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d+b Interior Design fête à peine ses 10 ans !

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Par Sipane Hoh, le 4 mai 2026.
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© Marion Obono - MLG Photographe

Fondée en 2015, l’agence d+b Interior Design est le résultat d’une fructueuse rencontre entre Caroline Béné-Combes et Sandra Demuth, deux personnalités qui affectionnent la création de lieux de caractère.

Sandra Demuth et Caroline Béné-Combes constituent un duo créatif, reconnu pour sa signature élégante et intemporelle. À la fois différentes et complices, passionnées par leur métier, ingénieuses et habiles, les fondatrices de d+b Interior Design écoutent leur clientèle et leur proposent des intérieurs empreints d’une grande élégance. Après un diplôme d’architecte d’intérieur, Caroline Béné-Combes poursuit ses études et obtient un diplôme d’architecte DPLG. Néanmoins, elle privilégie l’architecture d’intérieur et travaille en freelance. Sandra Demuth, quant à elle, s’est formée aux arts appliqués et au design global. Les références des deux femmes sont nombreuses ; aujourd’hui, dans leur agence établie dans le 15e arrondissement parisien, entourées d’une équipe de six collaborateurs, elles croisent leurs expériences et leurs approches esthétiques et conceptuelles pour engendrer des projets variés qui méritent la découverte. 

La Maison OBONO

Au cœur du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan, le Domaine des Abbatiales, situé en zone Natura 2000, devient la Maison OBONO. Les nouveaux propriétaires souhaitaient réhabiliter les lieux selon les principes d’écoresponsabilité. Le projet a été mandaté à d+b Interior Design dont l’objectif était la préservation du patrimoine historique et naturel tout en réinventant les lieux pour en faire un lieu élégant et vivant. Tout en contraste, l’intervention permet de connecter le manoir datant du XIIIe siècle et l’extension moderne, créant ainsi un parcours client homogène et cohérent. Dès son arrivée, le visiteur est accueilli dans un lobby généreux et lumineux où le sol en parquet, les textiles aux teintes chaleureuses et les voilages légers contrastent avec la pierre. Le manoir historique est remis en valeur grâce aux éclairages et à l’aménagement intérieur. Les têtes de lit sont en bois, les luminaires choisis en tonalités de sable, tandis que les murs sont habillés de photos dans les tons ocre, terracotta, bleu « glaz », vert et de dessins stylisés.

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    d+b interior Design

    33 bis, rue Mademoiselle

    75015 Paris

    Tél. : +33 (0)9 72 83 93 02

    www.dplusb-id.com

    La Maison OBONO Hôtel Restaurant & Spa

    Lieu-dit Kerdréan

    56400 Le Bono

    Tél. : +33 (0)2 97 57 84 00

    www.maison-obono.com

    Hyatt Place Rouen

    77, route de Neufchâtel

    76000 Rouen

    Tél. : +33 (0)2 27 08 12 34

    www.hyatt.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 63
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    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

