L'événement

« Ressource(s), présager demain » est le thème de la Biennale internationale Design Saint-Étienne 2025

Par Sipane Hoh, le 20 juin 2025.
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Affiche de la Biennale 2025. DR

Un thème essentiel, une programmation généreuse, ludique et immersive, deux sites d’exposition et divers événements associés : c’est la 13e édition de la Biennale internationale Design Saint-Étienne, une manifestation incontournable qui transforme désormais la ville en un véritable laboratoire du design.

Mise en place en 1998 par Jacques Bonnaval (1950-2018), la Biennale internationale Design Saint-Étienne célèbre cette année sa 13e édition. Se tenant depuis 2006 sur le site de l’ancienne Manufacture d’armes royales ainsi qu’à la Cité du design, elle a pour mission de rendre le design accessible à tous. Cette année, « Ressource(s), présager demain » est la thématique qui a émergé comme une évidence. En réponse aux diverses problématiques de notre époque, qu’elles soient environnementales, culturelles ou sociales, elle interroge mais aussi revendique et repositionne les pratiques des designers. À travers une scénographie confiée au designer Joachim Jirou-Najou, où des éléments jaillissent du sol et d’autres sont suspendus à la structure du toit dans un cadre agrémenté d’aplats de couleurs et de grandes trames panachées, les visiteurs sont invités à la découverte. Alors que la ville de Saint-Étienne vient d’être jumelée avec Kapan, une ville située dans le sud de l’Arménie, la 13e Biennale internationale Design Saint-Étienne met à l’honneur un pays qui, malgré une situation géopolitique tendue, voit émerger une nouvelle scène créative dans plusieurs domaines dont le design, l’architecture, la mode et les savoir-faire. De ce fait, dans une scénographie signée Normal Studio, une exposition présente un panorama contemporain de la création en Arménie et dans la diaspora autour de la notion de ressources. La Biennale internationale Design Saint-Étienne est le rendez-vous culturel qui fête le design durant six semaines, du 22 mai au 6 juillet 2025.

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    Halles Barrouin

    3, rue Barrouin

    42000 Saint-Étienne

    Tram : Chaléassière

    La Platine

    1 au 3 rue Javelin-Pagnon

    42000 Saint-Étienne

    Tram : Cité du design

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 61
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Un projet enrubanné avec art

    Par Nat Lecuppre, le 9 octobre 2024
    Il est indispensable pour une agence d’architecture de bien s’entourer de partenaires et de prestataires compétents et de qualité afin de mener à bien un projet architectural remarquable. Dans le projet de la tour de bureaux One Bank Street à Londres, EeStairs révèle tous ses talents. La Société Générale à Londres inaugure son siège social dans le quartier d’affaires Canary Wharf. L’immeuble One Bank Street est le fruit d’un travail d’exception entre le Kohn Pedersen Fox Associates, cabinet d’architectes du promoteur Canary Wharfp Group, l’agence TP Bennett Architects London, Adamson Associates (International) Limited et EeStairs, leader dans le domaine des escaliers d’exception. Des prouesses architecturales. Le site de 68 000 m2 a une pièce maîtresse qui interpelle chaque visiteur dès son entrée. Il s’agit d’un escalier en tant que chef-d’œuvre architectural. Il prend place dans l’atrium et se déroule jusqu’au quatrième étage. Il dynamise les lieux et rend fiers les 3 000 collaborateurs qui se rendent dans ce lieu singulier. Les lieux sont contemporains voire futuristes. On y trouve principalement des plateaux ouverts avec des zones de détente et de travail informel. Un hub central favorise les échanges. Un environnement végétal est créé avec plus de 9 000 plantes. Ce qui a permis à la tour d’obtenir le label BREEAM Outstanding. Une architecture pensée pour l’escalier. À l’origine, l’escalier devait être une spirale. Puis, le concept a évolué et s’est transformé en ruban. Inspirée de la spirale d’Archimède, les lignes sinueuses s’élargissent au fur et à mesure qu’elles tournent entre la façade vitrée inclinée et les balcons arrondis des trois étages. Un véritable travail d’ingénierie, de technologie et d’études a été effectué pour modéliser ce ruban architectural. Les rubans intérieurs et extérieurs des balustrades ont été simplifiés et élevés de 1 900 mm sans ondulation au niveau des paliers entre les volées d’escalier. Cette élévation permet de dissimuler les paliers de repos. La forme est pure sans points de départ ni d’arrêt dans les balustrades. En plus de la conception, la mise en place dans le bâtiment de la structure autoportante est une prouesse. Le savoir-faire d’EeStairs est à l’origine du succès de ce projet. Le fabricant a conçu un escalier sous la forme d’une structure en acier monocoque et une sous-face en GRG moulé recouverte d’EsSoffit®, un revêtement lisse et ultrasolide, procédé unique d’EeStairs. L’escalier de 29 tonnes a été fabriqué en trois parties afin de pouvoir être transporté et mis en place par la terrasse au cinquième étage. L’installation de l’escalier a commencé par le balcon supérieur, nécessitant un ascenseur tandem avec deux grues araignées, plusieurs étais de douze mètres attachés à la structure primaire du bâtiment. Les mains courantes et les marches sont réalisées en chêne européen (conforme aux normes FSC). Des rondelles lumineuses dans les rampes éclairent avec subtilité les marches. Une fois de plus, EeStairs démontre tout son talent pour concevoir des projets extraordinaires et pour allier son savoir-faire avec la créativité des ­architectes.  
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Un coin de paradis turc

