Architecture, l'esprit du lieu

La Casa Maitò, comme un bijou dans son écrin

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Par Sipane Hoh, le 22 septembre 2025.
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© Pietro Savorelli e Associati

L’attention aux détails, le design raffiné et la capacité de fournir confort et innovation sont les ingrédients de la Casa Maitò. C’est un projet créé avec la plus grande habileté par Archea Associati, l’agence d’architecture italienne fondée à Florence par Laura Andreini, Marco Casamonti et Giovanni Polazzi.

La ville balnéaire de Forte dei Marmi s’est imposée depuis les années 1960 comme une destination recherchée par les touristes d’élite, en quête de luxe et d’exclusivité. C’est dans cette contrée qui incarne à perfection la dolce vita de la Riviera italienne, que l’agence d’architecture internationalement connue Archea Associati a réalisé la Casa Maitò, un équipement innovant qui a pour objectif la représentation d’un nouveau concept d’hôtellerie en offrant une expérience d’hospitalité unique et exclusive avec ses dix suites et ses nombreux espaces communs conçus avec raffinement. Sous ses airs sages, sa forme géométrique et ses façades rythmées enveloppées d’une résille perforée, l’édifice comporte quelques surprises. En effet, les intérieurs sont exubérants, expansifs et panachés. C’est tout l’art et le savoir-faire d’Archea Associati qui y a été déployé. Des espaces en accord avec les diverses exigences d’une clientèle pointilleuse. L’hôtel couvre une superficie totale de 1 950 m² répartis sur cinq étages, dont un situé en sous-sol. Au rez-de-chaussée, le visiteur accède aux principales pièces dédiées à la convivialité, notamment le hall, le bar, le restaurant ainsi que les salons. Le restaurant dispose d’une partie intérieure et d’une autre extérieure, cependant une particularité attire l’attention : l’une des tables est impressionnante, en forme arquée, juchée du haut de ses 110 cm au-dessus d’un sol en verre, elle assure aux convives une vue sur la piscine thermale située au sous-sol. L’ambiance est encore une fois prodigieuse et les matériaux utilisés croisent luxe et apparat. Les trois étages de l’hôtel abritent sept suites toutes conçues pour assurer un maximum de confort et d’intimité. Le sous-sol, quant à lui, est entièrement dédié au bien-être, avec un spa équipé d’une piscine, d’un sauna, d’un espace massage et d’autres pièces pour les soins de beauté.

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    Archea Associati

    (siège social)

    Lungarno Benvenuto Cellini 13

    50125 Firenze, Italie

    Tél. : +39 055 538851

    www.archea.it

    Archea Paris Architecture

    Francesco Simonin

    4, rue Saint-Florentin

    75001 Paris

    Tél. : +33 (0)6 01 91 53 89

    Casa Maitò

    Viale Ammiraglio Enrico Morin, 2

    55042 Forte dei Marmi LU, Italie

    Tél. : +39 0584 1661860

    www.casamaito.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 61
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    Urbanisme

