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À Aix-en Provence, CHHO crée la surprise

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Par Sipane Hoh, le 1 décembre 2025.
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C’est un appartement chaleureux et ordonnancé que les architectes de l’agence d’architecture intérieure CHHO (Thomas Hostache et Bertrand Chapus) ont réaménagé avec une grande habileté. A Aix-en Provence, un appartement de 100m² écrit une nouvelle histoire grâce au croisement habile des matériaux nobles et du mobilier classique.

Caractère et personnalité sont les mots d’ordre de cette intervention sensible qui se caractérise par la présence du bois, du chrome et des miroirs. Situé dans un immeuble récent au cœur d’Aix-en-Provence, l’appartement complètement transformé en un trois-pièces concentre un grand nombre de qualités. En effet, dès l’entrée, des panneaux en noyer instaurent à l’ensemble une certaine unité grâce à l’incorporation astucieuse de portes dissimulées, de rangements astucieux, un univers discret complété par la présence de la banquette en tissu rouge Casal. Cette séquence est conçue comme un avant-goût qui nous mène vers la cuisine, auparavant fermée, s’ouvrant désormais sur le généreux séjour. Au centre, nous découvrons un îlot en Dekton Nacre. Notre regard est capté par le carrelage effet terrazzo ainsi que le parquet en chêne clair et les miroirs, un ensemble d’éléments qui participent à l’harmonie générale. Les amoureux de Saarinen ne manqueront pas la grande table en marbre de la salle à manger, agrémentée par les chaises Inga en cuir noir et les fauteuils Wassily.

Tel un fil conducteur, le mélange savant du terrazzo, du chrome et du noyer continuent dans les autres pièces tandis qu’une lanière de bois traverse l’appartement et relie délicatement chaque espace. La chambre principale se détermine par ses teintes sable et bronze qui en accord avec le velours gris de la tête de lit, créent une ambiance raffinée quant à la chambre d’amis, où règnent le bois du chêne clair et les appliques rouges, nous rappellent fortement les intérieurs seventies. Grâce à la présence des appliques, des liseuses et des plafonniers qui diffusent la lumière douce, un air apaisant se dégage de l’ensemble.

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    Architecture un lieu

    Boom Boom Villette : Le cœur de la Villette se remet à battre

    Par Nat Lecuppre, le 24 mars 2023
    Boom Boom est le nom du prochain centre névralgique de la Villette. Anciennement Vill’Up, propriété d’Apsys, il verra le jour à l’été 2023. Boom Boom Villette allie Food et Leisure (restauration et loisirs), une expérience inédite proposée sur fond de design signé Hubert de Malherbe. 21 000 m2 pour une dizaine d’activités de loisirs pour tous (escape game, bowling, minigolf, kid’s parc, jeux d’arcade…) mais aussi une salle de séminaires de 200 m2 modulable. Un tour du monde culinaire Sur 4 000 m2, on découvrira un food market avec 20 kiosques et 3 bars. Des food trucks et des triporteurs inviteront à la découverte gustative dans la rue, comme dans celles de Bangkok, Séoul ou Mexico. La cuisine y sera célébrée avec de nombreux événements tout au long de l’année (ateliers de cuisine, masterclass à thèmes, accueil de chefs de renom…). Jouer, surfer, bruncher, danser… voler À chacun son rythme, véritable lieu de vie et de plaisir, Boom Boom va faire vibrer la Villette. Ifly permettra aux amateurs de sensations fortes de vivre une expérience de chute libre en indoor dans un tube en verre de 14 mètres de hauteur. Des décors pour réveiller les sens L’agence de design Malherbe Paris a choisi de créer des décors pop et fun. Le food market offrira un univers joyeux, ludique et coloré. Une scénographie théâtrale avec des fauteuils en forme de masque géant, Pacman, Puissance IV en format XXL, vous transporteront dans un autre monde. Un positionnement responsable Avec AXS Design, les espaces seront dotés de mobilier chiné et recyclé. L’art de la table également est prévu de seconde main. Le tout dynamisera les espaces par ses couleurs chatoyantes, invitant à la joie, à la créativité et au plaisir. L’art prend place Des œuvres de street art, créées pour les lieux par plusieurs artistes, se déclineront autour du thème : anti-musée d’art urbain. Dix fresques seront sélectionnées par Hopare, street artiste de renom. Le cinéma Pathé existant avec ses seize salles innovera avec une salle Imax pour les pointilleux du son et une salle écran 4DX pour vivre pleinement les émotions (vent, lumière, odeur, eau…) plus une salle Screen X pour une image 270°. Autant de festivités prévues pour l’émerveillement des yeux et pour réveiller les papilles. Une destination incontournable.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Zoom sur les bureaux de Motion Equity Partners

