Lire en ligne
Architecture, l'esprit du lieu
À Gothenburg le monde boisé de Volvo

© Rasmus Hjortshøj
Cet article est paru dans le nda #58 et sa consultation est réservée aux abonnés
Henning Larsen
Vesterbrogade 76, 4th floor
1620 Copenhagen V
Denmark
World of Volvo
Lyckholms Torg 1
412 63 Gothenburg
Suède
Retrouvez cet article dans le nda numéro 58

Retail et Résidentiel
Commander
Numéro en cours
Nº63
Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026
Découvrir
À découvrir

Discrétion et sobriété à Bandol
Par Sipane Hoh, le 4 mars 2024
Reconnue par ses réalisations sensibles qui procurent un certain sens du « bonheur d’habiter », l’architecte Valérie Chomarat a livré à Bandol une maison aux lignes parfaites, aux traits minimalistes et aux diverses qualités. De Genève, où elle réside, à Minorque, en passant par Bandol ou Varsovie, ses projets de villas, fincas, chalets ou yachts sont marqués par un minimalisme sensible et une exquise intégration dans leur environnement. L’architecte, qui affectionne particulièrement l’architecture japonaise et à l’enfance ardéchoise passée dans une maison « dedans-dehors », ne cesse de nous étonner. C’est dans le sud de la France, entre Sanary et Cassis, que Valérie Chomarat réalise cette fois-ci une splendide résidence qui adopte le lieu et se fond dans le paysage. Du large, on ne distingue rien, ou presque, la maison prend place avec une grande délicatesse dans une calanque bandolaise, à deux pas de la mer. L’architecte, qui a façonné les bases de sa signature pendant dix ans aux côtés du Britannique John Pawson, qu’elle considère comme son mentor, et se sert souvent de matériaux locaux bruts, au plus proche de la nature, utilise à Bandol l’horizon comme inspiration. Le lieu est idyllique, un panorama sublime, un environnement naturel et une maison aux volumes étirés qui entament un fin dialogue avec son voisinage. Parmi les entités composant la maisonnée, une extension qui offre une longue ouverture vitrée, à la fois reflet et passage vers la Méditerranée. Enthousiaste et déterminée, Valérie Chomarat affectionne particulièrement le rapport de l’homme à la nature et l’harmonie entre intérieur et extérieur. Cela est dû, entre autres, aux réminiscences de son enfance mais aussi aux différentes découvertes des grands noms de l’architecture nippones comme Tadao Ando. Des séquences d’architectures empreintes d’émotion Dans la maison de Bandol, les limites de l’intérieur et l’extérieur se brouillent par moments pour offrir aux usagers des séquences d’architectures empreintes d’émotion. L’horizon guide les ouvertures, toutes les teintes s’inspirent de celles de la côte bandolaise, les tuiles sont couleur tabac, les murs extérieurs adoptent les ocres et les banquettes maçonnées mettent en valeur les tons de roche. La résidence constitue un remarquable écrin qui met en valeur la même pierre régionale. En effet, cette dernière couvre les sols, les vasques ou les plans de travail. Une certaine simplicité mais aussi d’unité se dégage de l’ensemble. Cet accord se distingue surtout à travers l’usage de la chaux, qui valorise les divers éléments comme les portes et les placards. La maison de Bandol est ponctuée d’œuvres. Amatrice d’art et amoureuse de beaux objets, Valérie Chomarat y a introduit plusieurs classiques du design. Ainsi, nous pouvons y trouver un banc Pierre Jeanneret, une suspension Akari d’Isamu Noguchi ou encore la lampe Magistretti vintage. Nous sommes également en présence de pièces plus ethniques, comme les tables de bois brûlé du salon ou des boucliers africains mais aussi du design scandinave avec le fauteuil PK22 Poul Kjærholm ou celui de Georges Nakashima. En agrémentant l’intérieur de la maison de céramiques, la femme de l’art crée un univers singulier empreint d’élégance et de