    Philippe Chiambaretta, la pensée vive

    Par Anne-Marie Fèvre, le 10 juin 2024
    Cet architecte-entrepreneur, au parcours riche et insolite, nourrit ses réalisations des recherches effectuées dans son agence pluridisciplinaire, PCA-Stream. Du #cloud-paris aux Champs-Élysées, de la tour The Link au Pompidou Massy, il articule le « faire » et le « penser », pour mieux habiter l’avenir ; et le vivant. Rue Vieille-du-Temple à Paris, l’agence PCA-Stream, ruche très contemporaine, rassemble une équipe pluridisciplinaire de 100 collaborateurs – architectes, urbanistes, designers, ingénieurs, chercheurs, éditeurs. Tel un prototype vivant, elle illustre la vision des espaces de travail de Philippe Chiambaratta. Et pas seulement. Car dès qu’il s’installe comme architecte – assez tard, il a 37 ans – il adopte déjà un positionnement. La production qu’il envisage est portée par une vision large de l’archi­tecture, où la ville se situe au centre, comme un fait culturel. C’est son parcours insolite fait de ruptures qui explique cette attitude, et l’élaboration d’une méthode en marche ! Né le 15 juillet 1963 à Carcassonne, il vit enfant avec ses grands-parents, il prend goût au dessin, à la peinture, la photo, l’écriture. Mais il est aussi séduit par les mathématiques. Ses parents, eux, pousseront « ce bon élève » vers les sciences. On le retrouvera tour à tour à l’École des ponts et chaussées de Paris, au MIT (Massachusetts Institute of Technology) de Boston, puis dans une entreprise américaine de conseil. Saut dans le vide, il devient artiste. Bifurcation brutale, il rencontre Ricardo Boffil et travaille avec lui pendant dix ans. Il décide finalement de devenir architecte, sort diplômé de l’École nationale supérieure d’architecture Paris Belleville en 2000 et crée l’agence PCA en 2001. S’est consolidée sa vision de l’architecture comme « une rencontre entre les sciences et les arts. » Au départ, il ne craint pas les petits projets, comme l’aménagement des Starbucks, où il y observera ce que font les gens dans ce type de lieu. « L’architecture, c’est abriter une fonction humaine, c’est résoudre une équation latente, répondre à une question, questionner cette question. Un client n’achète pas un bâtiment mais une réponse à ses besoins », affirme ce matheux, qui se voit aussi médecin : « La ville est un système vivant sur lequel on doit porter le regard d’un médecin. » Ce qui l’anime, c’est sa volonté d’articuler le penser et le faire. En 2008, il crée la revue Stream, pluridisciplinaire, à l’intersection de l’architecture, de l’art, de l’économie, de la sociologie, des sciences. Pour explorer l’impact des grandes mutations contemporaines sur l’avenir des villes. Ont été prospectés le Bureau de demain, Habiter l’Anthropocène, les Paradoxes du Vivant, et les Nouvelles Intelligences 1. Cette élaboration collective inspirera ses projets. « Il faut penser avant de faire, affirme-t-il, puis penser en avançant. Créer la matière prête à devenir forme et architecture. C’est un travail de l’architecture en soi. » Vont fusionner la recherche et la production dans son agence-entreprise, qui devient PCA-Stream en 2014. Ainsi, chaque projet retentit en effet de la richesse de ce réservoir de réflexions. Comme le CCC11 en 2007, la création de la façade du Centre d’art contemporain de Tours (Indre-et-Loire). « J’aime ce projet. C’est d’abord une idée, une architecture de recherche, sans commande, nous
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    Urbanisme

    De Tours à Saint-Paterne, la Belle Équipe

    Par Anne-Marie Fèvre, le 8 novembre 2023
    Une résidence étudiante tourangelle est aménagée avec du mobilier recyclé dans les villages du Pays de Racan. Une manière collective et réjouissante de récréer du beau à partir de délaissés. Comment s’est inventé le projet Habiter Surcyclé qui relie la ville de Tours et des villages alentour du pays de Racan (Indre-et-Loire) ? Tout s’est cristallisé à Tours, berceau du compagnonnage. En 2021, se projette la transformation de la Poste Grammont – de style années cinquante, désaffectée depuis dix ans – en résidence étudiante de 21 logements. C’est une habitation « inclusive » qui comprendra aussi des logements pour 6 autistes, accompagnés par l’association ALVA. Il y aura deux entrées séparées, des espaces communs de vie et de travail partagés pour les étudiants, une laverie, un local vélo, un jardin, un parking. Cette réhabilitation (le budget avoisine les 3,5 millions d’euros) aimerait réanimer, telle un signal, un quartier plutôt délaissé. Livraison prévue en juillet et septembre 2023. L’opération est menée par le promoteur social Ligeris dirigé par Pierre Rochery, la maîtrise d’ouvrage est assurée par la mairie de Tours, la maîtrise d’œuvre est revenue après concours à l’agence tourangelle Architectes RVL. Tout le monde est d’accord pour valoriser ce beau vestige des années cinquante. « On ne voulait pas y créer du standard, explique l’architecte Jean-Charles Liddell (RVL), mais plutôt de l’hybride. En gardant des éléments du passé comme le bandeau des trois baies dans l’angle, les ferronneries, les verreries, les couleurs, en mettant en valeur la cage d’escalier existante. En les mariant avec des signes plus contemporains : une coursive, une petite maison sur le toit, des matériaux comme l’inox, une touche de bleu dans le hall ». 1,7 million de tonnes de mobilier sont jetées en France tous les ans. Le bois a pris 30 % en un an. Ne pas récupérer des pièces destinées à la destruction serait impensable Régine Charvet-Pello Mais une question s’est posée : comment meubler les logements dans le même esprit ? Avec de l’équipement générique sans âme ? Et si on utilisait des meubles de récupération ? Cette démarche est portée par l’élue verte Marie Quinton, le promoteur et l’architecte. La designeuse Régine Charvet-Pello (RCP Design Global) est très vite ralliée à la cause, elle qui a déjà assuré le design des tramways de Tours. En plus, elle a de l’expérience en matière de réemploi. L’association Valesens, Innovation, design, sensoriel qu’elle anime a organisé une résidence d’un jeune designer dans la recyclerie de Saint-Antoine-du-Rocher, gérée par TRI 37, dans la communauté de communes de Gatine Racan. Naît Habiter surcyclé, une collection de mobilier re-designé avec le personnel en réinsertion. Ils forment La Belle Équipe, leurs réalisations sont exposées et séduisent. Pour la résidence étudiante, il est donc décidé de créer de la même manière 200 meubles de récupération. Régine Charvet-Pello entend « innover, proposer une autre manière d’habiter moins standardisée aux étudiants, avec des meubles au style unique mais tous différents ». Elle ajoute : « 1,7 million de tonnes de mobilier sont jetées en France tous les ans. Le bois a pris 30 % en un an. Ne pas récupérer
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    Architecture un lieu

