Architecture, l'esprit du lieu

Le retail est une vocation et un art

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Par Nat Lecuppre, le 22 octobre 2025.
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Nathalie Rosenblum (département Define) — Sarah Monsallier (départementDesign) — Laurence Istrou (département Deliver)

L’agence retail3D spécialisée en retail design a été fondée en 2010 par trois femmes qui se sont rencontrées chez Nike. Aujourd’hui, retail3D est leader du secteur. Son expertise et son savoir-faire sont indéniables.

retail3D compte 35 collaborateurs : consultants, designers, architectes d’intérieur, merchandiseurs, graphistes, designers 3D, dessinateurs, économistes de la construction, chefs de projet, pilotes de chantiers, experts matériaux & RSE… Ses équipes pluridisciplinaires travaillent en parfaite synergie, organisées en trois pôles (Define – Design – Deliver) afin de proposer un retail aussi enthousiasmant et utile que durable. C’est de cette passion commune qui les anime que naissent leurs concepts retails singuliers, à forte identité et écoresponsables. Les workshops de co-développement avec les clients et les méthodes d’écoconception et l’ingéniosité font la particularité de l’agence, ils incarnent l’ADN de retail3D. Tous les concepts sont réalisés avec un juste équilibre entre pragmatisme et créativité.

L’exosquelette d’un projet

Un projet de transformation retail se développe en trois étapes. Le pôle Define accompagne les clients depuis l’identification des enjeux jusqu’à l’alignement de tous les acteurs internes autour de la stratégie. Ensuite, le pôle Design travaille sur le concept retail et le design global, en passant par le visual merchandising, la scénographie des lieux et la formalisation des guidelines. Puis le pôle Deliver se charge de la mise au point technique, des appels d’offres, des dépôts de permis, jusqu’au pilotage des chantiers, que ce soit sur des gros projets techniques ou de larges déploiements.

L’agence retail3D, passionnée par son métier, avec son expertise et son savoir-faire, a mis en place un catalogue de formations, conçu et animé par une équipe pédagogique dédiée. Elle accompagne ainsi le changement sous toutes ses formes jusqu’à la formation à de nouvelles pratiques plus durables. Des modules de formation novateurs sont proposés, adaptés aux besoins des professionnels du retail et à leur montée en compétences. Les sprints et programmes de pilotage de projets d’éco-conception sont très prisés par les clients. retail3D accompagne les marques, que ce soient des DNVB (Digital Native Vertical Brand) ou des grands retailers, et quels que soient leur secteur d’activité.

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    Architecture, l'esprit du lieu

    Quand le luxe et le raffinement se croisent

    Par Sipane Hoh, le 2 février 2026
    À Paris, Raphaël Le Berre et Thomas Vevaud ont transformé deux appartements distincts en un triplex pour un client étranger. L’ouvrage porte la signature distinctive du duo qui affirme son goût pour les détails soignés. Un espace de vie raffiné servant comme pied-à-terre a été créé en plein Paris. Grâce à la transformation habile de l’agence Le Berre Vevaud, deux appartements distincts deviennent un triplex de plus de 200 m² et viennent agrandir une résidence de 500 m² qui appartenait déjà au même client. De ce fait, l’ensemble de 700 m² avec une vue sur un jardin privé porte désormais la signature particulière de l’infatigable duo qui crée aussi bien un penthouse londonien qu’une maison de vacances méditerranéenne. Le domicile existant est relié aisément au récent triplex qui se distingue par son nouvel escalier monumental. Celui-ci sert à créer une nouvelle disposition fluide et ouverte des différentes pièces. L’aménagement répond avec brio aux souhaits du propriétaire d’accueillir confortablement famille, amis et personnel. L’écriture architecturale de Le Berre Vevaud se mêle au style des années 1940 qui leur a servi d’inspiration. Il en résulte un langage singulier qui non seulement rend hommage à cette époque mais se spécifie par sa signature contemporaine. Pour les architectes d’intérieur, il s’agissait de respecter l’existant et de le magnifier. Une multitude d’éléments décoratifs comme les corniches ou encore l’escalier monumental traité avec un plafond voûté « Sarrasine » en plâtre rappellent l’époque de référence. Le triplex s’inscrit dans la continuité de l’existant, le sublime et contribue à la fonctionnalité de l’ensemble. Cependant, la tâche des architectes d’intérieur était ardue car les deux appartements d’origine n’étant pas au même niveau, cela nécessitait la création d’une transition douce entre eux tout en préservant l’intégrité architecturale du bâti. De même, la conception de l’escalier requérait plusieurs modifications des murs porteurs et l’incorporation de nouveaux éléments structurels. Le Berre Vevaud, après avoir mené une réflexion sur le respect de la structure traditionnelle du bâtiment haussmannien, a procédé à la modernisation des espaces fonctionnels. Le rez-de-chaussée, à la fois accueillant et convivial, se caractérise par son côté confortable, tandis que le premier niveau se compose d’espaces intimes, dont la suite principale de 120 m² qui occupe une partie importante de l’étage, constituée d’un grand dressing, d’une chambre et d’une salle de bain communicante. Les autres chambres et salles de bains sont situées, quant à elles, au sous-sol. Le projet conjugue avec habileté le traditionnel et le contemporain, nous pouvons trouver des matériaux traditionnels comme le noyer, le marbre de Carrare et la pierre, l’ensemble est agrémenté de mobilier design créé sur mesure par Le Berre Vevaud. Chacune des pièces est unique et chaque espace arbore son lot de traits spécifiques, comme par exemple la bibliothèque qui présente un traitement significatif avec de la quincaillerie finie en laiton, ou les salles de bains ornées de marbre comme le Marquina et le Carrare mais aussi de bois haut de gamme comme le noyer et le chêne. Le salon supérieur est un exemple d’opulence avec ses surfaces en miroir et sa cheminée en
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    Plus tout à fait la Terre, pas encore le Ciel…

