Architecture un lieu

Café Nuances : le café sous toutes ses formes et… nuances

Par Nat Lecuppre, le 19 juin 2023.
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Après sa première boutique, rue Daniel Casanova dans le premier arrondissement, le Café Nuances inaugure sa seconde adresse à Saint-Germain-des-Prés. Le concept de l’architecture intérieure est signé par le collectif pluridisciplinaire Uchronia.

Lieu dédié aux aficionados de caféine

Les architectes designers ont imaginé un lieu dynamique, festif, aux allures de boule à facette. Le coffee-shop est ouvert sur la rue afin de favoriser un take-away. On peut y savourer le café sous diverses formes (expresso, latte, flat white…) mais aussi avec des recettes originales (à la rose, au miel de châtaignier…). Des pâtisseries aux influences américano-nippones sont proposées (cookies matcha-chocolat blanc, banana bread ou cake au citron et pavot). Dans l’espace boutique, on peut acheter du café mais aussi des mugs, des goodies Café Nuances, comme des briquets au logo de la maison. Six types de cafés sont présentés, dont la torréfaction se fait à Paris pour une meilleure qualité des arômes.

Une signature architecturale

Comme toujours, on retrouve les ambiances adorées par Uchronia. À savoir un mobilier coloré et une scénographie singulière voire psychédélique. Les murs sont revêtus de mosaïque miroir et de laque couleur mandarine où se reflète le plafond aux couleurs de l’arc-en-ciel. Une boule disco rythme l’espace en faisant rayonner la lumière. Les architectes ont joué avec la configuration des lieux, des matières et des coloris. L’architecte d’intérieur Julien Sebban d’Uchronia précise que la mosaïque en dégradé à l’entrée fait écho aux murs, tout en reflétant l’histoire du quartier. Les couleurs saturées, le comptoir en acier inoxydable et le plafond rayé propulsent les visiteurs de la rue dans l’espace grâce à sa perspective exagérée. Uchronia réinvente les lieux avec de nouveaux codes d’architecture intérieure et Café Nuances sublime l’art du café. À visiter sans plus attendre pour déguster une des recettes originales.

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    Architecture un lieu

    L’entrée Emblem…atique de Régis Botta

    Par Nat Lecuppre, le 19 juin 2024
    L’architecte Régis Botta a été missionné par JLL pour imaginer un nouveau hall d’accueil et la mezzanine de la tour Emblem à la Défense. Après le résidentiel haut de gamme, la restauration et le retail de luxe, Régis Botta vient exercer avec tout son savoir-faire dans le tertiaire. L’épure fonctionnelle, la géométrisation de la lumière, le travail des nuances et des tonalités ainsi que l’utilisation de matériaux naturels et authentiques sont les quatre fondamentaux de son expertise. La tour Emblem est la première tour construite du quartier du Faubourg de l’Arche (1998). Renommée au fil du temps, vous l’avez probablement connue sous le nom de tour T4, tour Cegetel ou tour Cèdre. Elle dispose de 28 niveaux. L’architecte a eu en charge la conception et la réalisation du hall de 300 m2 et de la mezzanine de 150 m2. Il a imaginé un grand salon de conservation doté de plusieurs sous-espaces aux multiples ambiances. Pour son concept, l’architecte souhaitait créer un lieu où l’on pouvait prendre une pause seul ou à plusieurs mais aussi y faire ses rendez-vous. Le rez-de-chaussée est un espace pour des moments plus furtifs constitué de quatre alcôves : accueil, attente, espace café et salon. Pour passer plus de temps, on se rend à la mezzanine qui relie la bibliothèque. L’ambiance est plus cosy. Le revêtement au sol est constitué d’une moquette designée par RB-A. Celle-ci renforce, comme les matériaux et les teintes préconisés, l’ambiance feutrée. Les espaces sont lumineux et spacieux. La sensation de bien-être vient du choix des coloris clairs mais aussi du travail réalisé sur la lumière. Une attention particulière est portée à l’éclairage. Des lignes lumineuses de la grande trame structurent l’espace. Les alcôves sont mises en valeur par le rétroéclairage des lames qui est en perpétuel mouvement ; celui-ci oscille entre le blanc chaud et le blanc froid. Dans les salons, le côté chaleureux et confortable est souligné par des lampadaires et des lampes de la collection « Les Parisiennes » Édition Ozone et designés par RB-A. Le mobilier est réalisé sur mesure pour ce projet. Régis Botta a designé de larges banquettes et une gamme d’assises. Avec ce projet, la tour Emblem retrouve une nouvelle jeunesse. Elle entre par le biais d’ingéniosité et de luxe discret dans la contemporanéité.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Le Studio Castille habille Guillemette Bataille