    Un nouveau TIP architectural angevin

    Par Nat Lecuppre, le 31 mai 2024
    La tour TIP est une œuvre architecturale qui marque l’entrée de ville d’Angers et qui la fait entrer dans une ère plus contemporaine. Les promoteurs Open Partners et Atao sont à l’initiative de ce projet. De ses 48 mètres de haut et ses 13 étages, tel un phare, elle devient un repère dans le ciel angevin. Ce projet est signé de l’agence d’architecture Frédéric Rolland & Associés. Un repère dans la ville. À l’entrée du plateau des Capucins, tous les regards sont attirés par l’exosquelette de la tour TIP en béton autonettoyant éco-responsable. Ce dernier lutte contre la pollution par des réactions oxydo-réductrices qui décomposent les polluants. Cette solution permet de réduire de 80 % les oxydes d’azote nocifs pour la santé. La tour semble légère avec cette forme architecturale en dentelle blanche. Pour Jean-Marc Verchère, maire d’Angers, TIP rappelle un arbre en mangrove aux racines entrelacées de lumière. L’ensemble est constitué de trois immeubles avec une résidence services pour étudiants et jeunes actifs, un Hyper Lieu® exploité par Digital Village, comprenant une salle événementielle et un Café du Village, des lieux de vie et de restauration ainsi qu’une résidence d’hébergement pour les jeunes familles, chercheurs et enseignants. Cette dernière dispose de 42 appartements (2 500 m2) et la résidence services de 183 logements (5 000 m2). L’hyper lieu (comprenant l’espace événementiel et le Café) fait 1 500 m2 et sur 900 m2 se répartissent des commerces et un bar-restaurant. Le travail au sein de TIP. L’hyper lieu de TIP est pensé pour favoriser les rencontres, les échanges, la formation et le travail collectif… Cet écosystème permet à chacun de développer ses réseaux professionnels. Le Digital Village est un modèle de coworking dédié au numérique. Tous les occupants, indépendants ou entreprises, ont pour point commun le digital. On trouve dans le même espace toutes les compétences pour former, accompagner l’emploi et aider dans la transformation digitale. Tous les occupants sont tournés vers l’innovation, la recherche et le développement. Ce lieu hybride mixe travail et services. Un espace événementiel dédié à diverses manifestations favorise le lien social. La nature prend place dans ce projet avec une terrasse paysagère sous forme de jardin suspendu (291 m2 + 140 m2 de terrasse). La végétation retenue est celle des maquis hauts occidentaux méditerranéens. Le projet de la tour Tip est novateur. Il a été primé avec le Grand Prix National des Pyramides d’Or.

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