    Par Lionel Blaisse, le 6 février 2025
    Le récent réaménagement du Terminal 2 de l’aéroport Changi de Singapour — à moins qu’il ne s’agisse plutôt de son « paysagement » — par Boiffils Architectures déstressera les plus angoissés des passagers aéroportés. Pour sa première intervention aéroportuaire, l’agence française – internationalement reconnue jusqu’à présent pour ses fascinants centres commerciaux, magasins et hôtels de luxe – métamorphose le parcours (souvent du combattant) du voyageur en une expérience sensuelle et confortable aux portes de la « Ville Jardin ». Un Petit Poucet. Architectes d’intérieur, Jacqueline et Henri Boiffils créent leur agence il y a quarante ans. Ils choisissent d’exercer leurs talents dans le secteur du commerce, que leurs confrères ignorent ou dénigrent. En 1991, ils relookent complètement l’espace beauté du Printemps, salué par la presse et plébiscité par les clients. Repéré par une des deux « tigresses du shopping-mall » thaïes, le couple entame dès lors une collaboration fructueuse enchaînant les centres commerciaux qu’inaugure en 1994 le Siam Paragon et que EmQuartier couronne en 2015.. Rejoints, onze ans plus tôt, par leur fils Bazile architecte, ils ont pu y concilier enfin architecture et aménagement intérieur. Ayant su conserver une taille « artisanale », l’entreprise familiale maîtrise néanmoins tout aussi bien les concepts architecturaux et merchandising que la technologie, que ce soit dans l’Hexagone ou à l’étranger, tout particulièrement en Asie. D’où très certainement son invitation à concourir pour la rénovation des 120 000 m2 du Terminal 2 de l’aéroport Changi de Singapour. Ouverte en 1991 et rénovée en 2003, cette aérogare n’était plus à la hauteur d’un hub accueillant désormais plus de 70 millions de passagers malgré la construction de deux terminaux supplémentaires. Livré en 2019 et conçu par Moshe Safdie, le spectaculaire centre de transit Changi Jewel concentre cinémas, galerie commerciale, espaces de relaxation et jardins dont la cascade de 40 mètres de haut constitue l’attraction exclusive. Dessiné par Thomas Heatherwick, un cinquième terminal (aussi vaste que les quatre autres réunis) est désormais en chantier. Finalement, c’est David qui l’emporte en 2018 face aux Goliath de l’architecture aéroportuaire ! Itinéraire d’un voyageur serein. Le cahier des charges du commanditaire suggérait la piste d’un resort, les Boiffils lui substituent un paysage naturel faisant écho à la luxuriante végétation de cette cité-État pourtant si dense ! Ce ne pouvait que faire la différence en faveur de leur projet. Malgré l’épisode Covid, leur concept a été mis en œuvre en moins de trois ans aux côtés d’une maîtrise d’ouvrage exceptionnellement compétente. À l’image du client du grand magasin ou d’un hôtel, le passager doit être au cœur de la conception d’une aérogare. Il faut répondre à ses besoins et anticiper ses appréhensions, voire ses phobies, tout en stimulant sa curiosité et son plaisir, quels que soient son âge, sa nationalité, son genre et ses goûts. Il est indispensable d’y gommer les contraintes et les obstacles ou tout du moins les réduire au minimum. Voyageurs – souvent en terre inconnue – et accompagnants redoutent le gigantisme au fonctionnalisme exacerbé – y compris sécuritaire – des aéroports. S’y repérer y est donc encore plus primordial que dans un shopping-mall. Pour ce faire, rien de tel qu’ouvrir leur champ visuel, créer des transparences, des repères, des stimuli. Et
