Architecture, l'esprit du lieu

À Paris, un nouveau showroom pour Schenker Storen Group

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Par Sipane Hoh, le 27 mars 2026.
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© Schenker Storen

C’est plus qu’un simple showroom, il s’agit d’un véritable lieu de ressource qui sensibilise architectes, prescripteurs, partenaires et clients aux bénéfices concrets des protections solaires passives dans la performance thermique des bâtiments.

Après le succès de son premier showroom ouvert en 2021 à Saint-Priest, près de Lyon, voici le showroom parisien du Groupe Schenker Storen qui prend place dans un nouvel espace de 200 m², au cœur du 6e arrondissement. Le lieu a vocation à accueillir une diversité d’acteurs comme des clients, des architectes, des prescripteurs, mais aussi des partenaires installateurs venus pour suivre des formations. Cet endroit hybride se prête également à différents types de réunion. Il s’agit d’un point de rencontre central accessible à tous les collaborateurs du groupe, architectes et bureaux d’étude, répartis aux quatre coins du territoire. Propice aux échanges et à la mise en valeur des solutions EHRET (volets battants aluminium, coulissants, coulissants pliants et jalousies plates) et Schenker Stores (brise-soleil orientables, stores bannes, stores ZIP, de façade, etc.), le lieu présente une multitude de produits et propose des accompagnements techniques pour des solutions performantes. Outre la présence d’un espace de travail pensé pour favoriser la convivialité et encourager les rencontres ainsi que les échanges entre les professionnels, le showroom comprend trois zones dont un espace de bureaux pour les salariés du groupe, une surface technique de près de 70 m² présentant l’ensemble des solutions EHRET et Schenker Stores, ainsi qu’une zone de pratique entièrement dédiée à la manipulation des produits. Un espace de travail assis, pensé pour favoriser la convivialité et encourager les échanges entre professionnels au sein du réseau complète l’ensemble. L’aménagement de ce lieu inédit a été pensé par l’architecte Gregor Gallian qui a créé tous les stands pour le groupe Schenker et EHRET en France, en Suisse et en Allemagne. L’architecte et designer est également chargé de tous les bureaux et showrooms des succursales en Suisse. Et dans le but d’avoir la même identité visuelle pour tout le groupe, il s’est également chargé de l’aménagement des quatre étages du bâtiment administratif ainsi que la nouvelle cantine du siège social situé à Schönenwerd, dans le canton de Soleure, en Suisse.

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    Architecture un lieu

    La région Lilloise s’en… Kidkanaï !

    Par Nat Lecuppre, le 24 mars 2023
    L’agence Stories Design, cabinet de conseil en stratégie & design global, signe l’ouverture du magasin pilote Kidkanaï à Leers (59) dans les Hauts-de-France. Un travail à quatre mains Stories Design a collaboré avec le project leader fondateur Ismael El Hamouchi pour ce projet qui s’est concrétisé en moins d’un an. Stories Design a imaginé un concept global immersif, identitaire et unique d’un espace de vente spécialisé de seconde main pour enfant : Kidkanaï. Une consommation raisonnée et raisonnable Dédié aux 0-12 ans, le magasin pilote de Leers est pensé comme une grange. Ce lieu intergénérationnel, multifonctions, offre de nombreuses attractions sur une superficie de 1 200 m2. Ce lieu de shopping responsable dévoile plusieurs univers (mode, puériculture, jeux éducatifs, livres, hygiène, alimentaire…). Une caverne de bons plans qui regroupe tous les services pour une seconde vie (collecte, source, mini market, petite braderie…). Kidkanaï permet de réunir les familles en devenant un véritable lieu de vie et de rencontres. L’objectif premier d’un tel lieu est d’inciter à une consommation raisonnable et d’être un centre d’intérêt sur le territoire tant socialement qu’économiquement. Un lieu communautaire Pour Ismael El Hamouchi, Kidkanaï est l’adresse incontournable pour un moment de shopping mais aussi pour connecter les gens entre eux afin de former une communauté de parents. Kidkanaï est bien plus qu’un lieu pour le textile, c’est un espace d’expérience imaginé et animé par les équipes de l’AFM (Kiabi). Au cœur du concept store, un espace détente invite les parents à échanger sur la parentalité, à prendre une collation et propose des loisirs, jeux de société, atelier DIY… En décembre dernier, s’est tenue la Récré Kidkanaï qui abritait un bar à bonbons, des jeux d’antan, des tirages photos gratuits, un talk sur la parentalité et un bar à maquillage paillettes. Chez Kidkanaï, on revend les affaires inutilisées et stockées dans nos placards pour permettre à d’autres bambins d’en profiter. Avec l’application Kidkanaï, il est possible d’évaluer le montant de ses ventes avant de peut-être le réinvestir et d’offrir une seconde vie à d’autres produits. Ce concept a bien pris et ne va pas tarder à faire des émules. À suivre !
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    Architecture, l'esprit du lieu

