L'événement

Les Grands Prix SIMI

Par Nat Lecuppre, le 15 janvier 2024.
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WoodE

En décembre dernier s’est tenu, à Paris Porte Maillot, le salon du SIMI. Ce rendez-vous professionnel est dédié à la filière immobilière et à l’ensemble de ses acteurs intervenant dans l’Hexagone.

C’est l’occasion de se retrouver pour les promoteurs, développeurs, investisseurs, protech, territoires et conseils, architectes… Lors de cet événement, créé en 2002 et organisé par le Groupe Infopro Digital, sont décernés deux types de récompenses : les Grands Prix SIMI et les Grands Prix SIMI Habitat & Logement.

Grand Prix SIMI Habitat & Logement

Ce prix a été lancé en 2022. Il met à l’honneur les opérations immobilières d’habitat et de logement. L’habitat et le logement tiennent un rôle essentiel dans l’attractivité des territoires, la création de l’environnement urbain et par conséquent la qualité de vie.

Trois lauréats sont primés.

Le Grand Prix Habitat & Logement est attribué à Sky & Garden à Asnières-sur-Seine (92) présenté par Edouard François Maison.

Le prix spécial pour « la transformation urbaine » récompense La Porte Bleue à Marseille (13) présenté par le Groupe Constructa.

Quant au prix spécial « Innovation des usages », c’est le projet ECLA Paris Palaiseau à Palaiseau (91) présenté par Oceanis Promotion qui le remporte.

Les Grands Prix SIMI 2023

Les Grands Prix SIMI récompensent les immeubles de bureaux, mixtes, logistiques et de services aux entreprises et aux personnes de l’année.

5 lauréats ont été primés.

WoodE à Pantin (93) présenté par PRD Office reçoit le Grand Prix SIMI dans la catégorie « Immeuble de bureaux neuf de moins de 10 000 m² ». Pour la catégorie « Immeuble de bureaux neuf de plus de 10 000 m2 », c’est Centrium à Valbonne (06) par Courtin Promotion qui gagne.

Terralumia à Champagne-au-Mont-d’Or (69) présenté par Crédit Agricole Immobilier Corporate Promotion est lauréat pour la catégorie « Immeuble restructuré ou réaménagement particulièrement innovant ».

Pour « l’immobilier logistique », c’est Nanterre Hôtel Logistique Urbain à Nanterre (92) présenté par La Poste Immobilier qui remporte la victoire dans cette catégorie.

Le coup de cœur du jury revient à In’Cube, centre de recherche et d’innovation de Danone Nutricia Research à Gif-sur-Yvette (91) présenté par Arte Charpentier Architectes.

Cette année encore, la session du SIMI fut riche et innovante. Elle a récompensé de très beaux projets que vous pouvez découvrir plus en détail sur le site www.salonsimi.com

