récent au cœur d’Aix-en-Provence, l’appartement complètement transformé en un trois-pièces concentre un grand nombre de qualités. En effet, dès l’entrée, des panneaux en noyer instaurent à l’ensemble une certaine unité grâce à l’incorporation astucieuse de portes dissimulées, de rangements astucieux, un univers discret complété par la présence de la banquette en tissu rouge Casal. Cette séquence est conçue comme un avant-goût qui nous mène vers la cuisine, auparavant fermée, s’ouvrant désormais sur le généreux séjour. Au centre, nous découvrons un îlot en Dekton Nacre. Notre regard est capté par le carrelage effet terrazzo ainsi que le parquet en chêne clair et les miroirs, un ensemble d’éléments qui participent à l’harmonie générale. Les amoureux de Saarinen ne manqueront pas la grande table en marbre de la salle à manger, agrémentée par les chaises Inga en cuir noir et les fauteuils Wassily.

Tel un fil conducteur, le mélange savant du terrazzo, du chrome et du noyer continuent dans les autres pièces tandis qu’une lanière de bois traverse l’appartement et relie délicatement chaque espace. La chambre principale se détermine par ses teintes sable et bronze qui en accord avec le velours gris de la tête de lit, créent une ambiance raffinée quant à la chambre d’amis, où règnent le bois du chêne clair et les appliques rouges, nous rappellent fortement les intérieurs seventies. Grâce à la présence des appliques, des liseuses et des plafonniers qui diffusent la lumière douce, un air apaisant se dégage de l’ensemble.

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    Architecture, l'esprit du lieu

    Quand l’acoustique est l’atout d’un projet

    Par Nat Lecuppre, le 28 novembre 2025
    Depuis 1989, l’entreprise familiale JDC a pour vocation d’accompagner ses clients vers des solutions innovantes et digitales en matière de caisse et de sécurité afin d’assurer leur développement à long terme. L’agence historique est basée à Bordeaux. En mai, son nouveau siège social conçu par David Dalidec & Associés est inauguré. L’architecte designer réinvente les codes des espaces de travail. Pour imaginer une nouvelle écriture architecturale forte, David Dalidec et son équipe associent technologie, bioclimatique et acoustique intelligent. Le concept architectural Le design se marie à la performance sonore autour de la pièce maîtresse des lieux. À savoir : trois bureaux vitrés suspendus en cube dans la boîte. Ils servent de régulateurs acoustiques flottants. Les cubes sont habillés d’un tissu acoustique Texaa sur les quatre faces afin d’absorber le son de tout l’open space. Pour un effet spectaculaire, l’architecte prend le parti d’aménager les bureaux de direction dans les cubes. Les lieux silencieux sont synonymes de bien-être et de confort. Le cocon industriel imaginé est dynamisé par des coloris pop comme le jaune des cubes ou le violet dans les circulations. Un site performant Le bâtiment bioclimatique vit avec le soleil. Installée dans une zone industrielle bordelaise, la structure métallique flottante est posée sur un socle maçonné semi-enterré. Son orientation à 360° permet de bénéficier d’une lumière naturelle maximale. La régulation climatique est automatisée via une station météo connectée. Des brise-soleil, pergolas, VMC double flux, une récupération des eaux de pluie renforcent la performance environnementale du site.  Brutalité industrielle et douceur sensorielle L’architecte joue avec les contrastes. Les matériaux bruts (béton, verrières en acier, chemins de câbles apparents, domotique omniprésente) viennent en opposition avec les moquettes épaisses, le bois brûlé, les mobiliers flottants et les éclairages feutrés. La filiale de David Dalidec, Salomia Design, réalise sur mesure les bureaux suspendus, les salons acoustiques mais aussi les rangements intégrés et les postes connectés. Une vitrine tech Ce projet de 1 500 m2 est un bâtiment connecté et autonome. Le design est structuré autour du confort auditif. Chaque détail est pensé pour être une réponse au bruit, à la lumière et à l’usage. L’agence David Dalidec signe un lieu de travail à l’image de JDC : innovant, exigeant et humain.
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    Architecture remarquable