    D’une chapelle en lieu de soins

    Par Sipane Hoh, le 30 mars 2026
    Lush Labyrinth est un cabinet de psychologie qui prend place dans une chapelle monumentale du centre-ville d’Amsterdam. L’ensemble se caractérise par son sol en « labyrinthe » et ses traitements qui s’éloignent des standards. Située dans le quartier du Plantage qui encercle le zoo Artis, à Amsterdam, la chapelle De Nieuwe Sint Jacob, autrefois intégrée à un établissement psychiatrique en 1866, vient d’être transformée, grâce au Bureau Fraai, en un cabinet de psychologie. Baptisé Adagio, le lieu se distingue en proposant des traitements dans d’autres langues que le néerlandais à sa clientèle multiculturelle, avec une attention particulière portée aux langues latines. Les architectes ont conçu un aménagement intérieur en ayant recours aux matériaux circulaires. Ils ont ainsi respecté soigneusement l’intérieur monumental existant tout en préservant les caractéristiques esthétiques de la chapelle. Suite à cette réhabilitation, Bureau Fraai a réalisé l’aménagement intérieur. Le sanctuaire central, d’une hauteur de 13 mètres, où se trouve l’orgue, constitue aujourd’hui le cœur du cabinet. Les nefs communicantes, d’une hauteur de 5 mètres, abritant aujourd’hui les 20 salles de soins, servaient autrefois de réfectoires à l’établissement psychiatrique. Aujourd’hui, remanié avec habileté, l’intérieur se caractérise par des piliers vert clair et jaune aux corniches dorées, une ornementation raffinée et des vitraux. Dès le début, les architectes ont été séduits par la qualité spatiale et la luminosité abondante de l’espace. Pour l’aménagement intérieur, qui devait être accueillant et confortable pour les patients mais aussi pour le personnel, ils ont su préserver et renforcer ces caractéristiques en respectant les ornements et les détails existants. L’espace monumental est ainsi maintenu aussi ouvert et transparent que possible, et les nouvelles interventions s’adaptent aux éléments existants de la manière la plus minimaliste possible. Un motif de sol vert-gris représentant un labyrinthe ludique confère à l’espace central une échelle humaine et une identité unique. Ce motif, composé de dalles de moquette circulaires de couleur verte, représente le processus de soins proposé par le cabinet, qui aide les patients à « retrouver leur chemin ». Entre deux piliers se trouvent deux salles de soins, chacune dotée de son propre vitrail. Un encadrement raffiné de fenêtre en retrait (certifié Cradle to Cradle Silver) a été introduit entre les piliers, orientant ainsi la nef centrale. Des rideaux translucides préservent l’intimité des salles de soins tout en restant suffisamment transparents pour laisser entrer la lumière et préserver la visibilité des piliers. Les bureaux, comprenant un espace repas et une cuisine pour le personnel, sont situés au cœur du bâtiment. Grâce à sa transparence et à l’utilisation subtile de couleurs vert-gris, le nouveau design crée une atmosphère harmonieuse et accueillante où la riche histoire du monument est respectée, valorisée et toujours présente. L’ancienne chapelle continue ainsi d’exister sous forme d’un lieu renouvelé ouvert à tous.
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    Urbanisme

