Architecture, l'esprit du lieu

Ligne Roset Contract, RF Studio et Accor, un trio gagnant

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Par Sipane Hoh, le 27 mai 2024.
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© Amaury Laparra

Ligne Roset Contract, en collaboration avec le designer Ramy Fischler (RF Studio), a créé un nouveau concept qui incarne la nouvelle stratégie design de la marque hôtelière Novotel, apportant dans la chambre un mobilier contemporain et un design de qualité, sans oublier la durabilité qui est mise au cœur même de la conception.

« Le sujet était passionnant, c’était un vrai challenge, l’idée était de réinventer les chambres d’hôtel pour une marque révolutionnaire qui a traversé les générations, non pas à l’échelle décorative mais à l’échelle du design industriel, avec une capacité à réinventer car le modèle existant a perdu avec les années sa dimension d’innovation, alors que Novotel reste la plus grande chaîne hôtelière du monde », souligne Ramy Fischler, designer et fondateur de l’agence RF Studio, qui a œuvré sur différents projets hôteliers du Groupe Accor, dont les nouveaux concepts design de la marque Novotel.

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    RF Studio

    3, rue Béranger

    93500 Pantin

    www.rfstudio.fr

    Tél : +33 (0)1 42 46 70 26

    Novotel Paris Orly Rungis

    1, rue du Pont des Halles

    94150 Rungis

    www.all.accor.com

    Tél. : +33 (0)1 45 12 44 12

    Ligne Roset Contract

    25, rue du Faubourg Saint-Antoine

    75011 Paris

    Tél. : +33 (0)1 40 01 00 05

    www.ligne-roset-contracts.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 55
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    Salvatori quelque chose d’Italie à New York

    Par Sipane Hoh, le 5 août 2024
    À New York, Salvatori, la fameuse entreprise italienne de design dont le siège est situé à quelques kilomètres au sud des carrières de marbre de Carrare, a ouvert son nouveau flagship store. Dans le centre de Big Apple, l’ensemble signé Yabu Pushelberg respire le savoir-faire italien. « La décision d’inaugurer notre premier showroom américain à New York est tout autant une décision commerciale qu’un geste émotionnel », déclare Gabriele Salvatori, le CEO de Salvatori. Réputée pour ses produits à la fois innovants et élégants, l’entreprise familiale fondée en 1946, spécialisée dans la pierre naturelle et réputée pour ses textures sublimes pour les murs, ses sols et ses accessoires pour la maison, a annoncé l’ouverture de son premier flagship avec showroom en Amérique du Nord. Il s’agit d’une fructueuse collaboration avec l’agence Yabu Pushelberg (George Yabu et Glenn Pushelberg) qui a donné naissance à un espace sur mesure créé avec une grande adresse. Le nouveau showroom présente à la clientèle américaine son concept « Total Look » avec un design basé sur des surfaces texturées innovantes, des salles de bains aux formes sculpturales et des éléments de décoration intérieure contemporains, tous fabriqués à partir de pierre naturelle italienne et mettant en avant une unique façon de faire. Situé au 102 Wooster Street, à SoHo, dans le quartier branché où boutiques de créateurs, grandes enseignes huppées et galeries d’art se croisent, le nouveau showroom sert de siège à l’équipe Salvatori basée aux États-Unis, offrant ainsi à ses clients et aux designers un accès privilégié aux créations et aux divers services de la marque. Rappelons qu’après Milan et Londres, le showroom de New York, doté d’une superficie de 600 m² et développé sur deux niveaux, constitue le troisième espace autonome au niveau mondial de Salvatori. L’ensemble, agencé et manié avec tact par l’agence Yabu Pushelberg, présente des modules mettant en valeur la vaste collection de matériaux de luxe et de décoration intérieure Salvatori comme, par exemple, des finitions pour les murs et les sols, des sièges, des luminaires, des meubles d’extérieur et divers accessoires de maison. La plupart des collections exposées sont le fruit de partenariats avec des designers ou architectes mondialement reconnus, tels que Stephen Burks, Kengo Kuma, Piero Lissoni, Luca Nichetto, Elisa Ossino, John Pawson, Yabu Pushelberg et Patricia Urquiola. Des griffes internationales aux œuvres singulières qui suscitent l’envie. Située à l’entrée de la salle d’exposition, la boutique, lieu de destination pour acheter des articles de décoration et des accessoires à offrir. Un petit coup de cœur pour l’appartamento Salvatori, qui prend place au rez-de-chaussée du showroom et comprend une cuisine en marbre entièrement opérationnelle, destinée à favoriser les rencontres et les programmes pour la marque et ses partenaires. Entre Milan et SoHo, il n’y a qu’un pas. Pour un projet exceptionnel, des designers exceptionnels. C’est pourquoi le choix de Salvatori s’est porté sur l’agence Yabu Pushelberg. Établie à New York et à Toronto, elle emploie une centaine de créatifs et de professionnels et réalise une multitude de concepts allant toujours au-delà du simple aspect des choses et s’intéressant au ressenti des utilisateurs. À New York, George Yabu et
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    Les clés des bureaux d’aujourd’hui et de demain