    Par Sipane Hoh, le 11 septembre 2025
    L’inspiration vient des bureaux américains des années 1940-50. Pour le Studio Razavi + Partners, c’est exactement à cette époque que la révolution du bureau a eu lieu. C’est en se basant sur les principes fondateurs d’une architecture durable et pérenne, intemporelle et élégante que nait l’intérieur de Motion Equity Partners. Au cœur de Paris, dans un bâtiment en béton à l’architecture caractéristique des années 1960, se trouvent les bureaux savamment réhabilités, restructurés, repensés et réaménagés de Motion Equity Partners. L’écrin à lui seul constituait une source d’inspiration selon Alireza Razavi, qui a répondu avec brio aux différentes attentes du client. La conception du siège social de la société de capital-investissement basée à Paris est conforme au standing de la firme. Pour ce faire, l’homme de l’art a puisé dans l’architecture brutaliste du bâtiment, il a ainsi créé un environnement de travail qui respire vigueur et finesse. Pourtant, cela n’a pas été facile. La réhabilitation a été délicate et le résultat est remarquable. Il a fallu garder l’existant, l’améliorer et l’adoucir. De ce fait, le choix des matériaux était primordial. Pour habiller les murs, l’architecte a privilégié le noyer et le travertin, des matières qui confèrent à l’espace une atmosphère intime presque discrète tranchant avec le plancher en béton laissé à nu. Il s’agit d’un contraste coordonné avec tact qui met la rigueur et l’innovation au diapason. L’intervention se caractérise par un grand couloir central dont la largeur facilite le mouvement et incite à l’interaction entre les usagers. C’est comme une rue intérieure qui participe à ordonnancer l’ensemble des bureaux. En effet, ces derniers s’ouvrent sur le couloir central d’un côté et sur des cours ou des jardins de l’autre, ce qui garantit un éclairage naturel aux intérieurs. À travers un mobilier sur mesure et des détails soignés, l’architecte a conçu un projet qui met en avant le bien-être au travail. Citons par exemple les rideaux en tissu qui donnent aux bureaux une touche domestique, ou encore les pots de fleurs de formes variées en inox qui agrémentent les intérieurs. Tout a été dessiné, conçu et réalisé avec une grande attention et pour anticiper tout changement futur. Comme la sélection de systèmes de mobilier modulaire et flexible qui répond à un souhait de confort et de pérennité. Soulignons également la présence sur les murs de grands tableaux qui ajoutent aux divers espaces une note artistique appréciable par tous. L’aménagement intérieur des 870 m² de bureaux des nouveaux quartiers généraux de Motion Equity Partners crée un univers propice au calme et à la concentration. L’intervention de Studio Razavi + Partners répond parfaitement à la citation de Ludwig Mies van der Rohe : « Une chaise est un projet difficile. Un gratte-ciel est presque plus facile. »
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    Urbanisme

    TROYES, entre Vitrail et Bricorama

    Par Anne-Marie Fèvre, le 27 avril 2023
    La ville champenoise, longtemps endormie entre ses joyaux médiévaux et ses périphéries marchandes, se réveille avec l’inauguration de l’ESTP, grande école des travaux publics, et sa lumineuse Cité du vitrail. Quand on arrive à Troyes, ouf, le quartier de la gare est enfin en travaux ! Devraient surgir là vers 2023 un complexe immobilier avec un hôtel quatre étoiles, une résidence pour seniors, une autre destinée aux étudiants, des commerces… Car, pendant plus de dix ans, cette place a été tristement à l’abandon, des herbes folles poussaient sans gêne dans l’ex-brasserie Barboussat jadis si populaire. En plus, le TER qui relie Paris à Troyes est souvent imprévisible, ou supprimé. Ce n’est pas une bonne réclame pour la ville ! Des préaménagements de cet « îlot gare », futur « pôle d’échange multimodal », l’ont un peu amélioré. Un petit jardin-promenade plaisant, où l’eau court, avec de vrais bancs, de vrais arbres, entraîne mieux vers le centre de cette belle médiévale. Elle si vivante jadis, qui a longtemps été sacrée Capitale de la province et Comté de Champagne à partir de 1418, puis « reine de la maille » vers 1820, est une rescapée. Il a bien fallu la faire revivre, cette princesse ouvrière textile, quand elle est tombée en déclin dans les années soixante-dix. 25 000 ouvriers, surtout des ouvrières, travaillaient dans cette filière qui n’en compte aujourd’hui plus que 3 000, entraînant dans sa chute la métallurgie liée au textile. Entre chômage, usines ancestrales vides, elle a vécu une vertigineuse perte d’identité. Troyes s’est reconvertie en partie vers le commerce pour devenir la capitale européenne des centres de marques, exilés dans ses banlieues. Des usines ont été réhabilitées en logements telle Mauchauffée, rue Bégand. Le roi de la culotte Petit Bateau (groupe Rocher) a résisté, prône le bio et la vente en seconde main pour « changer demain ». Plus récemment, le tricoteur Bugis, France Teinture, les chaussettes Tismail se sont réimplantés. Les voici menacés par la hausse des prix de l’électricité et du gaz1. De cette crise profonde du textile, subsistent encore des abcès urbains. Jules-Guesde et Les Sénardes figurent parmi les 20 quartiers les plus déshérités de France, selon le dernier rapport de l’Observatoire des inégalités2. Une Vague à Rosières Mais ces derniers mois, il y a du réveil à Troyes, de ses rues pavées à ses confins. La ville – qui n’était guère universitaire – continue à rebondir avec l’enseignement supérieur. À Rosières, ancien village grignoté au sud par Troyes, dont la population augmente, a jailli une nouvelle pierre à ce développement universitaire : l’École spéciale des travaux publics du bâtiment et de l’industrie (l’ESTP), qui compte 330 étudiants. Cet équipement blanc, en forme de vague, percute ! « Cette vague, explique l’architecte Jean-Pierre Lott, un repère fort pour l’arrivée sur le campus, est aussi une prouesse. Tout le bâtiment se doit d’être un modèle d’architecture et d’ingénierie pour ces étudiants formés à l’excellence des travaux publics. » C’est un vaste hall blanc qui accueille et ouvre sur un atrium de 540 m2. Autour sont organisés 5 pôles : enseignement (sur trois niveaux), recherche, administration,

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