Architecture, l'esprit du lieu

Est-éthique du réemploi

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Par Lionel Blaisse, le 13 mai 2024.
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© Anne-Emmanuelle Thion

Depuis vingt-cinq ans, Thierry Grundman parcourt l’Inde et l’Asie du Sud-Est afin de sourcer ces objets du quotidien – façonnés par la main de l’homme il y a des décennies, voire des siècles – conjuguant chacun l’utile et le beau.

Acheté en 2004, le Domaine de Quincampoix héberge Atmosphère d’Ailleurs, sa société d’import-export d’antiquités du monde. Les beaux volumes rénovés de cet ancien relais de chasse XVIIe de la vallée de Chevreuse se prêtent à merveille pour restituer l’esprit Wabi-Sabi de cette collecte sans cesse renouvelée de pièces architecturales ou vernaculaires dont les « matières ont des rides de voyage, de nature, de lumière…

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    Architecture, l'esprit du lieu

    Nouveau nom, nouvelles collections mais toujours à vos côtés !

    Par Nat Lecuppre, le 8 janvier 2025
    Vous connaissiez IVC Commercial Moquette, et vous vous appuyiez sur ses produits pour le rendu de vos projets. Désormais, sous le nom de Mohawk Group by Unilin, vous trouverez Mohawk Group pour la moquette, IVC pour les rouleaux PVC et MODULEO pour la LVT. Des valeurs sous un même nom. Les valeurs de Mohawk Group by Unilin sont l’esprit entrepreneur, la passion, le respect et l’excellence. Mohawk Group met en amont les solutions pour répondre à toutes vos attentes. Philosophie de Mohawk Group. L’humain est toujours au cœur de tout ce que qu’il fait, ceci est son objectif principal. Il va au-delà de la durabilité car cela contribue de manière inhérente au bien-être de l’utilisateur. Comme la qualité de vie de l’utilisateur est sa préoccupation, il va de soi qu’il accorde également la plus grande attention à la qualité des projets. L’impact sur l’environnement reste bien sûr un des critères importants dans la conception des produits. Le design, le confort et la durabilité sont des inconditionnels chez Mohawk Group. Les collections sont multiples et vous permettent de concevoir des projets dans tous les secteurs de l’architecture : bureaux, résidences, hôtels, boutiques… Elles sont classées en trois catégories afin de répondre à toutes les attentes budgétaires. Des produits pour tous. On trouve des collections dans les trois catégories : les concepts Signature, la gamme Mix & Match et les Essentiels. Toutes ont la particularité d’être design et peuvent, selon certaines conditions, être conçues sur mesure. Huit collections comprenant au total 23 produits sont proposées. Les dalles sont de dimensions 50 x 50 cm et les lames de 25 x 100 cm. Des collections pour concevoir tous les projets Pattern Avec les dalles de moquette structurées, fabriquées avec de la fibre carbone négative, vous pouvez former un espace de travail fondé sur le bien-être au quotidien, l’équilibre et la liberté à travers une gamme de 16 couleurs présentant des tons hautement fonctionnels et des teintes subtiles et pastel. Imperfection Cette collection recherche la beauté dans l’imparfait et vous permet de donner une âme à un espace. Les modèles Grit, Bruut et Rupture sont déclinés dans des teintes naturelles et des textures organiques. Fabriquées à partir de matériaux durables, les dalles présentent des performances acoustiques élevées qui assurent un confort et un bien-être inégalables. Immersion L’immersion, en revanche, est inspiré du monde virtuel, un monde sans limites, où la liberté de création est absolue, où le numérique se mêle harmonieusement au réel. L’effet 3D des textures donne une impression de mouvement permanent qui confère à l’ensemble une dynamique surprenante. Un intérieur stimulant qui aiguise les sens autant qu’il favorise la productivité. Notre Mix & Match. La catégorie Mix & Match vous permet de créer un mélange parfait de liberté, de design et d’accessibilité, offrant l’opportunité de jouer avec les nuances, les textures et les dimensions pour personnaliser votre espace de travail. La collection Art Intervention est composée de la même banque de fil et des mêmes couleurs que les collections Contour, Rudiments et Light Art. Vous pouvez ainsi réaliser un look unique et des possibilités de design infinies en combinant les designs et les couleurs qui
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    Architecture un lieu

