Architecture, l'esprit du lieu

À Gothenburg le monde boisé de Volvo

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Par Sipane Hoh, le 27 décembre 2024.
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© Rasmus Hjortshøj
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Talents

Favresse Architectes, entre panache et rigueur

Par Sipane Hoh, le 6 mai 2026
Née d’une collaboration entre deux diplômés de l’École spéciale d’architecture de Paris, Favresse Architectes crée des projets taillés sur mesure, soucieux de leurs environnements, constitués d’espaces chaleureux et fonctionnels. Transformer les contraintes en atouts est la devise de Favresse Architectes, l’agence fondée en 2017 par Anne-Charlotte et Sébastien Favresse. Afin de rendre les lieux adaptés au mode de vie de leurs clients, le duo, animé d’une passion commune pour le métier, privilégie l’accompagnement de A à Z. Pour ce faire, les architectes s’entourent d’une multitude de collaborateurs et de partenaires comme des architectes du Patrimoine, des décorateurs, des ingénieurs, de divers talents leur permettant de parvenir ensemble à une réponse pertinente et adaptée à chaque sujet. Toutes les échelles font partie de la production de l’agence. Les réalisations de Favresse Architectes sont multiples et variées ; de même, leur champ d’exercice est vaste et novateur. Anne-Charlotte et Sébastien Favresse aiment travailler sur la transformation des espaces privilégiant la relation avec leurs commanditaires. En témoignent plusieurs réalisations aux approches diverses mais dont le fil conducteur reste la relation humaine. Houdan. C’est le projet d’une réhabilitation lourde qui a nécessité quatre mois de conception pour cinq mois de travaux. Il s’agit d’une demeure de caractère située à Houdan. L’ensemble possédait de nombreux atouts mais, malgré ses qualités architecturales, son organisation ne correspondait pas aux attentes de ses nouveaux propriétaires. Anne-Charlotte et Sébastien Favresse, après avoir minutieusement étudié le contexte, ont proposé un projet qui réconcilie les différentes espaces et redonne à l’ensemble unité et cohérence. Les architectes soulignent que « les façades, marquées par le temps et recouvertes d’enduits cimentés, ont été reprises à la chaux dans des teintes ocres, plus respectueuses du patrimoine local. Les volets, harmonisés dans une teinte vert laurier, et la mise en valeur des encadrements de briques ont restitué à la maison sa noblesse originelle. Les dépendances ont été entièrement réhabilitées et intégrées à l’habitation. De nouvelles ouvertures ont apporté lumière et transparence, reliant visuellement la cour et le jardin. » De même, afin d’offrir confort et bien-être aux habitants, il a été décidé de repenser les divers volumes et d’aménager les combles. Un exercice fin qui, non seulement a préservé la charpente existante, mais qui a donné naissance à des chambres supplémentaires, des espaces de travail ainsi que des lieux de convivialité. Les intérieurs sont aménagés avec goût et les différents détails sont soignés. Les teintes claires y sont dominantes et mises en avant par une grande luminosité due à la présence des généreuses baises vitrées donnant directement sur l’extérieur. Tout a été minutieusement étudié dans le but de concilier intimité et partage, fonctionnalité et confort. Un petit coup de cœur pour la terrasse en bois qui a remplacé l’ancien dallage en ciment. Prolongée jusqu’à la piscine, elle constitue un lieu de vie extérieur qui lie la maison et le jardin. L’ancienne demeure entame ainsi une nouvelle vie ! Moulin Joly. À Colombes, dans le quartier de la Petite Garenne, Favresse Architectes a réhabilité, restructuré et transformé une maison ouvrière typique en une résidence contemporaine aux lignes
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Architecture un lieu

