Architecture un lieu

À la Bonne Heure !

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Par Sipane Hoh, le 27 février 2026.
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© Gilles Trillard

C’est le nouveau repaire du quartier de Pigalle. À Paris, dans le 9e arrondissement, une nouvelle adresse attire les regards : Bonne Heure. Un lieu habilement aménagé qui porte l’étonnante signature de l’agence DODA.

Les habitués et les habitants du quartier Pigalle affectionnaient Dépanneur Terrasse, le bar-restaurant devenu, au fil du temps, un incontournable lieu de rencontre et de rendez-vous. Bonne Heure s’installe à la même adresse et continue avec la même ferveur à fidéliser sa clientèle. Située au carrefour de plusieurs rues, elle se distingue par sa terrasse où sont disposées des chaises en osier tressé Maison Drucker. Véritable lieu de vie, Bonne Heure porte bien son nom. En effet, que ce soit pour prendre un café ou déjeuner avec des collègues ou dîner entre amis, ce nouveau lieu identifiable entre tous transforme chaque moment de la journée en une bonne heure. L’aventure a commencé le jour où les propriétaires Matthieu Leroy et Gabriele Conte ont souhaité créer un lieu chaleureux qui croise convivialité et détente. L’agence DODA, reconnue par ailleurs pour ses projets où règne une forte identité visuelle, comme par exemple Bouillon Pigalle, Ardent, Café du Louvre, Tripletta, a été mandatée pour aménager l’intérieur et doter les lieux d’une signature singulière reconnaissable de tous. Ainsi, l’iconique bar arrondi en inox brossé souligné par un plafond en miroir et des luminaires en opaline devient la clé de voûte de ce nouveau lieu parisien où le chef Florent Durand propose une carte adaptée à tous les appétits. Les rayures vert sapin habillent le store sur la façade extérieure du restaurant, elles se prolongent à l’intérieur pour couvrir les banquettes en changeant leur teinte en lie de vin. L’aménagement intérieur fait un joli clin d’œil à la Belle Époque avec le sol en casson, les murs couleur crème, les tables et chaises traditionnelles en bois mais aussi le mange-debout et les baies en accordéon. Tout a été minutieusement accordé pour conserver les codes classiques du bistrot parisien tout en le dotant de traits contemporains.

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    Architecture, l'esprit du lieu