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    Urbanisme

    SAINT-OUEN, sur la route des JO 24

    Par Anne-Marie Fèvre, le 5 octobre 2023
    Docks reconvertis, quartier tertiaire, gare Pleyel toute proche, grand hôpital à venir, et surtout le sud du Village Olympique. Cette ancienne banlieue rouge rebondit, bien placée dans le Grand Paris. À Saint-Ouen on ne sait plus où donner de la tête, des yeux et des pieds. Construction, rénovation, embellissement, végétalisation sont les mots-clés mis en avant à grande échelle par les pouvoirs publics. Dont le maire Karim Bouamrane (PS), élu en 2020, et par les nombreux architectes qui œuvrent sur ce territoire urbain. Cette commune de la Seine-Saint-Denis (93), étendue sur 4,31 km2, est peuplée de 51 547 Audoniens et Audoniennes, une population en augmentation de 8,68 % par rapport à 2014. Aujourd’hui, on gagne aisément Saint-Ouen par la ligne 14. De cette bouche toute contemporaine, le contraste est saisissant quand on sort à la station mairie. Se déploie autour de la Place de la République un patchwork de bâtis : l’Hôtel de ville (1868) signée Paul-Eugène Lequeux, des HBM et un centre administratif et social en briques, la médiathèque Persépolis (2009) de Jean Pierre Lott. Cette place et ses abords attendent leur embellissement. Des vignes aux usines Un peu décalée, la patinoire (1979) de Paul Chemetov, fermée et sinistrée, doit être métamorphisée pour d’autres usages. Classée « patrimoine remarquable », elle rappelle que cette ville de banlieue a été un des fleurons de la ceinture rouge, où nombre de maires communistes ont enrichi cette cité ouvrière de logements et d’équipements sociaux. Devenue industrielle au XIXe siècle, elle a connu un siècle de dynamisme, avec la stratégique gare d’eau en 1830, l’usine de construction mécanique Farcot, qui deviendra Citroën en 1924 puis groupe PSA, fermée en mars 2021. Et Ziegler, Lesieur, Thomson, Alstom… Ou encore Wonder, célèbre grâce au film La Reprise du travail aux usines Wonder 1. À partir des années 1965-1975, l’industrie audonienne décline, c’est la désindustrialisation et l’apparition de friches industrielles. Si on fait un grand bond en arrière, il faut imaginer Saint-Ouen au Moyen Âge tel un petit village blotti contre un méandre de la Seine, un paysage de bois, prés, champs de blé, oseraies et surtout de vignes. Difficile à imaginer aujourd’hui. De même qu’il reste peu de traces des anciens châteaux et demeures de quelques nobles et bourgeois, attirés par ce site champêtre proche de la capitale ! 2. Et n’oublions pas qu’en 1750, Saint-Ouen était située sur la route de la Révolte ou des Rois, reliant Versailles à Saint-Denis et Compiègne pour éviter les émeutes de Paris. Des fortifs aux Puces Autre histoire, plus récente, celle de la Zone des fortifs, où après la guerre de 1870, les pauvres ont été relégués hors de Paris. Les « chiftires » ou « biffins » bâtissent les premières baraques d’une sorte de bidonville. Cela conduira à nos vieilles Puces, officialisées en 1885. Cet immense marché – 2 000 marchands et 7 hectares – est toujours prisé, il a été agrandi, rénové depuis 2014. Voisinent antiquaires design chics, déballeurs de rue, le vieux resto Chez Louisette, l’Hôtel MOB hype. Cet immense bazar fait partie du quartier Puces-Gambetta. Y est
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Le premier pas sur la Piste des Géants

    Par Sipane Hoh, le 7 avril 2025
    À Toulouse, Studio Montazami et Tezuka Architects mettent leur connaissance en diapason pour une réalisation hors site baptisée NIWA Toulouse Aerospace. C’est une construction pionnière ainsi qu’un signal architectural fort qui promeut une nouvelle manière de travailler. C’est l’histoire d’une rencontre inopinée mais néanmoins fructueuse qui a débuté en 2017, à Paris, à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, en marge du Global Award for Sustainable Architecture qui désigna l’agence japonaise Tezuka Architects (Takaharu Tezuka + Yui Tezuka) comme lauréate. Suite à un appel d’offres commun, les deux agences d’architecture ont été sélectionnées pour un projet qui favorise la recherche de nouvelles solutions éthiques et une démarche civique en architecture. À Toulouse, prenant place dans la ZAC Montaudran Aerospace, NIWA qui signifie jardin en japonais et voué à devenir le siège social de GA Smart Building, constitue l’amorce du campus tertiaire, le TMA NewGen, dont le concours fut remporté en 2020 par les deux agences d’architecture. Encore en projet, l’ensemble comporte trois parcelles. Tandis que côté sud-ouest le site est bordé par la rocade A620, côté nord-est il est bordé par la Piste des Géants, une ancienne piste de l’Aéropostale, inscrite en partie aux monuments historiques. C’est donc sur une parcelle stratégique, située au sein du berceau de l’aviation civile non loin de la Halle de la Machine que prend forme l’immeuble tertiaire qui constitue à la fois un lieu de vie, de travail mais aussi de culture et de loisirs. Une architecture vertueuse tendant vers le monde post-carbone. Dès le départ, les architectes aspiraient à faire plus de place à la nature. Ainsi, le bâtiment a été reculé par rapport à l’avenue de l’Aérodrome-de-Montaudran, pour pouvoir laisser la place à un parc paysager comprenant diverses essences locales. Mieux cerner le monde de travail. Contrairement à la logique d’une tendance actuelle qui propose une seule entrée pour l’immobilier tertiaire, Niwa s’est dotée de plusieurs accès communiquant entre eux au travers du rez-de-chaussée en triple hauteur. Tandis que l’une des entrées se trouve du côté de la Piste des Géants et compose avec une cafétéria et un local commercial, une entrée secondaire prend place sur le versant sud-est du bâtiment. Quant au troisième accès, il fait face à la future passerelle qui enjambera la rocade autoroutière. Le socle constitue ainsi un véritable lieu de vie. Par ailleurs, profitant de la déclivité du terrain, les architectes ont conçu plusieurs espaces en gradins suivant la pente, formant un auditorium ainsi qu’un showroom et une bibliothèque. L’édifice tertiaire se distingue par ses grandes surfaces vitrées et le jeu habile de ses volumes dans le but d’une adaptation meilleure à son environnement et pour garantir des vues obliques à ses usagers. De même, les plans ont été élaborés de façon à faciliter l’interaction et offrir des espaces centraux de rencontres aux utilisateurs des lieux. Des recherches spatiales ont été menées par les deux agences pour mieux cerner le monde de travail et le rapprocher autant que possible de l’univers domestique. En conséquence, les espaces extérieurs font partie de chaque étage et sont
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    Architecture, l'esprit du lieu