L’univers enchanté du Printemps New York
Par Sipane Hoh, le 13 mars 2026
Un nouveau concept, un espace de 5 000 m², un lieu qui croise histoire, architecture et poésie. Il s’agit du Printemps de New York, l’unique et incontournable établissement qui porte la signature caractéristique de Laura Gonzalez. Le Printemps a confié la mission de concevoir l’écrin de son nouveau concept à Laura Gonzalez, l’architecte d’intérieur reconnue pour ses associations de motifs, de matériaux, de textures et de styles. Réparti sur deux étages, le Printemps New York constitue un ouvrage remarquable qui saisit l’essence de deux grandes villes, Paris et New York. « Nous avons été profondément inspirés par l’héritage du Printemps – ses mosaïques, ses vitraux, ses motifs, son art original – mais nous sommes à New York. C’est une nouvelle histoire. C’est une ville où tout est possible. Je ne crois pas que ce projet aurait pu naître ailleurs, car New York est unique. Ici, il n’y a pas de limites », souligne l’architecte d’intérieur, qui parvient à établir une véritable complémentarité entre l’héritage historique du Printemps et la modernité ardente de New York. Ainsi, le projet devient le terrain de jeu d’un dialogue subtil entre deux univers dissemblables mais tellement significatifs. Laura Gonzalez a transformé les matériaux classiques pour en développer de nouveaux. Comme par exemple les parquets en chêne traditionnels qui ont été magnifiés par des incrustations de pierre naturelle, ou encore les carreaux Art nouveau qui ont été réinterprétés à travers un ancien motif du Printemps et, si l’on regarde de près, nous nous rendons compte que le marbre utilisé est du plastique recyclé comprimé et les pétales arrondis sont sculptés dans du bois massif. Le résultat est un bouillon de culture à la fois captivant et enchanteur. L’entrée mouvante en verre sur Broadway s’ouvre sur la Playroom, il s’agit d’un espace tout en blanc où le visiteur découvre une sélection de marques concernant la mode, les accessoires et le design. Le sol en marbre blanc est agrémenté de cabochons aux teintes frétillantes comme le jaune de Sienne, le vert Ming et le bleu du Brésil, tandis que le mobilier est conçu à partir de matériaux recyclés tels que le terrazzo dérivé des déchets de la mode, la résine écologique et le papier mâché compressé. Les cabines d’essayage sont des cabanes disco où la couleur s’estompe à l’infini. Un peu plus loin, on découvre la Sneaker Room, une pièce 100 % immersive dont le plafond est recouvert d’un écran LED dans lequel s’exposent les pièces du moment aux signatures diverses. Le visiteur est invité à vivre une expérience sensorielle où le mobilier est composé de totems en fibre de verre ondulant sur une moquette imprimé. Au premier étage se situe le Salon où sont mis en avant les prêt-à-porter et les accessoires féminins plus habillés. Ici, le décor change et s’inspire des créations originales du Printemps comme le parquet en bois, les tapis et les textiles à motifs floraux. Dans la continuité, on trouve le Salon vert, un bar à crustacés qui rend hommage à l’ambiance parisienne. La Garçonnière s’habille en rose. L’ambiance est feutrée, le papier peint moiré est de couleur rose,

Le futur green campus de Stellantis
Par Nat Lecuppre, le 5 juin 2024
Stellantis, un constructeur automobile mondial et un fournisseur de solutions de mobilité innovantes, va inaugurer dans moins de deux ans son futur campus dans la région parisienne. Situé en bord de Seine à Poissy, l’ensemble immobilier sera constitué de huit bâtiments tertiaires. Pour ce projet, JLL a été missionné pour lancer une consultation. Le lauréat est le groupement de promoteurs investisseurs : GA Smart Building, Crédit Agricole Immobilier Corporate et Promotion, Equinox et Progama. Un ensemble immobilier d’envergure. Ce programme d’envergure sera signé de l’agence d’architecture Patriarche. Il sera inscrit dans une démarche environnementale exceptionnelle. Les bâtiments de Crédit Agricole Immobilier Corporate et Promotion et de GA Smart Building seront performants et résilients au changement climatique. Un positionnement écoresponsable. Le parti pris architectural (conception bioclimatique des bâtiments, optimisation des volumes, des quantités de matériaux…) assurera la performance thermique. Celle-ci sera renforcée par les technologies développées par GA Smart Building. Grace à des panneaux photovoltaïques, la consommation d’énergie sera maîtrisée. Des temps records. L’expertise et le savoir-faire de GA Smart Building auront un impact sur le planning. Le process industriel du groupe permet de réduire les temps de production et de construction (depuis la modélisation en FullBIM, en passant par la fabrication des éléments de structure, de façades et des équipements de confort dans ses usines françaises, jusqu’à leur assemblage sur site). Les délais seront courts (21 mois de travaux). Le campus Stellantis sera inauguré fin 2024.