    Ven(t)danges bretonnes

    Par Lionel Blaisse, le 11 août 2025
    En 1891, 2 000 hectares de vignes étaient alors cultivés en Bretagne. La mairie de Sarzeau et le Parc régional du Golfe du Morbihan prônent aujourd’hui leur renaissance à travers la création du vignoble de Rhuys et de son chai. Guillaume Hagnier et Marie De…vigne, un couple de viticulteurs champenois – jeunes mais expérimentés – a relevé le défi tout comme l’architecte Carmen Maurice mandatée pour ériger un chai autour du moulin de Poulhors. Le vin l’emportera… Comme un bout de terre qui s’aventure dans l’océan sur 25 km, la presqu’île de Rhuys préserve la « petite mer » du Golfe du Morbihan aux dix moulins à marée des fureurs océaniques. Connue pour ses belles plages de sable fin, ses marais salants, ses parcs à huitres et ses pointes rocheuses, les vignobles plantés dès le Ve siècle par des religieux y furent exploités jusqu’à leur disparition dans les années 1950. Avec ses 9 000 habitants, la commune de Sarzeau aspirant à poursuivre son développement économique a acquis, avec l’aide du Parc régional, du Département et de l’Europe, dix-sept hectares autour du moulin de Poulhors abandonné pour y réimplanter de la vigne. En 2017, un appel à projets est lancé pour sélectionner un exploitant. Ce sera finalement un couple de Champenois qui s’y installera en 2020. Bénéficiant d’un bail de 30 ans avec possibilité d’achat, il y plante 23 768 plants de chardonnay, de chenin et de cabernet -franc. La consultation organisée par la municipalité aux fins de bâtir les infrastructures nécessaires – un chai et un lieu de dégustation – est remportée par une jeune architecte de Vannes, Carmen Maurice, dont ce sera la première œuvre en Bretagne. « C’est toute la réussite de l’architecte d’avoir su s’inspirer d’un imaginaire vinicole universel pour créer un vocabulaire architectural qui magnifie l’esprit du lieu. » Une amarre en pierre au cœur des vignes. « Compact, le bâtiment annulaire propose une forme qui favorise un plan fluide, assurant le process cyclique de la vinification, des vendanges au nord jusqu’à la livraison des bouteilles au sud. Le décaissement permet de travailler en gravitaire lors du pressurage tout en faisant profiter la cave de l’inertie de la terre. Le bâtiment se veut évolutif : conçu pour une exploitation supérieure à 10 hectares (dont 6 hectares plantés à ce jour), la cuverie dispose d’un espace suffisant permettant d’accueillir cette évolution. Les visiteurs peuvent découvrir le process vinicole en circulant autour du moulin, sans perturber le travail des vignerons situé en R-1. » Passée par l’agence lyonnaise de Gilles Perraudin, la conceptrice a prescrit un enduit à la chaux sur les parois en briques alvéolaires et béton. Réalisé par un artisan du patrimoine, il confère à l’ouvrage « un sentiment mystique d’immanence. (…) Ce matériau aux capacités plastiques insoupçonnées a permis d’élever des murs vivants qui expriment leur terroir et dont l’aspect varie selon le temps et la lumière, à l’instar du vin. Constituée d’un enduit unique composé de sables locaux, cette peau rappelle la proximité de l’océan ». Occupant une place centrale, le moulin rénové agit comme un phare rayonnant au cœur des vignes. Il n’est pas sans évoquer la Mancha
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Kalifornia Dreamin’

    Par Nat Lecuppre, le 12 novembre 2025
    Le groupe d’édition français Bayard, spécialisé dans la presse écrite, créé en 1870 par la congrégation religieuse catholique des Assomptionnistes, décide de quitter son siège de Montrouge après quinze ans d’occupation pour s’installer à Malakoff (92) dans l’immeuble Kalifornia. Pour ce transfert d’envergure, le groupe fait appel à Parella qui depuis 2009 accompagne les entreprises dans leur stratégie immobilière, dans leur aménagement de leurs espaces de travail et la transformation organisationnelle. Parella apporte des solutions sur mesure pour répondre à leurs attentes. Une nouvelle page s’écrit En prenant ce nouveau site de 8 600 m2, l’occasion est offerte à Bayard de revoir les modes de travail au sein de l’entreprise. C’est également l’opportunité d’affirmer son engagement RSE qui est, depuis 2023, société à mission. Pour l’aménagement intérieur, une attention est portée à la flexibilité, la communication, les échanges et la créativité. Des studios audio / vidéo, des salles connectées et une agora sont créés. L’architecture intérieure reflète les valeurs de Bayard, avec des couleurs dynamiques, des matériaux durables (bois, résine, métal) et une personnalisation par entité. Un bâtiment exemplaire Sur le plan environnemental, Kalifornia est certifié HQE, BREEAM, Effinergie, BBCA et BiodiverCity. Pour cette réalisation, les façades sont en briques géo-sourcées. De larges ouvertures sont privilégiées afin de laisser entrer la lumière naturelle. Dans le cadre d’une conception bioclimatique et durable, des jardins et des terrasses sont plantés. Plus de douze matériaux réemployés ou recyclés sont sélectionnés. Un mobilier bas carbone est retenu avec Bluedigo. Les cabines acoustiques, par exemple Blablacube, sont fabriquées en France et choisies avec le distributeur de mobilier design Silvera. Un site à l’image du groupe Le concept de l’architecture intérieure reprend les valeurs du groupe Bayard. À savoir : des coloris dynamiques, des matériaux durables (bois, résine, métal) et une personnalisation par entité. Les espaces de travail sont repensés en flex office pour favoriser la collaboration. Les zones sont flexibles et mutualisées. Les usages sont optimisés. Tout est pensé pour travailler ensemble de façon hybride et créative. Parella a proposé des solutions qui permettent d’adapter les lieux aux besoins évolutifs. La couleur comme outil de démarquage Une palette de couleurs est retenue pour rythmer les étages. On a le jaune moutarde, le rouge carmin, le bleu pétrole, le vert amande et le gris anthracite pour identifier les différents univers. Toutefois, le bleu Bayard est le fil conducteur du projet. Cette signature visuelle est déclinée dans tout le bâtiment. Beaucoup d’éléments sont fabriqués pour ce projet et traduisent la qualité et la durabilité. Le bois est omniprésent et renforce le côté chaleureux des lieux. Le mobilier sur mesure, les portes-magazines, les bibliothèques et les bureaux sont en chêne clair, noyer naturel ou noyer du pacifique. Pour apporter une note plus contemporaine, les espaces sont ponctués avec des plans de travail en résine effet pierre, des éléments métalliques ponctuels en tôle perforée bleue ou beige. L’ambiance des espaces est chaleureuse et moderne. Chaque entité du groupe a pu choisir ses papiers peints, ses peintures et ses luminaires. Cette décision permet de faciliter l’appropriation des espaces par les équipes. Cette réalisation s’ajoute à la
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Quand l’acoustique est l’atout d’un projet