La prouesse architecturale de Bora

Par Nat Lecuppre, le 14 juin 2024
Bora qui développe et commercialise des appareils de cuisine premium au design haut de gamme vient d’inaugurer son nouveau site à Herford, en Allemagne. Bora est la société qui révolutionne par l’innovation l’espace de vie de la cuisine. On lui doit le système innovant d’aspiration sur table de cuisson. Avec des produits d’exception, Bora fait vivre des expériences d’exception. Willi Bruckbauer, fondateur de la marque, demande à l’architecte autrichien Peter Lorenz, qui avait déjà collaboré avec la société pour d’autres sites, de lui concevoir un lieu unique au monde. Sa demande exacte : « Ravissez-moi avec une proposition unique au monde. » Ce nouvel écrin devait impérativement être singulier, incarner les valeurs de l’entreprise et son ADN. Sa vocation étant de faire découvrir Bora sous toutes ses formes aux visiteurs. Une architecture novatrice. Sur un terrain verdoyant de 10 000 m2, le nouveau complexe remplace un hôtel désaffecté. Visible de l’autoroute, le bâtiment de verre et d’acier attire tous les regards. Son architecture interpelle. Telle une aile d’avion en plein décollage, l’immeuble semble voler au-dessus du sol. Ses dimensions soulignent sa forme architecturale exceptionnelle. Son enveloppe semble vivante. Sa structure en acier de 13,5 m de haut est en forme de losange aux coins arrondis. À trois mètres au-dessus du sol, elle permet d’abriter 80 places de stationnement des intempéries. Long de 100 m, l’édifice a une enveloppe d’éléments de verre partiellement colorés et de panneaux d’acier galvanisé percés d’ouvertures de différentes dimensions. Ce parti pris architectural donne à la façade un côté futuriste et surtout dynamique. Le bâtiment tout en transparence est connecté avec son environnement. Les ingénieurs et les entreprises exécutantes ont poussé les études pour obtenir la déformation souhaitée de la structure. La déformation de 130 mm du bord du losange est compensée par une surélévation de la forme de la structure. Le décalage horizontal au niveau des façades fut pour les détails un véritable défi. L’architecture finale est le fruit d’une parfaite harmonie entre tous les corps de métier pour la construction (façades, métallique, béton). Doté d’un toit cabriolet, la lumière naturelle inonde les lieux et confère au lounge et au restaurant une ambiance unique. Le toit est constitué de deux carrés de 63 mètres coulissants, autre prouesse architecturale. Les lieux d’une superficie de 2 000 m2 se répartissent en quatre zones sur deux niveaux. On trouve le Bora Store, une cuisine d’exposition, un restaurant et des surfaces d’exposition pour les partenaires. Un immeuble autosuffisant. Un positionnement éco-responsable est mis en place. Tout est pensé pour que le site ne soit pas énergivore. On a une régénération d’énergie par géothermie, des panneaux photovoltaïques. Autonome en partie, le bâtiment se rafraîchit à moindre coût. Une cuve d’arrosage de 200 m3 sert de lieu de stockage thermique. La récupération d’énergie permet une aération mécanique. Le bâtiment, avec sa conception selon la norme kfW55, est à très faible consommation. Les délais de réalisation furent très courts. Le projet a été effectué en un an et demi. En tous points, cette réalisation est exceptionnelle. Elle inscrit encore plus la marque Bora dans le futur.
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Urbanisme

Nancy, un cas d’école(s)

Par Lionel Blaisse, le 25 juillet 2023
Bien qu’à peine millénaire, l’histoire de la cité ducale connut la renommée à plusieurs reprises et fit école à plus d’un titre tant dans les arts qu’en matière urbaine en étant le premier district de France dès 1959. Forte de son patrimoine architectural hérité de la Renaissance, du XVIIIe siècle, de la révolution industrielle et de l’Art nouveau – qui y naquit –, la capitale Lorraine – désormais Métropole et desservie par le TGV – est doublement labellisée au titre des métiers d’art mais aussi de la French tech (sciences et médecine). Plus de 20 % des 256 000 habitants du Grand Nancy sont des étudiants et des chercheurs. Une histoire sous influences Né au XIe siècle du démantèlement de l’empire carolingien, le duché établit alors sa capitale à Nancy. S’il ne reste que peu de témoins de la Ville Vieille médiévale, son patrimoine s’est considérablement enrichi, tout d’abord, à la fin de la Renaissance avec la construction d’une Ville Neuve – au plan orthonormé – décidée par le duc de Lorraine Charles III. On doit au dernier duc souverain 1, Stanislas Leszczynski, de relier les deux villes entre elles au travers d’une monumentale place royale encadrée par l’hôtel de ville, l’Opéra, le Grand hôtel de la Reine et le Musée des Beaux-Arts. Richement ornée de grilles enluminées d’or, elle porte désormais son prénom. Au lendemain de la défaite de la guerre de 1870, l’Alsace-Moselle est annexée au tout nouvel empire allemand. Restée française, Nancy voit alors arriver massivement des capitaux, des entreprises et leurs savoir-faire qui vont booster sa révolution industrielle en la parachevant. La manufacture des tabacs, les cristalleries Daum, la société de distribution d’éclairage public Fabius Henrion et Cie y voient le jour, cette dernière est rachetée dès 1898 par la Compagnie générale d’électricité2, tout comme la Manufacture nancéienne de chaussures devenue depuis les Chaussures André. Cette irrésistible montée en puissance s’accompagne d’une alliance provinciale inédite des industries des métiers d’art et des artistes afin de promouvoir la collaboration entre différentes disciplines, favoriser la recherche et l’innovation tout en prônant une politique sociale éclairée. Le maître verrier, ébéniste et céramiste (botaniste de formation) Émile Gallé et l’homme d’affaires et mécène Eugène Corbin les regroupent, en 1901, au sein de l’École de Nancy ayant pour devise « L’art dans tout, l’art pour tous ». Louis Majorelle, les frères Auguste et Antonin Daum, Jacques Gruber ou encore Victor Prouvé contribueront à sa renommée comme en atteste le musée homonyme qu’est venue récemment compléter la Maison Majorelle construite en 1902 par Henri Sauvage. L’École est à l’origine de l’Exposition internationale de l’Est de la France qui réunit en 1909 plus de deux millions de visiteurs à Nancy dans le secteur du Parc Sainte-Marie du nouveau quartier se développant à l’ouest de la voie ferrée. L’architecte Louis Lanternier y fait surgir une source thermale dont l’eau à 36°C va permettre de développer des thermes. Son essor se poursuit. L’homme phare de l’époque en sera Jean Prouvé, le fils du peintre Victor Prouvé. Ferronnier de formation, il

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