    Par Nat Lecuppre, le 20 février 2025
    Guillemette Bataille, créatrice de prêt-à-porter 100 % made in France, a lancé sa marque homonyme en 2014. Forte de son succès, elle ouvre une seconde boutique rue de Picardie à Paris. Pour concevoir cette nouvelle adresse, Guillemette Bataille fait appel au Studio Castille. Son souhait était d’avoir une boutique différente de la première, située rue de la Victoire.  C’est dans une ancienne galerie d’art dans le Marais, d’une superficie de 100 m2, que le projet des architectes Mathilde Abeel et France Lepoutre a pris naissance. Les difficultés ont été multiples. La principale fut l’absence de cloisons. Studio Castille a dû jouer d’astuces et d’ingéniosité pour installer par exemple les portants. Les cabines d’essayage ont servi d’appui pour fixer les linéaires manquants. Les murs devaient rester libres pour permettre aux miroirs de prendre place.  La créativité et l’imagination des architectes ont permis de concevoir de nombreuses zones de stockage et de démonstration sans surcharger l’espace. Tout devait être harmonieux, élégant et discret. Les collections exposées sont valorisées par des espaces de style classique et contemporain. Les lieux sont chaleureux et épurés. Différentes zones sont créées avec chacune une ambiance différente. La teinte prédominante dans ce concept est le blanc, décliné dans différentes textures et subtilités. On trouve de la faïence émaillée blanche à l’accueil, une pierre beige sur le plan du comptoir caisse, un carrelage grés cérame clair au sol, des luminaires en plâtre et coton plissé, des rideaux en lin lavé beige pour les cabines d’essayage, des tables en travertin et des murs en pierre apparente. On retrouve aisément l’ADN de la marque dans cet aménagement intérieur. Les cabines d’essayage sont tapissées en noyer et dessinées en forme d’arche. La géométrie du sol contraste avec le mobilier créé sur mesure, aux formes arrondies, qui renforce l’ambiance féminine et cocooning des lieux. Le Studio Castille a su conjuguer ces espaces empreints d’histoire avec une touche de modernité. Il a offert à Guillemette Bataille un bel écrin qui met en exergue les collections au fil des saisons.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Quand la capitale du Béarn fait Pau neuve

    Par Lionel Blaisse, le 16 septembre 2024
    Les deux bâtiments en L conçus par les agences CoBe et WEEK Architecture confèrent des airs de bastide à la place Laherrère dessinée par Base, le nouveau cœur battant du quartier Saragosse dont ils finalisent la rénovation ANRU. Initiée il y a dix ans, cette seconde opération ANRU paloise – concernant 14 000 habitants et pilotée par la Communauté d’agglomération – a permis de réaménager les espaces publics, rénover les équipements collectifs, réhabiliter le parc de logements sociaux et en diversifier l’offre, créer autour d’une vraie place paysagée et son marché hebdomadaire un pôle économique regroupant des acteurs de la formation professionnelle et de la création d’entreprises. Faux jumeaux. Ces deux « ailes » d’allure similaire sont pourtant intrinsèquement dépareillées de par leurs dimensions et programme respectifs avec lesquels les architectes jouent subtilement. Ainsi, c’est la façade principale de la « petite » qui cadre la longueur de la place tandis qu’un tiers à peine de celle de sa « grande sœur » borde sa largeur, le reste orientant vers la cité administrative en fond de parcelle. Leurs modénature et matérialité caractérisent leur sororité. D’élégantes arches asymétriques en béton brut bas carbone coulées sur place modèlent un socle minéral sur deux niveaux évoquant les arcades des bastides du Sud-Ouest. L’ossature en sapin pectiné pyrénéen des étages supérieurs est revêtue de bardages en douglas pré-grisé auvergnat et de menuiseries en pin sylvestre corrézien, l’isolation étant en fibre de bois. De généreuses loggias et terrasses en toiture faillent l’optimisation sérielle de leur panneautage. Un vrai “couteau… suisse”. Volontairement frugal, le système constructif poteaux-poutres retenu n’en offre pas moins une grande diversité d’usage, y compris ultérieure. Outre les halls d’accueil sous double hauteur des activités en étages, les socles hébergent majoritairement des services à destination des habitants du quartier : un poste de police, une conciergerie, deux brasseries, des espaces de vente et une salle polyvalente dite de convivialité de 234 m2. Elle accueille aussi l’école Cuisine Mode(s) d’Emploi et son restaurant d’application fondés par le chef étoilé Thierry Marx. Ce pôle éducatif est complété par l’école du numérique Simplon et l’École de la 2e Chance abritées dans le bâtiment à vocation entrepreneuriale. Ses plateaux de bureaux et de coworking ciblent des associations et structures de formation et d’aide à la création d’entreprises tels que la Maison France Services, le Club emploi et développement du quartier et celui de la Communauté d’agglomération… La seconde entité dédie ses 5 050 m2 à l’hébergement réparti – de façon non poreuse – entre une résidence étudiante de 116 studios de 17 m2 administrée par le CROUS et un foyer pour jeunes travailleurs de 16 à 30 ans opéré par Habitat Jeunes Pau Pyrénées. Soixante logements – des T1 de 17, 24 et 33 m2 – les accueillent individuellement, en couple ou en colocation. Confort et intimité y ont été privilégiés : 2,70 m de hauteur sous plafond, large baie fixe de 195 x 125 cm sans recoupement horizontal complétée par un ouvrant bois plein sur allège dissimulé dans la façade. Selon Alexandre Jonvel, l’architecte, le mobilier et la décoration s’inscrivent dans une démarche de design thinking. Les logements bénéficient d’une ambiance proche de celle d’un appartement conventionnel : teintes

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