    M comme vivre Mieux…et plus longtemps

    Par Nat Lecuppre, le 17 avril 2026
    Cinq ans après l’inauguration de la Villa M à Paris (15e), le groupe Pasteur Mutualité continue de développer son concept de lieux hybrides dans le sud de la France. C’est dans la Cité phocéenne qu’est inaugurée la deuxième Villa M. Idée de départ. Thierry Lorente, directeur général de Groupe Pasteur Mutualité, président de la SAS Villa M, et Amanda Lehmann, directrice de la stratégie du Groupe Pasteur Mutualité, sont à l’initiative de ces établissements qui allient dans leur architecture l’humain, la santé et la nature. Ils ont imaginé des lieux qui font du bien-être de chacun une priorité. Ils repensent la santé dans toutes ses dimensions. Dès la création de la Villa M à Paris, les deux co-créateurs rêvaient d’un lieu hybride qui accueillerait des conférences pour la formation médicale, des espaces de prévention, un centre de check-up pour les soignants. Elle était pensée en tant qu’accélérateur de start-up pour accompagner les innovations médicales de demain. Mais l’idée principale était surtout de prendre en compte la santé mentale et le bien-être des soignants. Chose qui jusqu’alors passait au second plan. Deux visions de la médecine. Pour Thierry Lorente, la France a le privilège d’avoir l’une des meilleures médecines curatives. Toutefois, il nous précise que nous sommes moins avancés que d’autres pays pour la prévention, le dépistage et la vaccination. Pour Amanda Lehmann, il s’agit de parler de santé pour mieux comprendre. Il faut pouvoir vivre plus longtemps en bonne santé. D’où la mise en place de la Méthode M avec un parcours de check-up santé longévité. Les deux points de vue se recoupent et ont permis de concevoir le concept de la Villa M. La Villa M. La Villa M, c’est la nouvelle interprétation de lieux aux multi-usages tournés vers la santé, pour la communauté médicale et ouverts au public. Ils incarnent les nouveaux concepts de santé de demain qui mettent l’humain au cœur de leur fonctionnement. Le concept de la Villa M reconsidère la santé en général (physique, mentale, émotionnelle, spirituelle) pour permettre à chacun de vivre mieux et dans la durée. Un écosystème basé sur le mutualisme. La Villa M de Marseille a ouvert ses portes en mai. Implantée dans l’ancien hôtel Villa Massalia dans le 8e arrondissement, elle revoit les codes traditionnels de la médecine préventive et de l’hospitalité en mixant santé, bien-être, sport, coworking et hôtellerie. Le site dispose d’un hôtel quatre étoiles de 140 chambres et suites. L’agence Friedmann & Versace s’est inspirée de la Méditerranée pour concevoir son architecture d’intérieur sobre et élégante. On y trouve un restaurant et bar qui sert une cuisine du Sud faite maison. Depuis la terrasse, les convives peuvent bénéficier d’une vue imprenable sur l’hippodrome Borély et sur la mer. Un club Boxe & Fitness permet de s’initier à ces pratiques sportives. Des coachs encadrent les cours de cardio-boxing. Le bien-être est renforcé avec un espace spa, sauna, hammam, une piscine chauffée et même une innovation : la cryothérapie. Celle-ci consiste à s’exposer à un froid intense pour activer la circulation sanguine et réduire les douleurs musculaires et inflammatoires. Un centre de consultation et de soins propose

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