Talents

L’architecture de A à Z du Studio Add

Abonnés
Par Sipane Hoh, le 16 février 2026.
Image
© Maison Mouton Noir

Constance Delaux et son équipe pluridisciplinaire se cachent derrière Studio Add, l’agence d’architecture établie à Bordeaux qui réalise des projets sensibles et raffinés.

« À l’école d’architecture, dès le premier atelier, j’ai été à part, car j’avais la vision qui allait de l’espace jusqu’à l’ornement. Pour moi, l’enveloppe et l’intérieur ne font qu’un », se remémore Constance Delaux, pour qui l’espace est révélé par la couleur, par les lumières, par les matières et par les textures. « On ne dissocie pas l’architecture d’intérieur et l’architecture. » Une approche qui s’est confirmée dans son parcours ainsi que dans ses choix de stage. « J’ai fait le premier stage chez Pierre Bonnefille, à Paris, un très grand plasticien. Pour moi, c’était une révélation : oui, la couleur fera partie de mon univers, même chose pour les textures et les matières, je ne ferai pas des sculptures blanches mais de l’architecture vivante et de l’architecture en relief. » En 2013, après son projet de fin d’études, la jeune architecte travaille pour un promoteur avec qui elle a construit des immeubles de 40-50 logements. « J’ai appris l’aspect très technique du métier, pourtant c’était dur en sortant du diplôme. » Juste après, une expérience de deux ans à New York chez Studio DROR, qui imagine aussi bien un master plan qu’une ampoule. « Travailler dans ce Studio m’a confirmé qu’il était possible de lier toutes les échelles du projet dans une seule et même pratique. » 

Constance Delaux a fondé sa propre agence en 2019. Passionnée d’arts appliqués et de chromatologie, elle met tout en œuvre pour réaliser un projet de A à Z sans négliger aucun détail. Les réalisations de l’agence se caractérisent par leur créativité mais aussi leur rigueur et leur goût pour la perfection. À chaque programme son univers et à chaque univers ses spécificités. Les projets de l’agence sont nombreux et variés. De la réhabilitation d’une ancienne maison de campagne jusqu’à l’aménagement d’un restaurant en passant par l’architecture intérieure d’un appartement ou le réaménagement d’un hôtel particulier, tout constitue une occasion pour adapter, créer et innover.

Galerie d'images (66)
    Partagez cet article autour de vous
    Facebook
    Twitter / X
    LinkedIn
    Pinterest
    E-mail
    À découvrir
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Un lieu de soins d’exception

    Par Sipane Hoh, le 6 mars 2026
    À Paris, un espace de soins pluridisciplinaires inédit voit le jour. Prenant place au 127, rue du Faubourg-Saint-Honoré, la Maison Kheiron porte la signature de l’agence Richard Bagur et UP Design. C’est l’histoire d’un lieu qui a connu un passé riche en rebondissements. L’établissement bancaire qui a été réquisitionné lors de la Libération est devenu le siège de la Police Judiciaire, pour se reconvertir récemment en un lieu de soins. L’endroit autrefois dédiée à l’investigation devient aujourd’hui la Maison Kheiron qui est propice au soins, à l’écoute et à la détente. Dès l’entrée, le visiteur se trouve dans un univers harmonieux adouci par des arches, des lignes fluides ainsi que de formes enveloppantes. C’est comme si une parenthèse avait été créée pour embrasser l’usager. Une symbolique qui a été reprise dans l’identité graphique conçue par UP Design. Le programme est malgré tout conséquent, dix bureaux de consultation, trois salles d’attente, une salle de prélèvement et plusieurs espaces partagés occupent les intérieurs à l’architecture épurée où les détails sont soignés. Dans ce monde placide agencé avec tact, les matières naturelles et chaleureuses se croisent avec les tonalités douces dominées par le vert pour rompre avec le tintamarre urbain. Pour mener à bien son projet, Richard Bagur se base sur la configuration existante tout en apportant à l’ensemble une véritable note de fraîcheur. La lumière naturelle devient ainsi l’un des critères essentiels ; pour cela, il installe une grande verrière qui apporte la luminosité jusqu’aux zones communes. À Paris, cette nouvelle adresse dédiée aux soins allie haute technicité et esthétique grâce à une intervention aussi sensible que rigoureuse.
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    « Infiniment chocolat » bon pour les papilles et les pupilles