    Par Nat Lecuppre, le 10 mars 2025
    L’architecte turque Yeşim Kozanlı, fondatrice de l’agence du même nom, est connue pour ses projets dans le monde entier. Dans chacun d’entre eux, on retrouve sa griffe, à savoir des réalisations haut de gamme où les œuvres d’art et les pièces de mobilier pointues et intemporelles tiennent une place prédominante. L’agence Yeşim Kozanli a signé le Radisson Blu Hotel Kas. Situé dans la belle région d’Antalaya connue pour ses eaux turquoise et ses vestiges anciens. Yeşim Kozanli a imaginé un havre de paix qui se fond dans son environnement. Son parti pris architectural donne la primeur aux matières authentiques et aux teintes pastel. Les façades en pierre valorisent le savoir-faire artisanal. Les sols sont en pierre naturelle. Pour les espaces communs, une attention particulière est portée à l’éclairage et à l’acoustique. Le mobilier est choisi pour créer un cadre paisible et chaleureux. La réception, le hall et les salons sont des espaces où le bien-être des hôtes est pris en compte. Ils invitent à la détente et aux échanges. De nombreuses façades vitrées et des panneaux coulissants favorisent le lien entre l’intérieur et l’extérieur.  L’établissement propose des chambres standards avec vue sur la mer ou sur la nature mais aussi des suites avec des piscines privées. Les chambres sont spacieuses, conviviales et invitent à la quiétude. Afin de profiter des extérieurs (piscine, bar à sushis, bains de soleil…), des arbres et plantes locales sont plantés. Le spa en matériaux naturels renforce l’ambiance sereine. Il est une invitation à se ressourcer. Des systèmes spécifiques sont installés pour réduire la consommation d’énergie et préserver l’eau. Le Radisson Blu Hotel Kas est un havre de paix qui allie nature et architecture. Il est une magnifique vitrine pour Yeşim Kozanli.
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    Talents

    Rencontre avec le roi de la nature : Christophe Gautrand

    Par Nat Lecuppre, le 10 octobre 2025
    Si on a tendance à l’oublier, notre survie dépend de la nature, qui tient donc une place primordiale dans notre existence. Les architectes la placent de plus en plus au cœur de leurs concepts. Elle est inévitablement la première source d’inspiration dans l’architecture. Pour mieux l’appréhender et la comprendre, nous avons rencontré Christophe Gautrand, créateur de paysages, acteur incontournable des espaces verts et surtout intarissable sur sa passion : la nature. Architecte-paysagiste et horticulteur de formation, il explore le monde végétal avec une approche scientifique et artistique. En 2012, il a créé son agence, Christophe Gautrand & Associés, avec Benjamin Deshoulières. Découvrons-le plus en détail avec un petit entretien. Nda : Parlez-nous de votre métier et de vos sources d’inspiration. Christophe Gautrand : Mes inspirations viennent des voyages, des textures et des rencontres. Parcourir des forêts, visiter des pépinières européennes m’a permis de développer un regard sensible sur les arbres : toucher une écorce, sentir l’humus, observer la lumière filtrer dans le feuillage… Ce sont des expériences sensorielles que je retranscris autant dans mes projets paysagers que dans mes peintures, photographies et installations. Les arbres sont pour moi des personnages, des témoins silencieux du temps. À travers la rugosité de leurs écorces, l’ancrage de leurs racines, j’entretiens un dialogue tactile avec eux. Je cherche à renouveler notre regard sur les arbres, trop souvent perçus comme de simples éléments du décor urbain, pour les révéler comme des êtres sensibles et intelligents. Les forêts primaires, avec leurs géants ancestraux, et les jardins sauvages, où la nature s’exprime librement, nourrissent particulièrement mon imaginaire. Dans mes projets, je tente de restituer cet équilibre subtil entre maîtrise humaine et spontanéité végétale. Nda : Quelle place tient l’art dans votre travail ? CG : L’art est une dimension essentielle de ma démarche. À travers des collaborations avec des marques ou des institutions, je peux explorer de nouveaux formats, ouvrir des dialogues entre le végétal et d’autres univers artistiques. Avec la Maison Ruinart, nous avons travaillé à révéler les paysages cachés de son site historique de Reims, entre histoire, géologie, vignes et installations artistiques. Pour Jacques Selosse, figure iconique du champagne, j’ai conçu un jardin comestible sensible où les plantes évoquent les touches colorées d’un tableau impressionniste, cueillies chaque matin par les chefs du domaine. Ce jardin cache des oyats (jarres en terre cuite souterraines) qui sont reliées à une source naturelle pour l’alimenter en eau. Ainsi, aucun arrosage supplémentaire n’est nécessaire. À l’Hôtel Mandarin Oriental Paris, j’ai eu carte blanche pour suspendre un platane de 15 mètres de long au-dessus d’un miroir d’eau, à l’aide de la technique du Shibari (art japonais du bondage). Cette œuvre éphémère invitait à repenser le rapport au corps végétal. En 2024, pour Ruinart, j’ai conçu une série de 24 magnums personnalisés par mes dessins, et réalisé des œuvres monumentales pour habiller leurs espaces d’exposition dans les foires d’art internationales. Je développe également une collaboration avec la designer Marine Peyre autour de créations végétales inédites… Un projet à suivre ! Nda : Racontez-nous quelques-uns de vos projets marquants. CG : Le jardin du Mandarin Oriental Paris est sans doute un projet fondateur. J’y ai conçu des terrasses luxuriantes, pensées comme des

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