    Biens communs grandeur Nature

    Par Lionel Blaisse, le 22 décembre 2023
    Au pied de la montagne Sainte-Victoire, Saint-Marc-Jaumegarde se dissémine – entre pinède et garrigue – en hameaux le long d’une départementale. Pourvoir aux besoins de ses habitants y relève du ménagement urbain. L’atelier Mossé Gimmig du collectif marseillais 8 ½ a réussi l’exploit d’y parfaire une centralité verte via l’agrandissement du cimetière, puis, quatre ans plus tard, celui du plateau sportif communal mitoyen. S’immisçant – avec sensibilité et subtilité – dans le déjà-là « bâti » et paysager, leurs interventions « juste apposées » confortent l’impression d’oasis « grandeur Nature » de cette banlieue huppée d’Aix-en-Provence ! Une centralité verte originale « Saint-Marc-Jaumegarde est une commune atypique dans sa constitution originelle, précisent en préambule Frédéric Gimmig et David Mossé. Située au pied de la Montagne Sainte-Victoire entre ses deux voisines Aix-en-Provence et Vauvenargues, elle ne s’est pas développée, à l’instar d’autres, sur une densification progressive à partir d’un centre urbain historique et constitué. Ici, la nature reste dominante et la qualité du paysage commande en tout lieu. Néanmoins, il s’invente là une centralité d’un nouvel ordre, une centralité verte autour de la présence d’équipements publics qui prennent place dans cette nature remarquable autour du point de gravité de la mairie et de la place champêtre de l’église. Les services techniques municipaux, la salle du conseil, l’école, la cantine, la bibliothèque, la crèche, le parking paysager sont ainsi venus progressivement constituer un cœur de commune original attaché à son caractère rural. La réalisation récente des projets d’extension du cimetière et de la salle des sports a développé le long de la route de la mairie jusqu’à la route départementale cet esprit d’une centralité verte, intégrée au paysage qui l’accueille sans pour autant sacrifier leur caractère résolument contemporain ». Avec à peine 1 248 âmes pour 2 250 hectares – plantés à 80 % de pins et de garrigue – et son habitat diffus (sur de grandes parcelles essentiellement boisées), il s’agit bien là d’une commune rurale peu dense. Grâce à un tiers de séniors et 45 % de ménages avec enfants, elle a su maintenir une vraie vie communale qu’autorise sa richesse foncière. « Âménités » paysagères Le cimetière existant (2 400 m2) ne satisfaisant plus aux obligations légales, une extension de 6 000 m2 fut décidée en 2015, augmentée d’un parking de 1 800 m2. Ce sont donc 81 caveaux (de 270 à 230 sépultures) et 74 cinéraires (de 148 à 296 urnes) qui furent aménagés en surplomb de l’enclos funéraire originel. Ni du genre « mortel » comme son voisin (et bon nombre de ses homologues), ni Champs Élysées flamboyants, cet agrandissement s’offre comme un morceau de nature domestiqué où reposer sereinement pour l’éternité. Un élégant mur de pierres sèches ceinture l’espace (comme la loi l’impose), s’insinue tout en la confortant dans la topographie pour engendrer les alcôves où enchâsser les cinéraires que desservent de simples allées en béton stabilisé – le corbillard n’ayant pas besoin de s’en approcher. Ici de minimalistes lames verticales en acier autopatinable en commandent l’accès ou ménagent les transparences. Près du parking le muret s’épaissit pour générer sanitaires et locaux techniques. À l’opposé, il se fait

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