    Domaine UMA, une chorégraphie au cœur des vignes

    Par Nat Lecuppre, le 6 décembre 2024
    C’est un morceau de paysage à la beauté ingénue où se croisent les vignes et les garrigues et qui a servi de décor à une scénographie hors pair. Menée avec la plus grande habileté, attirant les regards mais aussi l’attention, cette dernière porte la gracieuse signature de l’Agence Clausel-Borel. Un lieu paradisiaque faisant face aux montagnes de l’Hortus et du Pic Saint-Loup mais aussi au château de Montferrand et à la chapelle d’Aleyrac, ancienne carrière d’où sont issues les pierres du projet, des terres à la lumière abondante, un écrin bucolique qui a servi de toile de fond pour une chorégraphie au sein d’un domaine appelé UMA. La parcelle est atypique, nous y trouvons des constructions minimalistes, en pierres massives très caractéristiques de la région, résultant de la première destination du bâti qui était jadis une ancienne magnanerie, une construction destinée à l’élevage des vers à soie, datant de la fin du XIXe siècle. L’ensemble qui a été transformé et divisé au cours de son histoire en deux domaines vinicoles, le Château Cambon et le Domaine de Valcyre, permet d’ouvrir les bâtiments sur deux cours protégées du vent grâce à son plan en forme de double U. Aujourd’hui, UMA résulte de la fusion des deux vignobles ancestraux et aspire à ouvrir un autre chapitre pour écrire une nouvelle histoire. L’Agence Clausel Borel (Florence Clausel-Borel), établie à Paris et à Montpellier, a été mandatée pour mener à bien un projet complexe situé sur des terres d’une rare beauté, rachetées il y a deux ans par l’actuel propriétaire. L’opération consistait en la restructuration de la partie agricole comprenant les chais de vinification et d’élevage, des laboratoires et locaux techniques, ainsi que la construction d’un nouveau bâtiment agricole qui répondra aux cahiers des charges afin d’augmenter la capacité agricole. À cela s’ajoute un gros travail de paysage pour mieux définir les différentes voies d’accès et revoir tous les abords du domaine. Pour cela, les architectes ont travaillé en collaboration étroite avec les paysagistes d’ALEP (Ateliers Lieux Et Paysages), rompus à ce genre d’exercice. La volonté des architectes était, dès le départ, l’inscription dans l’existant. Pas de geste ostentatoire, pas de forme qui dénote mais une architecture à petites doses, délicate et intemporelle qui magnifie le « déjà là » tout en apportant une touche originale sans délaisser le côté technique indispensable dans un pareil programme. Le chai se trouve au sein du deuxième U de la bâtisse et se caractérise par une grande porte d’entrée ; le visiteur y accède à travers une cour minérale adaptée pour la réception des vendanges et la mise en bouteilles du vin. Souhaitant garder l’atmosphère authentique du lieu, l’ensemble des murs, qui dans le passé avaient été enduit de béton, a été rénové et mis en évidence. C’est ainsi que la pierre d’origine de plus de 200 ans recouverte de ciment se révèle sous ses plus beaux atours. L’architecte Florence Clausel-Borel souligne que l’architecture fait écho au vin biologique et sans artifices fabriqué dans ces lieux. Authenticité, technicité et sensibilité. Dans leur geste architectural sensible, les architectes ont créé une expérience quasi scénographique, où le chai tout en gardant
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Immersion totale en Colombie

    Par Nat Lecuppre, le 26 février 2025
    L’agence d’architecture Archipelles vous transporte en Colombie avec Bazurto, un restaurant colombien à Paris. Pour son concept architectural, Hélène Paoli, fondatrice de l’agence Archipelles, s’est inspirée d’un lieu mythique de Carthagène, le Bazurto, appelé par le chef Juan Arbelaez « El Mercado Loco », un marché populaire et complètement « fou » qui réunit toutes sortes de produits, d’odeurs et de musiques. Comme le marché, le restaurant présente cette ambiance festive et animée. La musique se marie à la cuisine, la danse, les fruits et légumes colorés, et incarne la personnalité pleine de vie du chef. Les lieux se répartissent sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, on se retrouve au cœur de la vieille ville où l’on mange sur le pouce et prend un cocktail au bar dans un cadre jovial et carnavalesque. À l’étage, on prend place autour d’une table en marbre rouge pour savourer une cuisine expérientielle au feu de bois. L’ambiance est chaleureuse et prend des airs d’hacienda. Fête et vins d’exception célèbrent la gastronomie colombienne. Pour la décoration intérieure, l’architecte a pris le parti de mettre la Colombie et ses traditions au cœur du projet. Le mobilier est créé en fil de scoubidou, les murs sont de couleur ocre et les tomettes en terre cuite. Un ciel de pompons colorés rappelle le pays et ses teintes chatoyantes. Geste caritatif sous l’égide d’Artefaktos, qui promeut l’artisanat et l’art colombien en France : chacun de ces pompons, fabriqués par la communauté colombienne de Paris, permet de reverser une somme à une association. Une fresque de l’artiste colombienne Alexandra Arango anime les lieux. Les murs sont signés de l’équipe de Caroline Perrin AC Matiers. Une attention particulière est portée à la lumière afin de créer différentes ambiances selon les heures de la journée. Le soir, au rez-de-chaussée, l’ambiance est à la fête. À l’étage, l’atmosphère est davantage celle d’un hôtel particulier du centre de Carthagène. On trouve au sol un damier vert et crème, de la fibre de bananier aux murs, des plantes et des tissus colorés… L’espace est chaleureux et élégant. Face à la cuisine, le chef Juan Arbelaez accueille à sa table les passionnés culinaires. Il leur propose une immersion sensorielle dans « son antre ». On découvre même ses souvenirs au travers de photos et de bibelots. Au Bazurto, le dépaysement est assuré. Adresse à retenir pour une belle soirée festive en perspective !

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