    Par Nat Lecuppre, le 31 juillet 2024
    Pour comprendre le tourbillon de la vie et des nouveaux bouleversements, il est indéniable de connaître toutes les évolutions. En comprenant les comportements, on détient tous les codes pour une meilleure lisibilité. En fait, des études, par exemple dans le secteur tertiaire, nous permettent de mieux cerner les attentes des utilisateurs mais aussi les transitions vers un nouvelle architecture. C’est ce que nous avons toujours appelé, dans Nda, l’architecture comportementale. Comprendre pour mieux faire. Deux acteurs du secteur tertiaire pour lesquels l’homme est toujours au cœur des préoccupations. Le premier, Yemanja, aménage des bureaux personnalisés en plaçant les enjeux humains au premier plan. Le second, Comme on travaille, est un cabinet conseil dédié à l’accompagnement humain des projets tertiaires. Yemanja et Comme on travaille ont réalisé une enquête auprès d’une centaine d’entreprises ayant récemment effectué un réaménagement post-Covid. Croissance et réorganisation. La croissance et la réorganisation des espaces sont le déclencheur principal pour un réaménagement des bureaux. Il s’agit d’intégrer les nouveaux effectifs dans la société parce que celle-ci se développe, ou lors d’un regroupement de sites. Ce facteur est plus important que de rénover un bâtiment vieillissant (dans 29 % des cas) ou de déménager pour une meilleure localisation (11 %). Autre critère poussant à un réaménagement des espaces, avec la montée fulgurante du télétravail depuis ces dernières années, il est important d’encourager les collaborateurs à venir au bureau (50 %). Le bureau améliore l’identité de la société. Lors du résultat final, 83 % des sociétés interrogées jugent que le projet est réussi. 28 % d’entre elles estiment qu’il va même au-delà des objectifs initiaux. Intérêt et image de la marque. Le fait de réaménager ses locaux est fédérateur et même enorgueillit les sociétés. 94 % disent avoir donné envie de revenir au bureau après leur projet. Pour 92 %, le bureau est devenu plus utile après son réaménagement. Pour 84 %, il accentue le bien-être des équipes, et pour 91 %, l’image de l’entreprise. Pour résumer, 93 % estiment avoir amélioré leur marque employeur post-réaménagement. Point crucial d’un projet : la salle de réunion. Pour 75 %, il manquait des salles de réunion dans leur établissement. Le travail est devenu hybride et il a fallu revoir les espaces et leurs configurations. Les salles de réunion ont été repensées. 79 % des projets ont augmenté leur nombre. 64 % ont amélioré leurs branchements et équipements IT. Lors des réaménagements, 59 % ont mis l’accent sur la personnalisation, la décoration et l’ambiance, et 56 % ont privilégié la qualité et le choix du mobilier ergonomique. Le fil rouge : la convivialité. Beaucoup déploraient le manque de convivialité dans leurs bureaux (72 %). Lorsqu’ils en avaient, ces derniers n’étaient pas fonctionnels ni confortables (49 %). Le côté chaleureux manquait pour 41 %, ou ne représentaient pas suffisamment l’entreprise pour 33 %. Par conséquent, les grands espaces sont créés. Ils passent de 67 % à 95 % et les coins café de 33 % à 68 % depuis ces dernières années. Quant aux espaces dédiés à la sieste, ils ne se développent plus autant (de 19 % à 26 %). Les lieux pour le sport restent stables (11 %). Ces évolutions chiffrées démontrent que le bien-être au bureau a changé. L’attention est portée aux lieux informels créant du
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    Le meilleur des mondes… du Pairi Daiza