    Par Sipane Hoh, le 2 janvier 2025
    Dans le 2e arrondissement de Paris, le boulevard des Capucines se dote d’une nouvelle enseigne. Infiniment chocolat est la première boutique entièrement dédiée au chocolat du pâtissier Pierre Hermé, un écrin original, élégant et subtil créé par Jouin Manku Architecture, Intérieur et design. Au 23, boulevard des Capucines, se trouve une boutique qui croise avec habileté l’élégance de l’architecture et les délices du chocolat. Ce dernier, devenu tantôt icône, tantôt ornement, vient se placer délicatement tel un joyau dans le merveilleux univers qui lui est destiné. À Paris, l’agence Jouin Manku s’est dépassée, elle a créé un intérieur de contes et merveilles où le chocolat est l’unique interprète. Non, il ne s’agit pas d’un simple point de vente mais d’un véritable plongeon dans l’art de cette matière millénaire qui continue à inspirer chocolatiers et pâtissiers. Imaginée par Patrick Jouin et Sanjit Manku, la boutique constitue un hommage au chocolat. L’intérieur est dominé par les teintes sombres, les plafonds en cuivre ondulé, les murs aux diverses nuances et les étagères en bois fumé ; il s’agit de matériaux qui incarnent l’opulence du chocolat, sa texture, mais aussi le savoir-faire du fameux maître-chocolatier. Au centre de cet espace raffiné où une multitude de paquetages de toute taille se lovent dans des compartiments mis en valeur par une lumière tamisée, se trouve le clou du spectacle : l’orgue à chocolat. À l’instar d’une vitrine d’un bijoutier ou d’un coffret d’un parfumeur, le somptueux écrin en cuivre de forme ovale rappelle le travail exquis de l’alliage des saveurs. Cette énigmatique ambiance est adoucie par la présence d’un plafonnier aux tons clairs ainsi que des luminaires symbolisant des bulles de chocolat chaud, tandis que des réglettes précieusement disposées mettent en avant les créations chocolatées encourageant la sélection. Grâce au talent des designers, au 23, boulevard des Capucines, l’architecture intérieure se met au diapason avec l’objet de prédilection pour engendrer une partition artistique fusionnant arôme, plaisir, rencontre, fragrance et récréation.
    Image
    Talents

    Alexandra Boussagol, le goût du détail

    Par Sipane Hoh, le 15 janvier 2024
    Avant de devenir architecture d’intérieur, Alexandra Boussagol a travaillé quinze ans dans la finance. Un beau jour, elle a décidé de s’inscrire à l’École Boulle pour suivre une formation pour adulte en reconversion, d’ouvrir ses carnets de croquis et de réaliser son rêve. Dès lors, la femme de l’art qui a fondé très rapidement son agence conçoit des intérieurs intemporels à la fois élégants et de bonne facture. L’une des qualités de l’architecte d’intérieur est la rigueur et en effet, elle suit les conceptions et les travaux avec méthode et organisation, de même qu’elle reste à l’écoute, apporte son aide au choix des meilleures compétences, optimise le budget et propose de multiples solutions jusqu’à la réception des travaux. Pour Alexandra Boussagol, chaque projet est unique, c’est pourquoi les réalisations de l’agence sont empreintes d’une grande sensibilité et d’un goût prononcé pour les détails. Jongler entre les matériaux sobres, les lignes épurées et les textures personnalisées est devenu le terrain de jeu de cette femme qui a trouvé sa vocation dans l’architecture intérieure. Aujourd’hui, établie dans le 16e arrondissement parisien, l’agence Alexandra Boussagol possède à son actif une multitude de réalisations dont le fil conducteur se résume à leur intemporalité. Un pied-à-terre à Paris Dans les murs d’un ancien hôtel particulier qui abritait une seule famille, découpé par la suite pour en faire plusieurs appartements, Alexandra Boussagol a transformé l’espace pour répondre aux exigences d’un propriétaire souhaitant avoir un pied-à-terre à Paris. L’appartement, destiné à deux personnes, devait avoir une grande chambre, deux autres chambres pour accueillir ponctuellement les enfants vivant ailleurs, mais aussi un bureau pour travailler sans oublier les grands murs pour y accueillir une collection d’œuvres d’art. L’accès de l’appartement se fait par des grands escaliers en chêne que l’architecte a structurés en utilisant de grandes suspensions aux formes et dimensions différentes, en verre soufflé couleur ambre. De même, elle a habillé les marches d’un tapis d’escalier sur fond ambre, qui, grâce à son graphisme noir, apporte un certain dynamisme et rythme la progression. La rambarde d’origine a été préservée pour garder la cohérence avec le reste des étages. Une fois à l’intérieur, le visiteur pénètre dans le salon, y découvre deux immenses ouvertures travaillées en bois gougé donnant l’une vers la cuisine et l’autre vers le bureau. Le regard se plaît à contempler les portes de 3 mètres de hauteur qui ont nécessité chacune une semaine de gougeage à la main. Le lieu est très caractéristique, la hauteur du plafond rend l’ensemble encore plus majestueux, le salon garde sa valeur d’antan tout en s’habillant de nouvelles matières. La salle à manger se caractérise par sa table originale avec un piétement en écorce de bois sculpté noir et son plateau liquide ivoire dont il se murmure que le secret de la matière est bien gardé par l’artiste belge Benoit Viaene. Dans tous les coins et recoins, Alexandra Boussagol a peaufiné chaque détail pour un résultat d’une grande subtilité. Dans la cuisine par exemple, elle a opté pour deux matières

    Laisser un commentaire

    deux × 4 =