    Par Nat Lecuppre, le 28 novembre 2025
    Depuis 1989, l’entreprise familiale JDC a pour vocation d’accompagner ses clients vers des solutions innovantes et digitales en matière de caisse et de sécurité afin d’assurer leur développement à long terme. L’agence historique est basée à Bordeaux. En mai, son nouveau siège social conçu par David Dalidec & Associés est inauguré. L’architecte designer réinvente les codes des espaces de travail. Pour imaginer une nouvelle écriture architecturale forte, David Dalidec et son équipe associent technologie, bioclimatique et acoustique intelligent. Le concept architectural Le design se marie à la performance sonore autour de la pièce maîtresse des lieux. À savoir : trois bureaux vitrés suspendus en cube dans la boîte. Ils servent de régulateurs acoustiques flottants. Les cubes sont habillés d’un tissu acoustique Texaa sur les quatre faces afin d’absorber le son de tout l’open space. Pour un effet spectaculaire, l’architecte prend le parti d’aménager les bureaux de direction dans les cubes. Les lieux silencieux sont synonymes de bien-être et de confort. Le cocon industriel imaginé est dynamisé par des coloris pop comme le jaune des cubes ou le violet dans les circulations. Un site performant Le bâtiment bioclimatique vit avec le soleil. Installée dans une zone industrielle bordelaise, la structure métallique flottante est posée sur un socle maçonné semi-enterré. Son orientation à 360° permet de bénéficier d’une lumière naturelle maximale. La régulation climatique est automatisée via une station météo connectée. Des brise-soleil, pergolas, VMC double flux, une récupération des eaux de pluie renforcent la performance environnementale du site.  Brutalité industrielle et douceur sensorielle L’architecte joue avec les contrastes. Les matériaux bruts (béton, verrières en acier, chemins de câbles apparents, domotique omniprésente) viennent en opposition avec les moquettes épaisses, le bois brûlé, les mobiliers flottants et les éclairages feutrés. La filiale de David Dalidec, Salomia Design, réalise sur mesure les bureaux suspendus, les salons acoustiques mais aussi les rangements intégrés et les postes connectés. Une vitrine tech Ce projet de 1 500 m2 est un bâtiment connecté et autonome. Le design est structuré autour du confort auditif. Chaque détail est pensé pour être une réponse au bruit, à la lumière et à l’usage. L’agence David Dalidec signe un lieu de travail à l’image de JDC : innovant, exigeant et humain.

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