    Par Lionel Blaisse, le 29 décembre 2023
    Élu trois fois Meilleur parc zoologique d’Europe, le Pairi Daiza se veut un Jardin Extraordinaire dont les huit mondes offrent un concentré pédago­gique et ludique de la biodiversité de notre planète. Avec ses deux derniers-nés – La Dernière Frontière et La Terre du Froid – le Jardin des Mondes, démarré en 1994 (480 000 m2), s’adjoint une Cité des Mondes (192 000 m2) où étendre non seulement sa faune et sa flore mais aussi ses services. Des villages accueillent ainsi de l’hébergement en prise directe avec la nature, de la restauration, des espaces culturels, éducatifs, de recherche et de loisir. Des mondes et merveilles En 1992, Éric Domb achète l’abbaye Notre-Dame de Cambron, monastère cistercien fondé en 1148 à Cambron-Casteau, aujourd’hui commune de la Province wallonne du Hainaut située à moins de 20 km de Mons et de la frontière française. Plusieurs vestiges de ce passé monastique subsistent en plus du château édifié au XVIIIe dont le parc de 52 ha comporte 12 ha de plans d’eau. Passionné d’ornithologie, l’avocat fiscaliste et entrepreneur digital lève plus de 7 millions d’euros pour y développer le parc animalier Paradisio qui, dès son ouverture en 1994, compte déjà 2 500 oiseaux de 400 espèces différentes. Coté en Bourse cinq ans plus tard, il va progressivement augmenter les jardins thématiques représentant les différentes zones climatiques de notre planète qu’il apparie à des architectures autochtones en accord avec le biotope incluant bien d’autres espèces animales (mammifères, poissons, reptiles…) : Royaume du Milieu (Chine), La Terre des Origines (Afrique), Le Royaume de Ganesha (Asie du sud-est), Cap Austral (Australie), Cambron-Abbaye et Cambron sur mer (Europe). En 2010, le parc est rebaptisé Pairi Daiza. « En remontant aux origines de notre civilisation, le nom le plus ancien qui désigne le paradis est précisément Pairi-daeza qui signifie en vieux persan Jardin clos ou Verger protégé de murs. C’est un mot qui évoque ce qu’il y a de plus beau, de plus pur. C’est finalement la tentative de l’homme de prendre dans la nature des ingrédients pour essayer d’imaginer un endroit où tous les hommes sont heureux, ce qui est le paradis. » En 2014, deux pandas géants sont loués au parc par la Chine lui valant de booster sa fréquentation annuelle à 1,767 million de visiteurs dès l’année suivante. Sa rentabilité croissante lui permet de prodiguer toujours plus de soins à ses animaux tout en s’agrandissant. Avec la récente inauguration de La Dernière Frontière (Colombie Britannique) et de La Terre du Froid (les Pôles), le parc héberge dorénavant sur ses 75 ha 7 000 animaux de 800 espèces différentes dont s’occupent 500 salariés permanents auxquels s’ajoutent les saisonniers. Parc d’attractions ou jardin d’acclimatation ? Ici pas d’improbable château de la Belle au Bois Dormant ni de Grand 8 Toutatis, juste une extraordinaire promenade pour découvrir, en un jour, les biotopes de plusieurs univers en miniature, suffisamment vastes pour que la faune et la flore y prospèrent et agrémentés d’architectures contextuelles (pagodes chinoises, temples indiens ou ruines indonésiennes, cases ou encore isba). Chaque opération s’inscrit dans un projet global d’aménagement mûrement réfléchi et amendé tant

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