    Devenir Agile à L’Occitane

    Par Nat Lecuppre, le 17 novembre 2023
    La méthode Agile (approche itérative de la gestion de projets et du développement) fait de plus en plus partie de l’organisation d’une société. En mettant l’humain au cœur de celle-ci, elle permet de fixer avec performance et en équipe des objectifs. Une valeur ajoutée pour le client et pour les collaborateurs. Méthode Agile Les points fixés sont atteints via la technologie et des processus personnalisés. La participation des clients est intégrée pour participer au développement d’un produit tout au long de l’avancement du projet. La nouvelle organisation de travail de L’Occitane a adopté la méthode Agile. C’est pour cette raison que les nouveaux bureaux parisiens du groupe, réalisés par Quadrilatère, se devaient d’être conviviaux, attractifs. L’accent a été mis sur le travail en équipe, la communication interdisciplinaire, l’harmonie globale et la cohésion. Des bureaux ouverts et dynamiques L’Occitane s’est installée au 17, boulevard Morland à Paris IVe. Les nouveaux locaux sont partagés avec les autres marques du groupe (Erborian, Melvita et Elemis) et le déménagement a permis à la société d’adapter les espaces aux nouveaux modes de travail. Le fil rouge du concept de Quadrilatère est le bien-être et le respect des engagements éco-responsables de l’Occitane. La nature fait partie de l’ADN du groupe. Les 2 200 m2 se répartissent sur deux niveaux : R+4 et R+5 et comprennent des espaces de travail par « territoire » ouverts et en flex-office, des salles de réunion, des bulles de 3 personnes, 200 m2 ­d’­espaces collaboratifs dont une Coisina au 4e avec cuisine, espace déjeuner, espace de réception, forum et une tisanerie au 3e. La Coisina, cuisine en Occitan, permet aux collaborateurs de se retrouver autour de grandes tables familiales et des alcôves pour travailler au calme. Le design et le mobilier L’osier, l’ocre, le bois, des assiettes décoratives chinées, des claustras en tuiles de terres cuites et des arches renforcent le côté chaleureux, végétal et provençal des lieux. L’art a pris place avec une fresque de l’artiste Franck Lebraly, qui incarne un sud suranné rappelant Klein et Cocteau. Des inscriptions peintes véhiculent les valeurs de la marque : « bien-être de tous », « impact positif », « indépendance des femmes », etc. Le site est en parfaite adéquation avec les valeurs de L’Occitane. Le bâtiment doté de 70 m2 de panneaux photovoltaïques sur les toits, d’un système de phytoépuration des eaux grises… possède les meilleures certifications et labels environnementaux (Breeam). La nouvelle adresse de L’Occitane permet d’encourager l’esprit d’entreprenariat, de créer conjointement, d’atteindre les objectifs et de répondre au mieux à la complexité des enjeux actuels. Avec l’agilité mise en amont, une nouvelle ère est apparue.
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    Urbanisme

    Fontvieille, faim de carrière

    Par Lionel Blaisse, le 9 février 2026
    Depuis 1998, Gilles Perraudin milite pour promouvoir les vertus de la pierre de taille. Son principal fournisseur, les carrières de Provence, lui a confié la maîtrise d’œuvre du pavillon d’accueil éphémère de son site de Fontvieille. Avec son fils et associé Jean-Manuel, Gilles Perraudin a érigé au bord d’une falaise artificielle un édifice minimaliste, voire primitif, démontable, se voulant tout à la fois un manifeste radical de l’art de bâtir en pierre et une métaphore poétique du lieu d’où elle est extraite. Retour vers le futur Exploitée souterrainement à partir de 1850, les carrières de Fontvieille le sont à ciel ouvert depuis 1950 en bonne partie pour approvisionner alors les chantiers de Marseille, d’Alger et du Point du Jour à Boulogne-Billancourt de Fernand Pouillon. Il se pourrait même que l’architecte y ait dessiné les deux modestes bâtiments de bureaux entre lesquels s’insère aujourd’hui le nouveau pavillon. Dès la crise pétrolière de 1973, Gilles Perraudin comprend qu’il faut anticiper la fin des énergies fossiles. Après avoir expérimenté avec son épouse Françoise-Hélène Jourda une version plutôt high-tech de l’architecture bioclimatique, il s’oriente vers une option plus naturelle de la construction durable (pierre, terre crue…). « D’aucuns me disent passéiste. Ils se trompent, je me sens au contraire en avance. J’ai compris que notre monde tend à devenir chaque jour plus virtuel à force de produire des images irréalistes. Nous avons besoin de retrouver la matière pour être au monde. Sa disparition, sous des déguisements qui nous laissent croire que nous nous en sommes affranchis, est responsable de la destruction de la planète. » Le Jardin d’Ève Parallélépipède rectangle quasi monacal, le pavillon revendique également une ascèse constructive : toiture en tôle métallique parcourue de failles vitrées longitudinales, charpente bois, parois constituées de blocs de pierre de 70 cm d’épaisseur posés sans mortier. Se superposant les unes aux autres par la seule vertu de l’équilibre, toutes ces pierres d’un seul et même module composent des figures auto-stables qui produisent un langage nouveau et intemporel et ménagent d’étranges meurtrières et baies. Juste sertis, les vitrages – clairs ou teintés – imprimés çà et là de mots évoquent inévitablement ceux vitraillant la chapelle Notre-Dame-du-Haut du Corbusier à Ronchamp ! Au sol, le dallage de pierre s’écarte pour laisser couler de l’eau, se soulève pour offrir des podiums, des assises ou encore des jardinières. La lumière des cathédrales, la pesanteur du roman, les effluves des jardins monastiques semblent avoir guidé les concepteurs. « Dans cet enclos, nous avons composé un jardin minéral, métaphore d’une carrière au sol tranché et parcouru par l’eau qu’accompagnent quelques sobres cactées. La lumière éclaboussée, le parfum minéral et le bruissement de l’eau nous transportent vers un lieu originel : celui d’un jardin du paradis. Là où se situe l’origine du monde, celui des enfants et de celle qui les engendra, Ève. En donnant la vie, nous mourons. Comme Ève Marre 1, cette jeune paysagiste qui perdit la vie en donnant son sang. » Des bassins franchis par des passerelles immaculées contribuent à la mise à distance de cet ouvrage atypique. Fille de l’ingénieur ayant collaboré avec Gilles Perraudin à la conception de l’École

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