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    Nº63

    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

    Couverture du NDA Nº63

    Novembre — Décembre 2025 — Janvier 2026

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    Urbanisme

    L’ambitieuse réalisation de l’Atelier Téqui

    Par Sipane Hoh, le 4 décembre 2023
    Dans un environnement périurbain, situé en bordure de plusieurs communes à Saint-Laurent-Blangy, l’Atelier Téqui Architectes a réalisé le pôle de Recherche & Développement agronomique et agroalimentaire du Grand Arras. Compte tenu du sujet, les architectes ont opté pour une structure bois, une matière peu utilisée dans ce genre d’intervention. Pour répondre aux diverses exigences des chercheurs et être conforme aux normes actuelles, le Laboratoire d’analyses des sols (LAS) qui se trouvait déjà au sein des locaux artois de l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) nécessitait une rénovation lourde. Suite aux différentes discussions avec les acteurs locaux, un projet de construction neuf a été décidé. Une nouvelle bâtisse qui permet de rassembler, sur un même site, les moyens du LAS et de l’Unité mixte de recherche (UMT) de l’Université d’Artois et de donner une meilleure visibilité à la recherche agronomique. Prenant place sur l’ancien parking du Marché aux bestiaux, le projet, constitué d’un volume principal en ossature et bardage bois, jouxte une autre entité en béton matricé. Cette dernière, plus haute, fait figure de proue et contient dans sa partie supérieure les installations techniques des deux bâtisses. Quant aux fluides spéciaux, ils sont contenus dans un profilé métallique qui ceinture horizontalement le bâtiment. Louis Téqui, le fondateur de l’Atelier Téqui, nous explique qu’au départ les chercheurs étaient sceptiques vis-à-vis de l’utilisation de la structure bois concernant les laboratoires. Mais l’agence avait déjà à son actif un projet similaire qui a séduit l’assistance. De même, l’expérience comptant, l’ensemble des éléments, qu’il s’agisse de murs en ossature bois ou de voiles en béton matricé, ont été préfabriqués en usine avant d’être acheminés et assemblés sur place. Afin de faciliter la maintenance et d’affirmer le caractère technique du projet, les architectes ont opté pour des réseaux visibles. Une réalisation exemplaire La réalisation est exemplaire et tandis que le béton apporte une grande pérennité à l’ensemble, le bois répond aux normes écologiques. La complexité du programme a été maîtrisée grâce au savoir-faire des architectes qui ont considéré le bâtiment comme un outil de travail. Ce dernier, doté de toutes les nouvelles fonctionnalités, s’avère être un lieu pratique, fonctionnel et ergonomique. Cependant, dans cet environnement très technique, fait irruption une oasis de verdure, située au cœur même du projet ; il s’agit d’un patio autour duquel s’articulent les diverses fonctions. Ce jardin offre un lieu de convivialité aux divers usagers et dote l’intérieur d’une grande luminosité. Même le traitement des façades donnant sur ce lieu est différent. Il s’agit d’une double peau transparente qui couvre la totalité des surfaces verticales. Un semblant de chaleur qui frise la perfection se dégage de cet endroit. S’agit-il d’un jardin secret ? d’un lieu de détente ? Oui, tout à la fois. La sobriété de l’extérieur laisse la place à une joyeuse découverte dont seuls les usagers peuvent savourer l’existence. Par ailleurs, nous savons que la réalisation d’un projet nécessitant une grande technicité n’est pas une mince affaire pour l’architecte. L’ensemble, qui devrait constituer un repère architectural dans un quartier
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    Créateur

    Moi, canapé, diva des divans

    Par Anne-Marie Fèvre, le 29 avril 2024
    Depuis le Moyen Âge, j’en ai vu de toutes les matières, couleurs, et formes ! En 2024, riche de mon long passé, je veux bien être indémodable et écolo mais ni patapouf ni standard, je veux rester exceptionnel et inventif. Histoire. Moi, canapé, j’ai connu tellement de transformations, de savoir-faire, de modes – ou pire de tendances – depuis mes origines ! Dans quel état j’erre en 2024 ? Mon histoire est si longue. Mon nom de canapé viendrait de « kônôp », « moustique » selon les Grecs de l’Antiquité. Moustique ? Ils sont fous ces Grecs ! Mes vrais ancêtres seraient plutôt les bancs coffres du Moyen Âge en bois sculpté. Ce n’est qu’au XIXe siècle que se codifient mon histoire et styles successifs. Je serai roman, Renaissance, Louis XV… Au XVIIIe siècle, ouf, un certain messire Antoine Furetière me définit clairement : « Une sorte de chaise à dos, fort large, où il peut s’asseoir deux personnes à la fois » 1. Styles ! Avec les rois, Louis XIII et les suivants, je vais connaitre en France bien des fastes : le plaisir du capitonnage, des matériaux et tissus précieux, je vais être travaillé par des artisans réputés. Je représente et supporte les séants du pouvoir ! À la Révolution, je serai détruit ou réemployé, puis je redeviendrai Empire, Restauration… Mes synonymes se diversifient : causeuse, divan, méridienne, sofas, tête-à-tête, indiscret, duchesse brisée, ottomane, canapé à joues, confident… De style, je le suis encore aujourd’hui, sous forme de témoin de mes différentes périodes, j’habite dans les châteaux, chez les antiquaires et surtout dans les musées, dont le MAD de Paris 2… Je suis aussi réinterprété ou souvent copié. Au XXe siècle, j’ai particulièrement aimé le style Art Nouveau qui m’a paré d’ornementations végétales. Puis l’Art Déco, le Bauhaus allemand m’ont fait devenir moderne. Avec le « Less is more », mes lignes claires, machiniques et en métal auraient pu m’envoyer à l’hôpital. J’étais vexé ! J’ai résisté en L2 et L3 de Le Corbusier, encore réinventé chez Cassina. Je suis Immortel. Pop. Puis tout a changé après la Seconde Guerre mondiale. L’American Way of Life gagne l’Europe à la fin des années 1950. L’irruption de la télévision dans les intérieurs exige que je devienne très confortable pour regarder ce petit écran, on s’affale sur mes ressorts. Je règne sur des tables basses, des poufs… En mousse recouvert de jersey, en cuir, je suis à l’aise sur des moquettes (que l’on fume souvent). Avec le « Design pour tous », je suis popularisé par la société de consommation ! Organique support de l’hédonisme 69, je deviens pop ! Le si inventif Pierre Paulin m’a vu en Déclive ! Les Italiens, d’Ettore Sottsass à Gaetano Pesce, m’ont fait flirter avec des supports ovnis et narratifs. Même si Jacques Tati m’a caricaturé dans son film Mon oncle, j’ai aimé à la folie cette période si dingue. Sculpture. Avec les années 1980, le postmodernisme m’a vénéré tel une œuvre artistique. Je suis devenu barbare avec Garouste et Bonetti, sculpture avec Martin Szekely. Le mouvement Memphis m’a même orné de stratifié plastique ! Et me voilà mis dans la niche élitiste de la pièce unique ! Cela se calme un
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    Architecture, l'esprit du lieu