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    Par Lionel Blaisse, le 15 mai 2025
    La vague de rénovations de chais dans l’Hexagone se justifie, certes pour des raisons d’image de marques, mais avant tout pour intégrer de nouveaux process de vinification tout en améliorant les conditions de travail du personnel, comme l’illustre à merveille le tout récent site des champagnes Krug à Ambonnay. Il y a sept ans, la Maison Krug prenait la décision de regrouper toute la partie production de son activité viticole – depuis la collecte des moûts jusqu’au tirage – opérée depuis 180 ans dans ses locaux historiques rémois sur le site d’Ambonnay, dont le Clos éponyme – acquis en 1994 – constitue le fleuron de son vignoble. En 2019, Stéphanie Ledoux et Reda Amalou 1 remportent le concours d’architecture dont le programme est le fruit de deux années d’études préliminaires. Du rêve à la révolution. Lorsqu’il fonde son entreprise en 1843, le rêve de Joseph Krug est de « créer le meilleur champagne possible chaque année, quelles que soient les variations climatiques ». Pour ce faire, en philosophe de l’individualité et de la patience, il va explorer l’art de l’assemblage pour engendrer tous les ans des champagnes singuliers que ses héritiers sauront faire perdurer. Récoltant et vinifiant à la parcelle, la maison a su « épargner » une partie de ses meilleurs vins pour pouvoir recomposer à l’issue de chaque vendange des cuvées d’exception. Pour ce vaste projet « industriel », le choix d’Ambonnay – petite commune au sud de la Montagne de Reims d’un millier d’âmes et aux cinquante entreprises viticoles – répondait à la volonté de reconnecter ses cavistes aux vignobles, et non des moindres puisqu’ils œuvreront désormais en vis-à-vis du Clos d’Ambonnay, le plus prestigieux d’entre eux malgré ses 68 ares. D’ailleurs, l’une des contraintes programmatiques visait à ce que les nouvelles installations assurent harmonieusement la transition entre le bourg et les vignes alentours. Mais le vrai challenge consistait bien en la livraison d’un site de production technologiquement innovant, y compris en matière d’optimisation des conditions de travail de l’ensemble du personnel. Quand l’opération fut décidée, le commanditaire fit d’abord appel à GNAT Ingénierie – un maître d’œuvre spécialisé dans les domaines industriels et viti-vinicoles – qui deux ans durant étudia, expertisa, remit en cause avec le personnel et des professionnels l’ensemble des process, des flux, des usages et rituels en cours afin d’imaginer Joseph 2 comme le meilleur outil de travail possible de la profession. Il en résulta un plan en H avec deux grandes nefs jumelles. Celles-ci hébergent dans leur niveau supérieur huit celliers indépendants (4 300 fûts) et cinq cuveries totalisant 330 cuves inox. En effet, chez Krug, les vins tranquilles naissent en fûts de chêne (3 mois) mais vieillissent en cuves. Pour satisfaire au nombre important de cuves imposé par la vinification à la parcelle, le recours à des micro-cuves à double compartiment vertical (et non plus superposé) en a réduit l’encombrement, mais il a fallu résoudre auparavant les variations de pression occasionnées selon le remplissage d’un seul ou deux compartiments. Afin de ne plus avoir à travailler en hauteur en limitant à deux niveaux la superposition des fûts, la surface générale a été quasi doublée (9 500 m2), de même

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