    PPX versus MBDS, un duo d’agences hors pair

    Par Lionel Blaisse, le 6 mai 2024
    En matière d’hôtellerie, il est hélas trop rare de confier la décoration à l’architecte ayant construit ou rénové l’établissement, quitte à le dépareiller, comme à l’Hôtel La Fantaisie. Pour son premier opus parisien, le petit groupe familial Leitmotiv a voulu muer l’hôtel eighties ringard sis 24, rue Cadet en un cinq étoiles « branché ». Si la subtile transfiguration opérée par Cédric Petitdidier et Vincent Prioux est une réussite architecturale, la presse lifestyle la tait pour (con)sacrer l’hyper décor imaginé par Martin Brudnizki, « électron libre du design »… qu’il serait temps, à mes yeux, de débrancher ! Florilège de (non)styles. Bien que suédois mais formé à Londres en architecture d’intérieur et design, Martin Brudnizki ne s’inscrit pas vraiment dans la veine minimaliste du design scandinave. Certains voit un « maximalisme irrévérencieux » dans son « amour de la superposition de différents matériaux, textures et styles ». Ses deux récentes livraisons hôtelières parisiennes, Le Grand Mazarin et La Fantaisie, doivent laisser pantois les historiens de l’architecture et du design – tout comme moi – quant au décryptage de leur décor (plutôt que décoration) respectif. L’hommage prétendu aux frères Cadet, maîtres jardiniers ayant à la Renaissance leur Clos dans le quartier, est lourdement tiré et tissé par les branches, et tapissé de fleurs et végétaux en tous genres. Presque tout ici est sur mesure et surtout dans la démesure. Personnellement, ces excès de fantaisie me dépassent et m’asphyxient. Voilà pourquoi je n’en dirai pas davantage ! Une aimable et singulière densité. Un mauvais pastiche d’hôtel particulier comme les années 1980 ont su hélas en produire dans un tronçon de rue du 11e arrondissement plutôt étroit et aux allures faubouriennes. D’inutiles redans complexifiant sa distribution et un parking en sous-sol inexploité. Ayant conservé la structure béton en bon état, l’agence Petitdidierprioux (PPX) s’est attachée à valoriser vertueusement le déjà-là en l’agrémentant des qualités urbaines, paysagères et fonctionnelles lui faisant défaut. Le rez-de-chaussée désormais traversant – dédié à l’accueil et à la restauration – révèle enfin depuis la rue le jardin recréé à l’arrière, une généreuse verrière à ossature acier d’esprit fin XIXe revisité XXIe s’y projetant lumineusement. Les menuiseries extérieures des chambres – vitrées sur toute leur largeur – empruntent leur modénature aux serres maraichères si nombreuses jadis dans ce quartier à moins que ce soit aux ateliers d’artistes. Côté rue, un petit balcon d’une cinquantaine de centimètres s’intercale à l’avant des baies vitrées à ossature acier anthracite dont le fin barreaudage vertical de l’étonnant garde-corps évoque un alignement de joncs. Tout est impeccablement dessiné, des fixations jusqu’au bardage en zinc pré-patiné gris-vert tantôt lisse, tantôt nervuré, qui rythme judicieusement la nouvelle façade. Trois niveaux en attique – dont deux en surélévation – ménagent des terrasses largement végétalisées d’où embrasser les toits et la skyline de Paris. Le paysagiste Christophe Gautrand a parsemé le jardin de bucoliques clairières ombragées où ont essaimé quelques tables et fauteuils écarlates. Bref, un vrai havre de paix dans un des quartiers les moins verts de la capitale, qui pouvait très bien se dispenser de toute cette indigeste « verdure » intestine !

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